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    "title": "Renégocier son prêt immobilier avec sa banque : les meilleurs moments",
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    "content_markdown": "Renégocier son prêt immobilier ne se décide pas à l'humeur : l'opération n'est rentable que si trois seuils sont franchis en même temps, l'écart de taux, l'ancienneté du prêt et le capital restant dû. En dehors de cette fenêtre, on paie des frais pour économiser des miettes. Voici comment faire le calcul avant d'aller voir son banquier.\n\n## Renégocier ou racheter : deux opérations qui n'ont pas le même prix\n\nOn confond les deux en permanence, et la confusion coûte cher. Renégocier, c'est rester dans sa banque et signer un avenant au contrat existant. Faire racheter son crédit, c'est solder le prêt actuel avec l'argent d'un établissement concurrent, donc souscrire un nouveau crédit.\n\nLa première voie est la plus simple. Pas de nouvelle garantie à constituer, pas d'indemnité de remboursement anticipé, un délai souvent inférieur à un mois. En contrepartie, votre banque n'a aucune obligation d'accepter, et elle vous facture des frais d'avenant, généralement de l'ordre de 1 % du capital restant dû, parfois plafonnés à quelques centaines d'euros.\n\nLa seconde donne plus de marge, parce qu'un concurrent qui vous récupère accepte de rogner sur sa marge pour gagner un client. Elle traîne aussi toute une série de frais : indemnités de remboursement anticipé, frais de dossier du nouveau prêteur, nouvelle caution ou nouvelle hypothèque, éventuelle mainlevée de l'ancienne. Un [simulateur de rachat de crédit immobilier](https://www.ouestmedias.net/ce-quil-faut-savoir-sur-un-simulateur-de-rachat-de-credit-immobilier.html) sert précisément à mettre ces lignes bout à bout avant de se déplacer.\n\n  **Les indemnités de remboursement anticipé sont plafonnées**\n\nLa loi limite l'indemnité au plus petit des deux montants suivants : six mois d'intérêts sur le capital remboursé au taux moyen du prêt, ou 3 % du capital restant dû. Sur un capital restant de 150 000 euros à 3,5 %, cela plafonne autour de 2 600 euros. Ce n'est pas négligeable, mais ce n'est pas non plus le mur que certains décrivent, et la clause se négocie parfois dès la signature initiale.\n\n![Couple assis face à un conseiller bancaire, dossier de prêt ouvert sur la table](https://www.ouestmedias.net/wp-content/uploads/2022/08/-78-scaled.jpg)\n\n## Les trois seuils qui déterminent la rentabilité\n\nLes courtiers utilisent tous la même grille, et elle tient en trois conditions cumulatives. Si une seule manque, l'économie fond.\n\n### Un écart d'au moins 0,7 point, idéalement 1 point\n\nEn dessous de 0,7 point d'écart entre votre taux et celui du marché, les frais mangent le gain. C'est le seuil que retiennent la plupart des professionnels, et il monte à 1 point pour un rachat par la concurrence, plus coûteux à mettre en place.\n\n### Être dans le premier tiers du remboursement\n\nC'est le point le plus mal compris, et pourtant le plus déterminant. Un crédit immobilier s'amortit de façon progressive : au début, la mensualité est composée majoritairement d'intérêts, à la fin majoritairement de capital. Sur un prêt de vingt ans, la moitié des intérêts totaux est payée pendant les sept ou huit premières années.\n\nUn exemple rend la chose concrète. Sur un emprunt de 200 000 euros à 3,5 % sur vingt ans, la mensualité tourne autour de 1 160 euros hors assurance. La première échéance contient environ 580 euros d'intérêts et 580 euros de capital. La dernière contient moins de 4 euros d'intérêts. Renégocier le taux, c'est agir sur la première moitié de cette courbe, pas sur la seconde.\n\nRenégocier à trois ans du terme n'a donc aucun sens : il ne reste presque plus d'intérêts à économiser, quel que soit le taux obtenu. La fenêtre utile se situe dans les cinq à sept premières années.\n\n### Un capital restant dû d'au moins 70 000 euros\n\nEn dessous, les gains en valeur absolue deviennent trop faibles pour absorber les frais fixes. Le seuil de 70 000 euros est un ordre de grandeur communément admis, pas une règle légale : avec un écart de taux de 1,5 point, un capital de 50 000 euros peut rester intéressant.\n\n  **Le test des trois cases**\n\nÉcart d'au moins 0,7 point, prêt de moins de sept ans, capital restant dû supérieur à 70 000 euros. Trois cases cochées, prenez rendez-vous. Deux cases sur trois, faites le calcul complet frais compris avant de vous déplacer. Une seule case, laissez tomber et regardez plutôt du côté de l'assurance emprunteur.