Electricité : Comment éviter d'être ruiné par la hausse de 10 % des prix ? Découvrez nos astuces !
La hausse d'environ 10 % du tarif réglementé de l'électricité appliquée le 1er février 2024 coûte, pour un foyer qui paie 1 500 euros par an, une douzaine d'euros par mois. C'est désagréable, ce n'est pas la ruine, et ça se rattrape sans changer de vie.
Ce que la hausse coûte vraiment, en euros
Le mot « ruiné » appartient au titre, pas à la réalité. Au 1er février 2024, le tarif réglementé a grimpé de près de 10 % en option base, un peu moins en heures pleines heures creuses, principalement à cause du retour progressif de la taxe sur l'électricité gelée pendant le bouclier tarifaire. Sur une facture annuelle de 900 euros, cela fait 90 euros de plus dans l'année ; sur 2 200 euros, chez quelqu'un qui se chauffe à l'électricité dans une maison mal isolée, on approche des 220 euros. L'écart entre les foyers ne vient donc pas de la hausse, il vient du niveau de départ.
Savoir où part le courant avant de couper quoi que ce soit
Tout dépend d'un point : votre logement est-il chauffé à l'électricité ou non. Au gaz ou au bois, le courant sert à l'éclairage, au froid, au lave-linge, aux écrans et à l'eau chaude si le ballon est électrique, et ce ballon pèse souvent le tiers du total. En tout électrique, le chauffage écrase le reste et les ampoules ne comptent presque plus.
Le relevé de compteur reste la méthode la plus honnête : notez l'index un dimanche soir, puis le dimanche suivant. Avec un compteur communicant, la courbe journalière de l'espace client suffit à repérer l'heure où la consommation grimpe.
Les gestes qui comptent, et ceux qui n'y changent rien
Une LED de 8 watts éclaire autant qu'une ancienne ampoule de 60 watts : environ 5 euros par an et par point lumineux allumé quatre heures. Modeste, mais l'ampoule se rembourse en une saison. Les veilles méritent leur réputation, sans plus : box, téléviseur, console et barre de son branchés en permanence pèsent quelques dizaines d'euros par an, et une multiprise à interrupteur règle le sujet. Débrancher le four pour son afficheur relève du symbole. Le sèche-linge, lui, dépasse souvent 100 euros par an à lui seul dans une famille de quatre.
Quand il faut passer aux travaux
Une maison des années 1970 avec convecteurs et combles peu isolés consomme deux à trois fois ce que consomme la même maison après isolation. Les combles perdus restent l'opération la plus rentable, parce qu'ils coûtent peu au mètre carré. Les fournisseurs comme ENGIE, comme les artisans certifiés RGE, vendent des offres de rénovation énergétique : demandez trois devis et lisez ce qui est réellement inclus, car une prime mise en avant dans la brochure ne dit rien du prix au mètre carré.
Reste une vérité peu agréable : sur une facture déjà basse, il n'y a pas grand-chose à gratter. Avec 2 500 kWh par an dans un appartement chauffé collectivement, aucune astuce ne vous fera économiser 300 euros, pour la bonne raison que vous ne les dépensez pas. Surveillez plutôt votre mensualisation, souvent surestimée, et demandez un ajustement après le relevé annuel.
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