Comment maximiser l'efficacité d'un radiateur à inertie pour économiser sur sa facture de chauffage ?

Un radiateur à inertie transforme 1 kWh d'électricité en 1 kWh de chaleur, exactement comme le vieux grille pain à résistance qu'il remplace. Le gain sur la facture ne vient donc jamais de l'appareil lui même, mais de la façon dont on le pilote, pièce par pièce et heure par heure.

Ce que l'inertie apporte, et ce qu'elle n'apporte pas

Le principe est mécanique avant d'être électronique. Une résistance chauffe un corps en fonte, en aluminium ou en pierre, qui accumule puis restitue lentement par rayonnement. La pièce monte moins vite mais reste chaude après la coupure, ce qui évite le yoyo thermique des vieux convecteurs.

Le confort change franchement. L'économie, moins. Sur une même consigne, un radiateur à inertie et un convecteur consomment à peu près la même chose. Ce que l'inertie autorise, c'est de vivre confortablement à 19 degrés là où le convecteur obligeait à monter à 21 pour compenser la sensation de paroi froide. Ces deux degrés, eux, se voient sur la facture.

Chauffer chaque pièce à sa propre température

Le principal atout du chauffage électrique est celui qu'on exploite le moins : chaque radiateur est un circuit indépendant. Rien n'oblige à chauffer toute la maison pareil. La recommandation tient en trois chiffres : 19 degrés au séjour, 17 dans les chambres, 22 dans la salle de bains au moment de la douche.

Une chambre à 17 degrés se dort mieux, et le radiateur y consomme nettement moins que dans le séjour. Couloir, entrée et cellier n'ont pas besoin d'être chauffés tant qu'ils ne descendent pas sous 14 degrés, seuil au dessous duquel l'humidité condense sur les murs froids.

Le fil pilote, cette prise que personne n'utilise

La plupart des radiateurs posés depuis les années 1990 ont un fil pilote, un conducteur noir qui reçoit les ordres marche, arrêt, éco et hors gel. Beaucoup d'installations l'ont câblé sans que personne s'en serve, faute de programmateur au tableau.

Ajouter ce programmateur coûte entre 80 et 250 euros selon le nombre de zones, et se pose en une demi journée. Sur un logement tout électrique, l'investissement est repris en une saison. Les modèles récents pilotent en Wi Fi, ce qui évite le câblage mais dépend d'une application propriétaire.

Le placement compte autant que le réglage

Un radiateur à inertie envoie sa chaleur vers ce qui lui fait face. Le poser derrière un canapé revient à chauffer le dossier. Laissez 15 centimètres de dégagement devant, pas de linge à sécher dessus, pas de rideau long qui traîne.

La règle du placement sous fenêtre vient du chauffage central et garde son intérêt : le radiateur y contrarie l'air froid qui tombe du vitrage. Sur un mur bien isolé, la cloison intérieure la plus longue diffuse mieux. Surtout, évitez les courants d'air : la sonde lit faux et l'appareil chauffe sans fin.

Reste la question qui décide vraiment de la facture, et elle n'est pas dans le radiateur : l'isolation. Dans un logement passoire, le meilleur appareil piloté au degré près chauffe surtout des murs qui laissent tout partir. Les combles perdus, à 20 ou 40 euros le mètre carré posé, restent le chantier qui rapporte le plus vite.

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