\n\n## Le gisement que tout le monde oublie : l'assurance emprunteur\n\nQuand les taux ne bougent pas dans le bon sens, il reste une ligne où l'économie est presque toujours au rendez-vous. L'assurance de prêt représente couramment un quart à un tiers du coût total d'un crédit immobilier, et beaucoup plus pour un emprunteur jeune et en bonne santé qui a signé le contrat groupe de sa banque sans discuter.\n\nLa loi Lemoine du 28 février 2022 a changé la donne. Depuis le 1er juin 2022, tout emprunteur peut résilier son assurance de prêt à n'importe quel moment, sans attendre de date anniversaire, à condition de présenter un contrat offrant des garanties au moins équivalentes. Le même texte a supprimé le questionnaire de santé pour les prêts inférieurs à 200 000 euros par assuré remboursés avant les 60 ans de l'emprunteur.\n\nUne remarque au passage sur une erreur qui circule beaucoup : ce n'est pas la loi Lagarde de 2010 qui a instauré le TAEG en matière de crédit immobilier. La loi Lagarde a ouvert la délégation d'assurance et réformé le crédit à la consommation ; le TAEG immobilier découle de l'ordonnance de 2016 transposant la directive européenne sur les contrats de crédit immobilier. La nuance a son importance quand on cherche le bon texte pour appuyer une demande.\n\n  **Changer d'assurance, à tout moment, depuis juin 2022**\n\nPour un couple de trentenaires non fumeurs, passer du contrat groupe de la banque à une délégation individuelle fait souvent gagner entre 5 000 et 15 000 euros sur la durée restante du prêt. C'est fréquemment davantage qu'une renégociation de taux, et l'opération se fait sans frais. La banque dispose de dix jours ouvrés pour répondre et doit motiver un refus.\n\nVérifiez au passage l'étendue des garanties, en particulier [la garantie décès de l'assurance de prêt](https://www.ouestmedias.net/la-garantie-deces-pour-une-assurance-de-pret-immobilier.html) et les conditions d'invalidité, qui sont ce qui distingue réellement deux contrats. Un tarif plus bas assorti d'exclusions sur les affections dorsales ou psychiques n'est pas une bonne affaire pour un artisan ou un enseignant.\n\n## Le contexte compte autant que le dossier\n\nUn article publié en 2023 ne peut pas raconter la même chose qu'un article de 2016. Les taux moyens des crédits immobiliers en France sont passés d'environ 1,1 % fin 2021 à plus de 4 % fin 2023, la remontée la plus rapide depuis les années 1980. Autrement dit, presque personne n'avait intérêt à renégocier en 2023 : les emprunteurs de 2019 à 2021 détiennent des taux que le marché ne propose plus.\n\nLa mécanique s'inverse quand les taux redescendent. Les crédits signés en 2023 et 2024, autour de 4 %, sont ceux qui deviendront des candidats à la renégociation le jour où le marché repassera durablement sous 3 %. Si vous êtes dans ce cas, notez la date : vous serez encore dans les premières années du prêt, donc dans la bonne fenêtre.\n\n  **Le bon calendrier**\n\nSurveillez l'écart entre votre taux et le taux moyen publié chaque trimestre par la Banque de France. Dès qu'il dépasse 0,7 point, préparez votre dossier : comptez deux à quatre semaines pour un avenant dans votre banque, six à dix semaines pour un rachat par un concurrent, garantie et déblocage compris.\n\n## Préparer le rendez-vous : ce qui fait pencher la balance\n\nUne banque n'accorde pas un avenant par générosité. Elle calcule ce qu'elle perd en intérêts contre ce qu'elle perdrait si vous partiez ailleurs. Votre travail consiste à rendre ce second scénario crédible.\n\nConcrètement, arrivez avec une offre concurrente écrite, pas avec une impression générale sur le marché. Rassemblez les trois derniers avis d'imposition, les trois derniers bulletins de salaire, le tableau d'amortissement à jour, les relevés des six derniers mois. Un compte sans découvert sur cette période vaut mieux qu'un long discours. Les originaux se rangent au sec, dans un classeur ou [une pochette imperméable](https://www.ouestmedias.net/pourquoi-choisir-une-pochette-impermeable.html) si vous n'avez pas de coffre : ces documents servent à chaque étape.\n\nTraitez le dossier comme un projet, avec des échéances et une liste de tâches. Un tableur suffit, [un outil de gestion de projet](https://www.ouestmedias.net/comment-choisir-un-outil-de-gestion-de-projet.html) aussi si vous en utilisez déjà un au travail. L'important est de savoir à tout moment quelle pièce manque et quelle banque doit rappeler.\n\nSur la posture, [quelques conseils](https://www.ouestmedias.net/attirer-lattention-dun-homme-quelques-conseils.html) valent autant que les chiffres : annoncez d'emblée que vous avez consulté ailleurs, donnez le taux obtenu, ne bluffez pas sur un montant que vous ne pourrez pas produire, et demandez explicitement la remise ou le plafonnement des frais d'avenant. C'est la ligne qui bouge le plus facilement.