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    "content_markdown": "Commander ses courses en ligne et payer seulement au retrait reste possible, mais l'option s'est raréfiée : elle dépend de l'enseigne et du magasin.\n\nBeaucoup d'articles présentent encore le paiement en magasin comme le fonctionnement normal du drive. C'était vrai vers 2015, ça ne l'est plus. La majorité des enseignes exigent aujourd'hui le paiement à la validation du panier, en ligne, pour verrouiller la préparation. Le règlement à l'enlèvement survit chez certaines, sur certains points de retrait, et il faut le vérifier avant de remplir son panier plutôt que de le découvrir à la borne.\n\n  **Où en est réellement le paiement au retrait**\n\nTrois cas coexistent. Paiement en ligne obligatoire : c'est la règle sur la livraison à domicile et sur la plupart des drives piétons. Paiement au retrait proposé : encore présent dans une partie des drives automobiles, par carte bancaire à la borne ou auprès du préparateur. Paiement mixte : commande réglée en ligne, mais les bons de réduction et la carte de fidélité appliqués au retrait. Le seul moyen de savoir est de regarder l'étape de paiement du site de votre magasin, magasin par magasin.\n\n## Pourquoi les enseignes ont reculé sur ce point\n\nLa raison est prosaïque. Une commande non payée est une commande qui peut ne jamais être retirée, et un drive qui prépare des produits frais pour rien perd de l'argent deux fois : sur la marchandise et sur le temps du préparateur. Avec le paiement anticipé, le taux d'abandon s'effondre.\n\nPour le client, la contrepartie n'est pas neutre. Payer avant de voir la marchandise, c'est accepter à l'avance les substitutions de produits et les écarts de poids sur les articles vendus au kilo. Les enseignes régularisent ensuite, par remboursement partiel ou par avoir, mais le mouvement sur le compte bancaire n'est pas immédiat.\n\n### Ce qui reste payable sur place\n\nLes titres restaurant dématérialisés, les chèques déjeuner, certains bons d'achat et les cartes cadeaux d'enseigne se heurtent souvent à l'interface en ligne et ne s'utilisent qu'au retrait ou en caisse. Même chose pour le chèque bancaire, encore accepté dans une minorité de magasins. Si votre budget courses repose en partie sur ces moyens de paiement, la question du paiement au retrait devient déterminante et mérite un appel au magasin.\n\n## Drive, drive piéton, livraison : trois formules qui ne se valent pas\n\nLe drive automobile reste le moins cher : frais nuls ou symboliques, créneaux nombreux, chargement en cinq minutes sans descendre de voiture. Il suppose d'avoir un véhicule et un point de retrait sur un trajet existant, sans quoi le trajet dédié annule le gain.\n\nLe drive piéton, implanté en centre-ville, se retire à pied ou à vélo. Les créneaux sont plus étroits, le catalogue souvent réduit, mais il change tout pour qui n'a pas de voiture.\n\nLa livraison à domicile facture entre 3 et 10 euros selon l'enseigne et le créneau, avec une gratuité au-delà d'un montant minimum, généralement situé entre 60 et 120 euros. Elle prend tout son sens pour les gros paniers, les charges lourdes (packs d'eau, litière, croquettes) et les personnes qui se déplacent difficilement.\n\n> Une heure de courses en ligne, tranquillement chez soi à tête reposée, plutôt qu'une heure en grande surface avec du monde, de la musique et des enfants qui crient. Franchement, le gain d'énergie est réel.\n\n  **Le gain de temps, chiffré honnêtement**\n\nLa commande elle-même prend 20 à 40 minutes la première fois, puis 10 à 15 minutes une fois la liste type enregistrée. Le retrait au drive prend 5 à 10 minutes. Face aux 60 à 90 minutes d'un plein de courses en hypermarché, trajet et caisse compris, le gain net tourne autour de 30 à 45 minutes par semaine. Sur l'année, cela représente une trentaine d'heures.\n\n![Caisses de commandes préparées alignées dans un entrepôt de drive](https://www.ouestmedias.net/wp-content/uploads/2022/08/-104-scaled.jpg)\n*Le retrait au drive prend rarement plus de dix minutes*\n\n## Ce que la commande en ligne fait à votre budget\n\nL'effet le plus net porte sur les achats impulsifs. Sans tête de gondole, sans odeur de boulangerie et sans rayon confiserie à hauteur d'enfant, le panier se resserre. Les études de comportement d'achat convergent sur ce point, et l'expérience de la plupart des foyers le confirme.