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L’économie suisse, ce qu’il faut retenir !

La Suisse est une économie de marché pacifique, prospère et moderne, avec un faible taux de chômage, une main-d’oeuvre hautement qualifiée et un PIB par habitant parmi les plus élevés du monde. L’économie suisse bénéficie d’un secteur tertiaire très développé, dominé par les services financiers, et d’une industrie manufacturière spécialisée dans la production de haute technologie et fondée sur la connaissance. Sa stabilité économique et politique, son système juridique transparent, son infrastructure exceptionnelle, l’efficacité de ses marchés de capitaux et les faibles taux d’imposition des sociétés font également de la Suisse l’une des économies les plus compétitives du monde.

Les Suisses ont mis leurs pratiques économiques en grande partie en conformité avec celles de l’UE, afin de renforcer leur compétitivité internationale, mais il subsiste un certain protectionnisme commercial, en particulier pour leur petit secteur agricole. Le sort de l’économie suisse est étroitement lié à celui de ses voisins de la zone euro, qui achètent la moitié des exportations suisses.

Les effets de la crise financière mondiale de 2008

La crise financière mondiale de 2008 et le ralentissement économique qui en a résulté en 2009 ont freiné la demande d’exportations et ont mis la Suisse en récession. Au cours de cette période, la Banque nationale suisse (BNS) a mis en oeuvre une politique de taux d’intérêt zéro pour stimuler l’économie et empêcher l’appréciation du franc suisse (CHF).

L’économie suisse s’est redressée en 2010 avec une croissance de 27%. Les crises de la dette souveraine qui sévissent actuellement dans les pays voisins de la zone euro constituent un risque important pour la stabilité financière de la Suisse et font augmenter la demande de francs suisses par les investisseurs en quête d’une monnaie refuge.

La BNS indépendante a maintenu sa politique de taux d’intérêt zéro et a mené d’importantes interventions sur le marché pour empêcher une nouvelle appréciation du franc suisse. Mais les parlementaires l’ont exhortée à faire davantage pour affaiblir la monnaie. La force du franc a rendu les exportations suisses moins compétitives et affaibli les perspectives de croissance du pays ; le PIB est tombé à 14%  en 2011.

Les pressions des pays voisins

La Suisse est également soumise à des pressions croissantes de la part de certains pays voisins, de l’UE, des Etats-Unis et d’institutions internationales pour réformer sa législation sur le secret bancaire. En conséquence, le gouvernement a accepté de se conformer à la réglementation de l’OCDE sur l’assistance administrative en matière fiscale, y compris l’évasion fiscale.

Le gouvernement a renégocié ses conventions de double imposition avec de nombreux pays, dont les Etats-Unis, afin d’intégrer la norme de l’OCDE. Et en 2011, il a conclu des accords avec l’Allemagne et le Royaume-Uni pour résoudre les questions en suspens, notamment la possibilité d’imposer les dépôts bancaires détenus par des étrangers. Ces mesures auront un impact durable sur la longue histoire du secret bancaire en Suisse.

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