\n\n  **Négociez les frais avant le taux**\n\nLe taux d'un avenant se discute peu : il suit le marché. Les frais de dossier, en revanche, sont une variable d'ajustement pure. Sur un capital restant de 200 000 euros, faire tomber 1 % de frais d'avenant à 500 euros forfaitaires représente 1 500 euros gagnés en une phrase.\n\n## Baisser la mensualité ou raccourcir la durée : deux stratégies opposées\n\nUne fois le nouveau taux obtenu, la banque vous laisse choisir. Conserver la même mensualité en réduisant la durée du prêt maximise l'économie totale d'intérêts. Conserver la durée en abaissant la mensualité libère du pouvoir d'achat immédiat, mais l'économie globale est bien plus faible.\n\nSur un capital restant de 180 000 euros et quinze ans à courir, passer de 3,8 % à 2,8 % en gardant la mensualité fait gagner près de deux ans de remboursement. La même opération en gardant la durée allège la mensualité d'environ 90 euros. Le premier choix rapporte davantage, le second sauve une trésorerie tendue.\n\nSi c'est la trésorerie le problème, sachez qu'il existe des solutions plus rapides que la renégociation : la modulation de mensualité prévue au contrat, souvent utilisable une fois par an, ou la suspension temporaire d'échéances. Elles n'ont rien à voir avec [un prêt express](https://www.ouestmedias.net/comment-beneficier-dun-pret-express.html), qui relève du crédit à la consommation et coûte beaucoup plus cher. Et si vous accumulez du retard, ne laissez pas la situation pourrir : [les sanctions en cas de non-remboursement d'un crédit immobilier](https://www.ouestmedias.net/credit-immobilier-quelles-sont-les-sanctions-en-cas-de-non-remboursement.html) commencent par des pénalités et peuvent aller jusqu'à la déchéance du terme.\n\n### Faut-il passer par un courtier ?\n\nUn courtier facture entre 900 et 1 500 euros, ou un pourcentage du capital emprunté, et il ne se paie qu'en cas de succès. Sur un rachat par la concurrence, il fait gagner du temps et souvent plus que ses honoraires, parce qu'il sait quel établissement cherche à capter des dossiers ce trimestre-là. Sur une simple renégociation dans votre propre banque, son apport est bien plus mince : c'est une discussion bilatérale où l'argument principal reste votre ancienneté et votre épargne placée chez eux.\n\nVérifiez dans tous les cas le mandat de recherche avant de le signer, et surtout la liste des établissements interrogés. Un courtier qui ne travaille qu'avec trois banques n'a pas grand-chose à comparer.\n\n## Les banques en ligne, vraiment moins chères ?\n\nElles affichent souvent des taux inférieurs de 0,1 à 0,3 point et des frais de dossier réduits, parce qu'elles n'entretiennent pas de réseau d'agences. L'avantage est réel mais moins spectaculaire qu'annoncé, et il se paie ailleurs.\n\nLes critères d'entrée sont plus stricts : revenus minimum, apport souvent supérieur à 10 %, domiciliation des revenus, dossiers atypiques rarement acceptés. Un profil de fonctionnaire titulaire avec 20 % d'apport y trouvera de bonnes conditions ; un intermittent ou un indépendant de deux ans d'ancienneté aura plus de chances dans une caisse régionale où quelqu'un peut lire son dossier autrement qu'à travers un algorithme.\n\nL'autre limite tient à l'interlocuteur. Une renégociation se plaide, et il est plus facile de plaider face à quelqu'un qui vous connaît. Avoir [l'application mobile de sa banque](https://www.ouestmedias.net/lappli-credit-mutuel-mobile-pourquoi-telecharger-lapplication.html) installée et un conseiller identifié ne remplace pas un bon dossier, mais accélère les échanges.\n\n  **Les taux trop beaux pour être vrais**\n\nAucun établissement sérieux ne demande de frais de dossier payables d'avance par virement avant l'édition d'une offre de prêt. Toute sollicitation de ce type est une arnaque. Vérifiez systématiquement que l'établissement figure dans le registre des agents financiers tenu par la Banque de France, le Regafi, et que le courtier est immatriculé à l'Orias.\n\n## Comparer sans se faire piéger par les comparateurs\n\nUne précision utile avant de lancer des simulations en série : une demande de crédit immobilier ne dégrade pas votre dossier en France, contrairement à une idée reçue importée des systèmes de scoring anglo-saxons. Il n'existe pas de fichier des consultations. Vous pouvez interroger cinq banques sans conséquence, à condition de ne pas signer cinq offres.\n\nLes comparateurs en ligne se sont installés dans tous les secteurs, du [comparateur de devis d'assurance](https://www.ouestmedias.net/assurance-jeune-conducteur-comparateur-de-devis-gratuit.html) jusqu'aux [sites de rencontres pour seniors](https://www.ouestmedias.net/rencontres-de-seniors-gratuites-les-meilleurs-sites.html), et le crédit immobilier n'y a pas échappé. Leur intérêt est de donner un ordre de grandeur en cinq minutes. Leur limite est qu'ils sont rémunérés par les établissements qu'ils affichent, et que le taux annoncé correspond au meilleur profil, pas au vôtre.