\n\nL'effet inverse existe aussi. Le panier minimum obligatoire, souvent fixé à 30 ou 40 euros, pousse à compléter avec des produits dont on n'avait pas besoin. Le seuil de livraison gratuite fait la même chose en plus fort : ajouter 18 euros de marchandise pour économiser 6 euros de frais est un mauvais calcul, mais il se fait tout seul dans le feu de la commande.\n\nReste un vrai avantage, rarement mis en avant : le total du panier est affiché en permanence pendant que vous choisissez. Impossible de découvrir le montant à la caisse. Pour un foyer qui pilote son budget alimentaire au plus juste, c'est plus utile que toutes les promotions du prospectus.\n\n  **Les trois pièges du drive**\n\nLes substitutions d'abord : sans consigne explicite, le préparateur remplace un produit manquant par un équivalent souvent plus cher. Cochez le refus de substitution dans les réglages. Les dates limites de consommation ensuite, plus courtes qu'en rayon libre-service sur les produits frais. Contrôlez-les avant de quitter le drive, une réclamation sur place se règle en deux minutes. Les fruits et légumes enfin, choisis par quelqu'un d'autre : commandez-les au poids plutôt qu'à la pièce, et acceptez de repasser en magasin pour les plus fragiles.\n\n## La commande, étape par étape\n\nLa marche à suivre tient en six gestes, et le seul qui compte vraiment est le premier.\n\n- Localiser les points de retrait proches d'un trajet que vous faites déjà, en saisissant votre code postal sur le site de chaque enseigne (Leclerc, Intermarché, Carrefour, Auchan, Casino, Monoprix, Super U et Hyper U).\n- Vérifier, sur ce magasin précis, le montant minimum, les frais et le mode de paiement accepté.\n- Choisir le mode de retrait : drive automobile, drive piéton ou livraison.\n- Construire le panier à partir d'une liste écrite à l'avance, et l'enregistrer comme liste favorite pour les semaines suivantes.\n- Réserver le créneau avant de finaliser, parce que les créneaux du samedi matin partent trois jours à l'avance.\n- Contrôler la commande au retrait, avant de charger : produits manquants, substitutions, dates.\n\nSans liste préalable, la commande en ligne reproduit exactement les travers du magasin, avec en prime la fatigue de faire défiler quatre cents références de yaourts. L'organisation fait la différence, pas l'outil.\n\n  **La liste type, à faire une fois**\n\nPassez vingt minutes à construire une liste des trente à quarante produits que vous rachetez chaque semaine, et enregistrez-la. Les commandes suivantes consistent à la charger, à retirer deux articles et à en ajouter cinq. C'est ce qui fait passer le temps de commande de trente minutes à dix, et c'est la seule raison pour laquelle les gens tiennent dans la durée avec le drive.\n\n## Comparer les enseignes sans y passer la soirée\n\nLes écarts de prix entre deux drives d'enseignes différentes sur un même panier atteignent couramment 10 à 15 pour cent, et ils ne suivent pas la réputation des marques. Un hypermarché réputé cher peut être compétitif sur les produits secs et bien plus cher sur le frais, l'inverse arrive aussi. La seule méthode qui fonctionne consiste à composer le même panier de vingt produits identiques sur deux ou trois sites et à comparer les totaux, une fois, en début d'année. Une heure de travail, et le sujet est réglé pour douze mois.\n\nAttention aux comparateurs automatiques qui circulent : ils raisonnent sur des paniers moyens nationaux, alors que les prix drive sont fixés magasin par magasin. Votre Intermarché n'affiche pas les mêmes tarifs que celui de la ville voisine.\n\n### Quand la commande arrive incomplète\n\nUn article manquant se signale au retrait ou dans les 48 heures pour une livraison, avec le ticket et la référence de commande. Le remboursement se fait sur le moyen de paiement d'origine, en cinq à dix jours ouvrés, ou en avoir si vous l'acceptez. Ne partez pas du drive sans le ticket détaillé : c'est lui qui liste les substitutions et les articles non fournis, et sans lui la réclamation traîne.