--- title: "La nouvelle gamme VERISURE Smart Protection" url: https://www.ouestmedias.net/la-nouvelle-gamme-verisure-smart-protection.html author: "Delphine Macouin" date_published: 2023-08-20T08:17:37+00:00 date_modified: 2026-09-10T15:32:08+00:00 categories: ["Déco & Maison"] image: https://www.ouestmedias.net/wp-content/uploads/2022/11/-41.jpg description: "Une alarme se choisit rarement pour son boîtier : ce qu’on achète chez Verisure, c’est un abonnement mensuel et un centre de télésurveillance qui décroche à 3..." site: "Ouest Médias" license: "Reproduction autorisée avec lien vers la source." --- # La nouvelle gamme VERISURE Smart Protection Une alarme se choisit rarement pour son boîtier : ce qu’on achète chez Verisure, c’est un abonnement mensuel et un centre de télésurveillance qui décroche à 3 heures du matin, et c’est sur ce terrain que la gamme Smart Protection, dévoilée le 9 novembre 2022, doit être jugée. Le matériel a beau s’appeler alarme connectée, détecteur de chocs ou caméra à reconnaissance humaine, il ne fait qu’envoyer des signaux. Ce qui transforme un signal en intervention, c’est une chaîne humaine et contractuelle : un opérateur qui écoute, une procédure de levée de doute, un appel aux forces de l’ordre, et une facture qui tombe tous les mois pendant plusieurs années. Regarder cette chaîne avant de regarder la fiche produit change complètement la décision. **Ce qui pèse dans la facture** Sur le marché français de la télésurveillance résidentielle, le matériel représente une part minoritaire du coût total. L’abonnement mensuel, généralement assorti d’un engagement de vingt-quatre à trente-six mois, représente le gros de la dépense sur cinq ans. Avant de comparer deux systèmes, il faut donc comparer deux contrats. ## Qui est Verisure, et depuis quand La société s’appelait Securitas Direct jusqu’à son changement de nom commercial en France, opéré en 2019. Elle est née dans le giron du groupe suédois Securitas, dont elle a été séparée en 2006 pour devenir un opérateur autonome de télésurveillance. Son siège européen est resté en Suède, elle intervient dans une quinzaine de pays et revendiquait, au moment du lancement de la gamme Smart Protection, plus de 550 000 clients en France et une trentaine d’années de métier. Le positionnement n’a pas bougé depuis : offre complète, matériel loué et non vendu, installation par un technicien de la marque, surveillance permanente depuis un centre situé en France. C’est un modèle de service, pas un modèle de quincaillerie. Il coûte plus cher qu’une alarme achetée en grande surface et il fait des choses qu’une alarme de grande surface ne fera jamais, à commencer par appeler quelqu’un quand elle sonne. Pour annoncer la nouvelle gamme, la marque avait organisé un rendez-vous sur Twitch le 9 novembre 2022 à 12 h 30, animé par Cindy Poumeyrol et Tanguy Toussaint, avec un expert de la société. Le choix du canal en dit long sur la cible visée à l’époque : des propriétaires de trente à quarante-cinq ans, déjà équipés en objets connectés, plutôt que le public traditionnel de la télésurveillance. Dans le même esprit de renouvellement des gammes, on avait vu la même saison [la collection déco d’automne de Conforama](https://www.ouestmedias.net/conforama-a-edite-une-nouvelle-gamme-dobjets-deco-pour-lautomne.html) jouer la carte du connecté à la maison. ## La levée de doute, la partie du service que personne ne regarde C’est pourtant le point de bascule. En France, les forces de l’ordre ne se déplacent pas sur simple déclenchement d’une sirène. Le nombre de fausses alertes, animaux domestiques, courants d’air, capteurs mal réglés, a conduit à exiger une levée de doute : quelqu’un doit établir qu’il se passe réellement quelque chose avant que la police ou la gendarmerie ne soit sollicitée. Un système d’alarme sans opérateur derrière laisse cette étape au propriétaire, qui est souvent au bureau ou en vacances. Chez Verisure, la levée de doute se fait à distance, par écoute audio et par les images que renvoient les détecteurs équipés d’un capteur photo. Si le doute persiste, un