\n\nLa seule comparaison qui vaille porte sur le TAEG, qui intègre le taux nominal, les frais de dossier, la garantie et l'assurance. Deux offres à 3,4 % nominal peuvent afficher 3,7 % et 4,3 % de TAEG. Et le TAEG doit rester sous le taux d'usure publié par la Banque de France, seuil qui a été calculé mensuellement pendant l'année 2023 pour éviter que la remontée rapide des taux n'exclue trop d'emprunteurs du marché.\n\nRestez attentif aux frais annexes du projet complet, souvent sous-estimés. [Calculer les frais de notaire et les réduire](https://www.ouestmedias.net/comment-faire-pour-calculer-les-frais-de-notaire-et-les-baisser.html) mérite un vrai passage : dans l'ancien, ils représentent 7 à 8 % du prix, contre 2 à 3 % dans le neuf, et le gros de la somme ne va pas au notaire mais les droits de mutation encaissés par les départements. La règle des 3 % qu'on lit partout est fausse pour un achat dans l'ancien.\n\n## Ce qui bloque le plus souvent une demande d'avenant\n\nTrois refus reviennent sans arrêt. Le premier tient à la santé du compte : des découverts répétés sur les six derniers mois suffisent à faire capoter un dossier, même solvable sur le papier. Le deuxième tient au taux d'endettement, qui doit rester sous 35 % assurance comprise, seuil devenu contraignant depuis que les recommandations du Haut Conseil de stabilité financière sont opposables aux banques.\n\nLe troisième est plus vexant : la banque estime que vous ne partirez pas. Un client qui a son épargne, son assurance habitation, celle de la voiture et le compte des enfants au même endroit a beaucoup de mal à menacer de manière crédible. Ce n'est pas un argument pour tout disperser, mais cela explique pourquoi certains obtiennent un avenant en quinze jours et d'autres un refus poli.\n\n## Quand la renégociation n'est pas la bonne réponse\n\nParfois le problème n'est pas le taux mais le bien. Si vous envisagez de revendre dans les deux ans, l'opération n'a aucun intérêt : les frais ne seront pas amortis. Mieux vaut alors [estimer la valeur de votre bien](https://www.ouestmedias.net/estimez-la-valeur-de-votre-bien-immobilier-maison-ou-appartement-en-quelques-clics.html) et regarder si la vente couvre le capital restant dû.\n\nParfois, c'est simplement que le budget global a dérapé après l'emménagement. La première année dans un logement fait apparaître des dépenses qu'aucune simulation ne contient : l'électroménager qui lâche, l'été où l'on compare les prix d'[un comparatif de climatiseurs mobiles](https://www.ouestmedias.net/les-3-meilleurs-climatiseurs-mobiles-2022-comparatif.html), la chaudière qui exige un entretien annuel. Une renégociation de 40 euros par mois ne compense pas un budget mal calibré au départ.\n\nEt si vous n'avez pas encore signé, tout ce qui précède arrive trop tard. C'est au moment de l'offre initiale que la marge est la plus large : relisez [les étapes pour obtenir un prêt immobilier](https://www.ouestmedias.net/les-etapes-pour-obtenir-un-pret-immobilier.html) et les techniques pour [négocier son prêt immobilier au départ](https://www.ouestmedias.net/5-astuces-pour-negocier-votre-pret-immobilier.html). Un dixième de point gagné à la signature vaut mieux qu'un avenant arraché cinq ans plus tard.\n\n## Le cas particulier des indépendants et des auto-entrepreneurs\n\nUn travailleur indépendant n'est pas refusé par principe, il est évalué autrement. La banque ne regarde pas un salaire mensuel mais une capacité de remboursement moyenne, calculée sur deux à trois exercices, souvent en retenant le plus faible.\n\nAttendez-vous donc à devoir fournir les deux ou trois derniers bilans, les avis d'imposition correspondants, un extrait Kbis ou un avis de situation Sirene, et parfois une attestation de votre expert-comptable confirmant la régularité de l'activité. Certains établissements imposent en plus l'ouverture d'un [compte en ligne](https://www.anyti.me/fr) chez eux et la domiciliation des recettes professionnelles.\n\nDeux conseils tirés de la pratique. D'abord, ne cherchez pas à minimiser votre revenu imposable les années où vous préparez un achat : ce qui rassure l'expert-comptable inquiète le banquier. Ensuite, visez les caisses régionales et les banques mutualistes, qui gardent une capacité de décision locale, plutôt que les plateformes standardisées où un dossier hors norme sort du tunnel automatiquement.\n\nQuant à la renégociation, elle obéit aux mêmes règles pour un indépendant que pour un salarié, avec une nuance : la banque révisera l'ensemble de votre situation à cette occasion. Si vos revenus ont baissé depuis la signature, ouvrir le dossier peut se retourner contre vous. Regardez d'abord vos trois derniers bilans, ensuite seulement le taux du marché.",
