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    "content_markdown": "Korleon'Biz, la société qui éditait Nextlevel, a été placée en liquidation judiciaire le 27 septembre 2023. Le banc d'essai qui suit a été écrit quand la plateforme d'achat de liens positionnés était au sommet du marché français: il se lit désormais au passé, et cette fin brutale éclaire mieux le modèle que n'importe quel comparatif.\n\nL'annonce est tombée sur Twitter, signée Julien Jimenez, le fondateur. Quelques lignes sobres qui refermaient quatorze années d'activité et laissaient plusieurs centaines d'éditeurs de sites avec des factures impayées. Trois mois plus tôt, en juillet 2023, le même dirigeant avait publiquement reconnu des difficultés financières lourdes et pointé la cause: les précommandes, ce produit gratuit pour le client qui consistait à faire rédiger et publier des articles à l'avance, avaient coûté des centaines de milliers d'euros pour un retour très inférieur aux projections.\n\n> C'est avec regrets que je vous annonce la liquidation judiciaire de Korleon'Biz sur décision de justice. Malgré tout l'investissement, il n'a pas été possible d'envisager une autre issue que celle-ci. Je remercie profondément du fond du coeur chaque personne qui a pu collaborer de près ou de loin au cours de ces 14 dernières années.\n\nReste que Nextlevel avait apporté quelque chose de neuf au netlinking français, et que ce quelque chose survit chez ses concurrents. Le lien positionné, cette idée d'acheter un emplacement sur une page qui figure déjà dans les résultats de Google plutôt que sur un article fraîchement publié, a été popularisé par cette plateforme. Comprendre comment elle fonctionnait, ce qu'elle facturait et pourquoi elle a coulé reste utile à quiconque achète des liens aujourd'hui.\n\n  **À lire au passé**\n\nNextlevel n'est plus opérationnelle depuis l'automne 2023. Les tarifs, seuils et fonctionnalités décrits ci-dessous sont ceux relevés entre 2022 et le premier semestre 2023. Ils servent de point de comparaison avec les plateformes encore actives, pas de guide d'achat.\n\n## Le principe du lien positionné, la seule vraie idée neuve\n\nUn rappel s'impose sur la mécanique. Le référencement naturel repose sur trois piliers: la technique du site, la qualité de son contenu, et sa popularité, c'est-à-dire les liens que d'autres sites lui adressent. Ce troisième pilier est le plus difficile à travailler honnêtement, parce qu'il dépend de tiers. D'où l'existence d'un marché: les plateformes de netlinking mettent en relation ceux qui veulent des liens et ceux qui possèdent des sites capables d'en héberger.\n\nLe fonctionnement classique de ce marché, celui qu'appliquaient Ereferer, RocketLinks, Boosterlink, Paper.club ou Soumettre, consiste à commander un article sur un site partenaire, avec un lien vers la page de son choix. L'article est rédigé, publié, puis attend. Attend d'être indexé par Google, puis d'acquérir un minimum de crédit aux yeux du moteur. Julien Jimenez décrivait ce délai avec une précision de praticien.\n\n> J'estime que notre plateforme de vente de liens est la meilleure parce que quand tu achètes un lien chez nous, 24 à 48 heures plus tard, il est en ligne sur une page qui est elle-même déjà positionnée, connue de Google et appréciée par lui. Avant, quand on vendait des liens, on mettait 7 jours de rédaction, 7 jours de publication, 7 jours d'indexation. Ce qui nous emmenait à 21 ou 22 jours, sans compter le temps pour l'appréciation de Google qui nous poussait à 2 ou 3 mois.\n\nL'inversion proposée tenait en une phrase: au lieu de créer une page et d'espérer qu'elle se positionne, on achète un emplacement dans une page qui figure déjà dans le top 100 de Google sur des requêtes identifiées. La page a fait ses preuves, elle est indexée, elle reçoit du trafic, et le lien qu'on y insère hérite d'une partie de ce crédit dans un délai de quelques jours au lieu de quelques mois.\n\nSur le papier, l'argument tient. Un contenu positionné signale que le moteur lui accorde une confiance mesurable. Un lien posé dans ce contexte transmet davantage qu'un lien logé dans un article de 400 mots publié la veille sur un blog que personne ne lit. La difficulté, c'est de trouver ces pages, de savoir ce qu'elles valent et de convaincre leur propriétaire. C'est précisément le travail que la plateforme automatisait.\n\n## Nextlevel\n\n![Logo de la plateforme de netlinking Nextlevel](https://www.ouestmedias.net/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-pour-lachat-de-liens-positionnes-1.jpg)\n\nNextlevel est née en 2018 comme un outil interne. Korleon'Biz, agence de référencement naturel fondée à la fin des années 2000, avait développé ce système pour ses propres clients avant de l'ouvrir au public. Cette généalogie explique beaucoup de choses: l'interface était pensée par des consultants SEO pour des consultants SEO, avec le vocabulaire, les métriques et les raccourcis du métier, et une courbe d'apprentissage que les débutants trouvaient raide.\n\nLe catalogue annonçait plus de vingt millions de mots-clés positionnés, répartis sur les sites de l'agence et sur ceux d'éditeurs tiers ayant rejoint le programme partenaire. Chaque article vendable était scanné, ses positions relevées via SEMrush, et un algorithme maison en tirait un prix. Le calcul reposait sur le nombre de mots-clés positionnés, la profondeur de ces positions (top 10, top 30, top 90), un indice de puissance attribué à l'URL, et la catégorie du site hôte.\n\n  **Ce que l'achat comprenait**\n\nUn lien acheté sur Nextlevel était accompagné de 200 mots de texte rédigés gratuitement autour de l'ancre, pour thématiser l'insertion. L'éditeur s'engageait à maintenir le lien 24 mois et à le poser sous 10 jours. Les pages proposées ne devaient contenir aucun autre lien externe sortant, ce qui donnait à l'acheteur l'exclusivité de l'URL.\n\nCe détail des 200 mots offerts mérite qu'on s'y arrête, parce qu'il annonce la suite de l'histoire. Rédiger et publier gratuitement du contenu pour chaque commande, puis étendre le procédé aux précommandes automatiques, revenait à avancer des coûts de production sur la promesse d'une vente future. Le modèle a fonctionné tant que le taux de conversion tenait. Il a explosé quand ce taux s'est dégradé.\n\n### La concurrence du moment\n\nLe marché français du netlinking comptait alors une douzaine d'acteurs sérieux, avec des positionnements distincts. Ereferer misait sur le volume et les prix bas, avec un catalogue de blogs très large et une qualité inégale. RocketLinks et Getfluence visaient le haut de gamme et la presse en ligne, avec des tickets à plusieurs centaines d'euros. Paper.club se concentrait sur les médias établis. Semjuice jouait la carte du conseil et du filtrage manuel. Soumettre proposait une approche plus artisanale, Boosterlink un modèle mixte d'échange et d'achat.\n\nNextlevel occupait une niche à elle seule avec son critère de positionnement. Ses concurrents vendaient un emplacement sur un site, elle vendait un emplacement sur une page dont on connaissait les performances. La différence paraît subtile, elle change tout dans la façon de construire une campagne: on ne choisit plus un site parce qu'il a un bon indice de confiance global, on choisit une page parce qu'elle ranke sur un champ sémantique proche du sien.\n\nCette logique de la page plutôt que du domaine s'est répandue depuis dans tout le secteur, et les plateformes survivantes affichent aujourd'hui les positions de leurs URLs. C'est probablement l'héritage le plus solide de Nextlevel: elle a déplacé le standard du marché.\n\n## Acheter des liens et les règles de Google: la partie qu'on préfère taire\n\nUne mise au point s'impose avant d'entrer dans le détail de l'outil. L'achat de liens contrevient aux règles anti-spam de Google, qui qualifient explicitement de manipulation tout échange d'argent, de biens ou de services contre un lien de suivi. La sanction prévue va de la dévaluation silencieuse des liens concernés à une action manuelle affichée dans la Search Console, laquelle peut faire chuter un site du jour au lendemain.\n\nLa règle officielle veut qu'un lien payé porte l'attribut sponsored ou nofollow, ce qui annule précisément l'effet recherché. Autant dire que l'ensemble du marché du netlinking, en France comme ailleurs, fonctionne dans une zone que le moteur tolère sans l'approuver. Les plateformes n'en font pas mystère entre professionnels et restent évasives dans leur communication publique.\n\nLe risque n'est d'ailleurs jamais immédiat, ce qui explique qu'on le sous-estime. Les sanctions liées aux liens artificiels tombent rarement le mois de l'achat: elles arrivent lors d'une mise à jour de l'algorithme ou après un signalement, parfois deux ans plus tard, et le désaveu des liens ne rétablit pas toujours les positions perdues.\n\nCela posé, le marché existe, il pèse lourd, et le nier n'aide personne. Une campagne d'acquisition de liens raisonnable travaille la diversité des sources, étale les achats dans le temps, varie les ancres et évite les profils de liens qui hurlent l'artifice: cent liens en trois semaines, tous avec la même ancre exacte, sur des sites de la même famille. Nextlevel proposait d'ailleurs une génération automatique d'ancres non optimisées, signe que ses concepteurs connaissaient le problème.\n\nLe contraste est frappant avec les stratégies plus lentes que défendent certaines agences, celles qui misent sur la production de contenus référencés ou sur des partenariats éditoriaux. Un article de fond sur [l'hébergement web écologique](https://www.ouestmedias.net/hebergement-web-ecologique-un-investissement-rentable-a-long-terme.html) ou sur [cinq outils de marketing de contenu à petit budget](https://www.ouestmedias.net/5-outils-pour-du-marketing-de-contenu-efficace-avec-un-budget-limite.html) attirera des liens naturels pendant des années sans exposer le site à quoi que ce soit. Le netlinking payant accélère, il ne remplace pas.\n\n## Comment fonctionnait la plateforme\n\nNextlevel utilisait la même interface pour les deux versants du marché. Un compte pouvait être client (annonceur, acheteur de liens), partenaire (éditeur, vendeur d'emplacements), ou les deux, ce qui était le cas de la majorité des utilisateurs actifs. Cette symétrie était l'un des points forts de l'outil: on comprenait le métier de l'autre en utilisant le sien.\n\n### S'inscrire\n\nL'inscription se faisait en deux temps. Un formulaire d'entrée classique, puis une case à cocher pour ceux qui souhaitaient également vendre des liens.\n\n![Formulaire d'inscription à la plateforme Nextlevel](https://www.ouestmedias.net/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-dachat-de-liens-positionnes.png)\n\nLe formulaire détaillé demandait les informations de facturation, la structure juridique et, pour les partenaires, l'acceptation des conditions de vente. La validation n'était pas automatique: un membre de l'équipe vérifiait les comptes avant ouverture des droits.\n\n![Champs détaillés du formulaire d'inscription partenaire](https://www.ouestmedias.net/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-dachat-de-liens-positionnes-1.png)\n\nUne fois l'inscription validée, le tableau de bord donnait accès aux deux modules. Pour un acheteur découvrant l'outil, le premier réflexe utile consistait à créer un projet par site à travailler, avec son URL, son budget mensuel indicatif et les adresses destinataires des notifications. Cette organisation par projet évitait de se voir proposer des emplacements déjà achetés, ce qui devenait vite précieux au-delà d'une dizaine de sites suivis, notamment pour [une agence web toulousaine](https://www.ouestmedias.net/agence-web-toulouse.html) gérant des portefeuilles clients.\n\nUn accompagnement existait pour ceux qui n'avaient ni le temps ni la compétence de piloter leurs achats. Un gestionnaire de compte prenait alors la campagne en charge, avec un audit on site offert. L'accès à ce service supposait un budget minimum de 1000 euros par mois et un engagement de trois mois. En dessous de ce seuil, l'achat se faisait en autonomie complète.\n\n![Les trois formules d'accompagnement proposées: on site, off site et mode agence](https://www.ouestmedias.net/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-dachat-de-liens-positionnes-1-scaled.jpg)\n\nCette offre d'accompagnement rapprochait la plateforme d'un service d'agence, ce qui était cohérent avec ses origines. La question de savoir s'il est [toujours avantageux de travailler avec une agence SEO](https://www.ouestmedias.net/est-il-toujours-avantageux-de-travailler-avec-une-agence-seo.html) se posait d'ailleurs différemment ici: l'agence et l'outil appartenaient à la même maison, ce qui simplifiait la chaîne mais concentrait le risque, comme la suite l'a montré.\n\n### Acheter des liens: quatre portes d'entrée\n\nL'achat en autonomie s'organisait autour de quatre modes de recherche, présentés sur un même écran avec une aide contextuelle pour chaque option.\n\n![Barre de recherche proposant les modes mots-clés, domaine et page](https://www.ouestmedias.net/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-dachat-de-liens-positionnes-3-e1662126386692.png)\n\n#### La recherche par mots-clés\n\nLe cas d'usage le plus courant. Vous êtes onzième sur une requête qui compte pour vous, donc en haut de la deuxième page, invisible. Un lien vers cette page, pas nécessairement avec l'ancre exacte, suffit souvent à franchir la marche. On saisit le mot-clé, la plateforme remonte les articles de son catalogue déjà positionnés sur ce terme ou sur son champ proche. Les opérateurs plus et moins affinaient la requête.\n\nLes filtres disponibles faisaient la valeur de l'outil. On pouvait restreindre sur la correspondance exacte ou approchée du mot-clé, sur la position occupée dans Google et sur le volume de recherche, sur la qualité de l'article mesurée par son nombre de mots-clés positionnés du top 10 au top 90, sur l'indice de puissance de l'URL, et enfin sur le site hôte lui-même: catégorie or, argent ou bronze, et thématique déclarée.\n\n![Résultats de recherche par mot-clé avec les filtres de position et de prix](https://www.ouestmedias.net/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-dachat-de-liens-positionnes-4-e1662138026780.png)\n\nLe prix restait le filtre le plus utilisé, ce qui n'étonnera personne. Il variait selon tous les critères précédents et pouvait aller de quelques dizaines d'euros pour une page faiblement positionnée à plusieurs centaines pour une URL forte sur une thématique concurrentielle. Les secteurs les plus disputés, assurance, crédit, jeux d'argent, santé, affichaient logiquement les tarifs les plus élevés.\n\nLa commande demandait ensuite l'URL de destination, l'ancre souhaitée, un éventuel lien secondaire, des instructions au partenaire, le choix d'un texte plus long que les 200 mots inclus, et la date de publication voulue. Le lien secondaire est un détail qui mérite attention: il coûtait moins cher que le premier et permettait de pousser dans le même article une seconde page, ou de renforcer un ancien article qui vous liait déjà, technique dite du relink.\n\n  **Laissez la plateforme choisir l'ancre**\n\nLa sur-optimisation des ancres reste le signal le plus grossier d'un profil de liens artificiel. Nextlevel proposait un générateur d'ancres non optimisées: un clic sur l'icône d'ancre produisait une formulation neutre. Sur ce point, suivre la suggestion automatique valait mieux que placer son mot-clé exact pour la quinzième fois.