\n\nEn cas de produit abîmé ou de chaîne du froid douteuse, photographiez avant d'ouvrir. Les services clients règlent la plupart de ces litiges sans discuter, mais uniquement sur pièces.\n\n## L'essor du e-commerce alimentaire, sans les chiffres fantaisistes\n\nLes confinements de 2020 ont servi d'accélérateur, personne ne le conteste. Mais les statistiques qui circulent sur ce sujet sont souvent bricolées, et certaines se contredisent d'un paragraphe à l'autre dans le même article. Deux exemples fréquents : l'idée que seuls 15 pour cent des Français achetaient en ligne avant la crise, et celle d'un passage de 15 à 21 millions de cyberacheteurs entre 2019 et 2020.\n\nLes deux sont fausses, et largement. Selon la Fevad, la France comptait déjà plus de 40 millions d'acheteurs en ligne avant 2020, soit près des trois quarts des internautes. Le e-commerce n'a pas été découvert pendant le confinement : ce qui a changé, c'est la catégorie de produits achetés. Les ventes de produits ont bondi d'environ un tiers en 2020, tandis que les services, tourisme et transport en tête, s'effondraient. Résultat, le chiffre d'affaires global du secteur a progressé de façon modérée, autour de 8 pour cent, ce qui n'a rien du doublement annoncé un peu partout.\n\nLe point réellement nouveau concerne l'alimentaire. Avant 2020, la part des courses alimentaires passant par le drive ou la livraison plafonnait autour de 6 pour cent. La crise l'a poussée au-delà de 8 pour cent, et surtout elle a fait entrer dans le circuit des foyers qui n'y seraient jamais venus d'eux-mêmes, notamment les plus de 60 ans. C'est ce recrutement générationnel qui a duré, davantage que le pic de volume.\n\n  **Le calendrier des créneaux**\n\nLes créneaux du samedi matin et du vendredi en fin de journée se réservent deux à trois jours à l'avance en période normale, davantage à l'approche des fêtes. Entre le 20 et le 24 décembre, les drives affichent complet une semaine avant. Qui compte sur le retrait du 24 au matin doit réserver son créneau dès le 15, panier vide s'il le faut : la plupart des enseignes autorisent à réserver d'abord et à composer ensuite.\n\n## Une habitude qui déplace le lien social plus qu'elle ne le supprime\n\nOn entend souvent que commander en ligne isole. C'est un peu court. Le passage en caisse d'un hypermarché le samedi n'a jamais été un grand moment de sociabilité, et le temps récupéré se réinvestit ailleurs, parfois au marché du dimanche, chez le boucher du coin ou tout simplement à la maison. Internet a d'ailleurs recomposé bien d'autres formes de lien, des groupes de voisins aux [sites de rencontre pour les plus de 50 ans](https://www.ouestmedias.net/sites-de-rencontre-pour-les-50-ans-histoire-damour-en-ligne.html), sans que personne y voie une disparition du contact humain.\n\nLe vrai point d'attention est ailleurs, du côté des conditions de travail des préparateurs de commande, métier apparu en dix ans, physiquement exigeant et souvent mal payé. Chaque panier de 90 euros représente une quarantaine de minutes de marche en entrepôt pour quelqu'un. Ça ne condamne pas le service, ça mérite d'être su.\n\nPour le reste, le drive tient ses promesses quand on l'utilise pour ce qu'il fait bien : les produits secs, les liquides, l'entretien, les surgelés, tout ce qui se rachète à l'identique semaine après semaine. Les produits frais et fragiles restent mieux servis par un passage en magasin ou chez un commerçant. Beaucoup de foyers finissent par ce partage, qui n'a rien d'un échec.\n\nLes enseignes coopératives ont d'ailleurs fait de ce virage un argument d'identité. Super U, Hyper U et U Express ont communiqué autour de l'idée de commerçants passés au commerce en ligne de proximité, avec des associés indépendants qui gardent la main sur leur assortiment local. Le message vaut ce qu'il vaut, mais il pointe une réalité : dans une enseigne à magasins indépendants, la qualité du drive dépend surtout du patron du magasin, ce qui explique les écarts d'un point de retrait à l'autre sous la même bannière.",
