astuces infaillibles pour éviter les pannes de votre système de climatisation !

Trois pannes de climatisation sur quatre viennent de deux causes seulement : un filtre saturé et une évacuation de condensats bouchée. Les deux se règlent sans outil et sans facture.

Les frigoristes le disent volontiers en fin d'intervention : une bonne partie des dépannages d'été auraient pu être évités par un quart d'heure d'entretien au printemps. Le reste, en revanche, ne s'improvise pas. Il existe une frontière nette entre ce que l'occupant peut faire lui-même et ce qui relève du circuit frigorifique, où la loi interdit d'intervenir sans attestation de capacité.

Filtres : quinze jours en pleine saison

La grille frontale s'ouvre à la main sur la quasi-totalité des splits muraux. Les filtres sortent en les tirant vers le haut puis vers vous. Un passage d'aspirateur, un rinçage à l'eau tiède avec une goutte de liquide vaisselle, un séchage complet à plat, et c'est fini. Remonter un filtre encore humide garantit une odeur de renfermé au démarrage suivant.

En usage estival soutenu, tous les quinze jours. En usage occasionnel, une fois par mois suffit. Dans un logement avec animaux ou près d'un axe routier, comptez plutôt toutes les semaines.

Les condensats, la fuite d'eau du mois d'août

Une climatisation qui refroidit produit de l'eau, parfois plusieurs litres par jour sur un appartement humide. Cette eau part par un tuyau qui traverse le mur. Poussière, algues et insectes finissent par le colmater, le bac déborde, et l'eau coule sur la cloison ou goutte du split.

Avant l'été, repérez la sortie du tuyau à l'extérieur et vérifiez qu'elle n'est ni écrasée ni pleine de terre. Un peu d'air soufflé ou un fil souple suffisent souvent à déboucher. Si l'eau apparaît malgré tout, coupez l'appareil : une infiltration dans une cloison en plaque de plâtre coûte bien plus cher qu'une visite d'entretien.

Ce que fait vraiment la visite annuelle

Le technicien contrôle l'étanchéité du circuit, mesure les pressions et les températures aux deux échangeurs, nettoie la batterie extérieure au produit spécifique, vérifie les serrages électriques et l'écoulement des condensats. Comptez 100 à 180 euros pour un split simple, davantage pour un multisplit.

Deux obligations légales encadrent tout cela en France. Un contrôle d'étanchéité annuel est imposé dès que la charge de fluide atteint l'équivalent de 5 tonnes de CO2, ce qui concerne peu de logements mais la plupart des installations tertiaires. Et les systèmes de plus de 70 kW font l'objet d'une inspection périodique tous les cinq ans.

Le signal faible à ne pas ignorer

Une climatisation qui met plus longtemps qu'avant à atteindre sa consigne annonce presque toujours quelque chose : encrassement de l'échangeur extérieur, charge de fluide en baisse, ventilateur fatigué. Personne ne le remarque, parce que la dérive est lente. Notez une fois par été le temps que met la pièce à descendre de 3 degrés. Si ce délai double d'une saison à l'autre, appelez avant la vague de chaleur, pas pendant.

Reste un dernier réflexe, gratuit celui-là : dégager l'unité extérieure. Feuilles mortes, coffrage décoratif, mobilier de jardin poussé contre la grille, végétation qui a repris en juin. Un groupe qui ne peut pas évacuer sa chaleur monte en pression, tire davantage de courant et déclenche ses sécurités. Trente centimètres de dégagement derrière, un mètre devant, et beaucoup de pannes n'arrivent jamais.

Résumer cet article avec :

Partager :

Énergie