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    "title": "Le parachute ascensionnel à La Baule",
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    "date_published": "2023-08-20T08:17:43+02:00",
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    "content_markdown": "Parapente, parachute ascensionnel, parasailing : trois mots pour trois activités différentes que les brochures mélangent allègrement. Celle qu'on pratique au-dessus de la baie de La Baule n'est ni du parapente ni du parachutisme.\n\nLe malentendu commence dès la réservation. On appelle un club en demandant « le parapente au-dessus de la plage », et on se retrouve accroché sous une voile tractée par un bateau, sans jamais avoir sauté de quoi que ce soit ni piloté quoi que ce soit. Ce n'est pas une déception : c'est simplement autre chose. Autant savoir laquelle avant de payer.\n\n  **Le vocabulaire en une ligne chacun**\n\nLe parachutisme, c'est sauter d'un avion. Le parapente, c'est décoller à pied d'une pente et voler librement pendant une à plusieurs heures. Le parachute ascensionnel, c'est être hissé sous une voile derrière un bateau, relié à lui en permanence par un câble. Douze minutes, aucune formation, aucun saut.\n\n## Ce qu'est réellement le parachute ascensionnel\n\nLe principe tient en trois pièces : une voile, un harnais, un câble. Le passager est sanglé dans un harnais suspendu sous une voile ouverte, et le bateau, en accélérant, met la voile en pression. La portance fait le reste. L'altitude atteinte ne dépend pas du passager mais de deux choses : la vitesse du bateau et la longueur de câble déroulée par le treuil.\n\nC'est ce câble qui change tout. Le passager ne pilote pas. Il ne peut ni monter ni descendre ni virer. Les manuels anglo saxons expliquent qu'on dirige la voile en tirant sur les élévateurs du côté voulu, mais dans la pratique commerciale française, on ne touche à rien : c'est le pilote du bateau qui gère la montée, le palier et la descente depuis son treuil. Le seul geste demandé au passager, c'est de garder les jambes en avant à l'arrivée.\n\n![Passager suspendu sous une voile de parachute ascensionnel au-dessus de la mer](https://www.ouestmedias.net/wp-content/uploads/2022/09/-28-scaled.jpg)\n\nDeux méthodes de décollage coexistent. La première, la plus ancienne, part de la plage : des assistants au sol tiennent la voile ouverte, le passager fait quelques grandes enjambées pendant que le câble se tend, et la voile le soulève sans qu'il ait besoin de sauter. La seconde, majoritaire aujourd'hui sur les bateaux équipés d'un treuil, se passe entièrement en mer : on décolle et on se repose sur la plateforme arrière du bateau, pieds secs. Demandez laquelle vous attend, la différence se voit sur les photos et sur le degré de sportivité de l'affaire.\n\n  **Ce qui rend l'activité accessible**\n\nAucune formation, aucun brevet, aucun certificat médical dans la plupart des clubs. Le vol seul est ouvert dès 11 ans à La Baule, et les enfants plus jeunes volent accompagnés d'un adulte. C'est l'une des rares activités aériennes qu'on peut décider le matin pour l'après midi.\n\n## Voler au-dessus de la baie de La Baule : ce que l'on voit, ce que l'on paie\n\nLe vol se fait seul, à deux ou à trois sous la même voile, ce qui explique une bonne partie de son succès : c'est une activité qu'on partage, contrairement au [saut en parachute en tandem offert en coffret cadeau](https://www.ouestmedias.net/offrir-un-saut-en-parachute.html), où l'on part avec un moniteur et personne d'autre. Les clubs locaux la voient beaucoup passer en enterrement de vie de jeune fille et en sortie de groupe.\n\nSur la hauteur, méfiance avec les chiffres publicitaires. Les brochures annoncent volontiers « plus de 100 mètres », parfois « quelques dizaines de mètres » deux paragraphes plus loin, dans le même document. La réalité dépend de la longueur du câble embarqué : avec 150 mètres de ligne, on plafonne autour de 40 à 50 mètres de hauteur réelle. Assez pour voir la baie entière, la plage, les toits de la station et, par temps clair, les marais salants au nord. Pas assez pour prétendre survoler l'océan à hauteur d'avion.