Découvrez combien vous pouvez économiser avec une pompe à chaleur pour une maison de 80 m² !

Pour une maison de 80 m² correctement isolée, le passage de convecteurs électriques à une pompe à chaleur air-eau fait tomber la facture de chauffage d'environ 2 000 euros à 600 euros par an. L'écart est réel, mais il faut d'abord sortir 12 000 à 15 000 euros, et c'est ce chiffre-là qui décide si l'opération vaut le coup.

Poser les hypothèses avant d'annoncer un montant

Aucune économie ne se calcule sans dire ce que la maison consomme. Prenons une maison de 80 m² des années 1990, isolée sans excès, qui a besoin d'environ 100 kWh par mètre carré et par an pour le chauffage. Cela fait 8 000 kWh de chaleur à produire chaque hiver, quel que soit l'appareil qui les produit.

Chauffée aux convecteurs, elle achète ces 8 000 kWh au tarif de l'électricité, environ 0,25 euro le kilowattheure, soit 2 000 euros. Chauffée par une pompe à chaleur dont le rendement saisonnier tourne autour de 3,5, elle n'achète plus que 2 300 kWh, soit un peu moins de 600 euros.

Le tableau qui circule ne tient pas debout

On trouve partout un comparatif qui donne 800 euros de fonctionnement annuel pour l'air-air et 600 euros pour la géothermie, avec 600 et 900 euros d'économie respective. Le problème, c'est ce que le tableau ne dit pas : la géothermie coûte deux à trois fois plus cher à installer, entre 20 000 et 30 000 euros avec le forage ou le captage horizontal.

Solution Investissement posé, avant aides Coût de chauffage annuel estimé
Convecteurs électriques (existant) 0 2 000 euros
Pompe à chaleur air-eau 12 000 à 15 000 euros 550 à 700 euros
Géothermie 20 000 à 30 000 euros 450 à 600 euros

Combien de temps avant le point mort

Sur cette maison, en partant de convecteurs, l'installation coûte 13 000 euros et les aides ramènent souvent la facture entre 6 000 et 9 000 euros selon les revenus du foyer, MaPrimeRenov' et CEE cumulés. Avec 1 400 euros économisés chaque année, le point mort arrive entre la cinquième et la septième année.

Depuis une chaudière gaz à condensation, la même opération se rembourse en vingt ans ou davantage, c'est-à-dire au-delà de la durée de vie de la machine. Le calcul ne tient pas, et personne n'y gagne à faire semblant du contraire.

Ce qui fait dérailler le calcul

Trois postes expliquent la plupart des déceptions. Une isolation restée faible fait grimper le besoin bien au-delà de 100 kWh par mètre carré, et l'économie fond d'autant. Des radiateurs haute température obligent la machine à travailler à 55 ou 60 degrés, ce qui fait chuter le rendement saisonnier de 3,5 vers 2,5. Enfin, une résistance d'appoint qui se déclenche dès les premiers froids consomme comme un convecteur, en silence.

Demandez trois devis et exigez le calcul de déperditions qui doit les accompagner. Sur une maison de 80 m², la puissance retenue tourne le plus souvent entre 5 et 8 kW. Un professionnel qui propose 14 kW sans avoir mesuré quoi que ce soit vend du confort de vendeur, pas du chauffage bien dimensionné.

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