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Paiement au retrait proposé : encore présent dans une partie des drives automobiles, par carte bancaire à la borne ou auprès du préparateur. Paiement mixte : commande réglée en ligne, mais les bons de réduction et la carte de fidélité appliqués au retrait. Le seul moyen de savoir est de regarder l'étape de paiement du site de votre magasin, magasin par magasin.</p>\n</aside>\n\n<h2>Pourquoi les enseignes ont reculé sur ce point</h2>\n\n<p>La raison est prosaïque. Une commande non payée est une commande qui peut ne jamais être retirée, et un drive qui prépare des produits frais pour rien perd de l'argent deux fois : sur la marchandise et sur le temps du préparateur. Avec le paiement anticipé, le taux d'abandon s'effondre.</p>\n\n<p>Pour le client, la contrepartie n'est pas neutre. Payer avant de voir la marchandise, c'est accepter à l'avance les substitutions de produits et les écarts de poids sur les articles vendus au kilo. Les enseignes régularisent ensuite, par remboursement partiel ou par avoir, mais le mouvement sur le compte bancaire n'est pas immédiat.</p>\n\n<h3>Ce qui reste payable sur place</h3>\n\n<p>Les titres restaurant dématérialisés, les chèques déjeuner, certains bons d'achat et les cartes cadeaux d'enseigne se heurtent souvent à l'interface en ligne et ne s'utilisent qu'au retrait ou en caisse. Même chose pour le chèque bancaire, encore accepté dans une minorité de magasins. Si votre budget courses repose en partie sur ces moyens de paiement, la question du paiement au retrait devient déterminante et mérite un appel au magasin.</p>\n\n<h2>Drive, drive piéton, livraison : trois formules qui ne se valent pas</h2>\n\n<p>Le drive automobile reste le moins cher : frais nuls ou symboliques, créneaux nombreux, chargement en cinq minutes sans descendre de voiture. Il suppose d'avoir un véhicule et un point de retrait sur un trajet existant, sans quoi le trajet dédié annule le gain.</p>\n\n<p>Le drive piéton, implanté en centre-ville, se retire à pied ou à vélo. Les créneaux sont plus étroits, le catalogue souvent réduit, mais il change tout pour qui n'a pas de voiture.</p>\n\n<p>La livraison à domicile facture entre 3 et 10 euros selon l'enseigne et le créneau, avec une gratuité au-delà d'un montant minimum, généralement situé entre 60 et 120 euros. Elle prend tout son sens pour les gros paniers, les charges lourdes (packs d'eau, litière, croquettes) et les personnes qui se déplacent difficilement.</p>\n\n<blockquote><p>Une heure de courses en ligne, tranquillement chez soi à tête reposée, plutôt qu'une heure en grande surface avec du monde, de la musique et des enfants qui crient. Franchement, le gain d'énergie est réel.</p></blockquote>\n\n<aside class=\"bluf bluf-vert\">\n<strong>Le gain de temps, chiffré honnêtement</strong>\n<p>La commande elle-même prend 20 à 40 minutes la première fois, puis 10 à 15 minutes une fois la liste type enregistrée. Le retrait au drive prend 5 à 10 minutes. Face aux 60 à 90 minutes d'un plein de courses en hypermarché, trajet et caisse compris, le gain net tourne autour de 30 à 45 minutes par semaine. Sur l'année, cela représente une trentaine d'heures.</p>\n</aside>\n\n<figure><img src=\"/wp-content/uploads/2022/08/-104-scaled.jpg\" alt=\"Caisses de commandes préparées alignées dans un entrepôt de drive\" width=\"1200\" height=\"800\">\n\n<figcaption>Le retrait au drive prend rarement plus de dix minutes</figcaption>\n\n</figure>\n\n<h2>Ce que la commande en ligne fait à votre budget</h2>\n\n<p>L'effet le plus net porte sur les achats impulsifs. Sans tête de gondole, sans odeur de boulangerie et sans rayon confiserie à hauteur d'enfant, le panier se resserre. Les études de comportement d'achat convergent sur ce point, et l'expérience de la plupart des foyers le confirme.</p>\n\n<p>L'effet inverse existe aussi. Le panier minimum obligatoire, souvent fixé à 30 ou 40 euros, pousse à compléter avec des produits dont on n'avait pas besoin. Le seuil de livraison gratuite fait la même chose en plus fort : ajouter 18 euros de marchandise pour économiser 6 euros de frais est un mauvais calcul, mais il se fait tout seul dans le feu de la commande.