Les meilleurs téléviseurs 50 et 48 pouces (4K HDR)

Les meilleurs téléviseurs 50 et 48 pouces (4K HDR)

En 48 et 50 pouces, le choix se referme vite : l'OLED s'arrête à 48 pouces, le 50 pouces n'existe qu'en LCD, et l'écart de prix entre les deux familles atteint souvent le simple au double pour deux centimètres de diagonale. Voici comment trancher sans payer un sigle inutile.

Cette bizarrerie tient à la fabrication des dalles. LG Display, qui fournit presque tout le marché OLED grand public, découpe ses plaques en diagonales imposées : 42, 48, 55, 65, 77, 83 pouces. Le 50 pouces n'y figure pas. Un téléviseur de 50 pouces est donc toujours un LCD, rétroéclairé par des LED, avec ou sans couche quantum dot que les fabricants vendent sous le nom QLED. Un 48 pouces peut être l'un ou l'autre. Cette contrainte industrielle explique presque tout ce qui suit, y compris les prix.

Ce que change vraiment la dalle sur une petite diagonale

Une phrase revient partout dans les comparatifs et elle est fausse : la technologie LED aurait remplacé le LCD. Les LED ne sont pas un type d'écran, ce sont les lampes placées derrière ou sur le côté d'une dalle à cristaux liquides. Un téléviseur LED est un LCD. Un OLED, lui, n'a pas de lampe du tout : chaque pixel produit sa propre lumière et s'éteint complètement. D'où le noir absolu, et d'où l'écart visible dès qu'on regarde un film sombre dans un salon peu éclairé.

Sur une diagonale de 48 pouces, soit 122 centimètres, l'avantage OLED se voit surtout sur trois points : le contraste dans les scènes nocturnes, la stabilité des couleurs quand on regarde de biais, et la netteté des mouvements rapides. Le LCD reprend la main sur un seul terrain, mais il compte : la luminosité en plein jour. Dans une pièce très claire, avec une baie vitrée face à l'écran, un bon QLED reste plus lisible.

Le vrai départage ne se joue pas sur la fiche technique mais sur la pièce. Salon sombre le soir : OLED. Séjour traversant plein sud : LCD haut de gamme.

Reste la question du recul. À 48 pouces et en 4K, on profite de la définition à partir d'environ 1,50 m et jusqu'à 2,50 m. Au delà de trois mètres, l'oeil ne distingue plus le 4K de la haute définition classique sur cette diagonale, et l'argument principal du modèle tombe. Mieux vaut mesurer la distance canapé-meuble TV avant de comparer quoi que ce soit. C'est la même logique que pour les drones 4K à petit prix : la définition annoncée ne dit presque rien de ce qu'on verra à l'usage.

Les modèles qui tiennent la comparaison

LG OLED C2 et C1, 48 pouces

C'est la référence du segment depuis 2021. La gamme C de LG existe en 48 pouces, avec dalle OLED, compatibilité HLG, HDR10 et Dolby Vision IQ, quatre ports HDMI 2.1 et une fréquence de 120 Hz utile aux consoles récentes. Un détail que les fiches produit passent sous silence : la fameuse dalle OLED evo, plus lumineuse, n'équipe pas les versions 42 et 48 pouces du C2, seulement les diagonales à partir de 55 pouces. Le 48 pouces reste excellent, il n'est simplement pas au sommet de la gamme malgré l'étiquette.

L'écran gère AirPlay 2 et HomeKit, ce qui compte si le reste du foyer est équipé Apple. L'interface webOS reste rapide, la télécommande pointeur divise toujours autant.

Un couple installé dans un canapé regarde un film sur un grand téléviseur

Panasonic TX-48JZ1500E

Sorti en 2021, ce 48 pouces OLED de Panasonic vise le spectateur exigeant plus que le joueur. Résolution 3840 x 2160 pixels, traitement d'image calibré par des coloristes de post-production, prise en charge du HDR10+ et du Dolby Vision, et une barre sonore intégrée nettement au dessus de la moyenne du marché. Sur la fidélité colorimétrique sortie de carton, peu de concurrents font mieux à cette taille.

