--- title: "Les cinq marques de chocolat français les plus renommées à découvrir absolument" url: https://www.ouestmedias.net/les-cinq-marques-de-chocolat-francais-les-plus-renommees-a-decouvrir-absolument.html author: "Delphine Macouin" date_published: 2024-07-06T08:31:59+00:00 date_modified: 2026-09-10T19:29:56+00:00 categories: ["Vie Pratique"] image: https://www.ouestmedias.net/wp-content/uploads/2024/07/-50.png description: "Une boîte de chocolats signée par un grand nom français coûte entre 90 et 140 euros le kilo, soit six à dix fois le prix d'une tablette de supermarché. Voici ce que..." site: "Ouest Médias" license: "Reproduction autorisée avec lien vers la source." --- # Les cinq marques de chocolat français les plus renommées à découvrir absolument Une boîte de chocolats signée par un grand nom français coûte entre 90 et 140 euros le kilo, soit six à dix fois le prix d'une tablette de supermarché. Voici ce que paie réellement l'acheteur chez cinq maisons de référence. ![Assortiment de bonbons de chocolat noir et lait rangés dans une boîte ouverte](https://www.ouestmedias.net/wp-content/uploads/2024/07/-48.png) Le mot artisan ne veut plus dire grand-chose sur une devanture. Entre une maison qui torréfie ses fèves et une autre qui achète sa couverture avant de la mouler, l'écart de travail est énorme, et il n'apparaît jamais sur l'étiquette. Ces cinq maisons se rangent d'un côté ou de l'autre de cette ligne, et leurs tarifs s'expliquent mieux une fois qu'on sait laquelle fait quoi. **Ce que dit le prix au kilo** Un ballotin de 200 grammes à 28 euros, c'est 140 euros le kilo. Une tablette d'origine à 6,50 euros les 70 grammes, c'est 93 euros le kilo. Le bonbon de chocolat coûte cher parce qu'il est enrobé à la main et qu'il se conserve trois semaines, pas parce que le cacao qu'il contient vaut plus. ## Patrick Roger, la sculpture avant la ganache ![Chocolatier travaillant une masse de chocolat tempéré sur un plan de marbre](https://www.ouestmedias.net/wp-content/uploads/2024/07/-49.png) **Patrick Roger** a ouvert sa première boutique à Sceaux en 1997, dans les Hauts-de-Seine, à une dizaine de kilomètres au sud de Paris. Son atelier y est resté. Meilleur Ouvrier de France en 2000, il s'est fait connaître autant par ses sculptures en chocolat, des gorilles et des vagues de plusieurs centaines de kilos, que par ses pralinés. La gamme tient sur peu de références : des ganaches, un praliné noisette qui reste sa signature, quelques barres. Comptez de 35 à 200 euros selon la taille du coffret, la fourchette haute correspondant aux grandes pièces de fêtes. Mon avis : la maison est excellente sur le praliné, moins convaincante sur les ganaches parfumées, où d'autres vont plus loin. ## Michel Cluizel, l'un des rares à partir de la fève L'affaire naît en 1948 à Damville, dans l'Eure, en Normandie. C'est l'une des très rares maisons françaises à faire du bean to bar au sens strict : elle achète des fèves, les torréfie, les broie et fabrique sa propre couverture. La plupart de ses concurrents achètent la leur. Les tablettes de plantation, Los Ancones en République dominicaine, Mangaro à Madagascar, sont ce qu'il faut goûter en premier. Les Mendiants et les Palets Or complètent l'offre. Les prix s'étalent de 8,80 euros pour une tablette à 95 euros pour les gros coffrets, en magasin spécialisé comme en ligne. **Le repère qui ne trompe pas** Retournez la tablette et lisez la liste. Cacao, sucre, beurre de cacao, éventuellement une gousse de vanille : c'est tout ce qu'il faut. Une lécithine de soja n'est pas dramatique, mais une matière grasse végétale autre que le beurre de cacao vous dit que le prix demandé n'est pas justifié. ## La Maison du Chocolat, l'école de la ganache Robert Linxe ouvre rue du Faubourg-Saint-Honoré en 1977 et impose une idée simple : le chocolat de dégustation se joue sur la ganache, pas sur le décor. La direction de la création revient depuis 2007 à Nicolas Cloiseau, Meilleur Ouvrier de France. La fabrication se fait à Nanterre. Ganaches, pralinés, truffes, tablettes, assortiments de saison : la carte est large et la régularité est le point fort de la maison. Un coffret part autour de 35 euros et grimpe à 160 euros pour les grands assortiments. Boutiques et vente en ligne. ## Valrhona, la marque que les pâtissiers achètent Fondée en 1922 à Tain-l'Hermitage, dans la Drôme, Valrhona vend d'abord aux professionnels. Si vous avez mangé un bon dessert au chocolat au restaurant, il y a une chance sérieuse que le pâtissier ait travaillé une Valrhona. Guanaja, Jivara, Caraïbe : ces noms sont des références de métier avant d'être des produits de vitrine. Pour un particulier, les fèves vendues en sachet sont l'achat le plus rationnel. Elles fondent vite, se dosent à la balance et coûtent moins cher au kilo qu'un ballotin. La gamme va de 8,90 à 70 euros, en épicerie fine, dans quelques enseignes et sur le site de la marque. **Pour offrir sans se ruiner** Un sachet de fèves d'origine à 12 euros et une bonne tablette à 7 euros font un cadeau plus juste qu'un ballotin de 30 euros acheté à la va-vite. Les fèves se conservent des mois, le ballotin se périme en trois semaines. ## Jean-Paul Hévin, le chocolat côté pâtisserie Meilleur Ouvrier de France pâtissier en 1986, Jean-Paul Hévin passe au chocolat à la fin des années 1980 et ouvre sa maison à Paris. Sa marque de fabrique : des ganaches très parfumées, thés, fromages affinés à une époque, caramel au beurre salé, qui font parler autant qu'elles divisent. Les prix s'étirent de 7,10 euros pour une petite pièce à 176 euros pour les grands coffrets. Les boutiques restent parisiennes, avec une vente en ligne. **Le piège de la conservation** Ne mettez jamais des bonbons de chocolat au réfrigérateur : l'humidité fait remonter le sucre en surface et le blanchit. La bonne température se situe entre 16 et 18 degrés, à l'abri de la lumière, loin des épices et du café dont le chocolat capte les odeurs en quelques heures. ## Laquelle choisir selon ce que vous cherchez Si vous voulez comprendre ce qu'est un cacao d'origine, allez chez Cluizel ou prenez des fèves Valrhona. Si vous offrez, La Maison du Chocolat reste la valeur la plus sûre. Si vous aimez le praliné, Patrick Roger. Si vous cherchez des parfums qui sortent des sentiers battus, Hévin. Aucune de ces maisons ne fait de mauvais chocolat, et c'est précisément pour ça que le choix se fait sur le goût plutôt que sur le classement. [Voir cette publication sur Instagram](https://www.instagram.com/p/Cs_L285oL78/) --- ## À propos de l'auteur **Delphine Macouin** — Je suis particulièrement intéressée par les rubriques Amour, Lifestyle et Santé. Ce qui ne m'empêche pas de donner mon avis sur d'autres sujets !