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En contrepartie, votre banque n'a aucune obligation d'accepter, et elle vous facture des frais d'avenant, généralement de l'ordre de 1 % du capital restant dû, parfois plafonnés à quelques centaines d'euros.</p>\n\n<p>La seconde donne plus de marge, parce qu'un concurrent qui vous récupère accepte de rogner sur sa marge pour gagner un client. Elle traîne aussi toute une série de frais : indemnités de remboursement anticipé, frais de dossier du nouveau prêteur, nouvelle caution ou nouvelle hypothèque, éventuelle mainlevée de l'ancienne. Un <a href=\"/ce-quil-faut-savoir-sur-un-simulateur-de-rachat-de-credit-immobilier.html\">simulateur de rachat de crédit immobilier</a> sert précisément à mettre ces lignes bout à bout avant de se déplacer.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-orange\">\n<strong>Les indemnités de remboursement anticipé sont plafonnées</strong>\n<p>La loi limite l'indemnité au plus petit des deux montants suivants : six mois d'intérêts sur le capital remboursé au taux moyen du prêt, ou 3 % du capital restant dû. Sur un capital restant de 150 000 euros à 3,5 %, cela plafonne autour de 2 600 euros. Ce n'est pas négligeable, mais ce n'est pas non plus le mur que certains décrivent, et la clause se négocie parfois dès la signature initiale.</p>\n</aside>\n\n<p><img src=\"/wp-content/uploads/2022/08/-78-scaled.jpg\" alt=\"Couple assis face à un conseiller bancaire, dossier de prêt ouvert sur la table\" width=\"1200\" height=\"800\"></p>\n\n<h2>Les trois seuils qui déterminent la rentabilité</h2>\n\n<p>Les courtiers utilisent tous la même grille, et elle tient en trois conditions cumulatives. Si une seule manque, l'économie fond.</p>\n\n<h3>Un écart d'au moins 0,7 point, idéalement 1 point</h3>\n\n<p>En dessous de 0,7 point d'écart entre votre taux et celui du marché, les frais mangent le gain. C'est le seuil que retiennent la plupart des professionnels, et il monte à 1 point pour un rachat par la concurrence, plus coûteux à mettre en place.</p>\n\n<h3>Être dans le premier tiers du remboursement</h3>\n\n<p>C'est le point le plus mal compris, et pourtant le plus déterminant. Un crédit immobilier s'amortit de façon progressive : au début, la mensualité est composée majoritairement d'intérêts, à la fin majoritairement de capital. Sur un prêt de vingt ans, la moitié des intérêts totaux est payée pendant les sept ou huit premières années.</p>\n\n<p>Un exemple rend la chose concrète. Sur un emprunt de 200 000 euros à 3,5 % sur vingt ans, la mensualité tourne autour de 1 160 euros hors assurance. La première échéance contient environ 580 euros d'intérêts et 580 euros de capital. La dernière contient moins de 4 euros d'intérêts. Renégocier le taux, c'est agir sur la première moitié de cette courbe, pas sur la seconde.</p>\n\n<p>Renégocier à trois ans du terme n'a donc aucun sens : il ne reste presque plus d'intérêts à économiser, quel que soit le taux obtenu. La fenêtre utile se situe dans les cinq à sept premières années.</p>\n\n<h3>Un capital restant dû d'au moins 70 000 euros</h3>\n\n<p>En dessous, les gains en valeur absolue deviennent trop faibles pour absorber les frais fixes. Le seuil de 70 000 euros est un ordre de grandeur communément admis, pas une règle légale : avec un écart de taux de 1,5 point, un capital de 50 000 euros peut rester intéressant.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-vert\">\n<strong>Le test des trois cases</strong>\n<p>Écart d'au moins 0,7 point, prêt de moins de sept ans, capital restant dû supérieur à 70 000 euros. Trois cases cochées, prenez rendez-vous. Deux cases sur trois, faites le calcul complet frais compris avant de vous déplacer. Une seule case, laissez tomber et regardez plutôt du côté de l'assurance emprunteur.</p>\n</aside>\n\n<h2>Le gisement que tout le monde oublie : l'assurance emprunteur</h2>\n\n<p>Quand les taux ne bougent pas dans le bon sens, il reste une ligne où l'économie est presque toujours au rendez-vous. L'assurance de prêt représente couramment un quart à un tiers du coût total d'un crédit immobilier, et beaucoup plus pour un emprunteur jeune et en bonne santé qui a signé le contrat groupe de sa banque sans discuter.</p>\n\n<p>La loi Lemoine du 28 février 2022 a changé la donne. Depuis le 1er juin 2022, tout emprunteur peut résilier son assurance de prêt à n'importe quel moment, sans attendre de date anniversaire, à condition de présenter un contrat offrant des garanties au moins équivalentes. Le même texte a supprimé le questionnaire de santé pour les prêts inférieurs à 200 000 euros par assuré remboursés avant les 60 ans de l'emprunteur.