Comment économiser la moitié de votre facture d'électricité en faisant une simple action dans votre machine à laver ?
Non, aucun bouton de votre lave-linge ne divisera votre facture d'électricité par deux : l'appareil pèse environ 5 % de la consommation d'un foyer. En revanche, un seul réglage réduit de moitié ce que consomme chaque machine, et il se trouve sur le sélecteur de température.
Autant régler le malentendu tout de suite. Un lave-linge domestique tourne entre 100 et 180 kilowattheures par an selon la fréquence des lessives, quand un ménage chauffé à l'électricité en consomme plusieurs milliers. Diviser par deux la consommation du lave-linge fait donc économiser entre 15 et 30 euros par an au tarif réglementé. C'est réel, c'est gratuit, mais ce n'est pas la moitié de la facture, et les articles qui promettent le contraire comptent sur le fait que personne ne vérifie.
Le geste qui change tout : descendre à 30 degrés
Passer un cycle de 60 à 30 degrés retire environ 60 % de sa consommation. De 40 à 30, on gagne encore autour d'un quart. Les lessives vendues aujourd'hui contiennent des enzymes actives dès 20 degrés, ce qui n'était pas le cas des poudres des années 1990, époque où le lavage à chaud avait un sens technique.
Le linge de tous les jours, chemises, jeans, pulls, serviettes peu utilisées, ressort propre à 30 degrés. Trois exceptions méritent le programme chaud : les torchons de cuisine, le linge d'une personne malade, et les draps après une gastro ou une mycose, pour lesquels 60 degrés restent la consigne sanitaire. Un cycle à 60 par mois limite aussi le développement du biofilm dans le tambour et les tuyaux.
Remplir le tambour, sans le bourrer
Une machine à moitié pleine consomme presque autant qu'une machine pleine : le chauffage de l'eau et la durée du cycle changent peu. Doubler le taux de remplissage revient donc à diviser par deux le coût par kilo de linge lavé. Le repère classique tient dans une main posée à plat entre le linge et le haut du tambour.
Bourrer, en revanche, se paie deux fois. Le linge ne se déplace plus, il ressort mal rincé, et le déséquilibre force le moteur à recommencer ses phases d'essorage.
L'essorage, un gain qui dépend de ce qui suit
Monter l'essorage à 1 200 ou 1 400 tours au lieu de 800 laisse le linge à environ 50 % d'humidité au lieu de 65 %. Le cycle lui-même consomme un peu plus, quelques centaines de wattheures au maximum.
Le calcul ne devient intéressant que si un sèche-linge prend le relais : là, chaque point d'humidité en moins retire du temps de séchage, poste bien plus gourmand que le lavage. Si vous étendez le linge sur un étendoir, l'essorage rapide fait gagner du temps de séchage mais pas un centime d'électricité, contrairement à ce qu'on lit souvent.
Entretenir la machine pour qu'elle reste économe
Une résistance entartrée met plus longtemps à chauffer et consomme davantage. En eau dure, un détartrage à l'acide citrique une ou deux fois par an suffit. Le filtre de vidange, à nettoyer tous les deux ou trois mois, évite les pompes qui forcent et les cycles qui s'éternisent.
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