Les meilleurs endroits pour pratiquer le surf en Bretagne : découvrez les spots incontournables !
La Bretagne surfe surtout d'octobre à avril, et surtout face à l'ouest : la houle atlantique arrive par le large, ce qui laisse la côte nord au repos une bonne partie de l'été. Voici les spots qui marchent, et quand ils marchent.
Autant le dire tout de suite, parce que beaucoup de vacanciers font le déplacement pour rien : entre juin et août, la mer est souvent plate sur la majeure partie du littoral breton. Les dépressions qui fabriquent la houle traversent l'Atlantique nord en automne et en hiver. C'est la saison des surfeurs locaux, en combinaison intégrale de 4/3 millimètres, avec cagoule à partir de janvier.
La Torche, la référence du pays bigouden
La pointe de la Torche, sur la commune de Plomeur dans le Finistère, ferme au nord la baie d'Audierne. C'est le spot le plus constant de Bretagne : la baie est ouverte plein ouest sur une trentaine de kilomètres de sable, elle capte la moindre houle. Des étapes de compétitions internationales s'y sont tenues à plusieurs reprises, et le site accueille aussi kitesurf et windsurf, ce qui suppose de partager le plan d'eau.
Le revers de cette exposition : quand ça rentre gros, ça rentre vraiment gros, avec un courant latéral qui déporte rapidement vers le nord. Les jours de deux mètres et plus, la Torche n'est pas un spot d'apprentissage. Les débutants ont intérêt à descendre de quelques kilomètres vers Penhors ou Tronoën, où la même houle arrive assagie.
Le Pouldu, à Clohars-Carnoët : là où l'on apprend
Entre Quimperlé et Guidel, à la sortie de la Laïta, la plage des Grands Sables du Pouldu offre une pente douce et une houle filtrée par les îles et les pointes voisines. C'est un terrain d'apprentissage crédible, avec de l'école de surf sur place et des vagues qui pardonnent la chute.
La contrepartie tient au même paramètre : par petite houle d'été, il n'y a tout simplement rien. Un cours de découverte s'y réserve donc en fonction des prévisions, pas des dates de vacances. Les écoles décalent souvent leurs séances de quelques heures pour caler sur la mi-marée montante.
Guidel et le littoral morbihannais
Guidel-Plages, dans le Morbihan, aligne plusieurs spots sur quelques kilomètres, du Loc'h à la Falaise. L'exposition sud-ouest en fait un bon compromis : la houle entre, mais un peu réduite, et le vent de nord-est qui souffle par temps clair y arrive de terre, ce qui lisse la surface. C'est souvent là que le surf est le plus praticable quand la Torche est ingérable.
En juillet et août, l'affluence sur les plages surveillées impose des zones réservées à la baignade et des créneaux limités pour les planches. Sortez tôt, avant dix heures, ou attendez la fin d'après-midi.
Le nord : Moulin de la Rive, Perros-Guirec, le Sillon
Le Moulin de la Rive, à Locquirec, en baie de Lannion, est le spot le plus sérieux de la côte nord finistérienne. Il fonctionne sur houle de nord-ouest, principalement à mi-marée montante, et ne se réveille pas plus d'une trentaine de fois par an. Quand la fenêtre est là, la vague est propre et l'eau claire.
Perros-Guirec, sur la Côte de granit rose, est souvent cité dans les listes de spots bretons. Il faut être honnête : le secteur est abrité par les récifs et les Sept-Îles, et il ne surfe correctement que lors de fortes dépressions hivernales. Y aller en août avec sa planche relève de l'optimisme.
Même remarque pour la plage du Sillon à Saint-Malo. Les grandes marées, avec des coefficients qui dépassent 110, produisent des courants et des paquets de mer contre la digue, pas des vagues surfables. Le Sillon marche par vent de nord-ouest soutenu, et à des marées précises, sinon la baie reste lisse.
Où commencer si vous n'avez jamais surfé
Un premier contact se réserve dans une école affiliée à la fédération, sur une plage surveillée, en dehors de juillet et août si possible. Comptez autour de 35 à 45 euros la séance de deux heures, matériel fourni. La baie d'Audierne côté sud et Guidel côté Morbihan concentrent les structures les plus régulières.
Le reste est une affaire de patience. La Bretagne ne distribue pas ses vagues à la demande : elle récompense ceux qui regardent les cartes de houle la veille et qui acceptent de se lever tôt.
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