</p>\n\n<p>Une remarque au passage sur une erreur qui circule beaucoup : ce n'est pas la loi Lagarde de 2010 qui a instauré le TAEG en matière de crédit immobilier. La loi Lagarde a ouvert la délégation d'assurance et réformé le crédit à la consommation ; le TAEG immobilier découle de l'ordonnance de 2016 transposant la directive européenne sur les contrats de crédit immobilier. La nuance a son importance quand on cherche le bon texte pour appuyer une demande.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-bleu\">\n<strong>Changer d'assurance, à tout moment, depuis juin 2022</strong>\n<p>Pour un couple de trentenaires non fumeurs, passer du contrat groupe de la banque à une délégation individuelle fait souvent gagner entre 5 000 et 15 000 euros sur la durée restante du prêt. C'est fréquemment davantage qu'une renégociation de taux, et l'opération se fait sans frais. La banque dispose de dix jours ouvrés pour répondre et doit motiver un refus.</p>\n</aside>\n\n<p>Vérifiez au passage l'étendue des garanties, en particulier <a href=\"/la-garantie-deces-pour-une-assurance-de-pret-immobilier.html\">la garantie décès de l'assurance de prêt</a> et les conditions d'invalidité, qui sont ce qui distingue réellement deux contrats. Un tarif plus bas assorti d'exclusions sur les affections dorsales ou psychiques n'est pas une bonne affaire pour un artisan ou un enseignant.</p>\n\n<h2>Le contexte compte autant que le dossier</h2>\n\n<p>Un article publié en 2023 ne peut pas raconter la même chose qu'un article de 2016. Les taux moyens des crédits immobiliers en France sont passés d'environ 1,1 % fin 2021 à plus de 4 % fin 2023, la remontée la plus rapide depuis les années 1980. Autrement dit, presque personne n'avait intérêt à renégocier en 2023 : les emprunteurs de 2019 à 2021 détiennent des taux que le marché ne propose plus.</p>\n\n<p>La mécanique s'inverse quand les taux redescendent. Les crédits signés en 2023 et 2024, autour de 4 %, sont ceux qui deviendront des candidats à la renégociation le jour où le marché repassera durablement sous 3 %. Si vous êtes dans ce cas, notez la date : vous serez encore dans les premières années du prêt, donc dans la bonne fenêtre.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-violet\">\n<strong>Le bon calendrier</strong>\n<p>Surveillez l'écart entre votre taux et le taux moyen publié chaque trimestre par la Banque de France. Dès qu'il dépasse 0,7 point, préparez votre dossier : comptez deux à quatre semaines pour un avenant dans votre banque, six à dix semaines pour un rachat par un concurrent, garantie et déblocage compris.</p>\n</aside>\n\n<h2>Préparer le rendez-vous : ce qui fait pencher la balance</h2>\n\n<p>Une banque n'accorde pas un avenant par générosité. Elle calcule ce qu'elle perd en intérêts contre ce qu'elle perdrait si vous partiez ailleurs. Votre travail consiste à rendre ce second scénario crédible.</p>\n\n<p>Concrètement, arrivez avec une offre concurrente écrite, pas avec une impression générale sur le marché. Rassemblez les trois derniers avis d'imposition, les trois derniers bulletins de salaire, le tableau d'amortissement à jour, les relevés des six derniers mois. Un compte sans découvert sur cette période vaut mieux qu'un long discours. Les originaux se rangent au sec, dans un classeur ou <a href=\"/pourquoi-choisir-une-pochette-impermeable.html\">une pochette imperméable</a> si vous n'avez pas de coffre : ces documents servent à chaque étape.</p>\n\n<p>Traitez le dossier comme un projet, avec des échéances et une liste de tâches. Un tableur suffit, <a href=\"/comment-choisir-un-outil-de-gestion-de-projet.html\">un outil de gestion de projet</a> aussi si vous en utilisez déjà un au travail. L'important est de savoir à tout moment quelle pièce manque et quelle banque doit rappeler.</p>\n\n<p>Sur la posture, <a href=\"/attirer-lattention-dun-homme-quelques-conseils.html\">quelques conseils</a> valent autant que les chiffres : annoncez d'emblée que vous avez consulté ailleurs, donnez le taux obtenu, ne bluffez pas sur un montant que vous ne pourrez pas produire, et demandez explicitement la remise ou le plafonnement des frais d'avenant. C'est la ligne qui bouge le plus facilement.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-rose\">\n<strong>Négociez les frais avant le taux</strong>\n<p>Le taux d'un avenant se discute peu : il suit le marché. Les frais de dossier, en revanche, sont une variable d'ajustement pure. Sur un capital restant de 200 000 euros, faire tomber 1 % de frais d'avenant à 500 euros forfaitaires représente 1 500 euros gagnés en une phrase.</p>\n</aside>\n\n<h2>Baisser la mensualité ou raccourcir la durée : deux stratégies opposées</h2>\n\n<p>Une fois le nouveau taux obtenu, la banque vous laisse choisir. Conserver la même mensualité en réduisant la durée du prêt maximise l'économie totale d'intérêts. Conserver la durée en abaissant la mensualité libère du pouvoir d'achat immédiat, mais l'économie globale est bien plus faible.