agent est envoyé sur place pour vérifier. La marque annonce un temps de réponse moyen inférieur à 10 secondes sur les alarmes prioritaires, détection de fumée, alerte panique, bouton SOS et code sous contrainte, et une intervention engagée en moins de 60 secondes. Ces chiffres proviennent d’une étude de l’organisme indépendant Questate AB portant sur la période du 13 avril 2021 au 13 avril 2022 ; ce sont des moyennes déclarées par le prestataire, pas une norme opposable. **Sirène seule contre télésurveillance** Une alarme autonome fait du bruit et envoie une notification sur un téléphone. Un service télésurveillé écoute, regarde, décide, appelle et peut envoyer un agent. Sans levée de doute, aucune patrouille ne se déplacera sur la seule foi d’une sirène : c’est la différence que l’abonnement finance. ## Ce que contient la gamme Smart Protection Le pack repose sur les mêmes briques que les générations précédentes, avec une électronique remise à niveau et une installation sans fil. On y trouve : - La centrale d’alarme, dissimulée, qui reçoit tous les signaux et déclenche l’alerte vers le centre de télésurveillance ; - Des détecteurs de mouvement à capteur photo, capables de restituer des images de nuit ; - Des détecteurs d’ouverture et de chocs, posés sur les portes, fenêtres et baies vitrées ; - Des caméras extérieures dotées d’un tri par reconnaissance de silhouette humaine ; - Un bouton SOS qui envoie une alerte prioritaire sans passer par le clavier ; - Des badges connectés personnalisés pour armer et désarmer le système. Le détecteur de chocs mérite un mot. Il agit avant l’intrusion, en repérant les vibrations d’une tentative de forcement sur un ouvrant. L’intérêt est réel : l’alerte part pendant que le cambrioleur est encore dehors, ce qui laisse largement le temps à la dissuasion de jouer. C’est plus efficace qu’un détecteur de mouvement intérieur, qui ne se réveille qu’une fois l’intrus dans le salon. Un mot sur l’alimentation, qui décide de tout le reste. La centrale dispose d’une batterie de secours qui tient plusieurs heures après une coupure de courant, et les détecteurs sans fil fonctionnent sur piles longue durée dont l’état remonte automatiquement au centre de surveillance. Personne ne monte sur un escabeau pour vérifier une pile : le système signale lui-même celle qui faiblit, plusieurs semaines avant qu’elle ne lâche. C’est un détail de fiche technique qui, au quotidien, fait la différence entre un dispositif entretenu et un dispositif en panne partielle dont on ne sait rien. L’installation est réalisée par un technicien de la marque après un devis établi en ligne puis une visite. Le sans-fil évite les saignées dans les murs, ce qui rend le système compatible avec une location, sous réserve de l’accord du propriétaire pour les fixations. **Le meilleur du lot : le détecteur de chocs** Placé sur les ouvrants, il déclenche l’alerte à la première vibration suspecte, avant que la porte ne cède. La séquence dissuasion, détection, intervention commence alors à l’extérieur du logement et non dans le couloir. ## Antibrouillage et liaison multicanale Un cambrioleur organisé arrive avec un brouilleur de fréquences pour couper la liaison entre la centrale et le centre de surveillance. La réponse de Verisure tient en deux mécanismes. D’abord une détection du brouillage lui-même : toute tentative est repérée et transmise comme une alerte à part entière. Ensuite une communication multicanale, qui bascule d’un canal à l’autre, réseau mobile, ligne fixe ou internet, quand l’un tombe. Sur le papier, cela ferme la porte la plus évidente. Dans les faits, ces dispositifs valent surtout pour les cambriolages préparés, qui restent minoritaires : la plupart des effractions résidentielles reste opportuniste, effectuée en journée, par une porte ou une fenêtre mal fermée. L’antibrouillage protège contre le professionnel, la sirène et l’autocollant contre l’amateur, et c’est ce dernier qu’on rencontre le plus souvent. ## L’application My Verisure au quotidien L’application sert à armer et désarmer le système à distance, à consulter