Découvrez Rennes autrement : 3 expériences insolites à ne pas manquer dans la capitale bretonne
Trois adresses rennaises sortent vraiment de l'ordinaire : un hôtel qui organise des spectacles dans son salon, une balade en gyropode dans le centre médiéval, et le plus petit opéra de France. Une seule des trois mérite qu'on organise son week-end autour.
Autant trancher tout de suite : l'Opéra vaut le déplacement, l'hôtel Le Magic Hall vaut la nuit si vous cherchiez de toute façon où dormir, et le gyropode reste un gadget sympathique qu'on peut sauter sans rien perdre de Rennes. Voici pourquoi.
L'Opéra de Rennes, une salle de 600 places sur la place de la Mairie
Le bâtiment fait face à l'hôtel de ville, dont il épouse la courbe : deux édifices en vis-à-vis sur la même place, l'un concave, l'autre convexe. Inauguré en 1836, l'Opéra de Rennes est souvent présenté comme le plus petit opéra de France, avec une jauge d'environ 600 places réparties en fer à cheval dans une salle à l'italienne.
Cette taille est son intérêt principal. Depuis n'importe quel siège, on voit les mains de la cheffe d'orchestre et l'on entend les voix sans amplification. Aucune grande maison lyrique ne procure cette proximité. La programmation associe production maison, coproductions avec Angers Nantes Opéra et Rennes récitals. Les tarifs commencent autour de 10 euros pour les places les plus hautes, ce qui reste inférieur au prix d'une place de cinéma dans certaines catégories.
Réservez tôt : sur une jauge aussi réduite, une production attendue affiche complet plusieurs semaines à l'avance. Des visites du bâtiment sont proposées ponctuellement, notamment lors des Journées du patrimoine.
Le Magic Hall, un hôtel qui a gardé sa salle de spectacle
À deux pas de la place Sainte-Anne, dans le quartier des maisons à pans de bois, Le Magic Hall occupe un ancien lieu de spectacle et n'a pas cherché à le dissimuler. On y trouve une salle où se donnent des représentations ponctuelles, une bibliothèque, un espace de jeux vidéo et un local de répétition à disposition des clients musiciens. La terrasse sert de sas entre l'hôtel et la vie nocturne du quartier.
Le secteur Sainte-Anne est le plus animé de Rennes en soirée, avec une densité de bars remarquable pour une ville de 220 000 habitants. C'est aussi, en conséquence, le plus bruyant les jeudis, vendredis et samedis. Demandez une chambre côté cour si vous comptez dormir avant deux heures du matin. La station de métro Sainte-Anne, sur la ligne a, place le reste de la ville à moins de dix minutes.
Le gyropode : amusant, réglementé, dispensable
Une précision utile avant de réserver : en France, ces engins de déplacement personnel motorisés sont limités à 25 kilomètres par heure sur la voie publique, et l'on ne circule pas dessus sur les trottoirs. Les 30 kilomètres par heure annoncés ici ou là ne correspondent à rien de légal en ville. Sur une visite guidée du centre, la vitesse réelle tourne plutôt autour de 10 à 12 kilomètres par heure, arrêts compris.
La prise en main demande dix minutes, casque fourni, et la formule séduit vraiment les adolescents. Le problème tient à la ville elle-même : le centre historique de Rennes se parcourt à pied en une heure et demie, les rues pavées secouent l'engin, et une partie du secteur est piétonne. On roule donc beaucoup sur les quais et le long de la Vilaine, où il y a moins à voir.
Si vous avez deux heures et un budget de 40 euros par personne, mettez-les dans une visite guidée du parlement de Bretagne, reconstruit après l'incendie de 1994, ou dans le musée des Beaux-Arts. Le gyropode, gardez-le pour une ville plus étalée.
Rennes n'a pas besoin d'artifices pour surprendre. Une ville universitaire de cette taille, avec un opéra à taille humaine, un marché parmi les plus importants du pays et un centre médiéval intact, se suffit largement à elle-même.
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