</p>\n\n<p>Sur un capital restant de 180 000 euros et quinze ans à courir, passer de 3,8 % à 2,8 % en gardant la mensualité fait gagner près de deux ans de remboursement. La même opération en gardant la durée allège la mensualité d'environ 90 euros. Le premier choix rapporte davantage, le second sauve une trésorerie tendue.</p>\n\n<p>Si c'est la trésorerie le problème, sachez qu'il existe des solutions plus rapides que la renégociation : la modulation de mensualité prévue au contrat, souvent utilisable une fois par an, ou la suspension temporaire d'échéances. Elles n'ont rien à voir avec <a href=\"/comment-beneficier-dun-pret-express.html\">un prêt express</a>, qui relève du crédit à la consommation et coûte beaucoup plus cher. Et si vous accumulez du retard, ne laissez pas la situation pourrir : <a href=\"/credit-immobilier-quelles-sont-les-sanctions-en-cas-de-non-remboursement.html\">les sanctions en cas de non-remboursement d'un crédit immobilier</a> commencent par des pénalités et peuvent aller jusqu'à la déchéance du terme.</p>\n\n<h3>Faut-il passer par un courtier ?</h3>\n\n<p>Un courtier facture entre 900 et 1 500 euros, ou un pourcentage du capital emprunté, et il ne se paie qu'en cas de succès. Sur un rachat par la concurrence, il fait gagner du temps et souvent plus que ses honoraires, parce qu'il sait quel établissement cherche à capter des dossiers ce trimestre-là. Sur une simple renégociation dans votre propre banque, son apport est bien plus mince : c'est une discussion bilatérale où l'argument principal reste votre ancienneté et votre épargne placée chez eux.</p>\n\n<p>Vérifiez dans tous les cas le mandat de recherche avant de le signer, et surtout la liste des établissements interrogés. Un courtier qui ne travaille qu'avec trois banques n'a pas grand-chose à comparer.</p>\n\n<h2>Les banques en ligne, vraiment moins chères ?</h2>\n\n<p>Elles affichent souvent des taux inférieurs de 0,1 à 0,3 point et des frais de dossier réduits, parce qu'elles n'entretiennent pas de réseau d'agences. L'avantage est réel mais moins spectaculaire qu'annoncé, et il se paie ailleurs.</p>\n\n<p>Les critères d'entrée sont plus stricts : revenus minimum, apport souvent supérieur à 10 %, domiciliation des revenus, dossiers atypiques rarement acceptés. Un profil de fonctionnaire titulaire avec 20 % d'apport y trouvera de bonnes conditions ; un intermittent ou un indépendant de deux ans d'ancienneté aura plus de chances dans une caisse régionale où quelqu'un peut lire son dossier autrement qu'à travers un algorithme.</p>\n\n<p>L'autre limite tient à l'interlocuteur. Une renégociation se plaide, et il est plus facile de plaider face à quelqu'un qui vous connaît. Avoir <a href=\"/lappli-credit-mutuel-mobile-pourquoi-telecharger-lapplication.html\">l'application mobile de sa banque</a> installée et un conseiller identifié ne remplace pas un bon dossier, mais accélère les échanges.</p>\n\n<aside class=\"bluf bluf-rouge\">\n<strong>Les taux trop beaux pour être vrais</strong>\n<p>Aucun établissement sérieux ne demande de frais de dossier payables d'avance par virement avant l'édition d'une offre de prêt. Toute sollicitation de ce type est une arnaque. Vérifiez systématiquement que l'établissement figure dans le registre des agents financiers tenu par la Banque de France, le Regafi, et que le courtier est immatriculé à l'Orias.</p>\n</aside>\n\n<h2>Comparer sans se faire piéger par les comparateurs</h2>\n\n<p>Une précision utile avant de lancer des simulations en série : une demande de crédit immobilier ne dégrade pas votre dossier en France, contrairement à une idée reçue importée des systèmes de scoring anglo-saxons. Il n'existe pas de fichier des consultations. Vous pouvez interroger cinq banques sans conséquence, à condition de ne pas signer cinq offres.</p>\n\n<p>Les comparateurs en ligne se sont installés dans tous les secteurs, du <a href=\"/assurance-jeune-conducteur-comparateur-de-devis-gratuit.html\">comparateur de devis d'assurance</a> jusqu'aux <a href=\"/rencontres-de-seniors-gratuites-les-meilleurs-sites.html\">sites de rencontres pour seniors</a>, et le crédit immobilier n'y a pas échappé. Leur intérêt est de donner un ordre de grandeur en cinq minutes. Leur limite est qu'ils sont rémunérés par les établissements qu'ils affichent, et que le taux annoncé correspond au meilleur profil, pas au vôtre.</p>\n\n<p>La seule comparaison qui vaille porte sur le TAEG, qui intègre le taux nominal, les frais de dossier, la garantie et l'assurance. Deux offres à 3,4 % nominal peuvent afficher 3,7 % et 4,3 % de TAEG. Et le TAEG doit rester sous le taux d'usure publié par la Banque de France, seuil qui a été calculé mensuellement pendant l'année 2023 pour éviter que la remontée rapide des taux n'exclue trop d'emprunteurs du marché.