\n\n![Vol en parachute ascensionnel tracté par bateau au-dessus de la baie](https://www.ouestmedias.net/wp-content/uploads/2022/09/le-parachute-ascensionnel-a-la-baule-scaled.jpg)\n\nLa sensation dominante n'est pas l'adrénaline, c'est le silence. Une fois le bateau à distance, le bruit du moteur devient un ronflement lointain et il ne reste que le vent dans les suspentes. Les gens qui redoutent le vide sont souvent les plus surpris : la montée est progressive, il n'y a ni chute ni bascule, et le harnais tient comme un siège.\n\n### Les tarifs pratiqués en 2022\n\nÀ titre de repère, voici la grille affichée par un prestataire de la baie au moment où cet article a été écrit. Les prix ont bougé depuis, ils servent d'ordre de grandeur, pas de devis.\n\n| Durée du vol | 12 min |\n| --- | --- |\n| 1 personne | 70 € |\n| 2 personnes | 57 € par personne |\n| 3 personnes | 57 € par personne |\n| Options | Accompagnateur à bord (2 maximum) 8 €, reportage photo avec mise à disposition d'une GoPro 20 € |\n\n**Douze minutes pour 70 euros, cela fait un tarif à la minute plus élevé que beaucoup d'activités nautiques.** Le calcul change dès qu'on vole à deux ou à trois : 57 euros par personne, et le prix du bateau se partage. C'est la logique de toute activité tractée, le coût réel étant celui de l'heure de moteur et du pilote, pas celui de la voile.\n\n  **Quand réserver**\n\nLa saison court de mai à septembre et l'activité s'annule sur décision du pilote quand le vent dépasse la limite du club ou quand la mer se creuse. Réservez en début de séjour plutôt qu'à la veille du départ : cela laisse un créneau de repli si la journée prévue tombe à l'eau, au sens propre.\n\n## Le déroulé d'une session, du ponton au ponton\n\nComptez une heure et demie sur place pour douze minutes de vol. Le rendez vous se prend au ponton ou sur la plage selon le prestataire, une vingtaine de minutes avant le départ, le temps de remplir la fiche, d'enfiler le gilet et d'écouter le briefing. Ce briefing dure trois minutes et tient en quatre consignes : rester assis dans le harnais, garder les mains sur les sangles, ne pas se détacher, et lever les jambes à l'approche du bateau.\n\nLa navigation jusqu'à la zone de vol prend cinq à dix minutes. On sort de la zone de baignade, le pilote coupe, on s'installe dans le harnais, le mousqueton se clipse sur la voile déjà accrochée au câble. La montée est le moment que tout le monde raconte ensuite : le bateau accélère, la voile se gonfle, et l'on quitte la plateforme sans à coup, comme un ascenseur qui partirait en diagonale. Trente secondes plus tard, le pont du bateau ressemble à une planche à repasser.\n\nLe palier occupe la plus grande partie des douze minutes. Le bateau tourne lentement, la voile suit, et le paysage défile à une vitesse de promenade. La descente se fait au treuil, encore plus doucement que la montée, et le retour sur la plateforme se joue sur les dernières secondes : jambes en avant, on s'assoit, deux mains vous attrapent, c'est fini.\n\n  **Photos et vidéo**\n\nLe téléphone personnel n'a rien à faire là haut, un appareil qui tombe de quarante mètres est perdu et peut blesser quelqu'un. La GoPro proposée en option à une vingtaine d'euros règle la question et rend des images bien plus lisibles qu'un bras tendu. Les accompagnateurs restés à bord font les meilleures photos, celles où l'on vous voit petit sous la voile.\n\n## Les précautions qui comptent vraiment\n\nLe parachute ascensionnel a une très bonne réputation de sécurité, à une condition : la qualité du matériel et du pilote. Les accidents recensés à l'étranger tiennent presque toujours à la rupture d'un câble usé ou à un vol maintenu par vent trop fort pour rentrer de l'argent. Trois questions à poser avant de monter à bord, sans complexe :\n\n- Le bateau est il équipé d'un treuil hydraulique et d'un câble contrôlé régulièrement ?\n- Quelle est la limite de vent au-delà de laquelle le club annule ?\n- Le gilet de sauvetage est il fourni et adapté au poids du passager ?\n\nLe reste relève du bon sens : lunettes attachées ou laissées à terre, téléphone laissé au sec, chaussures retirées. On vole en maillot de bain, en général mouillé à la fin, parfois volontairement quand le pilote propose de tremper les pieds avant de remonter. Les enfants qui volent seuls apprécient qu'on leur ait expliqué le déroulé avant, comme pour un premier voyage sans les parents : la préparation vaut ce qu'elle vaut, mais elle enlève la moitié de l'appréhension, et les mêmes réflexes servent quand on prépare [un premier départ en voyage en solo](https://www.ouestmedias.net/partir-seul-en-voyage-nous-vous-livrons-tous-nos-conseils.html).