\n\n[![Écran de commande d'un lien avec URL, ancre et instructions](https://www.ouestmedias.net/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-dachat-de-liens-positionnes-5.png)](https://www.ouestmedias.net/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-dachat-de-liens-positionnes-5.png)\n\nUn mot sur la thématisation, puisqu'elle revenait sans cesse dans les discussions d'utilisateurs. Les 200 mots ajoutés autour du lien servaient à créer un glissement sémantique entre le sujet de l'article hôte et celui de la page cible. Un article sur [la préparation d'une croisière en voilier](https://www.ouestmedias.net/comment-bien-preparer-sa-croisiere-en-voilier.html) peut ainsi accueillir proprement un lien vers une page d'assurance voyage, à condition que le paragraphe d'insertion fasse le pont. Mal fait, l'exercice donne ces paragraphes hors sujet que tout le monde reconnaît au premier coup d'oeil.\n\n#### La recherche par domaine\n\nCette entrée renversait la perspective: au lieu de partir d'un mot-clé, on saisissait l'adresse de son propre site. La plateforme listait alors les URLs positionnées de ce domaine, avec pour chacune les requêtes concernées, les positions actuelles et l'indice de puissance de la page.\n\n![Saisie d'un nom de domaine pour lister ses pages positionnées](https://www.ouestmedias.net/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-dachat-de-liens-positionnes-6-e1662201507656.png)\n\n![Liste des opportunités de liens détectées pour un domaine](https://www.ouestmedias.net/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-dachat-de-liens-positionnes-8-e1662201602123.png)\n\nL'intérêt: repérer d'un coup d'oeil les pages où l'effort sera le plus payant. La règle empirique que donnaient les utilisateurs chevronnés tenait en une ligne. Visez les pages situées autour de la position 11, celles qui campent en haut de la deuxième page de résultats. Le passage de la 11 à la 8 rapporte davantage de trafic que le passage de la 45 à la 30, pour un investissement comparable. Chercher [sur quels mots-clés une page consacrée aux accessoires de ceinture de voiture se positionne déjà](https://www.ouestmedias.net/accessoires-ceinture-voiture.html) permettait de cibler l'achat au lieu de tirer au hasard.\n\nL'écran affichait pour chaque URL du catalogue le nombre de mots-clés positionnés, la position dans le moteur et l'indice de puissance. Les informations sur le site hôte étaient données presque intégralement, à l'exception de l'URL elle-même, gardée confidentielle pour éviter que les acheteurs contournent la plateforme en démarchant directement les éditeurs. Cette opacité partielle agaçait, elle se comprenait.\n\n#### La recherche par page\n\nEncore plus fine, cette option prenait une URL précise, la vôtre ou celle d'un concurrent. Les métriques affichées étaient identiques à celles du mode domaine, mais l'outil indiquait en plus, pour chaque mot-clé identifié, s'il disposait d'articles disponibles positionnés sur ce terme.\n\nAnalyser l'URL d'un concurrent avant la sienne était un réflexe payant: on découvrait les requêtes sur lesquelles il vivait, et on pouvait décider d'attaquer ou de contourner. Le même raisonnement s'appliquait à des pages très différentes les unes des autres, qu'il s'agisse d'un comparatif d'[assurance jeune conducteur avec devis gratuits](https://www.ouestmedias.net/assurance-jeune-conducteur-comparateur-de-devis-gratuit.html) ou d'un guide sur [le prix d'un vélo électrique pour femme](https://www.ouestmedias.net/quel-est-le-prix-dun-velo-electrique-pour-femme.html): la mécanique de sélection ne changeait pas d'un secteur à l'autre.\n\n#### La recherche par thématique\n\n![Arborescence des rubriques thématiques du catalogue d'articles](https://www.ouestmedias.net/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-dachat-de-liens-positionnes-9.png)\n\nPour un site bien thématisé, obtenir des liens depuis des articles du même univers a du sens. Le catalogue était rangé en rubriques, de l'automobile au voyage en passant par la finance, la maison, la santé ou les loisirs. Un éditeur en manque d'inspiration pouvait aussi s'en servir à l'envers: parcourir les mots-clés présents en base donnait des idées d'articles à écrire pour répondre à une demande existante, qu'il s'agisse de [payer moins cher sa croisière en Méditerranée](https://www.ouestmedias.net/r-payer-moins-cher-sa-croisiere-en-mediterranee.html) ou de [gagner de la place dans sa valise](https://www.ouestmedias.net/5-astuces-pour-gagner-de-la-place-dans-votre-valise.html).\n\n#### Le branchement à la Search Console\n\nLa base de Nextlevel connaissait votre site à travers des données tierces, principalement SEMrush. Google, lui, dispose de données de première main dans la Search Console, plus fraîches et plus complètes, notamment sur la longue traîne. La plateforme proposait donc de s'y connecter.\n\n![Connexion de la plateforme à la Google Search Console](https://www.ouestmedias.net/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-dachat-de-liens-positionnes-13-e1662203760310.png)\n\nUne fois l'autorisation donnée, l'outil listait vos pages indexées et leurs positions réelles, avec des filtres par nombre de clics, position moyenne et volume d'impressions. Le croisement avec le catalogue se faisait automatiquement: pour chaque page, la plateforme indiquait si elle avait des articles à proposer sur les mots-clés correspondants.\n\n![Liste des pages remontées depuis la Search Console avec leurs positions](https://www.ouestmedias.net/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-dachat-de-liens-positionnes-12-e1662203850956.png)\n\nUn second onglet regroupait les pages orphelines, celles pour lesquelles aucun article n'était disponible. C'est là qu'intervenait le système de précommande, et c'est aussi là que se trouvait la faille financière qui a fini par emporter l'entreprise.\n\nUne remarque de méthode s'impose ici: une recherche qui ne remonte rien tient plus souvent à une requête trop étroite qu'à un catalogue vide. Les synonymes, le pluriel, la longue traîne, une reformulation en langage courant changent souvent le résultat. Beaucoup d'utilisateurs lançaient une précommande alors que l'article existait déjà sous un autre libellé.\n\n### Les précommandes, l'idée séduisante qui a coulé la maison\n\nLe mécanisme: un client ne trouve pas d'article positionné sur le mot-clé qu'il vise. Il enregistre une précommande. Les partenaires de la plateforme voient passer cette demande et peuvent rédiger un article dédié sur leur propre site. Dès que l'article obtient une position dans Google, relevée automatiquement, le client est averti par e-mail et peut acheter le lien.\n\n![Écran de création d'une précommande d'article](https://www.ouestmedias.net/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-dachat-de-liens-positionnes-16.png)\n\nL'interface avait été refondue en 2022 pour simplifier la saisie. On sélectionnait le projet concerné, puis on remplissait quelques champs: le mot-clé principal, par exemple [choisir une croisière en Méditerranée](https://www.ouestmedias.net/choisir-une-croisiere-en-mediterranee.html), des mots-clés secondaires facultatifs pour orienter la longue traîne, une catégorie principale qui déclenchait la notification des partenaires concernés, et le nombre d'articles souhaités à titre indicatif. Jusqu'à dix précommandes pouvaient être lancées d'un coup.\n\n![Récapitulatif des précommandes enregistrées, affichées en vert](https://www.ouestmedias.net/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-dachat-de-liens-positionnes-15.png)\n\nUne précommande enregistrée apparaissait en vert, et un bouton en haut de page lançait l'ensemble. La durée de vie était de quatre mois, renouvelable en un clic après notification, et l'on pouvait y mettre fin soi-même si le besoin avait été couvert entre-temps. La plateforme annonçait que plus de 90 % des précommandes finissaient achetées, taux qui expliquait la confiance placée dans ce produit.\n\n  **90 % d'achat, et pourtant un gouffre**\n\nLe taux de conversion affiché ne disait rien du délai. Entre la rédaction avancée par la plateforme et la vente du lien, il pouvait s'écouler plusieurs mois, pendant lesquels les frais étaient déjà payés. Un produit peut afficher un excellent taux de transformation et détruire une trésorerie: c'est exactement ce qui s'est produit.\n\nDes plateformes de contenu s'étaient d'ailleurs engouffrées dans la brèche, en proposant des lots d'articles préparés spécialement pour répondre aux précommandes récurrentes de Nextlevel. Beem Express avait une page dédiée à ces packs, qui partaient très vite tant la demande des partenaires était forte. Tout un petit écosystème vivait autour de la plateforme, ce qui donne la mesure de ce que sa disparition a provoqué.\n\n## Vendre des liens: le versant éditeur\n\nL'autre moitié de la plateforme intéressait les propriétaires de sites, qui monétisaient leur audience en accueillant des liens. C'est de ce côté que se trouvaient les créanciers au moment de la liquidation, et c'est aussi de ce côté que le fonctionnement était le plus instructif.\n\n### Soumettre un site et passer la validation\n\nTout site candidat passait par une vérification manuelle. Le cahier des charges, précisé dans les conditions générales, tenait en quatre points.\n\n- Vingt domaines référents minimum, mesurés sur Majestic ou Seobserver.\n- Une présentation soignée: favicon présent, images dans les articles, logo, mise en page propre.\n- Au moins cinq articles publiés, la présence de mots-clés positionnés n'étant pas exigée à ce stade.\n- Peu de liens sortants dans les pages, condition la plus discriminante puisque seules les pages sans lien externe étaient éligibles à la vente.\n\nCe dernier critère mérite d'être souligné, car il piégeait beaucoup de candidats. Un site qui truffe ses articles de liens externes, même vers des sources légitimes, se retrouvait avec un inventaire vendable proche de zéro. Les éditeurs habitués à citer [les annuaires de liens](https://www.ouestmedias.net/referencement-comment-utiliser-les-annuaires-de-liens.html) ou des sources externes dans chaque texte découvraient que leur pratique éditoriale les excluait du marché.\n\n![Formulaire d'ajout d'un site partenaire avec ses options de soumission](https://www.ouestmedias.net/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-dachat-de-liens-positionnes-14-e1662214852265.png)\n\nLa soumission offrait plusieurs options: proposer l'intégralité du site, ou seulement une sélection d'URLs transmise via un sitemap ou un simple fichier texte. Cette seconde voie servait dans deux cas. Les sites très volumineux, dont le nombre d'articles mettait le robot d'exploration de Nextlevel en difficulté. Et ceux qui souhaitaient réserver certaines pages, pages commerciales ou contenus sensibles, en les excluant d'emblée plutôt qu'en refusant les commandes une à une.\n\nUn site mis en attente d'améliorations pouvait être resoumis après correction. L'ensemble du parc se retrouvait dans le menu partenaires, avec le statut de chacun.\n\n### Le classement bronze, argent, or\n\nComme pour l'achat, les sites vendeurs étaient rangés par catégories, qui déterminaient directement les prix de vente.\n\n1. Bronze: 20 domaines référents.\n2. Argent: 60 domaines référents, avec au minimum 2 000 mots-clés positionnés.\n3. Or: 100 domaines référents au minimum, et un trafic régulier de 10 000 visiteurs par mois.\n\nLe classement était figé au moment de la validation initiale. Un site qui progressait ensuite, gagnait des domaines référents et du trafic, restait dans sa catégorie d'origine tant que son propriétaire ne demandait pas de révision. L'absence de réévaluation automatique était l'un des reproches les plus fréquents adressés à la plateforme, et il était justifié: personne ne pense à réclamer une révision de tarif, alors que tout le monde constate une baisse de revenus.\n\nConcrètement, un site passé de 25 à 80 domaines référents en dix-huit mois continuait de vendre au tarif bronze tant que son propriétaire n'écrivait pas au support. Sur un parc de dix sites, l'oubli représentait plusieurs centaines d'euros de manque à gagner chaque mois. La demande prenait deux minutes et presque personne ne la faisait.\n\n### Répondre aux commandes des clients\n\nLes partenaires recevaient chaque mois un e-mail listant les demandes en cours, avec une indication sur les annonceurs à budget conséquent. La logique était simple à énoncer et exigeante à appliquer: pour gagner de l'argent, il fallait écrire au plus près des besoins exprimés par les acheteurs.\n\nUn site déjà pourvu d'articles indexés sur les bons mots-clés répondait mécaniquement à une partie de la demande. Pour le reste, il fallait produire. Plus un article accumulait de mots-clés positionnés, plus sa probabilité d'être acheté montait, et plus son prix grimpait. Les thématiques les plus demandées suivaient les secteurs qui investissent en SEO: assurance, finance, immobilier, voyage, automobile, et une longue queue de sujets grand public allant de [où acheter des accessoires d'intérieur de voiture](https://www.ouestmedias.net/ou-acheter-accessoires-interieur-voiture.html) jusqu'aux applications de rencontre, avec des demandes régulières sur des requêtes comme [l'application de rencontre Clover](https://www.ouestmedias.net/clover-rencontre.html) ou [les meilleurs sites de rencontres gratuites pour seniors](https://www.ouestmedias.net/rencontres-de-seniors-gratuites-les-meilleurs-sites.html).\n\nLa séquence opérationnelle tenait en quatre étapes.\n\n1. Repérer dans la liste le mot-clé qui correspond à votre thématique.\n2. Rédiger l'article sur votre site.\n3. Attendre qu'il obtienne une position dans Google, relevée automatiquement via SEMrush, ce qui déclenche l'alerte au client.\n4. Laisser l'algorithme fixer le prix, comme pour n'importe quelle autre URL du catalogue.\n\nLe tableau de bord partenaire affichait les URLs vendables avec leur prix et leurs mots-clés. Quand un prix paraissait trop bas, deux leviers existaient: enrichir l'article pour élargir son empreinte sémantique, ou fixer un prix plancher en attendant que les positions montent. Les URLs marquées invendables étaient presque toujours celles qui contenaient un lien sortant oublié.\n\n### Les précommandes automatiques\n\nDernière fonctionnalité déployée, et la plus révélatrice de la stratégie de la maison. Nextlevel connaissait mieux que quiconque les besoins de ses clients, puisqu'elle en tenait le carnet. Elle proposait donc aux partenaires d'insérer gratuitement sur leur site un contenu court de 500 mots, rédigé par la plateforme, répondant à un mot-clé effectivement demandé. Il suffisait d'activer l'option site par site.\n\nL'URL ne devait pas être modifiée, mais le partenaire gardait la main sur le texte et pouvait l'enrichir. Tant que l'article n'était pas vendu, il ne coûtait rien. S'il trouvait preneur, 15 euros hors taxes étaient déduits des gains au moment de la vente du lien.\n\n![Animation montrant l'activation des précommandes automatiques sur un site partenaire](https://www.ouestmedias.net/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-dachat-de-liens-positionnes.gif)\n*L'activation des précommandes automatiques, site par site*\n\nUn plugin WordPress complétait le dispositif: publication automatique du texte fourni par l'annonceur, accès direct aux précommandes, gain de temps considérable pour les éditeurs gérant plusieurs dizaines de sites. Son principal défaut tenait à son périmètre, puisqu'il n'existait que pour WordPress, ce qui excluait les sites sous d'autres systèmes.