les images et à savoir qui est entré. Chaque badge étant nominatif, on reçoit une notification quand un utilisateur donné désactive l’alarme : parents rassurés au retour de l’école, propriétaire informé du passage de la femme de ménage. C’est banal et c’est probablement la fonction la plus utilisée du service. Une réserve tout de même, valable pour tous les systèmes équipés de caméras intérieures. Un dispositif qui écoute et photographie chez vous suppose une confiance durable dans l’opérateur et dans le stockage des images. La question du réglage des zones filmées, du délai de conservation et des accès mérite d’être posée au commercial avant la signature, et non découverte dans les conditions générales. **Le piège du contrat** Le matériel de télésurveillance est le plus souvent loué, pas acheté. À la résiliation, il repart, et l’installation n’a plus aucune valeur. Vérifier la durée d’engagement, le préavis, le coût de résiliation anticipée et le sort des équipements en fin de contrat pèse davantage sur cinq ans que le nombre de détecteurs livrés au départ. ## Les fausses alertes, le vrai sujet des six premiers mois Tous les installateurs le savent et peu le disent : la période de rodage est celle des déclenchements pour rien. Un rideau agité par la ventilation, un chat qui saute sur un meuble, un ballon d’enfant, un colis posé devant une caméra extérieure. Chaque fausse alerte use la patience de l’occupant, et l’usure conduit à ne plus armer le système, ce qui revient à payer un abonnement pour un objet décoratif. Deux réglages suffisent à régler le problème dans presque tous les cas. La hauteur et l’angle des détecteurs de mouvement, d’abord : posés à 2,20 mètres et orientés vers le bas, ils ignorent un animal de moins de vingt kilos. Les zones d’exclusion sur les caméras extérieures, ensuite, qui retirent de l’analyse la rue, le trottoir et la haie du voisin. Demandez ces réglages au technicien le jour de l’installation plutôt qu’au bout de trois semaines d’agacement. ## Le coût réel sur cinq ans Le raisonnement mensuel trompe. Un abonnement de télésurveillance résidentielle se situe, selon les opérateurs et le nombre d’équipements, dans une fourchette de quelques dizaines d’euros par mois, à laquelle s’ajoutent des frais d’installation et de mise en service à la souscription. Multiplié par soixante mois, le total dépasse largement le prix d’un système autonome acheté une fois pour toutes. Cet écart n’est pas une anomalie, il paie un service continu. La question à se poser est donc de savoir si l’on veut acheter du matériel ou louer une vigilance. Pour une résidence secondaire vide huit mois par an, pour un commerce, pour une personne seule qui craint de rentrer chez elle le soir, la vigilance vaut son prix. Pour un appartement occupé en permanence dans un immeuble avec digicode, une alarme autonome à moins de 300 euros couvre déjà le risque principal. ## Le brouillard anti-cambriolage, arme dissuasive ![Centrale d’alarme Verisure blanche fixée au mur d’un intérieur clair](https://www.ouestmedias.net/wp-content/uploads/2022/11/Nouvelle-gamme-VERISURE.jpg) Après levée de doute, les opérateurs peuvent déclencher à distance un générateur de fumée sèche opacifiante qui remplit la pièce en quelques secondes. L’intrus ne voit plus rien et sort. La fumée ne laisse pas de dépôt gras et se dissipe en aérant, contrairement à ce que craignent la plupart des gens quand on leur décrit le principe. Ce dispositif change le calcul du cambrioleur, qui travaille au temps : quatre-vingt-dix secondes sur place en moyenne pour les effractions rapides, quelques minutes pour une visite complète. Tout ce qui coûte des secondes le fait renoncer. C’est pourquoi la dissuasion visible, autocollant, sirène extérieure, caméra apparente, reste le meilleur rapport efficacité-prix de toute la panoplie. ## Choisir le meilleur système d'alarme pour la maison Partir travailler le matin ou s’absenter trois semaines l’été sans penser à sa maison, c’est ce qu’on achète. Encore faut-il que l’offre choisie corresponde au logement et au mode de vie. Un