Comment éliminer les courants d'air pour de bon ?

Traquer les courants d'air dans le désordre coûte cher pour rien : l'air entre par des endroits très inégaux, et deux d'entre eux pèsent plus lourd que tous les autres réunis. Voici l'ordre dans lequel s'y prendre.

Un logement ancien perd de la chaleur par quatre canaux : les parois, le renouvellement d'air, les ponts thermiques et les fuites parasites. Ce sont ces dernières qu'on appelle courants d'air. Elles représentent une part réelle mais rarement dominante des déperditions, et elles ont une particularité : leur traitement est le moins cher de tous. Un boudin de porte à 8 euros peut faire plus de différence ressentie qu'un radiateur neuf.

Trouver les fuites avant d'acheter quoi que ce soit

La méthode la plus fiable à la maison tient en un bâton d'encens ou une bougie. On ferme portes et fenêtres, on coupe la hotte, on allume, et on promène la flamme lentement le long des dormants de fenêtres, du bas des portes, des plinthes, des coffres de volets roulants et des passages de gaines. Là où la fumée part à l'horizontale, il y a une fuite. L'exercice prend vingt minutes et évite d'acheter des joints pour des endroits qui n'en ont pas besoin.

Le coffre de volet roulant intérieur est le grand oublié de cette inspection. C'est souvent la fuite la plus large du logement, parce que la boîte communique directement avec l'extérieur par la fente du tablier et par le passage de la sangle.

Les gestes qui marchent, du plus rentable au moins

Les joints de fenêtres s'écrasent avec le temps. Un joint en mousse adhésive tient deux à trois hivers, un joint silicone ou en caoutchouc EPDM dix ans. Sur du bois déformé, mieux vaut un profilé plus épais qu'un double passage de mousse fine.

Sous les portes, le boudin posé simplement au sol se déplace dès qu'on ouvre. La barre à brosse vissée sur le battant reste en place et racle moins le sol si on la règle à deux millimètres du seuil. Pour une porte d'entrée qui donne sur l'extérieur, on ajoute un joint périphérique sur le cadre.

Les plinthes décollées et les traversées de tuyaux se comblent au mastic acrylique, qui se peint. La mousse polyuréthane expansive convient aux gros vides mais gonfle beaucoup : elle a déjà déformé des huisseries mal calées.

Ce qui relève d'un autre budget

Les rideaux épais et les caches de prises électriques agissent sur le ressenti, très peu sur la facture. L'isolation des combles perdus, elle, change vraiment la donne : 300 mm de laine, entre 20 et 40 euros le mètre carré posé, avec un retour sur investissement souvent situé entre cinq et huit ans. C'est le chantier à faire avant les fenêtres, pas après.

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