\n\nRédiger et publier gratuitement à grande échelle sur la promesse d'une vente future revient à financer un stock avec sa propre trésorerie. En juillet 2023, Julien Jimenez chiffrait à plusieurs centaines de milliers d'euros les avances consenties pour la rédaction et la publication des précommandes, avec un retour très inférieur aux prévisions. C'est la cause qu'il a lui-même désignée publiquement.\n\n### Gains, crédits et paiements\n\nDeux sorties existaient pour les revenus d'un partenaire. La conversion en crédits, majorée d'un bonus de 10 %, servait à racheter des liens ou des sites sur la plateforme. Le virement bancaire classique était possible à partir de 200 euros de gains, contre édition d'une facture.\n\nCe système de crédits mérite un examen rétrospectif. Un bonus de 10 % pour laisser son argent dans la maison relève d'une pratique commerciale banale tant que la trésorerie est saine. En juillet 2023, ce bonus est monté à 20 %, au moment précis où l'entreprise annonçait ses difficultés et retardait les paiements. Les partenaires qui ont accepté cette offre ont converti des créances exigibles en avoirs sur une société qui a été liquidée deux mois plus tard. La leçon vaut pour tout le secteur.\n\n### L'achat de sites clés en main\n\nNextlevel avait ouvert en mars 2022, en bêta, un service de vente de sites internet prêts à l'emploi. Des sites non pénalisés, dotés d'une ancienneté réelle, d'au moins vingt domaines référents et d'articles déjà conçus pour la vente de liens. Les premiers prix démarraient à 99 euros.\n\n![Page de vente de sites internet clés en main sur la plateforme](https://www.ouestmedias.net/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-dachat-de-liens-positionnes.jpg)\n\nL'argument le plus entendu chez les acheteurs n'était pas le site lui-même mais l'accès qu'il ouvrait: en devenant partenaire, on entrait sur le serveur Discord de la communauté. Bourse aux noms de domaine expirés, retours d'expérience, entraide technique, veille sur les mises à jour de l'algorithme: le contenu échangé là valait, de l'avis général, largement les 99 euros d'entrée. Beaucoup de SEO indépendants ont acheté un site uniquement pour cette raison.\n\n## Le prix des liens: ce que ça coûtait vraiment\n\nÉtablir une grille précise est impossible, puisque le tarif sortait d'un algorithme croisant une demi-douzaine de variables. Les ordres de grandeur relevés par les utilisateurs en 2022 et 2023 permettent toutefois de situer le marché.\n\nUn lien sur une page bronze, positionnée sur des requêtes de faible volume, se négociait dans une fourchette basse, de l'ordre de quelques dizaines d'euros. Une page argent bien placée sur des requêtes commerciales montait à un ou deux cents euros. Les URLs or, positionnées dans le top 10 sur des mots-clés concurrentiels, dépassaient largement ce seuil et atteignaient plusieurs centaines d'euros. Le lien secondaire, acheté dans le même article, coûtait sensiblement moins cher, ce qui en faisait la meilleure affaire du catalogue pour qui savait s'en servir.\n\nComparer les plateformes au prix du lien n'a pourtant pas grand sens. Le seul indicateur qui compte est le coût par position gagnée. Un lien à 300 euros sur une page qui vous fait passer de la onzième à la sixième place rapporte davantage qu'une série de dix liens à 30 euros posés sur des pages sans trafic. Ce qui se mesure sur trois mois, c'est le déplacement des positions, pas le nombre de liens acquis.\n\nÀ budget contraint, la stratégie payante consistait à concentrer les achats sur trois ou quatre pages proches du seuil de la première page, plutôt que de saupoudrer sur vingt URLs. Cette discipline vaut toujours, quelle que soit la plateforme utilisée aujourd'hui, et elle s'applique aussi bien à un site de e-commerce qu'à un blog spécialisé dans [les jeux crypto sur mobile](https://www.ouestmedias.net/jeux-crypto-mobile.html) ou à un cabinet expliquant [le rôle du droit social](https://www.ouestmedias.net/quel-est-le-role-du-droit-social.html).\n\n## Monter une campagne d'acquisition de liens, méthode\n\nL'outil ne dispense pas de la méthode, et c'est probablement ce que la plupart des acheteurs ont mal compris. Une plateforme donne accès à un inventaire, elle ne décide ni des pages à pousser, ni du rythme, ni du budget. Voici la démarche que suivaient les utilisateurs qui obtenaient des résultats, dans l'ordre où ils l'appliquaient.\n\nPremière étape, l'inventaire de ses propres pages. On liste les URLs qui apportent déjà du trafic, celles qui en apportaient et n'en apportent plus, et celles qui visent une requête commerciale sans jamais avoir décollé. Ce tri se fait avec la Search Console et un outil de suivi de positions. Sans lui, on achète à l'aveugle, ce qui revient à arroser un jardin dans le noir.\n\nDeuxième étape, la sélection des cibles. Trois catégories méritent l'investissement. Les pages entre la huitième et la quinzième position, qui demandent un coup de pouce pour basculer dans la zone visible. Les pages qui reçoivent des impressions sans clics, signe qu'elles apparaissent mais trop bas. Et les pages neuves sur des requêtes accessibles, à condition qu'elles soient déjà bien construites. Les pages au-delà de la cinquantième position sur des requêtes très disputées relèvent d'un autre chantier: elles ont un problème de contenu ou de structure qu'aucun lien ne réglera.\n\nTroisième étape, la définition du budget mensuel et de sa durée. Une campagne de netlinking se juge sur six mois minimum, parce que le moteur met du temps à intégrer les nouveaux signaux, même sur des pages positionnées. Un budget de 300 euros par mois pendant six mois produit davantage qu'un budget de 1 800 euros dépensé en trois semaines, pour une raison simple: le second dessine une courbe d'acquisition que rien ne justifie naturellement.\n\n### Combien de liens, à quel rythme\n\nLa question revient dans toutes les discussions et n'a pas de réponse universelle, mais elle a des repères. Le point de départ n'est pas votre ambition, c'est le profil de liens de ceux qui occupent déjà les positions convoitées. Si les trois premiers résultats disposent chacun de quarante à soixante domaines référents et que vous en avez huit, aucun rattrapage ne se fera en un trimestre. À l'inverse, sur une requête locale ou de niche où les premiers ont cinq liens, deux ou trois acquisitions bien placées suffisent parfois.\n\nLe rythme compte autant que le volume. Un site qui gagne deux à cinq domaines référents par mois de façon régulière raconte une histoire crédible. Un site qui en gagne quarante en février puis zéro pendant huit mois raconte autre chose. Les plateformes permettaient d'ailleurs de programmer une date de publication, fonction sous-utilisée qui servait exactement à cela: étaler les publications au lieu de les concentrer.\n\nLa proportion entre pages profondes et page d'accueil mérite aussi réflexion. Un profil naturel comporte des liens vers la page d'accueil, vers des articles, vers des pages de catégories. Un profil qui pointe exclusivement vers trois fiches produits commerciales se remarque sans effort. Les acheteurs avertis consacraient une part de leur budget à des liens vers des contenus non marchands, précisément pour équilibrer l'ensemble.\n\n### Le choix des ancres, là où tout se joue\n\nL'ancre, ce texte cliquable qui porte le lien, est la variable la plus mal maniée du netlinking. La tentation est de placer le mot-clé exact à chaque fois, puisque c'est le terme sur lequel on veut monter. Cette pratique, efficace il y a quinze ans, est devenue le marqueur le plus grossier de la manipulation.\n\nUn profil d'ancres crédible se compose majoritairement de formulations neutres: le nom de la marque, l'adresse du site, des expressions de renvoi comme voir cette page ou lire l'article, des titres complets d'articles. Le mot-clé exact ne représente qu'une petite fraction de l'ensemble, et il est le plus souvent inséré dans une phrase plus longue plutôt que seul. Le générateur d'ancres neutres de la plateforme allait dans ce sens, et il valait mieux le suivre que se croire plus malin que lui.\n\nReste la question du contexte d'insertion. Un lien qui apparaît dans le premier tiers d'un article, entouré d'un paragraphe qui traite réellement du sujet visé, ne vaut pas la même chose qu'un lien collé en fin de texte dans une phrase générique. Les 200 mots fournis avec chaque commande servaient à cela, à condition d'écrire des instructions précises au partenaire. Ceux qui laissaient le champ vide obtenaient des paragraphes passe-partout, et ils s'en plaignaient ensuite.\n\n## Ce qu'un lien acheté peut faire, et ce qu'il ne fera pas\n\nUne mise au point honnête sur les attentes évite bien des déceptions. Un lien, même excellent, agit sur un seul des trois piliers du référencement. Il pèse sur la popularité perçue de la page cible, il ne corrige ni un problème technique ni un contenu insuffisant.\n\nCe qu'il fait bien: **déplacer une page déjà bien construite qui plafonne à quelques rangs de la zone visible**. C'est le cas d'usage où le retour se mesure le plus nettement, parce que le passage de la deuxième à la première page de résultats multiplie le trafic d'un facteur qui se compte en unités, pas en pourcentages. C'est aussi le cas où le budget est le mieux employé, puisque le travail préparatoire a déjà été fait.\n\nCe qu'il fait mal: sortir une page de nulle part. Une URL publiée depuis trois semaines, sans historique, sur une requête tenue par des sites installés depuis dix ans, ne bascule pas parce qu'on lui achète quatre liens. Le moteur regarde bien d'autres signaux, à commencer par le comportement des internautes qui atterrissent dessus. Beaucoup d'acheteurs déçus étaient dans cette configuration et attribuaient à la plateforme un échec qui tenait à leur propre calendrier.\n\nCe qu'il ne fait pas du tout: réparer une pénalité, compenser un contenu dupliqué, accélérer un site lent, ou remplacer une offre commerciale peu convaincante. Le référencement amène des visiteurs, il ne transforme pas. Un site qui convertit à 0,3 % avec cent visiteurs convertira toujours à 0,3 % avec mille, et le budget netlinking aurait été mieux employé sur les pages produits.\n\n### Le cas particulier des sites récents\n\nPour un site de moins de six mois, la question mérite d'être posée franchement: faut-il acheter des liens? La réponse raisonnable est non, ou très peu. Un site jeune qui accumule rapidement des liens payants dessine exactement le profil que les systèmes de détection cherchent. Les premiers mois se travaillent autrement: produire une trentaine de contenus solides, obtenir quelques mentions naturelles, soigner le maillage interne, s'assurer que tout est indexé.\n\nLe netlinking payant prend son sens quand un site a déjà des positions à défendre et des pages qui approchent du seuil. Autrement dit, il accélère une dynamique existante et ne la crée pas. Les référenceurs expérimentés le formulaient volontiers ainsi: **on achète des liens pour transformer un essai, pas pour entrer sur le terrain**.\n\nUne exception existe pour les sites de niche sur des requêtes peu disputées, où deux ou trois liens bien choisis peuvent effectivement suffire à prendre la tête. Encore faut-il avoir vérifié la faiblesse de la concurrence avant de dépenser, ce qui prend une heure d'analyse et évite parfois de dépenser des centaines d'euros pour rien.\n\n## Cinq erreurs qui revenaient chez les acheteurs\n\nLes échanges entre utilisateurs, sur le Discord de la plateforme comme dans les forums spécialisés, faisaient remonter toujours les mêmes fautes de débutant. Elles n'ont rien perdu de leur actualité.\n\n- **Acheter avant d'avoir corrigé la page cible.** Un lien pointant vers une page mal structurée, sans titre pertinent, sans contenu suffisant, ne fait que révéler sa faiblesse plus vite. On répare d'abord, on pousse ensuite.\n- Se fier au seul indice de puissance affiché. Ces scores, calculés par des outils tiers, se manipulent et ne disent rien du trafic réel. Une page à fort indice sans aucune visite qualifiée n'apporte pas grand-chose.\n- Répéter la même ancre exacte sur dix achats successifs, souvent parce que c'est le champ le plus simple à remplir.\n- Négliger le lien secondaire, qui coûtait moins cher et permettait de renforcer un article ancien pointant déjà vers le site, technique du relink que les utilisateurs expérimentés employaient systématiquement.\n- Ne rien mesurer. Sans relevé de positions avant achat et sans suivi mensuel, il devient impossible de savoir ce qui a marché, donc de reproduire l'opération.\n\nLa dernière erreur est la plus coûteuse, parce qu'elle empêche d'apprendre. Un tableau de suivi tout simple, avec la date d'achat, l'URL cible, l'ancre, le prix payé et la position relevée à J+30, J+60 et J+90, suffit à transformer une dépense en investissement documenté. Cet exercice révèle souvent que 20 % des liens ont produit 80 % du mouvement, et il oriente les achats suivants.\n\n## Où sont partis les utilisateurs après la fermeture\n\nLa fermeture a redistribué le marché en quelques semaines. Les acheteurs se sont reportés sur les plateformes généralistes encore actives, avec un critère nouveau dans leur grille de choix: la solidité financière de l'intermédiaire. Les questions posées aux commerciaux ont changé de nature, on s'est mis à interroger les délais de paiement aux éditeurs, le mode de détention des fonds, l'ancienneté de la société.\n\nLes éditeurs, eux, ont massivement diversifié. Beaucoup se sont inscrits sur trois ou quatre plateformes au lieu d'une, ont commencé à démarcher en direct, ou se sont tournés vers d'autres modes de valorisation de leur audience. Certains ont profité de l'épisode pour sortir complètement de la vente de liens, jugeant le modèle trop dépendant d'un moteur qui pourrait en changer les règles du jour au lendemain.\n\nLe concept de lien positionné, lui, a survécu à son inventeur commercial. Toutes les plateformes sérieuses affichent désormais les positions et les mots-clés des URLs qu'elles proposent, et plusieurs ont repris jusqu'au vocabulaire employé par Nextlevel. Une idée juste finit toujours par se diffuser, même quand la société qui la portait disparaît.\n\n## Mon avis, écrit avant la chute\n\nLe jugement porté sur l'outil pendant ses années d'activité était favorable, et il le reste sur le plan technique. Autant l'assumer plutôt que de réécrire l'histoire: Nextlevel était la plateforme la mieux conçue de son marché.\n\n### Les points forts\n\n1. Une interface symétrique, qui servait aussi bien l'acheteur que l'éditeur, avec les mêmes métriques des deux côtés. Rare dans un secteur où les vendeurs découvrent souvent leurs conditions après coup.\n2. Le critère du positionnement, appliqué avec rigueur, qui donnait un sens concret au prix affiché. On savait ce qu'on payait et pourquoi.\n3. Des fonctions inédites au moment de leur sortie, précommandes classiques puis automatiques, plugin WordPress, branchement à la Search Console, générateur d'ancres neutres.\n4. Une communauté Discord d'une densité rare, qui a formé une génération entière de référenceurs indépendants.