{
    "id": 143066,
    "type": "post",
    "title": "Chats et chiens : quelles races sont les plus intelligentes ?",
    "slug": "chats-et-chiens-quelles-races-sont-les-plus-intelligentes",
    "url": "https://www.ouestmedias.net/chats-et-chiens-quelles-races-sont-les-plus-intelligentes.html",
    "description": "Les classements des races les plus intelligentes reposent presque tous sur un seul livre, publié en 1994, et ce livre ne mesure pas l'intelligence : il mesure...",
    "date_published": "2023-08-20T09:15:46+02:00",
    "date_modified": "2026-09-10T16:21:12+02:00",
    "language": "fr-FR",
    "categories": [
        {
            "name": "Animaux",
            "url": "https://www.ouestmedias.net/vie-pratique/animaux/"
        }
    ],
    "tags": [
        {
            "name": "chat",
            "url": "https://www.ouestmedias.net/tag/chat/"
        },
        {
            "name": "chien",
            "url": "https://www.ouestmedias.net/media/chien/"
        }
    ],
    "word_count": 1448,
    "reading_time_min": 7,
    "image": "https://www.ouestmedias.net/wp-content/uploads/2023/02/-3-scaled.jpg",
    "image_alt": "Chats et chiens : quelles races sont les plus intelligentes ?",
    "author": {
        "name": "Delphine Macouin",
        "url": "https://www.ouestmedias.net/author/ouestmedias/",
        "bio": "Je suis particulièrement intéressée par les rubriques Amour, Lifestyle et Santé. Ce qui ne m'empêche pas de donner mon avis sur d'autres sujets !",
        "avatar": null
    },
    "content_markdown": "Les classements des races les plus intelligentes reposent presque tous sur un seul livre, publié en 1994, et ce livre ne mesure pas l'intelligence : il mesure l'obéissance de travail. La nuance change tout, y compris le verdict sur le border collie.\n\nL'ouvrage en question est celui du psychologue canadien Stanley Coren, The Intelligence of Dogs. Pour l'établir, il a interrogé près de deux cents juges d'obéissance nord-américains et leur a demandé de classer les races selon deux critères : le nombre de répétitions nécessaires pour assimiler un ordre nouveau, et le taux de réussite au premier commandement. Les races du haut du tableau comprennent un ordre en moins de cinq répétitions et obéissent au premier signal dans plus de 95 % des cas. Celles du bas en demandent plus de quatre-vingts et obéissent trois fois sur dix.\n\n  **Le podium réel, et ce qu'il mesure**\n\nLe classement de Coren place en tête le border collie, le caniche, le berger allemand, le golden retriever et le doberman. Le berger australien arrive vers la quarantième place, le kelpie n'y figure pas. Ce que ce tableau évalue, c'est la disposition à travailler avec un humain, pas la capacité à résoudre un problème seul.\n\n## Trois intelligences différentes, une seule mesurée\n\nCoren lui-même distinguait trois choses, et c'est la partie de son travail que les listes recopiées oublient systématiquement. L'intelligence instinctive, d'abord : ce que la race a été sélectionnée pour faire, rassembler un troupeau, rapporter un gibier, garder un enclos. L'intelligence adaptative ensuite : la capacité de l'individu à résoudre un problème nouveau par lui-même, qui varie énormément d'un chien à l'autre au sein d'une même race. L'intelligence de travail et d'obéissance enfin, la seule que le classement chiffre.\n\nUn basenji ou un chien du Groenland obtiennent des scores médiocres au troisième critère et sont pourtant redoutables sur les deux premiers. Ils n'ont simplement pas été façonnés pour attendre l'ordre d'un humain.\n\n### Ce que dit la neuroanatomie\n\nUne donnée plus solide vient d'ailleurs. L'équipe de la neuroscientifique Suzana Herculano-Houzel a compté en 2017 les neurones du cortex cérébral de plusieurs carnivores : environ 530 millions chez le chien, contre 250 millions chez le chat. C'est le seul chiffre à peu près sérieux du débat, et il donne l'avantage au chien. Il faut cependant en mesurer la portée : le nombre de neurones corticaux corrèle avec la complexité cognitive, il ne la détermine pas, et l'écart entre races au sein de l'espèce canine n'a rien à voir avec cet ordre de grandeur.\n\n## Les races canines en haut du tableau, et ce que ça coûte\n\nLe point que les articles enthousiastes ne disent jamais : un chien très haut placé dans ce classement est un chien difficile à vivre pour un foyer ordinaire.