\n\n## Une histoire courte, et souvent racontée de travers\n\nLes récits d'origine qui circulent sur le parachute ascensionnel mélangent deux histoires distinctes, celle du parapente et celle du parasail, en y ajoutant une couche de légende militaire.\n\nLe fait militaire existe, mais il n'a rien à voir avec la marine américaine ni avec un parachute. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la marine allemande équipait certains sous marins d'un cerf volant giravion, le Focke-Achgelis Fa 330, tracté par le sous marin en surface pour hisser un guetteur à une centaine de mètres et étendre son horizon. Rotor, pas voile.\n\nLe vrai point de départ est français et civil. Au début des années 1960, l'ingénieur Pierre-Marcel Lemoigne met au point une voilure à fentes, le Para-Commander, capable de planer bien mieux qu'un parachute rond classique et de se laisser tracter. En 1963, l'Américain Jacques-André Istel, de la Pioneer Parachute Company, achète la licence, industrialise la voile et la commercialise sous le nom de **parasail**, qui a donné le parachute ascensionnel d'aujourd'hui. La voile pèse plusieurs kilos, pas quelques grammes comme le répètent certaines fiches recopiées.\n\nLe parapente, lui, naît quinze ans plus tard et ailleurs. Le 27 juin 1978, à Mieussy en Haute-Savoie, Jean-Claude Bétemps, André Bohn et Gérard Bosson décollent en courant sur une pente herbeuse avec des voiles de parachute et se posent plus bas : c'est l'acte de naissance du vol libre à voile souple. Aucun bateau, aucun câble, aucune falaise. La confusion entre les deux disciplines vient de là, de deux objets nés du même parachute et partis dans deux directions opposées, l'un vers l'autonomie totale, l'autre vers le vol tracté à sensations douces. Après un [saut en parachute en tandem près de La Baule](https://www.ouestmedias.net/saut-en-parachute.html), le contraste est saisissant : d'un côté 200 km/h de chute libre, de l'autre douze minutes de calme absolu au bout d'un fil.",
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Douze minutes, aucune formation, aucun saut.</p>\n</aside>\n\n<h2>Ce qu'est réellement le parachute ascensionnel</h2>\n\n<p>Le principe tient en trois pièces : une voile, un harnais, un câble. Le passager est sanglé dans un harnais suspendu sous une voile ouverte, et le bateau, en accélérant, met la voile en pression. La portance fait le reste. L'altitude atteinte ne dépend pas du passager mais de deux choses : la vitesse du bateau et la longueur de câble déroulée par le treuil.</p>\n\n<p>C'est ce câble qui change tout. Le passager ne pilote pas. Il ne peut ni monter ni descendre ni virer. Les manuels anglo saxons expliquent qu'on dirige la voile en tirant sur les élévateurs du côté voulu, mais dans la pratique commerciale française, on ne touche à rien : c'est le pilote du bateau qui gère la montée, le palier et la descente depuis son treuil. Le seul geste demandé au passager, c'est de garder les jambes en avant à l'arrivée.</p>\n\n<p><img src=\"/wp-content/uploads/2022/09/-28-scaled.jpg\" alt=\"Passager suspendu sous une voile de parachute ascensionnel au-dessus de la mer\" width=\"1200\" height=\"801\"></p>\n\n<p>Deux méthodes de décollage coexistent. La première, la plus ancienne, part de la plage : des assistants au sol tiennent la voile ouverte, le passager fait quelques grandes enjambées pendant que le câble se tend, et la voile le soulève sans qu'il ait besoin de sauter. La seconde, majoritaire aujourd'hui sur les bateaux équipés d'un treuil, se passe entièrement en mer : on décolle et on se repose sur la plateforme arrière du bateau, pieds secs. Demandez laquelle vous attend, la différence se voit sur les photos et sur le degré de sportivité de l'affaire.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-vert\">\n<strong>Ce qui rend l'activité accessible</strong>\n<p>Aucune formation, aucun brevet, aucun certificat médical dans la plupart des clubs. Le vol seul est ouvert dès 11 ans à La Baule, et les enfants plus jeunes volent accompagnés d'un adulte. C'est l'une des rares activités aériennes qu'on peut décider le matin pour l'après midi.