\n\nLa contrepartie de cette richesse était une prise en main difficile. La plateforme parlait le langage du métier: indice d'URL, RD, top 90, glissement sémantique, relink. Un artisan qui voulait pousser trois pages de son site s'y perdait, et l'aide en ligne, pourtant fournie, ne compensait pas entièrement. Une démonstration commentée était proposée à ceux qui la demandaient, et elle changeait beaucoup de choses.\n\n### Les points à améliorer\n\n1. Le classement des sites, figé après validation, sans réévaluation périodique malgré l'évolution du trafic et des domaines référents.\n2. Le robot d'exploration, parfois trop rapide, qui mettait en difficulté les hébergements modestes et obligeait à passer par un fichier d'URLs.\n3. L'opacité sur la commission prélevée quand la rédaction était assurée par la plateforme plutôt que par le partenaire: le partage n'était indiqué nulle part clairement.\n4. Une communication trop optimiste sur les précommandes, présentées comme un produit sans risque alors qu'elles reposaient sur une avance de trésorerie considérable.\n\nCe dernier point n'était pas perçu comme un défaut à l'époque. Il apparaît rétrospectivement comme le signal qu'il fallait lire. Un service gratuit pour les deux parties, financé par l'intermédiaire, ne tient que si la conversion est rapide. La plateforme mesurait un taux d'achat de 90 %, elle ne communiquait pas sur le délai moyen entre l'avance et l'encaissement.\n\n## La chute de Korleon'Biz, étape par étape\n\nLes premiers signaux publics datent du printemps 2023. Le site Rubypayeur, qui recense les incidents de paiement signalés par les entreprises, affiche alors une mention explicite concernant la société.\n\n> Cette société a fait l'objet d'au moins une procédure de recouvrement sur Rubypayeur. Les factures concernées n'ayant, à ce jour, pas été soldées, les retards de paiement ont été signalés par nos membres.\n\nSur les forums et le Discord, les témoignages de partenaires attendant leurs virements se multiplient au deuxième trimestre. Les délais passent de quelques semaines à plusieurs mois. Certains éditeurs, dont les revenus Nextlevel constituaient une part significative de leur activité, se retrouvent en difficulté personnelle.\n\nLe 4 juillet 2023, Julien Jimenez publie sur Twitter un message qui reconnaît la situation.\n\n> Vous l'aurez compris, Korleon'Biz et NextLevel rencontrent d'importantes difficultés financières qui, malheureusement, impactent directement nos partenaires. Des décisions viennent d'être prises et un plan comptable est en train d'être déployé pour que chacun puisse être payé dans les meilleurs délais. Soyez assurés que nous faisons tout notre possible pour remonter la pente le plus rapidement possible. Dans cette perspective, nous vous offrons 20 % de crédit supplémentaire si vous transformez vos gains en crédits.\n\nLe même fil désigne la cause. Les précommandes, ce produit qui consistait à rédiger et publier gratuitement des articles sur les sites partenaires, ont coûté des sommes considérables pour un retour sur investissement très faible. Le dirigeant parle d'une mauvaise estimation du rendement, d'un produit qu'il croyait déterminant, et d'une erreur qui a coûté très cher à l'agence. Il propose des rendez-vous téléphoniques et s'engage à signer avec chaque partenaire un document précisant un échéancier de paiement.\n\n  **Un signal à connaître pour la prochaine fois**\n\nQuand une plateforme propose un bonus majoré pour convertir des sommes dues en crédits internes, elle transforme une dette exigible en avoir non garanti. Le geste soulage sa trésorerie et transfère le risque au créancier. En cas de liquidation, un crédit interne ne vaut rien, alors qu'une facture impayée ouvre au moins droit à une déclaration de créance.\n\nLa suite est allée vite. Le 27 septembre 2023, la liquidation judiciaire est prononcée. L'annonce publique tombe le lendemain. Quatorze ans d'activité s'arrêtent, la plateforme ferme, et les partenaires non payés deviennent créanciers d'une procédure collective, avec les perspectives de recouvrement que l'on connaît dans ce type de dossier: les salariés et les organismes sociaux passent avant, les fournisseurs viennent loin derrière.\n\n### Ce que les éditeurs auraient dû faire, et ce qu'il faut faire aujourd'hui\n\nLe naufrage a servi de leçon collective au petit monde du référencement français. Quelques principes en sont ressortis, applicables à n'importe quelle plateforme d'intermédiation.\n\n- Ne jamais laisser une seule plateforme représenter plus du tiers de ses revenus d'éditeur. La diversification coûte du temps de gestion, elle évite la dépendance.\n- Encaisser dès que le seuil de virement est atteint, sans laisser filer les soldes. Un compte créditeur chez un intermédiaire n'est pas de l'épargne.\n- Se méfier des offres de conversion en crédits assorties d'un bonus inhabituel, surtout quand elles arrivent en même temps que des retards de paiement.\n- Facturer en bonne et due forme et relancer par écrit, ce qui conditionne toute action ultérieure et permet la déclaration de créance auprès du mandataire judiciaire dans les deux mois suivant la publication au Bodacc.\n- Surveiller les signaux publics: mentions sur les sites de recouvrement, retards signalés par d'autres, changements de discours commercial.\n\nDu côté des acheteurs, la disparition a eu un effet moins dramatique mais réel. Les liens achetés étaient garantis 24 mois par contrat. La liquidation de l'intermédiaire ne supprime pas mécaniquement les liens, qui restent sur les sites des éditeurs, mais elle supprime tout recours en cas de retrait. Plusieurs acheteurs ont constaté des disparitions dans les mois qui ont suivi, sans interlocuteur pour faire appliquer l'engagement.\n\n  **Auditez vos liens deux fois par an**\n\nUn contrôle semestriel des liens acquis, page par page, prend une demi-journée pour un portefeuille de cent liens. Il détecte les retraits, les passages en nofollow, les articles dépubliés et les sites disparus. Sans ce suivi, un budget netlinking s'évapore sans que personne ne s'en aperçoive.\n\nUne dernière remarque sur le calendrier des démarches. La déclaration de créance se fait auprès du mandataire judiciaire désigné, dans un délai de deux mois à compter de la publication du jugement au Bodacc, et le formulaire ne demande rien d'insurmontable: identité du créancier, montant réclamé, nature de la créance, pièces justificatives. Passé ce délai, la créance est forclose sauf relevé de forclusion accordé par le juge-commissaire, procédure incertaine dont l'issue dépend entièrement de la capacité du créancier à prouver qu'il n'a pas été informé en temps utile. Les éditeurs qui ont laissé passer cette échéance, souvent par découragement, ont perdu jusqu'à la possibilité théorique d'être payés au terme des opérations de liquidation.\n\n## Zolly, la mascotte\n\n![Zolly, le zèbre mascotte de la plateforme Nextlevel](https://www.ouestmedias.net/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-pour-lachat-de-liens-positionnes-1.png)\n\nUn zèbre nommé Zolly servait d'emblème à la plateforme, présent sur le site, sur les supports de communication et sur le compte Twitter de la marque. Le choix de l'animal était expliqué par le pelage: chaque zèbre porte des rayures uniques, aucun individu n'est identique à un autre, image censée renvoyer à la singularité du positionnement de chaque page vendue.\n\nLe détail que la marque aimait rappeler: le zèbre n'est pas blanc rayé de noir, mais noir rayé de blanc, sa peau étant sombre sous le pelage. Zolly était donc noir et blanc dans cet ordre. Petite anecdote zoologique devenue élément d'identité, elle a fait le tour des présentations commerciales pendant cinq ans, et elle reste attachée au souvenir de la plateforme dans la communauté.\n\n## Ce que le référencement naturel doit à ce genre d'outils\n\nPrendre du recul sur cet épisode oblige à revenir aux fondamentaux. Le référencement naturel désigne l'ensemble des pratiques qui améliorent la position d'un site dans les pages de résultats des moteurs. Trois objectifs le résument: placer les pages sur les requêtes visées, augmenter le trafic qui en découle, et rendre le site visible auprès d'une audience qui ne le connaît pas encore.\n\nLes leviers se rangent en trois familles. Le travail technique porte sur le temps de chargement, la structure des URLs, le passage en HTTPS, la lisibilité du code pour les robots d'exploration, la gestion des redirections et des erreurs. Le travail éditorial porte sur la profondeur des contenus, la richesse du vocabulaire, la structure des titres et l'absence de duplication. Le travail de popularité porte sur les liens entrants, sujet de cet article.\n\nUne agence de référencement intervient sur les trois, avec des méthodes documentées: audit technique, audit sémantique pour identifier les requêtes accessibles, plan de contenu, puis campagne d'acquisition de liens. Le détail de ce que fait [une agence SEO en matière de référencement](https://www.ouestmedias.net/une-agence-seo-referencement.html) varie selon les structures, et le choix d'un prestataire spécialisé sur un système de gestion de contenu précis, comme [une agence SEO WordPress](https://www.ouestmedias.net/agence-seo-wordpress-comment-obtenir-des-resultats.html), change la nature des recommandations techniques.\n\n![Consultant SEO analysant les leviers de référencement d'un site](https://www.ouestmedias.net/wp-content/uploads/2022/09/agence-seo-8.png)\n\n### On-site et off-site, deux chantiers distincts\n\nLe maillage interne relève du premier. Il s'agit d'organiser les liens entre vos propres pages pour orienter les robots et distribuer la valeur vers les contenus stratégiques. Ce chantier ne coûte rien d'autre que du temps, il est entièrement sous votre contrôle, et il est systématiquement sous-exploité. Beaucoup de sites qui achètent des liens externes gagneraient davantage en réorganisant leurs propres liens internes.\n\nLe second chantier concerne les liens venus de l'extérieur: partenariats éditoriaux, mentions dans la presse spécialisée, annuaires de qualité, réseaux sociaux, et donc plateformes d'achat. La règle qui vaut ici est celle de la vraisemblance. Un profil de liens crédible mélange les sources, les formats d'ancre et les rythmes d'acquisition. Un profil qui ressemble à un tableau Excel finit par être traité comme tel par le moteur.\n\nAvant de dépenser le premier euro en netlinking, une vérification s'impose: vos pages stratégiques reçoivent-elles au moins trois liens internes depuis d'autres contenus du site, avec des ancres variées? Ce travail est gratuit, réversible, sans aucun risque de sanction, et il produit souvent un gain de position visible en quelques semaines.\n\nLa production éditoriale reste le socle de tout. Un contenu qui répond réellement à une intention de recherche attire des liens sans qu'on les demande, et ce phénomène ne s'achète pas. Pour les sites qui visent plusieurs marchés linguistiques, [faire appel à une agence de traduction](https://www.ouestmedias.net/pourquoi-faire-appel-a-une-agence-de-traduction.html) plutôt qu'à un moteur automatique change radicalement la qualité perçue des versions étrangères, et donc leur capacité à se positionner.\n\nVidéo: présentation de la plateforme de netlinking Nextlevel.link, tournée à l'époque où le service était actif.\n\n## Ce que promettait Nextlevel.link, dans ses propres termes\n\nLe discours commercial de la marque mérite d'être restitué, ne serait-ce que pour mesurer l'écart entre la promesse et l'issue. Le service se présentait comme un netlinking sur mesure, capable de répondre à toutes les configurations: site vitrine, boutique en ligne, page d'une PME de services, site éditorial. Les équipes de [nextlevel](https://www.nextlevel.link/plateforme-netlinking) insistaient sur l'écoute préalable, l'évaluation du budget, la quantification du nombre de liens nécessaires, puis un déploiement progressif plutôt qu'une salve.\n\n### Des liens placés dans des textes rédigés\n\nL'argument portait sur la qualité rédactionnelle du contexte d'insertion. Un lien perdu dans un texte bâclé transmet peu et se repère facilement. Les textes produits pour la plateforme étaient censés être écrits par des rédacteurs connaissant le référencement, capables de mettre en valeur un produit ou un service dans une langue correcte et un champ lexical cohérent. Ce point comptait autant pour le site recevant le lien que pour celui qui l'hébergeait, dont la qualité globale entrait dans son propre classement.\n\n### Un réseau de sites construit dans la durée\n\nLa deuxième promesse portait sur la qualité des sites hôtes. Un bon site, au sens du référencement, se juge d'abord à son contenu: des textes qui traitent leur sujet avec un minimum de profondeur, une structure HTML propre, une navigation lisible. Nextlevel avait constitué au fil des années un réseau de sites répondant à ces critères, complété par les partenaires extérieurs validés manuellement. C'est ce catalogue, patiemment assemblé, qui faisait la valeur du service, et c'est lui qui s'est dispersé du jour au lendemain.\n\n### Google bouge, les stratégies doivent bouger\n\nDernier volet du discours, et le seul qui n'ait pas pris une ride: le moteur de recherche le plus utilisé en France change en permanence ses critères de classement. Une stratégie de liens conçue en 2018 ne produit plus les mêmes effets en 2026. Les mises à jour successives ont durci le traitement des contenus produits en masse, valorisé les signaux d'expérience réelle et affiné la détection des schémas de liens artificiels.\n\nRetenir de cette histoire qu'il ne faut jamais acheter de liens serait excessif; en retenir qu'une plateforme d'intermédiation est un fournisseur comme un autre, avec un risque de contrepartie, serait plus juste. Les éditeurs qui ont perdu de l'argent en 2023 n'avaient pas fait de mauvais choix techniques. Ils avaient concentré leur activité chez un intermédiaire unique et laissé leurs soldes dormir sur un compte qui ne leur appartenait pas. C'est la seule leçon de cet épisode qui vaudra encore dans dix ans.",