</p>\n\n<p>Reste un vrai avantage, rarement mis en avant : le total du panier est affiché en permanence pendant que vous choisissez. Impossible de découvrir le montant à la caisse. Pour un foyer qui pilote son budget alimentaire au plus juste, c'est plus utile que toutes les promotions du prospectus.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-rouge\">\n<strong>Les trois pièges du drive</strong>\n<p>Les substitutions d'abord : sans consigne explicite, le préparateur remplace un produit manquant par un équivalent souvent plus cher. Cochez le refus de substitution dans les réglages. Les dates limites de consommation ensuite, plus courtes qu'en rayon libre-service sur les produits frais. Contrôlez-les avant de quitter le drive, une réclamation sur place se règle en deux minutes. Les fruits et légumes enfin, choisis par quelqu'un d'autre : commandez-les au poids plutôt qu'à la pièce, et acceptez de repasser en magasin pour les plus fragiles.</p>\n</aside>\n\n<h2>La commande, étape par étape</h2>\n\n<p>La marche à suivre tient en six gestes, et le seul qui compte vraiment est le premier.</p>\n\n<ul>\n\n<li>Localiser les points de retrait proches d'un trajet que vous faites déjà, en saisissant votre code postal sur le site de chaque enseigne (Leclerc, Intermarché, Carrefour, Auchan, Casino, Monoprix, Super U et Hyper U).</li>\n\n<li>Vérifier, sur ce magasin précis, le montant minimum, les frais et le mode de paiement accepté.</li>\n\n<li>Choisir le mode de retrait : drive automobile, drive piéton ou livraison.</li>\n\n<li>Construire le panier à partir d'une liste écrite à l'avance, et l'enregistrer comme liste favorite pour les semaines suivantes.</li>\n\n<li>Réserver le créneau avant de finaliser, parce que les créneaux du samedi matin partent trois jours à l'avance.</li>\n\n<li>Contrôler la commande au retrait, avant de charger : produits manquants, substitutions, dates.</li>\n\n</ul>\n\n<p>Sans liste préalable, la commande en ligne reproduit exactement les travers du magasin, avec en prime la fatigue de faire défiler quatre cents références de yaourts. L'organisation fait la différence, pas l'outil.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-rose\">\n<strong>La liste type, à faire une fois</strong>\n<p>Passez vingt minutes à construire une liste des trente à quarante produits que vous rachetez chaque semaine, et enregistrez-la. Les commandes suivantes consistent à la charger, à retirer deux articles et à en ajouter cinq. C'est ce qui fait passer le temps de commande de trente minutes à dix, et c'est la seule raison pour laquelle les gens tiennent dans la durée avec le drive.</p>\n</aside>\n\n<h2>Comparer les enseignes sans y passer la soirée</h2>\n\n<p>Les écarts de prix entre deux drives d'enseignes différentes sur un même panier atteignent couramment 10 à 15 pour cent, et ils ne suivent pas la réputation des marques. Un hypermarché réputé cher peut être compétitif sur les produits secs et bien plus cher sur le frais, l'inverse arrive aussi. La seule méthode qui fonctionne consiste à composer le même panier de vingt produits identiques sur deux ou trois sites et à comparer les totaux, une fois, en début d'année. Une heure de travail, et le sujet est réglé pour douze mois.</p>\n\n<p>Attention aux comparateurs automatiques qui circulent : ils raisonnent sur des paniers moyens nationaux, alors que les prix drive sont fixés magasin par magasin. Votre Intermarché n'affiche pas les mêmes tarifs que celui de la ville voisine.</p>\n\n<h3>Quand la commande arrive incomplète</h3>\n\n<p>Un article manquant se signale au retrait ou dans les 48 heures pour une livraison, avec le ticket et la référence de commande. Le remboursement se fait sur le moyen de paiement d'origine, en cinq à dix jours ouvrés, ou en avoir si vous l'acceptez. Ne partez pas du drive sans le ticket détaillé : c'est lui qui liste les substitutions et les articles non fournis, et sans lui la réclamation traîne.</p>\n\n<p>En cas de produit abîmé ou de chaîne du froid douteuse, photographiez avant d'ouvrir. Les services clients règlent la plupart de ces litiges sans discuter, mais uniquement sur pièces.