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Les allocations en assurance chômage ont baissé de 16 % avec l’ancienne réforme

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La réforme des allocations en assurance chômage, mise en œuvre il y a quelques mois, continue de susciter des critiques. En effet, la baisse des allocations de 16 % annoncée par le gouvernement a provoqué de nombreuses réactions négatives.

Le gouvernement a informé que la réforme des allocations en assurance chômage a entraîné une baisse des allocations de 16 % pour les chômeurs. Cette diminution des allocations a conduit à une augmentation du nombre de personnes qui n’ont pas les moyens de se procurer les biens et services dont elles ont besoin. De plus, avec l’ancienne réforme, de nombreux demandeurs d’emploi se sont vus refuser leurs allocations en assurance chômage, car leurs revenus sont trop bas, ce qui les a laissés sans ressources.

De nombreuses personnes ont dénoncé cette réforme, affirmant que la baisse des allocations en assurance chômage a eu un effet néfaste sur la qualité de vie des chômeurs. Les raisons invoquées sont notamment le niveau de vie des chômeurs qui a considérablement diminué, et que les périodes de chômage sont devenues plus longues. Les critiques ont également souligné que la réforme a entraîné une augmentation des inégalités entre les citoyens qui sont toujours à la recherche d’un emploi, et ceux qui ont la chance de pouvoir travailler.

Dans cet article, nous allons examiner plus en détails les conséquences de cette réforme, ainsi que les nombreuses critiques qu’elle a suscités.

Pourquoi les allocations en assurance chômage sont en baisse de 16 % ?

Unédic, un organisme qui gère l’allocation en assurance chômage, a fait une analyse avec l’ancienne réforme en juin 2022. Selon les résultats de cette étude, l’Unédic en a déduit que les allocataires touchés par la réforme ont obtenu en moyenne une allocation inférieure de 16 % par jour. De ce fait, la durée moyenne potentielle des droits a également augmenté, voire à 18 mois en moyenne (plus de trois mois par rapport à la durée ancienne).

L’analyse de l’Unédic a également prouvé qu’il y a une baisse de 20 % sur les ouvertures et les rechargements des droits par rapport à ceux de l’année 2019. Généralement, ce sont les nouvelles règles et les effets conjoncturels qui ont causé cette baisse. Il faut préciser que cette baisse est plus importante pour :

  • Les allocataires de moins de 25 ans : -26 % ;
  • Les allocataires sortant d’un CDD : -30 % ;
  • Les allocataires sortant d’un contrat d’intérim : -37 %.

L’Unédic affirme également qu’en juin 2022, la part des personnes qui ont perçu une allocation en indemnisation et qui sont souscrits au Pôle emploi est de 36,6 %, contre les 40,4 % au mois de décembre 2021. Pour les chômeurs âgés de moins de 57 ans qui ont perçu un salaire brut supérieur à 4.500 euros durant la durée de son emploi, la réforme avait également instauré une dégressivité de 30 %.

Quels sont les effets négatifs de la réforme des allocations en assurance chômage ?

Assurance chômage avec pôle emploi
les allocataires touchés par la réforme ont en moyenne une allocation journalière inférieure de 16% à ce qu’ils auraient perçu avec les anciennes règles.

Le Syndicat de la CGT a énoncé dans un communiqué que l’ancienne réforme de 2021 a non seulement exclu un grand nombre de salariés privés d’emploi de l’indemnisation, mais elle a également impacté les jeunes demandeurs d’emploi. Les salariés qui ont perdu un contrat de travail CDD et un contrat d’intérim ont aussi été victimes.

L’Unédic a étudié les effets de la nouvelle réforme qui a vu le jour en début décembre dans un autre document. D’après cette étude, cette nouvelle réforme engendrera une baisse de 25 % sur la durée d’indemnisation pour tous les demandeurs d’emploi qui ont recouvert leurs droits depuis février.

Selon l’organisme qui gère l’allocation en assurance chômage, la moitié des futurs allocataires sera toujours impactée, quelle que soit la durée d’indemnisation actuelle.

En moyenne, le nombre des personnes qui ont perçu une allocation pourrait diminuer de 12 % d’ici 2027, avec cette nouvelle réforme. Cette réforme pourrait également engendrer de moindres dépenses de l’ordre de 4,2 milliards d’euros environ.

Y a-t-il des moyens d’atténuer les effets négatifs de la réforme des allocations en assurance chômage ?

Faire baisser les allocations pourrait réduire le taux de chômage, mais cette alternative ne pourra pas forcément augmenter le nombre des offres l’emploi disponibles sur le marché.

En général, la littérature économique classique semble s’accorder sur une chose : la durée et le montant des allocations de chômage peuvent affecter les taux d’emploi ou le taux de réintégration au travail. Par conséquent, l’allongement de la durée des allocations de chômage réduira le retour au travail, selon l’Institut des Politiques Publiques. Ce constat est partagé par d’autres études quantitatives montrant que le retour à l’emploi tend à diminuer ou à se retarder à mesure que la durée de l’indemnisation est longue.

Certes, réduire la durée des allocations en assurance chômage peut devenir une solution pour faire baisser le chômage, car lorsque les chômeurs sont en indemnisation, ils ne sont plus considérés comme des personnes au chômage. Par contre, cela ne devient pas forcément la solution pour augmenter le nombre d’emplois. Cette réforme seulement les personnes qui ont perçu une allocation vers une autre forme de non-emploi.

Attendons de voir si la nouvelle réforme sera en mesure de gérer les problèmes d’allocation en assurance chômage.