    "content_html": "<p>Korleon'Biz, la société qui éditait Nextlevel, a été placée en liquidation judiciaire le 27 septembre 2023. Le banc d'essai qui suit a été écrit quand la plateforme d'achat de liens positionnés était au sommet du marché français: il se lit désormais au passé, et cette fin brutale éclaire mieux le modèle que n'importe quel comparatif.</p>\n\n<p>L'annonce est tombée sur Twitter, signée Julien Jimenez, le fondateur. Quelques lignes sobres qui refermaient quatorze années d'activité et laissaient plusieurs centaines d'éditeurs de sites avec des factures impayées. Trois mois plus tôt, en juillet 2023, le même dirigeant avait publiquement reconnu des difficultés financières lourdes et pointé la cause: les précommandes, ce produit gratuit pour le client qui consistait à faire rédiger et publier des articles à l'avance, avaient coûté des centaines de milliers d'euros pour un retour très inférieur aux projections.</p>\n\n<blockquote>C'est avec regrets que je vous annonce la liquidation judiciaire de Korleon'Biz sur décision de justice. Malgré tout l'investissement, il n'a pas été possible d'envisager une autre issue que celle-ci. Je remercie profondément du fond du coeur chaque personne qui a pu collaborer de près ou de loin au cours de ces 14 dernières années.</blockquote>\n\n<p>Reste que Nextlevel avait apporté quelque chose de neuf au netlinking français, et que ce quelque chose survit chez ses concurrents. Le lien positionné, cette idée d'acheter un emplacement sur une page qui figure déjà dans les résultats de Google plutôt que sur un article fraîchement publié, a été popularisé par cette plateforme. Comprendre comment elle fonctionnait, ce qu'elle facturait et pourquoi elle a coulé reste utile à quiconque achète des liens aujourd'hui.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-rouge\">\n<strong>À lire au passé</strong>\n<p>Nextlevel n'est plus opérationnelle depuis l'automne 2023. Les tarifs, seuils et fonctionnalités décrits ci-dessous sont ceux relevés entre 2022 et le premier semestre 2023. Ils servent de point de comparaison avec les plateformes encore actives, pas de guide d'achat.</p>\n</aside>\n\n<h2>Le principe du lien positionné, la seule vraie idée neuve</h2>\n\n<p>Un rappel s'impose sur la mécanique. Le référencement naturel repose sur trois piliers: la technique du site, la qualité de son contenu, et sa popularité, c'est-à-dire les liens que d'autres sites lui adressent. Ce troisième pilier est le plus difficile à travailler honnêtement, parce qu'il dépend de tiers. D'où l'existence d'un marché: les plateformes de netlinking mettent en relation ceux qui veulent des liens et ceux qui possèdent des sites capables d'en héberger.</p>\n\n<p>Le fonctionnement classique de ce marché, celui qu'appliquaient Ereferer, RocketLinks, Boosterlink, Paper.club ou Soumettre, consiste à commander un article sur un site partenaire, avec un lien vers la page de son choix. L'article est rédigé, publié, puis attend. Attend d'être indexé par Google, puis d'acquérir un minimum de crédit aux yeux du moteur. Julien Jimenez décrivait ce délai avec une précision de praticien.</p>\n\n<blockquote>J'estime que notre plateforme de vente de liens est la meilleure parce que quand tu achètes un lien chez nous, 24 à 48 heures plus tard, il est en ligne sur une page qui est elle-même déjà positionnée, connue de Google et appréciée par lui. Avant, quand on vendait des liens, on mettait 7 jours de rédaction, 7 jours de publication, 7 jours d'indexation. Ce qui nous emmenait à 21 ou 22 jours, sans compter le temps pour l'appréciation de Google qui nous poussait à 2 ou 3 mois.</blockquote>\n\n<p>L'inversion proposée tenait en une phrase: au lieu de créer une page et d'espérer qu'elle se positionne, on achète un emplacement dans une page qui figure déjà dans le top 100 de Google sur des requêtes identifiées. La page a fait ses preuves, elle est indexée, elle reçoit du trafic, et le lien qu'on y insère hérite d'une partie de ce crédit dans un délai de quelques jours au lieu de quelques mois.</p>\n\n<p>Sur le papier, l'argument tient. Un contenu positionné signale que le moteur lui accorde une confiance mesurable. Un lien posé dans ce contexte transmet davantage qu'un lien logé dans un article de 400 mots publié la veille sur un blog que personne ne lit. La difficulté, c'est de trouver ces pages, de savoir ce qu'elles valent et de convaincre leur propriétaire. C'est précisément le travail que la plateforme automatisait.</p>\n\n<h2>Nextlevel</h2>\n\n<p><img src=\"/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-pour-lachat-de-liens-positionnes-1.jpg\" alt=\"Logo de la plateforme de netlinking Nextlevel\" width=\"540\" height=\"140\"></p>\n\n<p>Nextlevel est née en 2018 comme un outil interne. Korleon'Biz, agence de référencement naturel fondée à la fin des années 2000, avait développé ce système pour ses propres clients avant de l'ouvrir au public. Cette généalogie explique beaucoup de choses: l'interface était pensée par des consultants SEO pour des consultants SEO, avec le vocabulaire, les métriques et les raccourcis du métier, et une courbe d'apprentissage que les débutants trouvaient raide.</p>\n\n<p>Le catalogue annonçait plus de vingt millions de mots-clés positionnés, répartis sur les sites de l'agence et sur ceux d'éditeurs tiers ayant rejoint le programme partenaire. Chaque article vendable était scanné, ses positions relevées via SEMrush, et un algorithme maison en tirait un prix. Le calcul reposait sur le nombre de mots-clés positionnés, la profondeur de ces positions (top 10, top 30, top 90), un indice de puissance attribué à l'URL, et la catégorie du site hôte.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-orange\">\n<strong>Ce que l'achat comprenait</strong>\n<p>Un lien acheté sur Nextlevel était accompagné de 200 mots de texte rédigés gratuitement autour de l'ancre, pour thématiser l'insertion. L'éditeur s'engageait à maintenir le lien 24 mois et à le poser sous 10 jours. Les pages proposées ne devaient contenir aucun autre lien externe sortant, ce qui donnait à l'acheteur l'exclusivité de l'URL.</p>\n</aside>\n\n<p>Ce détail des 200 mots offerts mérite qu'on s'y arrête, parce qu'il annonce la suite de l'histoire. Rédiger et publier gratuitement du contenu pour chaque commande, puis étendre le procédé aux précommandes automatiques, revenait à avancer des coûts de production sur la promesse d'une vente future. Le modèle a fonctionné tant que le taux de conversion tenait. Il a explosé quand ce taux s'est dégradé.</p>\n\n<h3>La concurrence du moment</h3>\n\n<p>Le marché français du netlinking comptait alors une douzaine d'acteurs sérieux, avec des positionnements distincts. Ereferer misait sur le volume et les prix bas, avec un catalogue de blogs très large et une qualité inégale. RocketLinks et Getfluence visaient le haut de gamme et la presse en ligne, avec des tickets à plusieurs centaines d'euros. Paper.club se concentrait sur les médias établis. Semjuice jouait la carte du conseil et du filtrage manuel. Soumettre proposait une approche plus artisanale, Boosterlink un modèle mixte d'échange et d'achat.</p>\n\n<p>Nextlevel occupait une niche à elle seule avec son critère de positionnement. Ses concurrents vendaient un emplacement sur un site, elle vendait un emplacement sur une page dont on connaissait les performances. La différence paraît subtile, elle change tout dans la façon de construire une campagne: on ne choisit plus un site parce qu'il a un bon indice de confiance global, on choisit une page parce qu'elle ranke sur un champ sémantique proche du sien.</p>\n\n<p>Cette logique de la page plutôt que du domaine s'est répandue depuis dans tout le secteur, et les plateformes survivantes affichent aujourd'hui les positions de leurs URLs. C'est probablement l'héritage le plus solide de Nextlevel: elle a déplacé le standard du marché.</p>\n\n<h2>Acheter des liens et les règles de Google: la partie qu'on préfère taire</h2>\n\n<p>Une mise au point s'impose avant d'entrer dans le détail de l'outil. L'achat de liens contrevient aux règles anti-spam de Google, qui qualifient explicitement de manipulation tout échange d'argent, de biens ou de services contre un lien de suivi. La sanction prévue va de la dévaluation silencieuse des liens concernés à une action manuelle affichée dans la Search Console, laquelle peut faire chuter un site du jour au lendemain.</p>\n\n<p>La règle officielle veut qu'un lien payé porte l'attribut sponsored ou nofollow, ce qui annule précisément l'effet recherché. Autant dire que l'ensemble du marché du netlinking, en France comme ailleurs, fonctionne dans une zone que le moteur tolère sans l'approuver. Les plateformes n'en font pas mystère entre professionnels et restent évasives dans leur communication publique.</p>\n\n<p>Le risque n'est d'ailleurs jamais immédiat, ce qui explique qu'on le sous-estime. Les sanctions liées aux liens artificiels tombent rarement le mois de l'achat: elles arrivent lors d'une mise à jour de l'algorithme ou après un signalement, parfois deux ans plus tard, et le désaveu des liens ne rétablit pas toujours les positions perdues.</p>\n\n<p>Cela posé, le marché existe, il pèse lourd, et le nier n'aide personne. Une campagne d'acquisition de liens raisonnable travaille la diversité des sources, étale les achats dans le temps, varie les ancres et évite les profils de liens qui hurlent l'artifice: cent liens en trois semaines, tous avec la même ancre exacte, sur des sites de la même famille. Nextlevel proposait d'ailleurs une génération automatique d'ancres non optimisées, signe que ses concepteurs connaissaient le problème.</p>\n\n<p>Le contraste est frappant avec les stratégies plus lentes que défendent certaines agences, celles qui misent sur la production de contenus référencés ou sur des partenariats éditoriaux. Un article de fond sur <a href=\"/hebergement-web-ecologique-un-investissement-rentable-a-long-terme.html\">l'hébergement web écologique</a> ou sur <a href=\"/5-outils-pour-du-marketing-de-contenu-efficace-avec-un-budget-limite.html\">cinq outils de marketing de contenu à petit budget</a> attirera des liens naturels pendant des années sans exposer le site à quoi que ce soit. Le netlinking payant accélère, il ne remplace pas.</p>\n\n<h2>Comment fonctionnait la plateforme</h2>\n\n<p>Nextlevel utilisait la même interface pour les deux versants du marché. Un compte pouvait être client (annonceur, acheteur de liens), partenaire (éditeur, vendeur d'emplacements), ou les deux, ce qui était le cas de la majorité des utilisateurs actifs. Cette symétrie était l'un des points forts de l'outil: on comprenait le métier de l'autre en utilisant le sien.</p>\n\n<h3>S'inscrire</h3>\n\n<p>L'inscription se faisait en deux temps. Un formulaire d'entrée classique, puis une case à cocher pour ceux qui souhaitaient également vendre des liens.</p>\n\n<p><img src=\"/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-dachat-de-liens-positionnes.png\" alt=\"Formulaire d'inscription à la plateforme Nextlevel\" width=\"500\" height=\"30\"></p>\n\n<p>Le formulaire détaillé demandait les informations de facturation, la structure juridique et, pour les partenaires, l'acceptation des conditions de vente. La validation n'était pas automatique: un membre de l'équipe vérifiait les comptes avant ouverture des droits.</p>\n\n<p><img title=\"Inscription en détail sur la plateforme nextlevel\" src=\"/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-dachat-de-liens-positionnes-1.png\" alt=\"Champs détaillés du formulaire d'inscription partenaire\" width=\"500\" height=\"701\"></p>\n\n<p>Une fois l'inscription validée, le tableau de bord donnait accès aux deux modules. Pour un acheteur découvrant l'outil, le premier réflexe utile consistait à créer un projet par site à travailler, avec son URL, son budget mensuel indicatif et les adresses destinataires des notifications. Cette organisation par projet évitait de se voir proposer des emplacements déjà achetés, ce qui devenait vite précieux au-delà d'une dizaine de sites suivis, notamment pour <a href=\"/agence-web-toulouse.html\">une agence web toulousaine</a> gérant des portefeuilles clients.</p>\n\n<p>Un accompagnement existait pour ceux qui n'avaient ni le temps ni la compétence de piloter leurs achats. Un gestionnaire de compte prenait alors la campagne en charge, avec un audit on site offert. L'accès à ce service supposait un budget minimum de 1000 euros par mois et un engagement de trois mois. En dessous de ce seuil, l'achat se faisait en autonomie complète.</p>\n\n<p><img title=\"Accompagnement Nexlevel - On site, Off site et mode agence\" src=\"/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-dachat-de-liens-positionnes-1-scaled.jpg\" alt=\"Les trois formules d'accompagnement proposées: on site, off site et mode agence\" width=\"1200\" height=\"618\"></p>\n\n<p>Cette offre d'accompagnement rapprochait la plateforme d'un service d'agence, ce qui était cohérent avec ses origines. La question de savoir s'il est <a href=\"/est-il-toujours-avantageux-de-travailler-avec-une-agence-seo.html\">toujours avantageux de travailler avec une agence SEO</a> se posait d'ailleurs différemment ici: l'agence et l'outil appartenaient à la même maison, ce qui simplifiait la chaîne mais concentrait le risque, comme la suite l'a montré.</p>\n\n<h3>Acheter des liens: quatre portes d'entrée</h3>\n\n<p>L'achat en autonomie s'organisait autour de quatre modes de recherche, présentés sur un même écran avec une aide contextuelle pour chaque option.</p>\n\n<p><img title=\"recherche par mots clés, domaine et page\" src=\"/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-dachat-de-liens-positionnes-3-e1662126386692.png\" alt=\"Barre de recherche proposant les modes mots-clés, domaine et page\" width=\"1200\" height=\"168\"></p>\n\n<h4>La recherche par mots-clés</h4>\n\n<p>Le cas d'usage le plus courant. Vous êtes onzième sur une requête qui compte pour vous, donc en haut de la deuxième page, invisible. Un lien vers cette page, pas nécessairement avec l'ancre exacte, suffit souvent à franchir la marche. On saisit le mot-clé, la plateforme remonte les articles de son catalogue déjà positionnés sur ce terme ou sur son champ proche. Les opérateurs plus et moins affinaient la requête.</p>\n\n<p>Les filtres disponibles faisaient la valeur de l'outil. On pouvait restreindre sur la correspondance exacte ou approchée du mot-clé, sur la position occupée dans Google et sur le volume de recherche, sur la qualité de l'article mesurée par son nombre de mots-clés positionnés du top 10 au top 90, sur l'indice de puissance de l'URL, et enfin sur le site hôte lui-même: catégorie or, argent ou bronze, et thématique déclarée.</p>\n\n<p><img src=\"/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-dachat-de-liens-positionnes-4-e1662138026780.png\" alt=\"Résultats de recherche par mot-clé avec les filtres de position et de prix\" width=\"1000\" height=\"816\"></p>\n\n<p>Le prix restait le filtre le plus utilisé, ce qui n'étonnera personne. Il variait selon tous les critères précédents et pouvait aller de quelques dizaines d'euros pour une page faiblement positionnée à plusieurs centaines pour une URL forte sur une thématique concurrentielle. Les secteurs les plus disputés, assurance, crédit, jeux d'argent, santé, affichaient logiquement les tarifs les plus élevés.</p>\n\n<p>La commande demandait ensuite l'URL de destination, l'ancre souhaitée, un éventuel lien secondaire, des instructions au partenaire, le choix d'un texte plus long que les 200 mots inclus, et la date de publication voulue. Le lien secondaire est un détail qui mérite attention: il coûtait moins cher que le premier et permettait de pousser dans le même article une seconde page, ou de renforcer un ancien article qui vous liait déjà, technique dite du relink.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-vert\">\n<strong>Laissez la plateforme choisir l'ancre</strong>\n<p>La sur-optimisation des ancres reste le signal le plus grossier d'un profil de liens artificiel. Nextlevel proposait un générateur d'ancres non optimisées: un clic sur l'icône d'ancre produisait une formulation neutre. Sur ce point, suivre la suggestion automatique valait mieux que placer son mot-clé exact pour la quinzième fois.</p>\n</aside>\n\n<p><a href=\"/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-dachat-de-liens-positionnes-5.png\"><img title=\"l'achat du lien sur nextlevel en détail\" src=\"/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-dachat-de-liens-positionnes-5.png\" alt=\"Écran de commande d'un lien avec URL, ancre et instructions\" width=\"500\" height=\"384\"></a></p>\n\n<p>Un mot sur la thématisation, puisqu'elle revenait sans cesse dans les discussions d'utilisateurs. Les 200 mots ajoutés autour du lien servaient à créer un glissement sémantique entre le sujet de l'article hôte et celui de la page cible. Un article sur <a href=\"/comment-bien-preparer-sa-croisiere-en-voilier.html\">la préparation d'une croisière en voilier</a> peut ainsi accueillir proprement un lien vers une page d'assurance voyage, à condition que le paragraphe d'insertion fasse le pont. Mal fait, l'exercice donne ces paragraphes hors sujet que tout le monde reconnaît au premier coup d'oeil.