appartement au quatrième étage avec une seule porte palière n’a pas les mêmes besoins qu’un pavillon avec baie vitrée sur jardin et porte de garage. Le nombre de détecteurs, la présence de caméras extérieures et le niveau d’abonnement en découlent. Avant de signer, il vaut la peine de [comparer les alarmes pour maison](https://www.serrure-connectee.fr/alarme-maison/) sur trois critères concrets : le coût total sur cinq ans, abonnement et frais d’installation compris ; la présence ou non d’une levée de doute avec intervention humaine ; et la certification du matériel, NF A2P pour les équipements, APSAD pour les centres de télésurveillance. On compare bien trois modèles avant d’acheter une voiture ou une perceuse ; une alarme engage plus longtemps que la perceuse. Un point souvent négligé : l’assurance habitation. Certains contrats prévoient une réduction de cotisation pour un logement télésurveillé, d’autres exigent au contraire des serrures certifiées pour indemniser un vol par effraction. Un appel à son assureur avant la souscription peut modifier le calcul de rentabilité dans un sens comme dans l’autre. **Combien de temps prévoir** Comptez une visite de devis, puis une demi-journée à une journée d’installation selon le nombre de pièces équipées. Le système est opérationnel le jour même. Prévoyez en revanche deux à trois semaines pour prendre le pli des horaires d’armement et régler la sensibilité des détecteurs si vous avez un chat ou un chien. ### Une solution pour faire fuir les cambrioleurs Les cambriolages de logements restent nombreux en France, dans les villes comme dans les villages, avec une nette concentration sur les périodes de vacances scolaires et sur les créneaux de journée où les maisons sont vides. Aucun équipement ne rend un logement inviolable. Ce qu’une alarme télésurveillée fait, en revanche, c’est écourter la visite et augmenter le risque perçu, ce qui suffit dans la majorité des cas de figure. Les systèmes complets vont plus loin en interrogeant la personne qui a déclenché la sirène : un code secret est demandé, et faute de réponse correcte, quelqu’un se déplace, sécurise l’accès et reste sur place jusqu’au retour des occupants. Ce service d’intervention sur site est facturé à part chez la plupart des opérateurs, parfois inclus dans un nombre limité de déclenchements par an. À vérifier ligne par ligne dans le contrat. ### Les erreurs qui reviennent le plus souvent Trois se répètent d’un dossier à l’autre. Équiper le rez-de-chaussée en oubliant la porte de garage, qui donne dans la maison et cède en trente secondes. Désarmer le système chaque fois qu’un artisan passe, jusqu’à prendre l’habitude de le laisser éteint la journée. Et choisir un pack minimal pour tenir le budget mensuel, alors qu’un détecteur supplémentaire sur l’ouvrant le plus exposé coûte moins cher qu’une porte-fenêtre à remplacer. Une quatrième mérite d’être citée parce qu’elle ne concerne pas le matériel : ne prévenir personne. Un voisin averti de votre absence et disposant du numéro du centre de télésurveillance vaut, dans bien des situations, autant qu’un capteur de plus. La technique fonctionne mieux quand quelqu’un du quartier regarde aussi. Dernier arbitrage, celui de la caméra extérieure. Elle rassure et fournit des images exploitables par les enquêteurs, mais elle filme aussi l’espace public si elle est mal orientée, ce que la réglementation encadre strictement pour un particulier. Le champ doit se limiter à la propriété. Un technicien sérieux le rappelle de lui-même ; s’il ne le fait pas, posez la question. Reste le b.a.-ba, qui ne coûte rien et que la télésurveillance ne remplace pas : fermer les volets côté rue, ne pas annoncer ses dates de vacances sur les réseaux sociaux, faire relever le courrier par un voisin, et poser des serrures multipoints sur la porte principale. L’alarme complète ces gestes, elle ne les dispense pas. --- ## À propos de l'auteur **Delphine Macouin** — Je suis particulièrement intéressée par les rubriques Amour, Lifestyle et Santé. Ce qui ne m'empêche pas de donner mon avis sur d'autres sujets !