{
    "id": 145253,
    "type": "post",
    "title": "Grève SNCF : prévisions de trafic pour ce week-end",
    "slug": "greve-sncf-previsions-de-trafic-pour-ce-week-end",
    "url": "https://www.ouestmedias.net/greve-sncf-previsions-de-trafic-pour-ce-week-end.html",
    "description": "Un TGV sur deux seulement a circulé du vendredi 16 au dimanche 18 février 2024, en plein chassé-croisé des vacances d'hiver : environ un millier de trains supprimés...",
    "date_published": "2024-02-15T19:41:09+01:00",
    "date_modified": "2026-09-10T18:51:41+02:00",
    "language": "fr-FR",
    "categories": [
        {
            "name": "Voyage",
            "url": "https://www.ouestmedias.net/vie-pratique/voyage/"
        }
    ],
    "tags": [],
    "word_count": 749,
    "reading_time_min": 4,
    "image": "https://www.ouestmedias.net/wp-content/uploads/2024/02/-127.png",
    "image_alt": null,
    "author": {
        "name": "Delphine Macouin",
        "url": "https://www.ouestmedias.net/author/ouestmedias/",
        "bio": "Je suis particulièrement intéressée par les rubriques Amour, Lifestyle et Santé. Ce qui ne m'empêche pas de donner mon avis sur d'autres sujets !",
        "avatar": null
    },
    "content_markdown": "Un TGV sur deux seulement a circulé du vendredi 16 au dimanche 18 février 2024, en plein chassé-croisé des vacances d'hiver : environ un millier de trains supprimés sur les 2 000 prévus, avec une compensation de 50 % promise aux voyageurs touchés.\n\n## Ce que disait le plan de transport annoncé le mercredi\n\nLa SNCF a publié ses prévisions le mercredi 14 février, deux jours avant le début du mouvement. Sur les grandes lignes, la moitié des TGV, des Ouigo à grande vitesse et des Intercités seulement étaient assurés. Onze trains Eurostar sautaient également, principalement sur Paris-Bruxelles et, dans une moindre mesure, sur Paris-Amsterdam.\n\nLes TER s'en sortaient mieux avec huit trains sur dix, mais Alain Krakovitch, alors directeur de Voyages SNCF, insistait sur les écarts d'une région à l'autre. Un voyageur en Auvergne-Rhône-Alpes et un voyageur en Bretagne ne vivaient pas le même week-end. Les Ouigo Train Classique, qui roulent sur lignes classiques et non sur LGV, circulaient normalement.\n\n  **Les chiffres du week-end**\n\n1 TGV sur 2, 8 TER sur 10, 11 Eurostar annulés, environ 1 000 trains supprimés sur 3 jours. La direction annonçait par ailleurs 300 000 places disponibles sur les trains du jeudi et du lundi, pour absorber les reports.\n\n## Le tri assumé entre les trains\n\nQuand il faut supprimer la moitié d'un plan de transport, quelqu'un choisit. La SNCF a donné la priorité aux trains les plus remplis, donc aux axes vers les Alpes en pleine saison de ski. Le train de nuit Paris-Briançon, souvent le premier sacrifié dans ce genre d'épisode, a été maintenu.\n\nLa direction s'est défendue d'une logique de recette en parlant d'équilibre territorial. Le résultat, lui, se lisait sur la carte : les liaisons transversales et les dessertes de villes moyennes ont davantage trinqué que les grands axes radiaux. C'est mécanique, mais autant le dire clairement plutôt que de l'habiller.\n\n  **Un billet annulé, deux options**\n\nReport du voyage sans frais sur un autre train, ou remboursement intégral. Chaque voyageur devait recevoir un courriel ou un SMS lui confirmant si son train roulait. En cas de silence, il valait mieux vérifier soi-même la veille plutôt que d'attendre la notification.\n\n## Trois chefs de bord sur quatre en grève\n\nLe mouvement venait des contrôleurs, ces agents que la SNCF appelle chefs de bord. Sans eux, un train ne part pas : la réglementation impose leur présence à bord pour l'ouverture des portes et la sécurité des voyageurs. Le taux de grève avancé par l'entreprise, environ trois sur quatre, explique à lui seul l'ampleur des suppressions.