\n\n### Border collie\n\nPremier partout, et premier aussi dans les statistiques d'abandon pour troubles du comportement. Sélectionné pendant des siècles pour surveiller un troupeau toute la journée, il a besoin de plusieurs heures d'activité physique et mentale quotidiennes. Privé de travail, il s'invente une occupation : rassembler les enfants, poursuivre les voitures, aboyer sur les ombres, détruire méthodiquement une pièce. Un border collie en appartement sans activité structurée est un mauvais calcul.\n\n### Caniche\n\nDeuxième du classement, et grand absent des articles sur le sujet, victime d'une image de chien de salon héritée des toilettages de concours. À l'origine, c'est un chien d'eau, sélectionné pour rapporter le gibier dans les marais. Il apprend vite, retient longtemps, existe en plusieurs tailles et perd peu de poils. Le meilleur rapport qualité-embêtements du haut de tableau.\n\n### Berger allemand\n\n![Berger allemand adulte au poil noir et fauve, assis de profil](https://www.ouestmedias.net/wp-content/uploads/2023/02/Berger-allemand.jpg)\n\nSa polyvalence explique sa présence dans la police, la douane, le sauvetage et le guidage d'aveugles. Il assimile vite et travaille volontiers pour son maitre. Deux réserves honnêtes : la dysplasie de la hanche reste fréquente dans certaines lignées, et son besoin de mission est tel qu'un berger allemand désoeuvré devient anxieux, parfois réactif. Lui confier la garde des enfants, comme on le lit souvent, n'est pas un rôle à donner à un chien.\n\n### Golden retriever et labrador\n\nLes deux races d'assistance par excellence, et ce n'est pas un hasard : elles combinent une bonne mémoire de travail avec une tolérance élevée à la frustration et une faible réactivité. Un chien guide doit rester impassible dans un métro bondé, ce que peu de races supportent.\n\n### Berger australien et kelpie\n\nCes deux races de conduite de troupeau apprennent effectivement vite et anticipent remarquablement les déplacements. Leur absence du haut du classement de Coren tient au faible nombre de juges les ayant évaluées à l'époque, pas à un déficit. Elles partagent le profil du border collie, avec la même exigence d'activité.\n\n  **Le piège du chien trop intelligent**\n\nUn chien rapide à apprendre apprend aussi vite les mauvaises choses : ouvrir une porte, réclamer avec insistance parce que ça a marché une fois, tester la limite chaque jour. Avant de choisir une race du haut de tableau, comptez le temps réel dont vous disposez chaque jour. Deux heures d'activité, sept jours sur sept, pendant douze ans.\n\n## Chez le chat, aucun classement ne tient debout\n\nAutant le dire nettement : il n'existe aucune étude comparant les capacités cognitives des races félines. Les palmarès de « chats les plus intelligents » qui circulent reposent sur des impressions d'éleveurs et sur un critère qui n'a rien de cognitif, l'activité. Un chat qui bouge beaucoup, qui grimpe, qui suit son propriétaire de pièce en pièce et qui manipule des objets parait plus malin qu'un chat qui dort seize heures par jour. Il est surtout plus démonstratif.\n\nLes races citées le sont donc pour leur tempérament, et c'est déjà une information utile pour qui choisit un chat.\n\nL'abyssin est un chat athlétique et perpétuellement en mouvement, qui vit en hauteur et observe la maison depuis une étagère. Il apprend volontiers les parcours d'agilité féline et supporte mal l'inactivité. Le balinais, variété à poil long du siamois, commente tout ce qui se passe et réclame de l'interaction ; il apprend le rapport d'objet et la marche en laisse sans difficulté particulière. Le bengal, issu du croisement avec le chat léopard du Bengale, est le plus physique des trois : il ouvre les portes, actionne des interrupteurs, sort les poissons d'un aquarium mal couvert et vide les tiroirs. Ces trois profils ont un point commun, et ce n'est pas l'intelligence : c'est un besoin de stimulation supérieur à la moyenne.\n\n  **Ce que la recherche établit chez le chat**\n\nLes travaux menés notamment à l'université de Kyoto ont montré que les chats retiennent le nom d'autres chats de leur foyer, associent le nom de leur humain à son visage, et manifestent de la surprise face à une situation physiquement impossible, signe d'une représentation mentale des objets. Ces résultats portent sur l'espèce, jamais sur des races particulières.