</p>\n</aside>\n\n<h2>Voler au-dessus de la baie de La Baule : ce que l'on voit, ce que l'on paie</h2>\n\n<p>Le vol se fait seul, à deux ou à trois sous la même voile, ce qui explique une bonne partie de son succès : c'est une activité qu'on partage, contrairement au <a href=\"/offrir-un-saut-en-parachute.html\">saut en parachute en tandem offert en coffret cadeau</a>, où l'on part avec un moniteur et personne d'autre. Les clubs locaux la voient beaucoup passer en enterrement de vie de jeune fille et en sortie de groupe.</p>\n\n<p>Sur la hauteur, méfiance avec les chiffres publicitaires. Les brochures annoncent volontiers « plus de 100 mètres », parfois « quelques dizaines de mètres » deux paragraphes plus loin, dans le même document. La réalité dépend de la longueur du câble embarqué : avec 150 mètres de ligne, on plafonne autour de 40 à 50 mètres de hauteur réelle. Assez pour voir la baie entière, la plage, les toits de la station et, par temps clair, les marais salants au nord. Pas assez pour prétendre survoler l'océan à hauteur d'avion.</p>\n\n<p><img src=\"/wp-content/uploads/2022/09/le-parachute-ascensionnel-a-la-baule-scaled.jpg\" alt=\"Vol en parachute ascensionnel tracté par bateau au-dessus de la baie\" width=\"1200\" height=\"798\"></p>\n\n<p>La sensation dominante n'est pas l'adrénaline, c'est le silence. Une fois le bateau à distance, le bruit du moteur devient un ronflement lointain et il ne reste que le vent dans les suspentes. Les gens qui redoutent le vide sont souvent les plus surpris : la montée est progressive, il n'y a ni chute ni bascule, et le harnais tient comme un siège.</p>\n\n<h3>Les tarifs pratiqués en 2022</h3>\n\n<p>À titre de repère, voici la grille affichée par un prestataire de la baie au moment où cet article a été écrit. Les prix ont bougé depuis, ils servent d'ordre de grandeur, pas de devis.</p>\n\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Durée du vol</td>\n<td>12 min</td>\n</tr>\n<tr>\n<td>1 personne</td>\n<td>70 €</td>\n</tr>\n<tr>\n<td>2 personnes</td>\n<td>57 € par personne</td>\n</tr>\n<tr>\n<td>3 personnes</td>\n<td>57 € par personne</td>\n</tr>\n<tr>\n<td>Options</td>\n<td>Accompagnateur à bord (2 maximum) 8 €, reportage photo avec mise à disposition d'une GoPro 20 €</td>\n</tr>\n</tbody>\n</table>\n\n<p><strong>Douze minutes pour 70 euros, cela fait un tarif à la minute plus élevé que beaucoup d'activités nautiques.</strong> Le calcul change dès qu'on vole à deux ou à trois : 57 euros par personne, et le prix du bateau se partage. C'est la logique de toute activité tractée, le coût réel étant celui de l'heure de moteur et du pilote, pas celui de la voile.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-violet\">\n<strong>Quand réserver</strong>\n<p>La saison court de mai à septembre et l'activité s'annule sur décision du pilote quand le vent dépasse la limite du club ou quand la mer se creuse. Réservez en début de séjour plutôt qu'à la veille du départ : cela laisse un créneau de repli si la journée prévue tombe à l'eau, au sens propre.</p>\n</aside>\n\n<h2>Le déroulé d'une session, du ponton au ponton</h2>\n\n<p>Comptez une heure et demie sur place pour douze minutes de vol. Le rendez vous se prend au ponton ou sur la plage selon le prestataire, une vingtaine de minutes avant le départ, le temps de remplir la fiche, d'enfiler le gilet et d'écouter le briefing. Ce briefing dure trois minutes et tient en quatre consignes : rester assis dans le harnais, garder les mains sur les sangles, ne pas se détacher, et lever les jambes à l'approche du bateau.</p>\n\n<p>La navigation jusqu'à la zone de vol prend cinq à dix minutes. On sort de la zone de baignade, le pilote coupe, on s'installe dans le harnais, le mousqueton se clipse sur la voile déjà accrochée au câble. La montée est le moment que tout le monde raconte ensuite : le bateau accélère, la voile se gonfle, et l'on quitte la plateforme sans à coup, comme un ascenseur qui partirait en diagonale. Trente secondes plus tard, le pont du bateau ressemble à une planche à repasser.