\n\nPour limiter la casse, la SNCF a mobilisé des cadres volontaires habilités à la fonction, une pratique qui permet de sauver quelques dizaines de circulations sans jamais compenser un tel taux de participation. Christophe Fanichet, patron de SNCF Voyageurs, jugeait la grève incompréhensible, formule habituelle qui n'a jamais fait revenir personne au travail.\n\n  **La revendication n'était pas nouvelle**\n\nLes grévistes reprochaient à la direction de tarder à appliquer l'accord arraché lors du mouvement de fin décembre 2022, qui portait sur les primes de travail et le déroulé de carrière des contrôleurs. Quatorze mois s'étaient écoulés entre les deux grèves.\n\n## Un collectif né hors des syndicats\n\nLa particularité de ce conflit tient à son origine. Il a été porté par le CNA, un collectif de contrôleurs constitué sur les réseaux sociaux fin 2022, en marge des organisations traditionnelles. Ce fonctionnement rend la négociation plus difficile : il n'y a pas d'appareil syndical avec qui conclure, et un accord signé au sommet ne suffit pas à faire redescendre la pression.\n\nC'est le point que la direction a mis le plus de temps à intégrer. Négocier avec une profession organisée en collectif suppose de tenir les engagements dans le calendrier annoncé, faute de quoi le mouvement repart au premier week-end à fort enjeu. Février, avec les départs au ski, est précisément ce moment.\n\n  **La compensation, mode d'emploi**\n\nLa SNCF a promis une remise exceptionnelle de 50 % sur un prochain trajet, à réserver dans le mois suivant. Un délai court, qui suppose d'avoir un déplacement déjà prévu : pour un voyageur occasionnel, le geste commercial restait largement théorique.\n\nLe conseil qui vaut pour tous les épisodes de ce type : consulter le plan de transport la veille au soir plutôt que le matin même, car il est ajusté jusqu'au dernier moment, et privilégier un départ décalé au jeudi ou au lundi quand le calendrier le permet. Les trains encadrant le week-end de grève étaient ceux où il restait de la place.",
    "content_html": "<p>Un TGV sur deux seulement a circulé du vendredi 16 au dimanche 18 février 2024, en plein chassé-croisé des vacances d'hiver : environ un millier de trains supprimés sur les 2 000 prévus, avec une compensation de 50 % promise aux voyageurs touchés.</p>\n\n<h2>Ce que disait le plan de transport annoncé le mercredi</h2>\n\n<p>La SNCF a publié ses prévisions le mercredi 14 février, deux jours avant le début du mouvement. Sur les grandes lignes, la moitié des TGV, des Ouigo à grande vitesse et des Intercités seulement étaient assurés. Onze trains Eurostar sautaient également, principalement sur Paris-Bruxelles et, dans une moindre mesure, sur Paris-Amsterdam.</p>\n\n<p>Les TER s'en sortaient mieux avec huit trains sur dix, mais Alain Krakovitch, alors directeur de Voyages SNCF, insistait sur les écarts d'une région à l'autre. Un voyageur en Auvergne-Rhône-Alpes et un voyageur en Bretagne ne vivaient pas le même week-end. Les Ouigo Train Classique, qui roulent sur lignes classiques et non sur LGV, circulaient normalement.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-orange\">\n<strong>Les chiffres du week-end</strong>\n<p>1 TGV sur 2, 8 TER sur 10, 11 Eurostar annulés, environ 1 000 trains supprimés sur 3 jours. La direction annonçait par ailleurs 300 000 places disponibles sur les trains du jeudi et du lundi, pour absorber les reports.</p>\n</aside>\n\n<h2>Le tri assumé entre les trains</h2>\n\n<p>Quand il faut supprimer la moitié d'un plan de transport, quelqu'un choisit. La SNCF a donné la priorité aux trains les plus remplis, donc aux axes vers les Alpes en pleine saison de ski. Le train de nuit Paris-Briançon, souvent le premier sacrifié dans ce genre d'épisode, a été maintenu.