</p>\n\n<h4>La recherche par domaine</h4>\n\n<p>Cette entrée renversait la perspective: au lieu de partir d'un mot-clé, on saisissait l'adresse de son propre site. La plateforme listait alors les URLs positionnées de ce domaine, avec pour chacune les requêtes concernées, les positions actuelles et l'indice de puissance de la page.</p>\n\n<p><img src=\"/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-dachat-de-liens-positionnes-6-e1662201507656.png\" alt=\"Saisie d'un nom de domaine pour lister ses pages positionnées\" width=\"600\" height=\"206\"></p>\n\n<p><img src=\"/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-dachat-de-liens-positionnes-8-e1662201602123.png\" alt=\"Liste des opportunités de liens détectées pour un domaine\" width=\"600\" height=\"136\"></p>\n\n<p>L'intérêt: repérer d'un coup d'oeil les pages où l'effort sera le plus payant. La règle empirique que donnaient les utilisateurs chevronnés tenait en une ligne. Visez les pages situées autour de la position 11, celles qui campent en haut de la deuxième page de résultats. Le passage de la 11 à la 8 rapporte davantage de trafic que le passage de la 45 à la 30, pour un investissement comparable. Chercher <a href=\"/accessoires-ceinture-voiture.html\">sur quels mots-clés une page consacrée aux accessoires de ceinture de voiture se positionne déjà</a> permettait de cibler l'achat au lieu de tirer au hasard.</p>\n\n<p>L'écran affichait pour chaque URL du catalogue le nombre de mots-clés positionnés, la position dans le moteur et l'indice de puissance. Les informations sur le site hôte étaient données presque intégralement, à l'exception de l'URL elle-même, gardée confidentielle pour éviter que les acheteurs contournent la plateforme en démarchant directement les éditeurs. Cette opacité partielle agaçait, elle se comprenait.</p>\n\n<h4>La recherche par page</h4>\n\n<p>Encore plus fine, cette option prenait une URL précise, la vôtre ou celle d'un concurrent. Les métriques affichées étaient identiques à celles du mode domaine, mais l'outil indiquait en plus, pour chaque mot-clé identifié, s'il disposait d'articles disponibles positionnés sur ce terme.</p>\n\n<p>Analyser l'URL d'un concurrent avant la sienne était un réflexe payant: on découvrait les requêtes sur lesquelles il vivait, et on pouvait décider d'attaquer ou de contourner. Le même raisonnement s'appliquait à des pages très différentes les unes des autres, qu'il s'agisse d'un comparatif d'<a href=\"/assurance-jeune-conducteur-comparateur-de-devis-gratuit.html\">assurance jeune conducteur avec devis gratuits</a> ou d'un guide sur <a href=\"/quel-est-le-prix-dun-velo-electrique-pour-femme.html\">le prix d'un vélo électrique pour femme</a>: la mécanique de sélection ne changeait pas d'un secteur à l'autre.</p>\n\n<h4>La recherche par thématique</h4>\n\n<p><img src=\"/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-dachat-de-liens-positionnes-9.png\" alt=\"Arborescence des rubriques thématiques du catalogue d'articles\" width=\"600\" height=\"597\"></p>\n\n<p>Pour un site bien thématisé, obtenir des liens depuis des articles du même univers a du sens. Le catalogue était rangé en rubriques, de l'automobile au voyage en passant par la finance, la maison, la santé ou les loisirs. Un éditeur en manque d'inspiration pouvait aussi s'en servir à l'envers: parcourir les mots-clés présents en base donnait des idées d'articles à écrire pour répondre à une demande existante, qu'il s'agisse de <a href=\"/r-payer-moins-cher-sa-croisiere-en-mediterranee.html\">payer moins cher sa croisière en Méditerranée</a> ou de <a href=\"/5-astuces-pour-gagner-de-la-place-dans-votre-valise.html\">gagner de la place dans sa valise</a>.</p>\n\n<h4>Le branchement à la Search Console</h4>\n\n<p>La base de Nextlevel connaissait votre site à travers des données tierces, principalement SEMrush. Google, lui, dispose de données de première main dans la Search Console, plus fraîches et plus complètes, notamment sur la longue traîne. La plateforme proposait donc de s'y connecter.</p>\n\n<p><img src=\"/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-dachat-de-liens-positionnes-13-e1662203760310.png\" alt=\"Connexion de la plateforme à la Google Search Console\" width=\"600\" height=\"148\"></p>\n\n<p>Une fois l'autorisation donnée, l'outil listait vos pages indexées et leurs positions réelles, avec des filtres par nombre de clics, position moyenne et volume d'impressions. Le croisement avec le catalogue se faisait automatiquement: pour chaque page, la plateforme indiquait si elle avait des articles à proposer sur les mots-clés correspondants.</p>\n\n<p><img src=\"/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-dachat-de-liens-positionnes-12-e1662203850956.png\" alt=\"Liste des pages remontées depuis la Search Console avec leurs positions\" width=\"600\" height=\"149\"></p>\n\n<p>Un second onglet regroupait les pages orphelines, celles pour lesquelles aucun article n'était disponible. C'est là qu'intervenait le système de précommande, et c'est aussi là que se trouvait la faille financière qui a fini par emporter l'entreprise.</p>\n\n<p>Une remarque de méthode s'impose ici: une recherche qui ne remonte rien tient plus souvent à une requête trop étroite qu'à un catalogue vide. Les synonymes, le pluriel, la longue traîne, une reformulation en langage courant changent souvent le résultat. Beaucoup d'utilisateurs lançaient une précommande alors que l'article existait déjà sous un autre libellé.</p>\n\n<h3>Les précommandes, l'idée séduisante qui a coulé la maison</h3>\n\n<p>Le mécanisme: un client ne trouve pas d'article positionné sur le mot-clé qu'il vise. Il enregistre une précommande. Les partenaires de la plateforme voient passer cette demande et peuvent rédiger un article dédié sur leur propre site. Dès que l'article obtient une position dans Google, relevée automatiquement, le client est averti par e-mail et peut acheter le lien.</p>\n\n<p><img title=\"Précommande d'un article\" src=\"/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-dachat-de-liens-positionnes-16.png\" alt=\"Écran de création d'une précommande d'article\" width=\"500\" height=\"184\"></p>\n\n<p>L'interface avait été refondue en 2022 pour simplifier la saisie. On sélectionnait le projet concerné, puis on remplissait quelques champs: le mot-clé principal, par exemple <a href=\"/choisir-une-croisiere-en-mediterranee.html\">choisir une croisière en Méditerranée</a>, des mots-clés secondaires facultatifs pour orienter la longue traîne, une catégorie principale qui déclenchait la notification des partenaires concernés, et le nombre d'articles souhaités à titre indicatif. Jusqu'à dix précommandes pouvaient être lancées d'un coup.</p>\n\n<p><img title=\"précommande d'article sur Nextlevel.link\" src=\"/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-dachat-de-liens-positionnes-15.png\" alt=\"Récapitulatif des précommandes enregistrées, affichées en vert\" width=\"500\" height=\"210\"></p>\n\n<p>Une précommande enregistrée apparaissait en vert, et un bouton en haut de page lançait l'ensemble. La durée de vie était de quatre mois, renouvelable en un clic après notification, et l'on pouvait y mettre fin soi-même si le besoin avait été couvert entre-temps. La plateforme annonçait que plus de 90 % des précommandes finissaient achetées, taux qui expliquait la confiance placée dans ce produit.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-violet\">\n<strong>90 % d'achat, et pourtant un gouffre</strong>\n<p>Le taux de conversion affiché ne disait rien du délai. Entre la rédaction avancée par la plateforme et la vente du lien, il pouvait s'écouler plusieurs mois, pendant lesquels les frais étaient déjà payés. Un produit peut afficher un excellent taux de transformation et détruire une trésorerie: c'est exactement ce qui s'est produit.</p>\n</aside>\n\n<p>Des plateformes de contenu s'étaient d'ailleurs engouffrées dans la brèche, en proposant des lots d'articles préparés spécialement pour répondre aux précommandes récurrentes de Nextlevel. Beem Express avait une page dédiée à ces packs, qui partaient très vite tant la demande des partenaires était forte. Tout un petit écosystème vivait autour de la plateforme, ce qui donne la mesure de ce que sa disparition a provoqué.</p>\n\n<h2>Vendre des liens: le versant éditeur</h2>\n\n<p>L'autre moitié de la plateforme intéressait les propriétaires de sites, qui monétisaient leur audience en accueillant des liens. C'est de ce côté que se trouvaient les créanciers au moment de la liquidation, et c'est aussi de ce côté que le fonctionnement était le plus instructif.</p>\n\n<h3>Soumettre un site et passer la validation</h3>\n\n<p>Tout site candidat passait par une vérification manuelle. Le cahier des charges, précisé dans les conditions générales, tenait en quatre points.</p>\n\n<ul>\n<li>Vingt domaines référents minimum, mesurés sur Majestic ou Seobserver.</li>\n<li>Une présentation soignée: favicon présent, images dans les articles, logo, mise en page propre.</li>\n<li>Au moins cinq articles publiés, la présence de mots-clés positionnés n'étant pas exigée à ce stade.</li>\n<li>Peu de liens sortants dans les pages, condition la plus discriminante puisque seules les pages sans lien externe étaient éligibles à la vente.</li>\n</ul>\n\n<p>Ce dernier critère mérite d'être souligné, car il piégeait beaucoup de candidats. Un site qui truffe ses articles de liens externes, même vers des sources légitimes, se retrouvait avec un inventaire vendable proche de zéro. Les éditeurs habitués à citer <a href=\"/referencement-comment-utiliser-les-annuaires-de-liens.html\">les annuaires de liens</a> ou des sources externes dans chaque texte découvraient que leur pratique éditoriale les excluait du marché.</p>\n\n<p><img title=\"Ajout d'un site sur Nextlevel\" src=\"/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-dachat-de-liens-positionnes-14-e1662214852265.png\" alt=\"Formulaire d'ajout d'un site partenaire avec ses options de soumission\" width=\"800\" height=\"934\"></p>\n\n<p>La soumission offrait plusieurs options: proposer l'intégralité du site, ou seulement une sélection d'URLs transmise via un sitemap ou un simple fichier texte. Cette seconde voie servait dans deux cas. Les sites très volumineux, dont le nombre d'articles mettait le robot d'exploration de Nextlevel en difficulté. Et ceux qui souhaitaient réserver certaines pages, pages commerciales ou contenus sensibles, en les excluant d'emblée plutôt qu'en refusant les commandes une à une.</p>\n\n<p>Un site mis en attente d'améliorations pouvait être resoumis après correction. L'ensemble du parc se retrouvait dans le menu partenaires, avec le statut de chacun.</p>\n\n<h3>Le classement bronze, argent, or</h3>\n\n<p>Comme pour l'achat, les sites vendeurs étaient rangés par catégories, qui déterminaient directement les prix de vente.</p>\n\n<ol>\n<li>Bronze: 20 domaines référents.</li>\n<li>Argent: 60 domaines référents, avec au minimum 2 000 mots-clés positionnés.</li>\n<li>Or: 100 domaines référents au minimum, et un trafic régulier de 10 000 visiteurs par mois.</li>\n</ol>\n\n<p>Le classement était figé au moment de la validation initiale. Un site qui progressait ensuite, gagnait des domaines référents et du trafic, restait dans sa catégorie d'origine tant que son propriétaire ne demandait pas de révision. L'absence de réévaluation automatique était l'un des reproches les plus fréquents adressés à la plateforme, et il était justifié: personne ne pense à réclamer une révision de tarif, alors que tout le monde constate une baisse de revenus.</p>\n\n<p>Concrètement, un site passé de 25 à 80 domaines référents en dix-huit mois continuait de vendre au tarif bronze tant que son propriétaire n'écrivait pas au support. Sur un parc de dix sites, l'oubli représentait plusieurs centaines d'euros de manque à gagner chaque mois. La demande prenait deux minutes et presque personne ne la faisait.</p>\n\n<h3>Répondre aux commandes des clients</h3>\n\n<p>Les partenaires recevaient chaque mois un e-mail listant les demandes en cours, avec une indication sur les annonceurs à budget conséquent. La logique était simple à énoncer et exigeante à appliquer: pour gagner de l'argent, il fallait écrire au plus près des besoins exprimés par les acheteurs.</p>\n\n<p>Un site déjà pourvu d'articles indexés sur les bons mots-clés répondait mécaniquement à une partie de la demande. Pour le reste, il fallait produire. Plus un article accumulait de mots-clés positionnés, plus sa probabilité d'être acheté montait, et plus son prix grimpait. Les thématiques les plus demandées suivaient les secteurs qui investissent en SEO: assurance, finance, immobilier, voyage, automobile, et une longue queue de sujets grand public allant de <a href=\"/ou-acheter-accessoires-interieur-voiture.html\">où acheter des accessoires d'intérieur de voiture</a> jusqu'aux applications de rencontre, avec des demandes régulières sur des requêtes comme <a href=\"/clover-rencontre.html\">l'application de rencontre Clover</a> ou <a href=\"/rencontres-de-seniors-gratuites-les-meilleurs-sites.html\">les meilleurs sites de rencontres gratuites pour seniors</a>.</p>\n\n<p>La séquence opérationnelle tenait en quatre étapes.</p>\n\n<ol>\n<li>Repérer dans la liste le mot-clé qui correspond à votre thématique.</li>\n<li>Rédiger l'article sur votre site.</li>\n<li>Attendre qu'il obtienne une position dans Google, relevée automatiquement via SEMrush, ce qui déclenche l'alerte au client.</li>\n<li>Laisser l'algorithme fixer le prix, comme pour n'importe quelle autre URL du catalogue.</li>\n</ol>\n\n<p>Le tableau de bord partenaire affichait les URLs vendables avec leur prix et leurs mots-clés. Quand un prix paraissait trop bas, deux leviers existaient: enrichir l'article pour élargir son empreinte sémantique, ou fixer un prix plancher en attendant que les positions montent. Les URLs marquées invendables étaient presque toujours celles qui contenaient un lien sortant oublié.</p>\n\n<h3>Les précommandes automatiques</h3>\n\n<p>Dernière fonctionnalité déployée, et la plus révélatrice de la stratégie de la maison. Nextlevel connaissait mieux que quiconque les besoins de ses clients, puisqu'elle en tenait le carnet. Elle proposait donc aux partenaires d'insérer gratuitement sur leur site un contenu court de 500 mots, rédigé par la plateforme, répondant à un mot-clé effectivement demandé. Il suffisait d'activer l'option site par site.</p>\n\n<p>L'URL ne devait pas être modifiée, mais le partenaire gardait la main sur le texte et pouvait l'enrichir. Tant que l'article n'était pas vendu, il ne coûtait rien. S'il trouvait preneur, 15 euros hors taxes étaient déduits des gains au moment de la vente du lien.