\n\n## Chien contre chat, une comparaison mal posée\n\nLa question de savoir lequel des deux est le plus intelligent revient sans cesse, et elle n'a pas de réponse parce qu'elle est mal formulée. Les deux espèces ont été façonnées par des pressions de sélection opposées. Le chien descend d'un carnivore social, domestiqué il y a au moins quinze mille ans pour coopérer avec l'humain : sa force est la lecture de nos signaux, y compris le doigt pointé, que les chimpanzés ne comprennent pas spontanément. Le chat descend d'un chasseur solitaire domestiqué bien plus tard, autour du Croissant fertile, et n'a jamais été sélectionné pour obéir. Sa force est ailleurs, dans la navigation spatiale, la chasse et l'autonomie.\n\nTester un chat avec un protocole conçu pour un chien produit donc des résultats médiocres qui ne mesurent qu'une chose : le désintérêt du chat pour l'exercice. Plusieurs chercheurs le reconnaissent ouvertement, les chats sont difficiles à étudier en laboratoire parce qu'ils refusent de participer.\n\n  **Le conseil pratique qui ressort de tout ça**\n\nChoisissez sur le tempérament et le niveau d'activité, jamais sur un classement. Un chien de troupeau chez un couple absent douze heures par jour finit mal, quelle que soit sa place au palmarès. Le [meilleur chien pour une famille](https://www.ouestmedias.net/le-chien-le-meilleur-animal-de-compagnie-pour-la-famille.html) est celui dont le rythme correspond au vôtre.\n\nPour un chat, le raisonnement est identique. Un bengal dans un studio sans arbre à chat ni jeux d'occupation développera des comportements de compensation, griffades et vocalises nocturnes. Si votre animal s'agite le soir sans raison apparente, la réponse tient souvent à un manque de stimulation dans la journée, et les méthodes pour [calmer un chat trop actif](https://www.ouestmedias.net/calmer-un-chat-apprenez-a-gerer-votre-boule-de-poils.html) commencent presque toujours par là.\n\nReste enfin l'inverse du sujet, tout aussi utile à connaitre avant d'adopter : certaines [races se conseillent mal aux foyers avec de jeunes enfants](https://www.ouestmedias.net/races-de-chien-a-eviter-quand-on-a-des-enfants-a-la-maison.html), et là encore le motif n'est jamais l'intelligence, mais le gabarit, l'énergie et le seuil de tolérance de l'animal.",
    "content_html": "<p>Les classements des races les plus intelligentes reposent presque tous sur un seul livre, publié en 1994, et ce livre ne mesure pas l'intelligence : il mesure l'obéissance de travail. La nuance change tout, y compris le verdict sur le border collie.</p>\n\n<p>L'ouvrage en question est celui du psychologue canadien Stanley Coren, The Intelligence of Dogs. Pour l'établir, il a interrogé près de deux cents juges d'obéissance nord-américains et leur a demandé de classer les races selon deux critères : le nombre de répétitions nécessaires pour assimiler un ordre nouveau, et le taux de réussite au premier commandement. Les races du haut du tableau comprennent un ordre en moins de cinq répétitions et obéissent au premier signal dans plus de 95 % des cas. Celles du bas en demandent plus de quatre-vingts et obéissent trois fois sur dix.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-orange\">\n<strong>Le podium réel, et ce qu'il mesure</strong>\n<p>Le classement de Coren place en tête le border collie, le caniche, le berger allemand, le golden retriever et le doberman. Le berger australien arrive vers la quarantième place, le kelpie n'y figure pas. Ce que ce tableau évalue, c'est la disposition à travailler avec un humain, pas la capacité à résoudre un problème seul.</p>\n</aside>\n\n<h2>Trois intelligences différentes, une seule mesurée</h2>\n\n<p>Coren lui-même distinguait trois choses, et c'est la partie de son travail que les listes recopiées oublient systématiquement. L'intelligence instinctive, d'abord : ce que la race a été sélectionnée pour faire, rassembler un troupeau, rapporter un gibier, garder un enclos. L'intelligence adaptative ensuite : la capacité de l'individu à résoudre un problème nouveau par lui-même, qui varie énormément d'un chien à l'autre au sein d'une même race. L'intelligence de travail et d'obéissance enfin, la seule que le classement chiffre.