--- title: "Découvrez combien vous pouvez économiser avec une pompe à chaleur !" url: https://www.ouestmedias.net/decouvrez-combien-vous-pouvez-economiser-avec-une-pompe-a-chaleur.html author: "Delphine Macouin" date_published: 2024-02-01T08:31:24+00:00 date_modified: 2026-09-10T18:29:52+00:00 categories: ["Déco & Maison"] tags: ["Énergie"] image: https://www.ouestmedias.net/wp-content/uploads/2024/02/-1.png description: "Les 75 % d'économies affichés sur les brochures de pompes à chaleur existent, mais seulement face à de vieux convecteurs électriques. Contre une chaudière gaz..." site: "Ouest Médias" license: "Reproduction autorisée avec lien vers la source." --- # Découvrez combien vous pouvez économiser avec une pompe à chaleur ! Les 75 % d'économies affichés sur les brochures de pompes à chaleur existent, mais seulement face à de vieux convecteurs électriques. Contre une chaudière gaz récente, le gain tombe à 30 ou 40 %, et il se calcule en euros, pas en pourcentages. Le raisonnement à tenir tient en une division. Une pompe à chaleur ne fabrique pas de chaleur, elle en déplace : pour 1 kilowattheure d'électricité consommé, elle en restitue 3 à 4 sous forme de chauffage. Divisez donc le prix du kilowattheure électrique par ce coefficient et comparez au coût de votre énergie actuelle. Tout le reste découle de là. ## Le chiffre à regarder est le SCOP, pas le COP Les fabricants mettent en avant un coefficient de performance mesuré à 7 degrés extérieurs. C'est confortable. Le vrai indicateur est le **SCOP**, coefficient saisonnier, qui intègre les journées à moins 5 comme celles à 12 degrés. Un modèle annoncé à COP 5 tourne souvent autour de SCOP 3,5 sur une saison complète dans le nord de la France, et un peu mieux sur la façade atlantique où les hivers sont doux. **Le calcul en euros, pas en pourcentages** Kilowattheure électrique à 0,25 euro TTC, SCOP de 3,5 : chaque kilowattheure de chaleur vous coûte 0,071 euro. Une chaudière gaz à condensation, avec un kilowattheure de gaz autour de 0,11 euro et un rendement de 95 %, revient à 0,116 euro. Sur 15 000 kWh de chauffage annuels, l'écart fait environ 675 euros par an. Face à des convecteurs électriques, la même division donne 0,25 euro contre 0,071 : là, oui, on approche des 70 % annoncés. C'est le seul cas où le chiffre marketing tient debout. Face au fioul, comptez 40 à 50 %. Face à une chaudière gaz de 2018, 35 à 40 %. Face à un poêle à granulés qui chauffe déjà bien la pièce de vie, le calcul devient serré. ## La température de départ décide de tout Une **pompe à chaleur air-eau** perd environ 2,5 % de rendement par degré de température de départ supplémentaire. Sur un plancher chauffant alimenté à 35 degrés, elle donne le meilleur d'elle-même. Sur de vieux radiateurs en fonte réglés à 65 degrés, le SCOP peut chuter sous 2,5, et l'économie promise fond de moitié. C'est la première question à poser à l'installateur, avant même la marque. **L'erreur qui coûte le plus cher** Installer une pompe à chaleur dans une maison classée F ou G revient à surdimensionner l'appareil pour compenser des murs qui fuient. Résultat : une machine de 14 kW au lieu de 8, un prix d'achat plus élevé, des cycles courts qui usent le compresseur, et une facture d'électricité qui déçoit dès le premier hiver. Isolez d'abord. ## Ce que coûte l'installation, aides déduites Une pompe à chaleur air-eau posée se situe **entre 12 000 et 18 000 euros** selon la puissance et la complexité du chantier. La **géothermie**, avec ses forages ou ses capteurs enterrés, démarre plutôt vers 20 000 euros et dépasse souvent 30 000. Une pompe à chaleur air-air, réversible, revient beaucoup moins cher, entre 5 000 et 10 000 euros pour un multisplit, mais elle ne produit pas d'eau chaude sanitaire et chauffe mal les pièces fermées. MaPrimeRénov' et les certificats d'économies d'énergie se cumulent et couvrent une part réelle de la facture, d'autant plus forte que les revenus du foyer sont modestes. Les montants bougent presque chaque année : vérifiez sur France Rénov' au moment du devis plutôt que de vous fier à un article, y compris celui-ci. **Le temps de retour honnête** Reste à charge de 9 000 euros après aides, gain de 700 euros par an : le retour se fait en treize ans environ. Une pompe à chaleur bien entretenue dure quinze à vingt ans. L'opération est rentable, mais de peu, et elle le devient franchement quand on remplace du fioul ou des convecteurs. ## L'entretien n'est pas facultatif Au-delà de 4 kW, un contrôle par un professionnel est **obligatoire tous les deux ans**. Comptez 150 à 250 euros la visite. Elle sert à vérifier l'étanchéité du circuit frigorifique, parce qu'une machine qui perd son fluide continue de tourner en dégradant son rendement sans rien signaler. Un appareil qui a perdu 20 % de sa charge peut consommer un tiers de plus sans que personne le remarque avant la facture de mars. Deux gestes pèsent ensuite sur le résultat. Baisser la consigne d'un degré retire 5 à 7 % sur la saison. Et laisser la machine tourner en continu à basse température plutôt qu'en marche-arrêt brutal évite les démarrages de compresseur, qui sont le moment où elle consomme le plus. Reste un point que les vendeurs évoquent rarement : **le bruit**. Une unité extérieure tourne entre 45 et 55 décibels à un mètre. Posée sous la fenêtre du voisin, elle a déjà valu des procédures pour trouble anormal de voisinage. Prévoyez la place, un socle antivibratile et quelques mètres de recul avant de signer. --- ## À propos de l'auteur **Delphine Macouin** — Je suis particulièrement intéressée par les rubriques Amour, Lifestyle et Santé. Ce qui ne m'empêche pas de donner mon avis sur d'autres sujets !