</p>\n\n<figure><img src=\"/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-dachat-de-liens-positionnes.gif\" alt=\"Animation montrant l'activation des précommandes automatiques sur un site partenaire\" width=\"940\" height=\"842\">\n\n<figcaption>L'activation des précommandes automatiques, site par site</figcaption>\n\n</figure>\n\n<p>Un plugin WordPress complétait le dispositif: publication automatique du texte fourni par l'annonceur, accès direct aux précommandes, gain de temps considérable pour les éditeurs gérant plusieurs dizaines de sites. Son principal défaut tenait à son périmètre, puisqu'il n'existait que pour WordPress, ce qui excluait les sites sous d'autres systèmes.</p>\n\n<p>Rédiger et publier gratuitement à grande échelle sur la promesse d'une vente future revient à financer un stock avec sa propre trésorerie. En juillet 2023, Julien Jimenez chiffrait à plusieurs centaines de milliers d'euros les avances consenties pour la rédaction et la publication des précommandes, avec un retour très inférieur aux prévisions. C'est la cause qu'il a lui-même désignée publiquement.</p>\n\n<h3>Gains, crédits et paiements</h3>\n\n<p>Deux sorties existaient pour les revenus d'un partenaire. La conversion en crédits, majorée d'un bonus de 10 %, servait à racheter des liens ou des sites sur la plateforme. Le virement bancaire classique était possible à partir de 200 euros de gains, contre édition d'une facture.</p>\n\n<p>Ce système de crédits mérite un examen rétrospectif. Un bonus de 10 % pour laisser son argent dans la maison relève d'une pratique commerciale banale tant que la trésorerie est saine. En juillet 2023, ce bonus est monté à 20 %, au moment précis où l'entreprise annonçait ses difficultés et retardait les paiements. Les partenaires qui ont accepté cette offre ont converti des créances exigibles en avoirs sur une société qui a été liquidée deux mois plus tard. La leçon vaut pour tout le secteur.</p>\n\n<h3>L'achat de sites clés en main</h3>\n\n<p>Nextlevel avait ouvert en mars 2022, en bêta, un service de vente de sites internet prêts à l'emploi. Des sites non pénalisés, dotés d'une ancienneté réelle, d'au moins vingt domaines référents et d'articles déjà conçus pour la vente de liens. Les premiers prix démarraient à 99 euros.</p>\n\n<p><img src=\"/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-dachat-de-liens-positionnes.jpg\" alt=\"Page de vente de sites internet clés en main sur la plateforme\" width=\"1024\" height=\"512\"></p>\n\n<p>L'argument le plus entendu chez les acheteurs n'était pas le site lui-même mais l'accès qu'il ouvrait: en devenant partenaire, on entrait sur le serveur Discord de la communauté. Bourse aux noms de domaine expirés, retours d'expérience, entraide technique, veille sur les mises à jour de l'algorithme: le contenu échangé là valait, de l'avis général, largement les 99 euros d'entrée. Beaucoup de SEO indépendants ont acheté un site uniquement pour cette raison.</p>\n\n<h2>Le prix des liens: ce que ça coûtait vraiment</h2>\n\n<p>Établir une grille précise est impossible, puisque le tarif sortait d'un algorithme croisant une demi-douzaine de variables. Les ordres de grandeur relevés par les utilisateurs en 2022 et 2023 permettent toutefois de situer le marché.</p>\n\n<p>Un lien sur une page bronze, positionnée sur des requêtes de faible volume, se négociait dans une fourchette basse, de l'ordre de quelques dizaines d'euros. Une page argent bien placée sur des requêtes commerciales montait à un ou deux cents euros. Les URLs or, positionnées dans le top 10 sur des mots-clés concurrentiels, dépassaient largement ce seuil et atteignaient plusieurs centaines d'euros. Le lien secondaire, acheté dans le même article, coûtait sensiblement moins cher, ce qui en faisait la meilleure affaire du catalogue pour qui savait s'en servir.</p>\n\n<p>Comparer les plateformes au prix du lien n'a pourtant pas grand sens. Le seul indicateur qui compte est le coût par position gagnée. Un lien à 300 euros sur une page qui vous fait passer de la onzième à la sixième place rapporte davantage qu'une série de dix liens à 30 euros posés sur des pages sans trafic. Ce qui se mesure sur trois mois, c'est le déplacement des positions, pas le nombre de liens acquis.</p>\n\n<p>À budget contraint, la stratégie payante consistait à concentrer les achats sur trois ou quatre pages proches du seuil de la première page, plutôt que de saupoudrer sur vingt URLs. Cette discipline vaut toujours, quelle que soit la plateforme utilisée aujourd'hui, et elle s'applique aussi bien à un site de e-commerce qu'à un blog spécialisé dans <a href=\"/jeux-crypto-mobile.html\">les jeux crypto sur mobile</a> ou à un cabinet expliquant <a href=\"/quel-est-le-role-du-droit-social.html\">le rôle du droit social</a>.</p>\n\n<h2>Monter une campagne d'acquisition de liens, méthode</h2>\n\n<p>L'outil ne dispense pas de la méthode, et c'est probablement ce que la plupart des acheteurs ont mal compris. Une plateforme donne accès à un inventaire, elle ne décide ni des pages à pousser, ni du rythme, ni du budget. Voici la démarche que suivaient les utilisateurs qui obtenaient des résultats, dans l'ordre où ils l'appliquaient.</p>\n\n<p>Première étape, l'inventaire de ses propres pages. On liste les URLs qui apportent déjà du trafic, celles qui en apportaient et n'en apportent plus, et celles qui visent une requête commerciale sans jamais avoir décollé. Ce tri se fait avec la Search Console et un outil de suivi de positions. Sans lui, on achète à l'aveugle, ce qui revient à arroser un jardin dans le noir.</p>\n\n<p>Deuxième étape, la sélection des cibles. Trois catégories méritent l'investissement. Les pages entre la huitième et la quinzième position, qui demandent un coup de pouce pour basculer dans la zone visible. Les pages qui reçoivent des impressions sans clics, signe qu'elles apparaissent mais trop bas. Et les pages neuves sur des requêtes accessibles, à condition qu'elles soient déjà bien construites. Les pages au-delà de la cinquantième position sur des requêtes très disputées relèvent d'un autre chantier: elles ont un problème de contenu ou de structure qu'aucun lien ne réglera.</p>\n\n<p>Troisième étape, la définition du budget mensuel et de sa durée. Une campagne de netlinking se juge sur six mois minimum, parce que le moteur met du temps à intégrer les nouveaux signaux, même sur des pages positionnées. Un budget de 300 euros par mois pendant six mois produit davantage qu'un budget de 1 800 euros dépensé en trois semaines, pour une raison simple: le second dessine une courbe d'acquisition que rien ne justifie naturellement.</p>\n\n<h3>Combien de liens, à quel rythme</h3>\n\n<p>La question revient dans toutes les discussions et n'a pas de réponse universelle, mais elle a des repères. Le point de départ n'est pas votre ambition, c'est le profil de liens de ceux qui occupent déjà les positions convoitées. Si les trois premiers résultats disposent chacun de quarante à soixante domaines référents et que vous en avez huit, aucun rattrapage ne se fera en un trimestre. À l'inverse, sur une requête locale ou de niche où les premiers ont cinq liens, deux ou trois acquisitions bien placées suffisent parfois.</p>\n\n<p>Le rythme compte autant que le volume. Un site qui gagne deux à cinq domaines référents par mois de façon régulière raconte une histoire crédible. Un site qui en gagne quarante en février puis zéro pendant huit mois raconte autre chose. Les plateformes permettaient d'ailleurs de programmer une date de publication, fonction sous-utilisée qui servait exactement à cela: étaler les publications au lieu de les concentrer.</p>\n\n<p>La proportion entre pages profondes et page d'accueil mérite aussi réflexion. Un profil naturel comporte des liens vers la page d'accueil, vers des articles, vers des pages de catégories. Un profil qui pointe exclusivement vers trois fiches produits commerciales se remarque sans effort. Les acheteurs avertis consacraient une part de leur budget à des liens vers des contenus non marchands, précisément pour équilibrer l'ensemble.</p>\n\n<h3>Le choix des ancres, là où tout se joue</h3>\n\n<p>L'ancre, ce texte cliquable qui porte le lien, est la variable la plus mal maniée du netlinking. La tentation est de placer le mot-clé exact à chaque fois, puisque c'est le terme sur lequel on veut monter. Cette pratique, efficace il y a quinze ans, est devenue le marqueur le plus grossier de la manipulation.</p>\n\n<p>Un profil d'ancres crédible se compose majoritairement de formulations neutres: le nom de la marque, l'adresse du site, des expressions de renvoi comme voir cette page ou lire l'article, des titres complets d'articles. Le mot-clé exact ne représente qu'une petite fraction de l'ensemble, et il est le plus souvent inséré dans une phrase plus longue plutôt que seul. Le générateur d'ancres neutres de la plateforme allait dans ce sens, et il valait mieux le suivre que se croire plus malin que lui.</p>\n\n<p>Reste la question du contexte d'insertion. Un lien qui apparaît dans le premier tiers d'un article, entouré d'un paragraphe qui traite réellement du sujet visé, ne vaut pas la même chose qu'un lien collé en fin de texte dans une phrase générique. Les 200 mots fournis avec chaque commande servaient à cela, à condition d'écrire des instructions précises au partenaire. Ceux qui laissaient le champ vide obtenaient des paragraphes passe-partout, et ils s'en plaignaient ensuite.</p>\n\n<h2>Ce qu'un lien acheté peut faire, et ce qu'il ne fera pas</h2>\n\n<p>Une mise au point honnête sur les attentes évite bien des déceptions. Un lien, même excellent, agit sur un seul des trois piliers du référencement. Il pèse sur la popularité perçue de la page cible, il ne corrige ni un problème technique ni un contenu insuffisant.</p>\n\n<p>Ce qu'il fait bien: <strong>déplacer une page déjà bien construite qui plafonne à quelques rangs de la zone visible</strong>. C'est le cas d'usage où le retour se mesure le plus nettement, parce que le passage de la deuxième à la première page de résultats multiplie le trafic d'un facteur qui se compte en unités, pas en pourcentages. C'est aussi le cas où le budget est le mieux employé, puisque le travail préparatoire a déjà été fait.</p>\n\n<p>Ce qu'il fait mal: sortir une page de nulle part. Une URL publiée depuis trois semaines, sans historique, sur une requête tenue par des sites installés depuis dix ans, ne bascule pas parce qu'on lui achète quatre liens. Le moteur regarde bien d'autres signaux, à commencer par le comportement des internautes qui atterrissent dessus. Beaucoup d'acheteurs déçus étaient dans cette configuration et attribuaient à la plateforme un échec qui tenait à leur propre calendrier.</p>\n\n<p>Ce qu'il ne fait pas du tout: réparer une pénalité, compenser un contenu dupliqué, accélérer un site lent, ou remplacer une offre commerciale peu convaincante. Le référencement amène des visiteurs, il ne transforme pas. Un site qui convertit à 0,3 % avec cent visiteurs convertira toujours à 0,3 % avec mille, et le budget netlinking aurait été mieux employé sur les pages produits.</p>\n\n<h3>Le cas particulier des sites récents</h3>\n\n<p>Pour un site de moins de six mois, la question mérite d'être posée franchement: faut-il acheter des liens? La réponse raisonnable est non, ou très peu. Un site jeune qui accumule rapidement des liens payants dessine exactement le profil que les systèmes de détection cherchent. Les premiers mois se travaillent autrement: produire une trentaine de contenus solides, obtenir quelques mentions naturelles, soigner le maillage interne, s'assurer que tout est indexé.</p>\n\n<p>Le netlinking payant prend son sens quand un site a déjà des positions à défendre et des pages qui approchent du seuil. Autrement dit, il accélère une dynamique existante et ne la crée pas. Les référenceurs expérimentés le formulaient volontiers ainsi: <strong>on achète des liens pour transformer un essai, pas pour entrer sur le terrain</strong>.</p>\n\n<p>Une exception existe pour les sites de niche sur des requêtes peu disputées, où deux ou trois liens bien choisis peuvent effectivement suffire à prendre la tête. Encore faut-il avoir vérifié la faiblesse de la concurrence avant de dépenser, ce qui prend une heure d'analyse et évite parfois de dépenser des centaines d'euros pour rien.</p>\n\n<h2>Cinq erreurs qui revenaient chez les acheteurs</h2>\n\n<p>Les échanges entre utilisateurs, sur le Discord de la plateforme comme dans les forums spécialisés, faisaient remonter toujours les mêmes fautes de débutant. Elles n'ont rien perdu de leur actualité.</p>\n\n<ul>\n<li><strong>Acheter avant d'avoir corrigé la page cible.</strong> Un lien pointant vers une page mal structurée, sans titre pertinent, sans contenu suffisant, ne fait que révéler sa faiblesse plus vite. On répare d'abord, on pousse ensuite.</li>\n<li>Se fier au seul indice de puissance affiché. Ces scores, calculés par des outils tiers, se manipulent et ne disent rien du trafic réel. Une page à fort indice sans aucune visite qualifiée n'apporte pas grand-chose.</li>\n<li>Répéter la même ancre exacte sur dix achats successifs, souvent parce que c'est le champ le plus simple à remplir.</li>\n<li>Négliger le lien secondaire, qui coûtait moins cher et permettait de renforcer un article ancien pointant déjà vers le site, technique du relink que les utilisateurs expérimentés employaient systématiquement.</li>\n<li>Ne rien mesurer. Sans relevé de positions avant achat et sans suivi mensuel, il devient impossible de savoir ce qui a marché, donc de reproduire l'opération.</li>\n</ul>\n\n<p>La dernière erreur est la plus coûteuse, parce qu'elle empêche d'apprendre. Un tableau de suivi tout simple, avec la date d'achat, l'URL cible, l'ancre, le prix payé et la position relevée à J+30, J+60 et J+90, suffit à transformer une dépense en investissement documenté. Cet exercice révèle souvent que 20 % des liens ont produit 80 % du mouvement, et il oriente les achats suivants.</p>\n\n<h2>Où sont partis les utilisateurs après la fermeture</h2>\n\n<p>La fermeture a redistribué le marché en quelques semaines. Les acheteurs se sont reportés sur les plateformes généralistes encore actives, avec un critère nouveau dans leur grille de choix: la solidité financière de l'intermédiaire. Les questions posées aux commerciaux ont changé de nature, on s'est mis à interroger les délais de paiement aux éditeurs, le mode de détention des fonds, l'ancienneté de la société.</p>\n\n<p>Les éditeurs, eux, ont massivement diversifié. Beaucoup se sont inscrits sur trois ou quatre plateformes au lieu d'une, ont commencé à démarcher en direct, ou se sont tournés vers d'autres modes de valorisation de leur audience. Certains ont profité de l'épisode pour sortir complètement de la vente de liens, jugeant le modèle trop dépendant d'un moteur qui pourrait en changer les règles du jour au lendemain.</p>\n\n<p>Le concept de lien positionné, lui, a survécu à son inventeur commercial. Toutes les plateformes sérieuses affichent désormais les positions et les mots-clés des URLs qu'elles proposent, et plusieurs ont repris jusqu'au vocabulaire employé par Nextlevel. Une idée juste finit toujours par se diffuser, même quand la société qui la portait disparaît.</p>\n\n<h2>Mon avis, écrit avant la chute</h2>\n\n<p>Le jugement porté sur l'outil pendant ses années d'activité était favorable, et il le reste sur le plan technique. Autant l'assumer plutôt que de réécrire l'histoire: Nextlevel était la plateforme la mieux conçue de son marché.</p>\n\n<h3>Les points forts</h3>\n\n<ol>\n<li>Une interface symétrique, qui servait aussi bien l'acheteur que l'éditeur, avec les mêmes métriques des deux côtés. Rare dans un secteur où les vendeurs découvrent souvent leurs conditions après coup.