Son point faible tient à la connectique : la génération JZ ne propose le HDMI 2.1 complet que sur deux entrées, et l'interface maison vieillit moins bien que celle de LG ou de Samsung.

Samsung QE50Q60, 50 pouces

Voilà le représentant type du 50 pouces : dalle LCD VA, quantum dots, rétroéclairage par les bords. Le design est soigné, les bordures très fines sur les quatre côtés, les deux pieds en boomerang évitent le meuble trop large. La connectique est correcte sans plus : trois ports HDMI dont un compatible ARC, deux USB, un port Ethernet et une prise antenne.

Il faut savoir ce qu'on achète. L'éclairage par les bords interdit tout gradation locale sérieuse, les noirs virent au gris dès qu'une scène sombre occupe l'écran, et les angles de vision se dégradent nettement dès qu'on s'écarte de l'axe. Pour du sport en journée, de la télévision classique et des séries, c'est largement suffisant. Pour du cinéma le soir, l'écart avec un OLED 48 pouces est flagrant.

Sony A90K, 48 pouces

Sony fabrique lui aussi un 48 pouces OLED, l'A90K, sur une dalle White OLED fournie par LG Display. Le pied plat sert de support à la dalle et se replie en position haute pour glisser une barre de son. Le processeur Cognitive XR de Sony reste ce qui se fait de mieux en traitement de mouvement et en montée en définition des contenus anciens, ce qui compte quand on regarde beaucoup de télévision hertzienne ou de DVD.

Deux limites : l'appareil accepte HLG, HDR10 et Dolby Vision mais pas le HDR10+, et son tarif de lancement le plaçait nettement au dessus du LG C2 de même taille. Le son intégré, en revanche, sort du lot grâce au système qui fait vibrer la dalle elle-même.

Les autres pistes en 50 pouces

À côté de Samsung, plusieurs constructeurs se disputent ce format avec des LCD honnêtes : le TCL 50C751 en QLED avec gradation locale, le Philips 50PUS7354 et son rétroéclairage Ambilight sur trois côtés, ou le Hisense 50A7GQ. Ces trois là partagent le même profil : bonne image en pièce éclairée, noirs moyens, système d'exploitation Google TV ou Android TV qui donne accès aux applications de streaming sans boîtier supplémentaire.

Si le téléviseur visé n'embarque pas les applications voulues, un boîtier externe coûte entre 40 et 150 euros et se remplace tous les trois ans, là où l'écran dure dix ans. Acheter un modèle un peu moins connecté mais mieux doté en dalle reste souvent le meilleur calcul.

Trois vérifications avant de payer

La première concerne les entrées. Un téléviseur qui accueillera une PlayStation 5 ou une Xbox Series X doit disposer d'au moins deux HDMI 2.1 capables de tenir 4K et 120 images par seconde, avec VRR et ALLM. Beaucoup de fiches annoncent HDMI 2.1 sur les quatre ports alors qu'une seule entrée passe réellement la bande passante complète. Le manuel, téléchargeable avant l'achat, donne le détail port par port.

La deuxième porte sur le son. Sur ces diagonales, les haut-parleurs sont logés sous la dalle et projettent vers le bas, contre le meuble. Le dialogue devient vite confus dès qu'il y a de la musique. Prévoir une barre de son d'entrée de gamme, entre 100 et 200 euros, fait plus pour le confort quotidien que le passage d'un modèle à 700 euros à un modèle à 900 euros.

La troisième tient à l'étiquette énergie, obligatoire en magasin comme en ligne depuis mars 2021. Elle indique une consommation en kilowattheures pour 1 000 heures d'usage, en mode standard et en mode HDR. Un OLED 48 pouces se situe autour de 65 à 90 kWh pour 1 000 heures, un LCD 50 pouces autour de 60 à 75 kWh. L'écart annuel sur la facture reste modeste, une dizaine d'euros, mais la fiche donne au passage la définition réelle et la diagonale exacte en centimètres.

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