</p>\n\n<p>Un basenji ou un chien du Groenland obtiennent des scores médiocres au troisième critère et sont pourtant redoutables sur les deux premiers. Ils n'ont simplement pas été façonnés pour attendre l'ordre d'un humain.</p>\n\n<h3>Ce que dit la neuroanatomie</h3>\n\n<p>Une donnée plus solide vient d'ailleurs. L'équipe de la neuroscientifique Suzana Herculano-Houzel a compté en 2017 les neurones du cortex cérébral de plusieurs carnivores : environ 530 millions chez le chien, contre 250 millions chez le chat. C'est le seul chiffre à peu près sérieux du débat, et il donne l'avantage au chien. Il faut cependant en mesurer la portée : le nombre de neurones corticaux corrèle avec la complexité cognitive, il ne la détermine pas, et l'écart entre races au sein de l'espèce canine n'a rien à voir avec cet ordre de grandeur.</p>\n\n<h2>Les races canines en haut du tableau, et ce que ça coûte</h2>\n\n<p>Le point que les articles enthousiastes ne disent jamais : un chien très haut placé dans ce classement est un chien difficile à vivre pour un foyer ordinaire.</p>\n\n<h3>Border collie</h3>\n\n<p>Premier partout, et premier aussi dans les statistiques d'abandon pour troubles du comportement. Sélectionné pendant des siècles pour surveiller un troupeau toute la journée, il a besoin de plusieurs heures d'activité physique et mentale quotidiennes. Privé de travail, il s'invente une occupation : rassembler les enfants, poursuivre les voitures, aboyer sur les ombres, détruire méthodiquement une pièce. Un border collie en appartement sans activité structurée est un mauvais calcul.</p>\n\n<h3>Caniche</h3>\n\n<p>Deuxième du classement, et grand absent des articles sur le sujet, victime d'une image de chien de salon héritée des toilettages de concours. À l'origine, c'est un chien d'eau, sélectionné pour rapporter le gibier dans les marais. Il apprend vite, retient longtemps, existe en plusieurs tailles et perd peu de poils. Le meilleur rapport qualité-embêtements du haut de tableau.</p>\n\n<h3>Berger allemand</h3>\n\n<p><img src=\"/wp-content/uploads/2023/02/Berger-allemand.jpg\" alt=\"Berger allemand adulte au poil noir et fauve, assis de profil\" width=\"640\" height=\"426\"></p>\n\n<p>Sa polyvalence explique sa présence dans la police, la douane, le sauvetage et le guidage d'aveugles. Il assimile vite et travaille volontiers pour son maitre. Deux réserves honnêtes : la dysplasie de la hanche reste fréquente dans certaines lignées, et son besoin de mission est tel qu'un berger allemand désoeuvré devient anxieux, parfois réactif. Lui confier la garde des enfants, comme on le lit souvent, n'est pas un rôle à donner à un chien.</p>\n\n<h3>Golden retriever et labrador</h3>\n\n<p>Les deux races d'assistance par excellence, et ce n'est pas un hasard : elles combinent une bonne mémoire de travail avec une tolérance élevée à la frustration et une faible réactivité. Un chien guide doit rester impassible dans un métro bondé, ce que peu de races supportent.</p>\n\n<h3>Berger australien et kelpie</h3>\n\n<p>Ces deux races de conduite de troupeau apprennent effectivement vite et anticipent remarquablement les déplacements. Leur absence du haut du classement de Coren tient au faible nombre de juges les ayant évaluées à l'époque, pas à un déficit. Elles partagent le profil du border collie, avec la même exigence d'activité.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-rouge\">\n<strong>Le piège du chien trop intelligent</strong>\n<p>Un chien rapide à apprendre apprend aussi vite les mauvaises choses : ouvrir une porte, réclamer avec insistance parce que ça a marché une fois, tester la limite chaque jour. Avant de choisir une race du haut de tableau, comptez le temps réel dont vous disposez chaque jour. Deux heures d'activité, sept jours sur sept, pendant douze ans.</p>\n</aside>\n\n<h2>Chez le chat, aucun classement ne tient debout</h2>\n\n<p>Autant le dire nettement : il n'existe aucune étude comparant les capacités cognitives des races félines. Les palmarès de « chats les plus intelligents » qui circulent reposent sur des impressions d'éleveurs et sur un critère qui n'a rien de cognitif, l'activité. Un chat qui bouge beaucoup, qui grimpe, qui suit son propriétaire de pièce en pièce et qui manipule des objets parait plus malin qu'un chat qui dort seize heures par jour. Il est surtout plus démonstratif.