--- title: "Découvrez les joyaux culinaires d'Amiens : les trois restaurants gastronomiques incontournables" url: https://www.ouestmedias.net/decouvrez-les-joyaux-culinaires-damiens-les-trois-restaurants-gastronomiques-incontournables.html author: "Delphine Macouin" date_published: 2024-11-11T23:34:24+00:00 date_modified: 2026-09-10T20:25:57+00:00 categories: ["Alimentation & Cuisine"] image: https://www.ouestmedias.net/wp-content/uploads/2024/11/decouvrez-les-joyaux-culinaires-damiens-les-trois-restaurants-gastronomiques-incontournables-2.png description: "Trois tables portent la réputation gastronomique d'Amiens, et aucune ne joue la même partition : une maison de viandes rue Alexandre Fatton, une table de produits..." site: "Ouest Médias" license: "Reproduction autorisée avec lien vers la source." --- # Découvrez les joyaux culinaires d'Amiens : les trois restaurants gastronomiques incontournables Trois tables portent la réputation gastronomique d'Amiens, et aucune ne joue la même partition : une maison de viandes rue Alexandre Fatton, une table de produits picards sur les bords de Somme, une cuisine de saison qui change de carte tous les deux mois. Voici ce qu'on y mange vraiment, et pour quel type de soirée chacune est faite. ![Assiette dressée dans un restaurant amiénois, produits picards en avant](https://www.ouestmedias.net/wp-content/uploads/2024/11/decouvrez-les-joyaux-culinaires-damiens-les-trois-restaurants-gastronomiques-incontournables.png) Un mot d'abord sur une confusion qui traîne partout : Amiens n'est pas une Cité internationale de la gastronomie. Le réseau labellisé par l'État en compte quatre, Dijon, Lyon, Tours et Paris-Rungis, et Amiens n'en fait pas partie. Ce qui ne retire rien à la ville, dont la cuisine tient à un terroir précis : la ficelle picarde, le pâté de canard d'Amiens, le macaron d'Amiens à la pâte d'amande, les légumes des hortillonnages cultivés sur les parcelles maraîchères de la Somme depuis le Moyen Âge. **Ce qu'il faut retenir** Aucune des trois adresses ci-dessous n'est étoilée au Michelin. Elles relèvent de la bonne cuisine de ville, entre 30 et 60 euros le repas, pas de la haute gastronomie à trois chiffres. C'est une bonne nouvelle pour le portefeuille, moins pour qui cherche un dîner de gala. ## Le Bouchon, la maison où l'on vient pour la viande ![Salle de restaurant chaleureuse aux tables dressées, ambiance de bistrot amiénois](https://www.ouestmedias.net/wp-content/uploads/2024/11/decouvrez-les-joyaux-culinaires-damiens-les-trois-restaurants-gastronomiques-incontournables-1.png) Le Bouchon, ouvert au 10 rue Alexandre Fatton, à deux minutes à pied de la place Gambetta, joue la carte du bistrot cossu plutôt que celle du restaurant à nappes blanches. La salle est basse de plafond, les banquettes serrées, on s'entend parler d'une table à l'autre. Le travail y porte sur la **viande** : filet de veau, pièces de bœuf maturées, cuissons rendues au degré près. Le texte que vous trouverez ailleurs sur cette adresse mentionne des « nuggets de poulet au beurre ». C'est manifestement une erreur de génération automatique, personne ne sert cela dans une maison de ce niveau. Comptez plutôt sur un menu autour de 35 euros le midi, un peu plus le soir. ## Le Quai, la Somme par la fenêtre Le quai Bélu longe la Somme dans le quartier Saint-Leu, l'ancien faubourg des teinturiers, à moins de cinq cents mètres de la cathédrale Notre-Dame. C'est le plus court trajet gastronomique de la ville : on sort de la nef, on traverse deux ponts, on est à table. La terrasse donne directement sur l'eau, ce qui explique qu'elle se réserve dix jours à l'avance dès les beaux jours. La cuisine s'appuie sur des fournisseurs identifiés, avec un vrai attachement aux produits du département de la Somme. - Légumes maraîchers de la baie de Somme, autour de Saint-Valery - Pains et viennoiseries d'un boulanger amiénois - Fromage de chèvre de Canaples, à une trentaine de kilomètres au nord **Avec des enfants, choisissez Le Quai** C'est la seule des trois à proposer un menu enfant construit et pas seulement un steak frites de dépannage. La salle est aussi la plus tolérante au bruit, entre le passage sur le quai et la circulation entre les tables. ## L'Improviste, la carte qui bouge tous les deux mois Cadre contemporain, 70 couverts en salle et une trentaine en terrasse : L'Improviste est la plus grande des trois, et paradoxalement celle où l'on mange le moins deux fois la même chose. La carte est renouvelée tous les deux mois, ce qui suppose un vrai travail sur les arrivages plutôt qu'un catalogue figé. Les classiques picards y passent régulièrement, cuisinés sans nostalgie excessive. - Confit de canard, ou entrecôte selon la saison - Tarte aux pommes déglacée au cidre - Ficelle picarde, crêpe roulée au jambon, champignons et béchamel gratinée **Réservez, surtout le samedi** Les trois maisons tournent à plein le week-end et deux d'entre elles ferment le dimanche soir et le lundi. Un appel la veille suffit rarement en juillet et en août, quand les visiteurs de la cathédrale et du spectacle de la Chroma se répartissent sur les mêmes salles. Le trajet complet entre les trois adresses tient dans un carré de huit cents mètres, ce qui rend l'arbitrage assez simple : Saint-Leu pour l'eau et la terrasse, le centre pour la viande, la carte tournante pour ceux qui reviennent souvent. Aucune ne prétend au trois étoiles, et c'est très bien ainsi. --- ## À propos de l'auteur **Delphine Macouin** — Je suis particulièrement intéressée par les rubriques Amour, Lifestyle et Santé. Ce qui ne m'empêche pas de donner mon avis sur d'autres sujets !