</p>\n\n<p>Le palier occupe la plus grande partie des douze minutes. Le bateau tourne lentement, la voile suit, et le paysage défile à une vitesse de promenade. La descente se fait au treuil, encore plus doucement que la montée, et le retour sur la plateforme se joue sur les dernières secondes : jambes en avant, on s'assoit, deux mains vous attrapent, c'est fini.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-bleu\">\n<strong>Photos et vidéo</strong>\n<p>Le téléphone personnel n'a rien à faire là haut, un appareil qui tombe de quarante mètres est perdu et peut blesser quelqu'un. La GoPro proposée en option à une vingtaine d'euros règle la question et rend des images bien plus lisibles qu'un bras tendu. Les accompagnateurs restés à bord font les meilleures photos, celles où l'on vous voit petit sous la voile.</p>\n</aside>\n\n<h2>Les précautions qui comptent vraiment</h2>\n\n<p>Le parachute ascensionnel a une très bonne réputation de sécurité, à une condition : la qualité du matériel et du pilote. Les accidents recensés à l'étranger tiennent presque toujours à la rupture d'un câble usé ou à un vol maintenu par vent trop fort pour rentrer de l'argent. Trois questions à poser avant de monter à bord, sans complexe :</p>\n\n<ul>\n<li>Le bateau est il équipé d'un treuil hydraulique et d'un câble contrôlé régulièrement ?</li>\n<li>Quelle est la limite de vent au-delà de laquelle le club annule ?</li>\n<li>Le gilet de sauvetage est il fourni et adapté au poids du passager ?</li>\n</ul>\n\n<p>Le reste relève du bon sens : lunettes attachées ou laissées à terre, téléphone laissé au sec, chaussures retirées. On vole en maillot de bain, en général mouillé à la fin, parfois volontairement quand le pilote propose de tremper les pieds avant de remonter. Les enfants qui volent seuls apprécient qu'on leur ait expliqué le déroulé avant, comme pour un premier voyage sans les parents : la préparation vaut ce qu'elle vaut, mais elle enlève la moitié de l'appréhension, et les mêmes réflexes servent quand on prépare <a href=\"/partir-seul-en-voyage-nous-vous-livrons-tous-nos-conseils.html\">un premier départ en voyage en solo</a>.</p>\n\n<figure class=\"video\" data-plateforme=\"youtube\" data-video=\"TFZx_ET-uZ0\"><a href=\"https://www.youtube.com/watch?v=TFZx_ET-uZ0\">Voir la video sur YouTube</a></figure>\n\n<h2>Une histoire courte, et souvent racontée de travers</h2>\n\n<p>Les récits d'origine qui circulent sur le parachute ascensionnel mélangent deux histoires distinctes, celle du parapente et celle du parasail, en y ajoutant une couche de légende militaire.</p>\n\n<p>Le fait militaire existe, mais il n'a rien à voir avec la marine américaine ni avec un parachute. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la marine allemande équipait certains sous marins d'un cerf volant giravion, le Focke-Achgelis Fa 330, tracté par le sous marin en surface pour hisser un guetteur à une centaine de mètres et étendre son horizon. Rotor, pas voile.</p>\n\n<p>Le vrai point de départ est français et civil. Au début des années 1960, l'ingénieur Pierre-Marcel Lemoigne met au point une voilure à fentes, le Para-Commander, capable de planer bien mieux qu'un parachute rond classique et de se laisser tracter. En 1963, l'Américain Jacques-André Istel, de la Pioneer Parachute Company, achète la licence, industrialise la voile et la commercialise sous le nom de <strong>parasail</strong>, qui a donné le parachute ascensionnel d'aujourd'hui. La voile pèse plusieurs kilos, pas quelques grammes comme le répètent certaines fiches recopiées.</p>\n\n<p>Le parapente, lui, naît quinze ans plus tard et ailleurs. Le 27 juin 1978, à Mieussy en Haute-Savoie, Jean-Claude Bétemps, André Bohn et Gérard Bosson décollent en courant sur une pente herbeuse avec des voiles de parachute et se posent plus bas : c'est l'acte de naissance du vol libre à voile souple. Aucun bateau, aucun câble, aucune falaise. La confusion entre les deux disciplines vient de là, de deux objets nés du même parachute et partis dans deux directions opposées, l'un vers l'autonomie totale, l'autre vers le vol tracté à sensations douces. Après un <a href=\"/saut-en-parachute.html\">saut en parachute en tandem près de La Baule</a>, le contraste est saisissant : d'un côté 200 km/h de chute libre, de l'autre douze minutes de calme absolu au bout d'un fil.</p>",
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