</p>\n\n<p>Restez attentif aux frais annexes du projet complet, souvent sous-estimés. <a href=\"/comment-faire-pour-calculer-les-frais-de-notaire-et-les-baisser.html\">Calculer les frais de notaire et les réduire</a> mérite un vrai passage : dans l'ancien, ils représentent 7 à 8 % du prix, contre 2 à 3 % dans le neuf, et le gros de la somme ne va pas au notaire mais les droits de mutation encaissés par les départements. La règle des 3 % qu'on lit partout est fausse pour un achat dans l'ancien.</p>\n\n<h2>Ce qui bloque le plus souvent une demande d'avenant</h2>\n\n<p>Trois refus reviennent sans arrêt. Le premier tient à la santé du compte : des découverts répétés sur les six derniers mois suffisent à faire capoter un dossier, même solvable sur le papier. Le deuxième tient au taux d'endettement, qui doit rester sous 35 % assurance comprise, seuil devenu contraignant depuis que les recommandations du Haut Conseil de stabilité financière sont opposables aux banques.</p>\n\n<p>Le troisième est plus vexant : la banque estime que vous ne partirez pas. Un client qui a son épargne, son assurance habitation, celle de la voiture et le compte des enfants au même endroit a beaucoup de mal à menacer de manière crédible. Ce n'est pas un argument pour tout disperser, mais cela explique pourquoi certains obtiennent un avenant en quinze jours et d'autres un refus poli.</p>\n\n<h2>Quand la renégociation n'est pas la bonne réponse</h2>\n\n<p>Parfois le problème n'est pas le taux mais le bien. Si vous envisagez de revendre dans les deux ans, l'opération n'a aucun intérêt : les frais ne seront pas amortis. Mieux vaut alors <a href=\"/estimez-la-valeur-de-votre-bien-immobilier-maison-ou-appartement-en-quelques-clics.html\">estimer la valeur de votre bien</a> et regarder si la vente couvre le capital restant dû.</p>\n\n<p>Parfois, c'est simplement que le budget global a dérapé après l'emménagement. La première année dans un logement fait apparaître des dépenses qu'aucune simulation ne contient : l'électroménager qui lâche, l'été où l'on compare les prix d'<a href=\"/les-3-meilleurs-climatiseurs-mobiles-2022-comparatif.html\">un comparatif de climatiseurs mobiles</a>, la chaudière qui exige un entretien annuel. Une renégociation de 40 euros par mois ne compense pas un budget mal calibré au départ.</p>\n\n<p>Et si vous n'avez pas encore signé, tout ce qui précède arrive trop tard. C'est au moment de l'offre initiale que la marge est la plus large : relisez <a href=\"/les-etapes-pour-obtenir-un-pret-immobilier.html\">les étapes pour obtenir un prêt immobilier</a> et les techniques pour <a href=\"/5-astuces-pour-negocier-votre-pret-immobilier.html\">négocier son prêt immobilier au départ</a>. Un dixième de point gagné à la signature vaut mieux qu'un avenant arraché cinq ans plus tard.</p>\n\n<figure class=\"video\" data-plateforme=\"youtube\" data-video=\"sNwGZDRcGOo\"><a href=\"https://www.youtube.com/watch?v=sNwGZDRcGOo\">Voir la video sur YouTube</a></figure>\n\n<h2>Le cas particulier des indépendants et des auto-entrepreneurs</h2>\n\n<p>Un travailleur indépendant n'est pas refusé par principe, il est évalué autrement. La banque ne regarde pas un salaire mensuel mais une capacité de remboursement moyenne, calculée sur deux à trois exercices, souvent en retenant le plus faible.</p>\n\n<p>Attendez-vous donc à devoir fournir les deux ou trois derniers bilans, les avis d'imposition correspondants, un extrait Kbis ou un avis de situation Sirene, et parfois une attestation de votre expert-comptable confirmant la régularité de l'activité. Certains établissements imposent en plus l'ouverture d'un <a href=\"https://www.anyti.me/fr\">compte en ligne</a> chez eux et la domiciliation des recettes professionnelles.</p>\n\n<p>Deux conseils tirés de la pratique. D'abord, ne cherchez pas à minimiser votre revenu imposable les années où vous préparez un achat : ce qui rassure l'expert-comptable inquiète le banquier. Ensuite, visez les caisses régionales et les banques mutualistes, qui gardent une capacité de décision locale, plutôt que les plateformes standardisées où un dossier hors norme sort du tunnel automatiquement.</p>\n\n<p>Quant à la renégociation, elle obéit aux mêmes règles pour un indépendant que pour un salarié, avec une nuance : la banque révisera l'ensemble de votre situation à cette occasion. Si vos revenus ont baissé depuis la signature, ouvrir le dossier peut se retourner contre vous. Regardez d'abord vos trois derniers bilans, ensuite seulement le taux du marché.</p>",
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