Comment réchauffer son intérieur en hiver ? Découvrez les astuces indispensables !
Vous avez 20 degrés au thermostat et vous avez quand même froid : le problème n'est presque jamais la puissance du chauffage, mais les surfaces froides autour de vous. Comprendre cette différence change complètement la liste des choses à faire en hiver.
La sensation de chaleur dans une pièce dépend de deux valeurs, pas d'une seule. La température de l'air, celle que lit le thermostat, et la température moyenne des parois qui vous entourent : murs, vitres, sol, plafond. Le corps humain fait la moyenne des deux, à peu près à parts égales. Un salon à 20 degrés d'air avec un mur nord à 14 degrés et une baie vitrée à 11 degrés donne un ressenti autour de 16 ou 17 degrés. Vous montez alors le chauffage, l'air passe à 22, le mur reste froid, et la facture grimpe sans que le confort suive.
Traquer les parois froides avant d'acheter quoi que ce soit
Le diagnostic se fait à la main, un soir de froid, chauffage en marche depuis plusieurs heures. Posez la paume à plat sur chaque mur extérieur, sur le bas des fenêtres, sur le sol le long des plinthes. Un mur intérieur sert de référence : il devrait être à peine plus frais que l'air. Tout ce qui vous paraît nettement froid au toucher est une paroi qui vous vole du confort.
Les courants d'air se cherchent avec une bougie ou un bâton d'encens promené lentement le long des huisseries, des coffres de volet roulant, du seuil de porte d'entrée et des passages de gaines électriques. La flamme se couche là où ça fuit. Dans un logement ancien, les coffres de volet roulant sont souvent le premier poste, loin devant les fenêtres elles-mêmes.
Ce qui se règle pour moins de 50 euros
Un joint mousse ou silicone sur les battants de fenêtre, un boudin lesté sous la porte d'entrée, un rideau épais posé sur tringle assez large pour déborder du cadre de 20 centimètres de chaque côté et descendre sous l'appui : trois interventions d'un après-midi. Fermer les volets à la tombée du jour ajoute une lame d'air immobile devant le vitrage et fait gagner plusieurs degrés sur la face intérieure de la vitre pendant la nuit.
Un film survitrage tendu au sèche-cheveux sur un simple vitrage réduit sensiblement la sensation de paroi froide pour une vingtaine d'euros la fenêtre. Ce n'est pas beau vu de près et cela tient une saison ou deux. Sur ce point, le rapport confort sur prix reste imbattable en attendant un vrai remplacement de menuiseries.
Ce qui réchauffe vraiment et ce qui ne fait rien
Le chauffage d'appoint électrique ne fait pas d'économies : il déplace la dépense d'une énergie souvent moins chère vers l'électricité. Il a du sens dans une seule situation, chauffer fortement une pièce occupée pendant que le reste du logement reste bas, par exemple un bureau utilisé toute la journée dans une maison vide.
Les tapis épais sur un sol carrelé, à l'inverse, coupent une paroi froide sur laquelle on marche pieds nus, et un plaid en laine sur le canapé fait gagner deux ou trois degrés de ressenti pour zéro euro de consommation. Ce n'est pas un conseil de misère, c'est la façon la plus directe d'agir sur la moitié de l'équation que le thermostat ignore.
Le réglage pièce par pièce
Le code de la construction retient 19 degrés en moyenne pour les pièces occupées. Dans les faits, 19 au salon, 17 dans les chambres et 21 dans la salle de bains au moment de la douche couvrent la plupart des besoins. Les robinets thermostatiques permettent ce découpage sans électronique : position 3 correspond à peu près à 20 degrés, position 2 à 16.
Fermer la porte des pièces peu chauffées reste utile, à condition de ne pas fermer complètement leur radiateur tout l'hiver : une chambre laissée à 12 degrés se couvre de condensation et met des heures à remonter. Position hors gel dans un débarras, oui. Dans une chambre habitée, non.
Résumer cet article avec :
Partager :