</p>\n\n<h2>L'essor du e-commerce alimentaire, sans les chiffres fantaisistes</h2>\n\n<p>Les confinements de 2020 ont servi d'accélérateur, personne ne le conteste. Mais les statistiques qui circulent sur ce sujet sont souvent bricolées, et certaines se contredisent d'un paragraphe à l'autre dans le même article. Deux exemples fréquents : l'idée que seuls 15 pour cent des Français achetaient en ligne avant la crise, et celle d'un passage de 15 à 21 millions de cyberacheteurs entre 2019 et 2020.</p>\n\n<p>Les deux sont fausses, et largement. Selon la Fevad, la France comptait déjà plus de 40 millions d'acheteurs en ligne avant 2020, soit près des trois quarts des internautes. Le e-commerce n'a pas été découvert pendant le confinement : ce qui a changé, c'est la catégorie de produits achetés. Les ventes de produits ont bondi d'environ un tiers en 2020, tandis que les services, tourisme et transport en tête, s'effondraient. Résultat, le chiffre d'affaires global du secteur a progressé de façon modérée, autour de 8 pour cent, ce qui n'a rien du doublement annoncé un peu partout.</p>\n\n<p>Le point réellement nouveau concerne l'alimentaire. Avant 2020, la part des courses alimentaires passant par le drive ou la livraison plafonnait autour de 6 pour cent. La crise l'a poussée au-delà de 8 pour cent, et surtout elle a fait entrer dans le circuit des foyers qui n'y seraient jamais venus d'eux-mêmes, notamment les plus de 60 ans. C'est ce recrutement générationnel qui a duré, davantage que le pic de volume.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-violet\">\n<strong>Le calendrier des créneaux</strong>\n<p>Les créneaux du samedi matin et du vendredi en fin de journée se réservent deux à trois jours à l'avance en période normale, davantage à l'approche des fêtes. Entre le 20 et le 24 décembre, les drives affichent complet une semaine avant. Qui compte sur le retrait du 24 au matin doit réserver son créneau dès le 15, panier vide s'il le faut : la plupart des enseignes autorisent à réserver d'abord et à composer ensuite.</p>\n</aside>\n\n<h2>Une habitude qui déplace le lien social plus qu'elle ne le supprime</h2>\n\n<p>On entend souvent que commander en ligne isole. C'est un peu court. Le passage en caisse d'un hypermarché le samedi n'a jamais été un grand moment de sociabilité, et le temps récupéré se réinvestit ailleurs, parfois au marché du dimanche, chez le boucher du coin ou tout simplement à la maison. Internet a d'ailleurs recomposé bien d'autres formes de lien, des groupes de voisins aux <a href=\"/sites-de-rencontre-pour-les-50-ans-histoire-damour-en-ligne.html\">sites de rencontre pour les plus de 50 ans</a>, sans que personne y voie une disparition du contact humain.</p>\n\n<p>Le vrai point d'attention est ailleurs, du côté des conditions de travail des préparateurs de commande, métier apparu en dix ans, physiquement exigeant et souvent mal payé. Chaque panier de 90 euros représente une quarantaine de minutes de marche en entrepôt pour quelqu'un. Ça ne condamne pas le service, ça mérite d'être su.</p>\n\n<p>Pour le reste, le drive tient ses promesses quand on l'utilise pour ce qu'il fait bien : les produits secs, les liquides, l'entretien, les surgelés, tout ce qui se rachète à l'identique semaine après semaine. Les produits frais et fragiles restent mieux servis par un passage en magasin ou chez un commerçant. Beaucoup de foyers finissent par ce partage, qui n'a rien d'un échec.</p>\n\n<p>Les enseignes coopératives ont d'ailleurs fait de ce virage un argument d'identité. Super U, Hyper U et U Express ont communiqué autour de l'idée de commerçants passés au commerce en ligne de proximité, avec des associés indépendants qui gardent la main sur leur assortiment local. Le message vaut ce qu'il vaut, mais il pointe une réalité : dans une enseigne à magasins indépendants, la qualité du drive dépend surtout du patron du magasin, ce qui explique les écarts d'un point de retrait à l'autre sous la même bannière.</p>\n\n<figure class=\"video\" data-plateforme=\"youtube\" data-video=\"at4bEpwKOl0\"><a href=\"https://www.youtube.com/watch?v=at4bEpwKOl0\">Voir la video sur YouTube</a></figure>",
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