</p>\n\n<p>La direction s'est défendue d'une logique de recette en parlant d'équilibre territorial. Le résultat, lui, se lisait sur la carte : les liaisons transversales et les dessertes de villes moyennes ont davantage trinqué que les grands axes radiaux. C'est mécanique, mais autant le dire clairement plutôt que de l'habiller.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-rose\">\n<strong>Un billet annulé, deux options</strong>\n<p>Report du voyage sans frais sur un autre train, ou remboursement intégral. Chaque voyageur devait recevoir un courriel ou un SMS lui confirmant si son train roulait. En cas de silence, il valait mieux vérifier soi-même la veille plutôt que d'attendre la notification.</p>\n</aside>\n\n<h2>Trois chefs de bord sur quatre en grève</h2>\n\n<p>Le mouvement venait des contrôleurs, ces agents que la SNCF appelle chefs de bord. Sans eux, un train ne part pas : la réglementation impose leur présence à bord pour l'ouverture des portes et la sécurité des voyageurs. Le taux de grève avancé par l'entreprise, environ trois sur quatre, explique à lui seul l'ampleur des suppressions.</p>\n\n<p>Pour limiter la casse, la SNCF a mobilisé des cadres volontaires habilités à la fonction, une pratique qui permet de sauver quelques dizaines de circulations sans jamais compenser un tel taux de participation. Christophe Fanichet, patron de SNCF Voyageurs, jugeait la grève incompréhensible, formule habituelle qui n'a jamais fait revenir personne au travail.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-rouge\">\n<strong>La revendication n'était pas nouvelle</strong>\n<p>Les grévistes reprochaient à la direction de tarder à appliquer l'accord arraché lors du mouvement de fin décembre 2022, qui portait sur les primes de travail et le déroulé de carrière des contrôleurs. Quatorze mois s'étaient écoulés entre les deux grèves.</p>\n</aside>\n\n<h2>Un collectif né hors des syndicats</h2>\n\n<p>La particularité de ce conflit tient à son origine. Il a été porté par le CNA, un collectif de contrôleurs constitué sur les réseaux sociaux fin 2022, en marge des organisations traditionnelles. Ce fonctionnement rend la négociation plus difficile : il n'y a pas d'appareil syndical avec qui conclure, et un accord signé au sommet ne suffit pas à faire redescendre la pression.</p>\n\n<p>C'est le point que la direction a mis le plus de temps à intégrer. Négocier avec une profession organisée en collectif suppose de tenir les engagements dans le calendrier annoncé, faute de quoi le mouvement repart au premier week-end à fort enjeu. Février, avec les départs au ski, est précisément ce moment.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-violet\">\n<strong>La compensation, mode d'emploi</strong>\n<p>La SNCF a promis une remise exceptionnelle de 50 % sur un prochain trajet, à réserver dans le mois suivant. Un délai court, qui suppose d'avoir un déplacement déjà prévu : pour un voyageur occasionnel, le geste commercial restait largement théorique.</p>\n</aside>\n\n<p>Le conseil qui vaut pour tous les épisodes de ce type : consulter le plan de transport la veille au soir plutôt que le matin même, car il est ajusté jusqu'au dernier moment, et privilégier un départ décalé au jeudi ou au lundi quand le calendrier le permet. Les trains encadrant le week-end de grève étaient ceux où il restait de la place.</p>",
    "alternates": {
        "html": "https://www.ouestmedias.net/greve-sncf-previsions-de-trafic-pour-ce-week-end.html",
        "markdown": "https://www.ouestmedias.net/greve-sncf-previsions-de-trafic-pour-ce-week-end.md",
        "json": "https://www.ouestmedias.net/api/post/greve-sncf-previsions-de-trafic-pour-ce-week-end.json"
    },
    "site": {
        "name": "Ouest Médias",
        "url": "https://www.ouestmedias.net/"
    },
    "license": "Reproduction autorisée avec lien vers la source."
}