</li>\n<li>Le critère du positionnement, appliqué avec rigueur, qui donnait un sens concret au prix affiché. On savait ce qu'on payait et pourquoi.</li>\n<li>Des fonctions inédites au moment de leur sortie, précommandes classiques puis automatiques, plugin WordPress, branchement à la Search Console, générateur d'ancres neutres.</li>\n<li>Une communauté Discord d'une densité rare, qui a formé une génération entière de référenceurs indépendants.</li>\n</ol>\n\n<p>La contrepartie de cette richesse était une prise en main difficile. La plateforme parlait le langage du métier: indice d'URL, RD, top 90, glissement sémantique, relink. Un artisan qui voulait pousser trois pages de son site s'y perdait, et l'aide en ligne, pourtant fournie, ne compensait pas entièrement. Une démonstration commentée était proposée à ceux qui la demandaient, et elle changeait beaucoup de choses.</p>\n\n<h3>Les points à améliorer</h3>\n\n<ol>\n<li>Le classement des sites, figé après validation, sans réévaluation périodique malgré l'évolution du trafic et des domaines référents.</li>\n<li>Le robot d'exploration, parfois trop rapide, qui mettait en difficulté les hébergements modestes et obligeait à passer par un fichier d'URLs.</li>\n<li>L'opacité sur la commission prélevée quand la rédaction était assurée par la plateforme plutôt que par le partenaire: le partage n'était indiqué nulle part clairement.</li>\n<li>Une communication trop optimiste sur les précommandes, présentées comme un produit sans risque alors qu'elles reposaient sur une avance de trésorerie considérable.</li>\n</ol>\n\n<p>Ce dernier point n'était pas perçu comme un défaut à l'époque. Il apparaît rétrospectivement comme le signal qu'il fallait lire. Un service gratuit pour les deux parties, financé par l'intermédiaire, ne tient que si la conversion est rapide. La plateforme mesurait un taux d'achat de 90 %, elle ne communiquait pas sur le délai moyen entre l'avance et l'encaissement.</p>\n\n<h2>La chute de Korleon'Biz, étape par étape</h2>\n\n<p>Les premiers signaux publics datent du printemps 2023. Le site Rubypayeur, qui recense les incidents de paiement signalés par les entreprises, affiche alors une mention explicite concernant la société.</p>\n\n<blockquote>Cette société a fait l'objet d'au moins une procédure de recouvrement sur Rubypayeur. Les factures concernées n'ayant, à ce jour, pas été soldées, les retards de paiement ont été signalés par nos membres.</blockquote>\n\n<p>Sur les forums et le Discord, les témoignages de partenaires attendant leurs virements se multiplient au deuxième trimestre. Les délais passent de quelques semaines à plusieurs mois. Certains éditeurs, dont les revenus Nextlevel constituaient une part significative de leur activité, se retrouvent en difficulté personnelle.</p>\n\n<p>Le 4 juillet 2023, Julien Jimenez publie sur Twitter un message qui reconnaît la situation.</p>\n\n<blockquote>Vous l'aurez compris, Korleon'Biz et NextLevel rencontrent d'importantes difficultés financières qui, malheureusement, impactent directement nos partenaires. Des décisions viennent d'être prises et un plan comptable est en train d'être déployé pour que chacun puisse être payé dans les meilleurs délais. Soyez assurés que nous faisons tout notre possible pour remonter la pente le plus rapidement possible. Dans cette perspective, nous vous offrons 20 % de crédit supplémentaire si vous transformez vos gains en crédits.</blockquote>\n\n<p>Le même fil désigne la cause. Les précommandes, ce produit qui consistait à rédiger et publier gratuitement des articles sur les sites partenaires, ont coûté des sommes considérables pour un retour sur investissement très faible. Le dirigeant parle d'une mauvaise estimation du rendement, d'un produit qu'il croyait déterminant, et d'une erreur qui a coûté très cher à l'agence. Il propose des rendez-vous téléphoniques et s'engage à signer avec chaque partenaire un document précisant un échéancier de paiement.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-rouge\">\n<strong>Un signal à connaître pour la prochaine fois</strong>\n<p>Quand une plateforme propose un bonus majoré pour convertir des sommes dues en crédits internes, elle transforme une dette exigible en avoir non garanti. Le geste soulage sa trésorerie et transfère le risque au créancier. En cas de liquidation, un crédit interne ne vaut rien, alors qu'une facture impayée ouvre au moins droit à une déclaration de créance.</p>\n</aside>\n\n<p>La suite est allée vite. Le 27 septembre 2023, la liquidation judiciaire est prononcée. L'annonce publique tombe le lendemain. Quatorze ans d'activité s'arrêtent, la plateforme ferme, et les partenaires non payés deviennent créanciers d'une procédure collective, avec les perspectives de recouvrement que l'on connaît dans ce type de dossier: les salariés et les organismes sociaux passent avant, les fournisseurs viennent loin derrière.</p>\n\n<h3>Ce que les éditeurs auraient dû faire, et ce qu'il faut faire aujourd'hui</h3>\n\n<p>Le naufrage a servi de leçon collective au petit monde du référencement français. Quelques principes en sont ressortis, applicables à n'importe quelle plateforme d'intermédiation.</p>\n\n<ul>\n<li>Ne jamais laisser une seule plateforme représenter plus du tiers de ses revenus d'éditeur. La diversification coûte du temps de gestion, elle évite la dépendance.</li>\n<li>Encaisser dès que le seuil de virement est atteint, sans laisser filer les soldes. Un compte créditeur chez un intermédiaire n'est pas de l'épargne.</li>\n<li>Se méfier des offres de conversion en crédits assorties d'un bonus inhabituel, surtout quand elles arrivent en même temps que des retards de paiement.</li>\n<li>Facturer en bonne et due forme et relancer par écrit, ce qui conditionne toute action ultérieure et permet la déclaration de créance auprès du mandataire judiciaire dans les deux mois suivant la publication au Bodacc.</li>\n<li>Surveiller les signaux publics: mentions sur les sites de recouvrement, retards signalés par d'autres, changements de discours commercial.</li>\n</ul>\n\n<p>Du côté des acheteurs, la disparition a eu un effet moins dramatique mais réel. Les liens achetés étaient garantis 24 mois par contrat. La liquidation de l'intermédiaire ne supprime pas mécaniquement les liens, qui restent sur les sites des éditeurs, mais elle supprime tout recours en cas de retrait. Plusieurs acheteurs ont constaté des disparitions dans les mois qui ont suivi, sans interlocuteur pour faire appliquer l'engagement.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-rose\">\n<strong>Auditez vos liens deux fois par an</strong>\n<p>Un contrôle semestriel des liens acquis, page par page, prend une demi-journée pour un portefeuille de cent liens. Il détecte les retraits, les passages en nofollow, les articles dépubliés et les sites disparus. Sans ce suivi, un budget netlinking s'évapore sans que personne ne s'en aperçoive.</p>\n</aside>\n\n<p>Une dernière remarque sur le calendrier des démarches. La déclaration de créance se fait auprès du mandataire judiciaire désigné, dans un délai de deux mois à compter de la publication du jugement au Bodacc, et le formulaire ne demande rien d'insurmontable: identité du créancier, montant réclamé, nature de la créance, pièces justificatives. Passé ce délai, la créance est forclose sauf relevé de forclusion accordé par le juge-commissaire, procédure incertaine dont l'issue dépend entièrement de la capacité du créancier à prouver qu'il n'a pas été informé en temps utile. Les éditeurs qui ont laissé passer cette échéance, souvent par découragement, ont perdu jusqu'à la possibilité théorique d'être payés au terme des opérations de liquidation.</p>\n\n<h2>Zolly, la mascotte</h2>\n\n<p><img title=\"Zolly, la mascotte de Nextlevel.link\" src=\"/wp-content/uploads/2022/08/nextlevel-link-la-meilleure-plateforme-pour-lachat-de-liens-positionnes-1.png\" alt=\"Zolly, le zèbre mascotte de la plateforme Nextlevel\" width=\"500\" height=\"502\"></p>\n\n<p>Un zèbre nommé Zolly servait d'emblème à la plateforme, présent sur le site, sur les supports de communication et sur le compte Twitter de la marque. Le choix de l'animal était expliqué par le pelage: chaque zèbre porte des rayures uniques, aucun individu n'est identique à un autre, image censée renvoyer à la singularité du positionnement de chaque page vendue.</p>\n\n<p>Le détail que la marque aimait rappeler: le zèbre n'est pas blanc rayé de noir, mais noir rayé de blanc, sa peau étant sombre sous le pelage. Zolly était donc noir et blanc dans cet ordre. Petite anecdote zoologique devenue élément d'identité, elle a fait le tour des présentations commerciales pendant cinq ans, et elle reste attachée au souvenir de la plateforme dans la communauté.</p>\n\n<h2>Ce que le référencement naturel doit à ce genre d'outils</h2>\n\n<p>Prendre du recul sur cet épisode oblige à revenir aux fondamentaux. Le référencement naturel désigne l'ensemble des pratiques qui améliorent la position d'un site dans les pages de résultats des moteurs. Trois objectifs le résument: placer les pages sur les requêtes visées, augmenter le trafic qui en découle, et rendre le site visible auprès d'une audience qui ne le connaît pas encore.</p>\n\n<p>Les leviers se rangent en trois familles. Le travail technique porte sur le temps de chargement, la structure des URLs, le passage en HTTPS, la lisibilité du code pour les robots d'exploration, la gestion des redirections et des erreurs. Le travail éditorial porte sur la profondeur des contenus, la richesse du vocabulaire, la structure des titres et l'absence de duplication. Le travail de popularité porte sur les liens entrants, sujet de cet article.</p>\n\n<p>Une agence de référencement intervient sur les trois, avec des méthodes documentées: audit technique, audit sémantique pour identifier les requêtes accessibles, plan de contenu, puis campagne d'acquisition de liens. Le détail de ce que fait <a href=\"/une-agence-seo-referencement.html\">une agence SEO en matière de référencement</a> varie selon les structures, et le choix d'un prestataire spécialisé sur un système de gestion de contenu précis, comme <a href=\"/agence-seo-wordpress-comment-obtenir-des-resultats.html\">une agence SEO WordPress</a>, change la nature des recommandations techniques.</p>\n\n<p><img src=\"/wp-content/uploads/2022/09/agence-seo-8.png\" alt=\"Consultant SEO analysant les leviers de référencement d'un site\" width=\"640\" height=\"433\"></p>\n\n<h3>On-site et off-site, deux chantiers distincts</h3>\n\n<p>Le maillage interne relève du premier. Il s'agit d'organiser les liens entre vos propres pages pour orienter les robots et distribuer la valeur vers les contenus stratégiques. Ce chantier ne coûte rien d'autre que du temps, il est entièrement sous votre contrôle, et il est systématiquement sous-exploité. Beaucoup de sites qui achètent des liens externes gagneraient davantage en réorganisant leurs propres liens internes.</p>\n\n<p>Le second chantier concerne les liens venus de l'extérieur: partenariats éditoriaux, mentions dans la presse spécialisée, annuaires de qualité, réseaux sociaux, et donc plateformes d'achat. La règle qui vaut ici est celle de la vraisemblance. Un profil de liens crédible mélange les sources, les formats d'ancre et les rythmes d'acquisition. Un profil qui ressemble à un tableau Excel finit par être traité comme tel par le moteur.</p>\n\n<p>Avant de dépenser le premier euro en netlinking, une vérification s'impose: vos pages stratégiques reçoivent-elles au moins trois liens internes depuis d'autres contenus du site, avec des ancres variées? Ce travail est gratuit, réversible, sans aucun risque de sanction, et il produit souvent un gain de position visible en quelques semaines.</p>\n\n<p>La production éditoriale reste le socle de tout. Un contenu qui répond réellement à une intention de recherche attire des liens sans qu'on les demande, et ce phénomène ne s'achète pas. Pour les sites qui visent plusieurs marchés linguistiques, <a href=\"/pourquoi-faire-appel-a-une-agence-de-traduction.html\">faire appel à une agence de traduction</a> plutôt qu'à un moteur automatique change radicalement la qualité perçue des versions étrangères, et donc leur capacité à se positionner.</p>\n\n<p>Vidéo: présentation de la plateforme de netlinking Nextlevel.link, tournée à l'époque où le service était actif.</p>\n\n<figure class=\"video\" data-plateforme=\"youtube\" data-video=\"2QaHGyIUPt8\"><a href=\"https://www.youtube.com/watch?v=2QaHGyIUPt8\">Voir la video sur YouTube</a></figure>\n\n<h2>Ce que promettait Nextlevel.link, dans ses propres termes</h2>\n\n<p>Le discours commercial de la marque mérite d'être restitué, ne serait-ce que pour mesurer l'écart entre la promesse et l'issue. Le service se présentait comme un netlinking sur mesure, capable de répondre à toutes les configurations: site vitrine, boutique en ligne, page d'une PME de services, site éditorial. Les équipes de <a href=\"https://www.nextlevel.link/plateforme-netlinking\">nextlevel</a> insistaient sur l'écoute préalable, l'évaluation du budget, la quantification du nombre de liens nécessaires, puis un déploiement progressif plutôt qu'une salve.</p>\n\n<h3>Des liens placés dans des textes rédigés</h3>\n\n<p>L'argument portait sur la qualité rédactionnelle du contexte d'insertion. Un lien perdu dans un texte bâclé transmet peu et se repère facilement. Les textes produits pour la plateforme étaient censés être écrits par des rédacteurs connaissant le référencement, capables de mettre en valeur un produit ou un service dans une langue correcte et un champ lexical cohérent. Ce point comptait autant pour le site recevant le lien que pour celui qui l'hébergeait, dont la qualité globale entrait dans son propre classement.</p>\n\n<h3>Un réseau de sites construit dans la durée</h3>\n\n<p>La deuxième promesse portait sur la qualité des sites hôtes. Un bon site, au sens du référencement, se juge d'abord à son contenu: des textes qui traitent leur sujet avec un minimum de profondeur, une structure HTML propre, une navigation lisible. Nextlevel avait constitué au fil des années un réseau de sites répondant à ces critères, complété par les partenaires extérieurs validés manuellement. C'est ce catalogue, patiemment assemblé, qui faisait la valeur du service, et c'est lui qui s'est dispersé du jour au lendemain.</p>\n\n<h3>Google bouge, les stratégies doivent bouger</h3>\n\n<p>Dernier volet du discours, et le seul qui n'ait pas pris une ride: le moteur de recherche le plus utilisé en France change en permanence ses critères de classement. Une stratégie de liens conçue en 2018 ne produit plus les mêmes effets en 2026. Les mises à jour successives ont durci le traitement des contenus produits en masse, valorisé les signaux d'expérience réelle et affiné la détection des schémas de liens artificiels.</p>\n\n<p>Retenir de cette histoire qu'il ne faut jamais acheter de liens serait excessif; en retenir qu'une plateforme d'intermédiation est un fournisseur comme un autre, avec un risque de contrepartie, serait plus juste. Les éditeurs qui ont perdu de l'argent en 2023 n'avaient pas fait de mauvais choix techniques. Ils avaient concentré leur activité chez un intermédiaire unique et laissé leurs soldes dormir sur un compte qui ne leur appartenait pas. C'est la seule leçon de cet épisode qui vaudra encore dans dix ans.</p>",
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