</p>\n\n<p>Les races citées le sont donc pour leur tempérament, et c'est déjà une information utile pour qui choisit un chat.</p>\n\n<p>L'abyssin est un chat athlétique et perpétuellement en mouvement, qui vit en hauteur et observe la maison depuis une étagère. Il apprend volontiers les parcours d'agilité féline et supporte mal l'inactivité. Le balinais, variété à poil long du siamois, commente tout ce qui se passe et réclame de l'interaction ; il apprend le rapport d'objet et la marche en laisse sans difficulté particulière. Le bengal, issu du croisement avec le chat léopard du Bengale, est le plus physique des trois : il ouvre les portes, actionne des interrupteurs, sort les poissons d'un aquarium mal couvert et vide les tiroirs. Ces trois profils ont un point commun, et ce n'est pas l'intelligence : c'est un besoin de stimulation supérieur à la moyenne.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-bleu\">\n<strong>Ce que la recherche établit chez le chat</strong>\n<p>Les travaux menés notamment à l'université de Kyoto ont montré que les chats retiennent le nom d'autres chats de leur foyer, associent le nom de leur humain à son visage, et manifestent de la surprise face à une situation physiquement impossible, signe d'une représentation mentale des objets. Ces résultats portent sur l'espèce, jamais sur des races particulières.</p>\n</aside>\n\n<h2>Chien contre chat, une comparaison mal posée</h2>\n\n<p>La question de savoir lequel des deux est le plus intelligent revient sans cesse, et elle n'a pas de réponse parce qu'elle est mal formulée. Les deux espèces ont été façonnées par des pressions de sélection opposées. Le chien descend d'un carnivore social, domestiqué il y a au moins quinze mille ans pour coopérer avec l'humain : sa force est la lecture de nos signaux, y compris le doigt pointé, que les chimpanzés ne comprennent pas spontanément. Le chat descend d'un chasseur solitaire domestiqué bien plus tard, autour du Croissant fertile, et n'a jamais été sélectionné pour obéir. Sa force est ailleurs, dans la navigation spatiale, la chasse et l'autonomie.</p>\n\n<p>Tester un chat avec un protocole conçu pour un chien produit donc des résultats médiocres qui ne mesurent qu'une chose : le désintérêt du chat pour l'exercice. Plusieurs chercheurs le reconnaissent ouvertement, les chats sont difficiles à étudier en laboratoire parce qu'ils refusent de participer.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-rose\">\n<strong>Le conseil pratique qui ressort de tout ça</strong>\n<p>Choisissez sur le tempérament et le niveau d'activité, jamais sur un classement. Un chien de troupeau chez un couple absent douze heures par jour finit mal, quelle que soit sa place au palmarès. Le <a href=\"/le-chien-le-meilleur-animal-de-compagnie-pour-la-famille.html\">meilleur chien pour une famille</a> est celui dont le rythme correspond au vôtre.</p>\n</aside>\n\n<p>Pour un chat, le raisonnement est identique. Un bengal dans un studio sans arbre à chat ni jeux d'occupation développera des comportements de compensation, griffades et vocalises nocturnes. Si votre animal s'agite le soir sans raison apparente, la réponse tient souvent à un manque de stimulation dans la journée, et les méthodes pour <a href=\"/calmer-un-chat-apprenez-a-gerer-votre-boule-de-poils.html\">calmer un chat trop actif</a> commencent presque toujours par là.</p>\n\n<p>Reste enfin l'inverse du sujet, tout aussi utile à connaitre avant d'adopter : certaines <a href=\"/races-de-chien-a-eviter-quand-on-a-des-enfants-a-la-maison.html\">races se conseillent mal aux foyers avec de jeunes enfants</a>, et là encore le motif n'est jamais l'intelligence, mais le gabarit, l'énergie et le seuil de tolérance de l'animal.</p>",
    "alternates": {
        "html": "https://www.ouestmedias.net/chats-et-chiens-quelles-races-sont-les-plus-intelligentes.html",
        "markdown": "https://www.ouestmedias.net/chats-et-chiens-quelles-races-sont-les-plus-intelligentes.md",
        "json": "https://www.ouestmedias.net/api/post/chats-et-chiens-quelles-races-sont-les-plus-intelligentes.json"
    },
    "site": {
        "name": "Ouest Médias",
        "url": "https://www.ouestmedias.net/"
    },
    "license": "Reproduction autorisée avec lien vers la source."
}