Les bienfaits de la mésothérapie pratiquée sur le visage !

Le mésolift ne comble pas une ride et ne remonte rien : il réhydrate le derme en profondeur, et c'est déjà beaucoup pour un teint terne. Confondre cette technique avec un acide hyaluronique de comblement ou avec un lifting mène droit à la déception, alors que ses résultats sont réels sur ce qu'elle vise.

Une technique française de 1952, remise au goût du jour par l'acide hyaluronique

La mésothérapie a été mise au point par le docteur Michel Pistor en 1952, au départ pour traiter des douleurs articulaires en injectant de petites quantités de produit au plus près de la zone concernée. L'Académie nationale de médecine l'a reconnue comme discipline médicale en 1987. Son usage esthétique sur le visage, souvent appelé mésolift, s'est développé plus tard, quand les laboratoires ont commencé à proposer des mélanges prêts à l'emploi contenant de l'acide hyaluronique non réticulé.

La différence entre réticulé et non réticulé décide de tout. Un acide hyaluronique réticulé est un gel dont les chaînes ont été liées entre elles : il tient en place, occupe du volume, comble un creux et se dégrade en six à dix-huit mois. Le non réticulé reste fluide, se diffuse dans le derme, retient l'eau et disparaît en quelques semaines. Il n'ajoute aucun volume et ne modifie pas les traits. C'est pour cela qu'on parle d'entretien plutôt que de correction.

Ce que change une peau réhydratée en profondeur

Le derme perd de l'eau et du collagène avec l'âge, plus vite chez les fumeurs et chez les peaux très exposées au soleil. Une peau déshydratée en profondeur devient terne, marque les ridules de surface au moindre plissement et accroche mal la lumière. Les micro-injections répétées apportent de l'eau là où elle manque et créent en même temps une micro-stimulation mécanique du derme, qui relance la production de collagène.

Les effets observés d'une séance à l'autre :

  • un teint plus lumineux, moins gris, surtout visible chez les fumeurs et en sortie d'hiver ;
  • des ridules de déshydratation moins marquées, sur les joues et le contour des yeux ;
  • une peau plus souple au toucher, avec un léger effet tenseur de surface ;
  • un grain de peau plus régulier, les pores paraissant moins dilatés.

Le cocktail injecté associe généralement de l'acide hyaluronique non réticulé, des acides aminés, des vitamines A, C, E et B5, des oligoéléments et des antioxydants. La composition se choisit selon l'état de la peau : plutôt hydratant sur une peau sèche, plutôt antioxydant sur une peau de fumeuse, plutôt séborégulateur sur une peau mixte. Sur les peaux jeunes à tendance acnéique, les résultats rapportés restent inégaux et ne remplacent pas un traitement dermatologique.

Comment se passe une séance

Le praticien démaquille et désinfecte, puis pose une crème anesthésiante si la patiente le souhaite, avec vingt à trente minutes de pose. L'injection se fait ensuite à l'aiguille très fine, à la main ou avec un injecteur mécanique, selon deux techniques : le nappage, une multitude de points superficiels répartis sur tout le visage, et le point par point, plus appuyé le long des ridules. La séance dure vingt à trente minutes, une fois la crème posée.

Les zones traitées vont au-delà du visage : cou, décolleté et dos des mains répondent bien, et ce sont souvent eux qui trahissent l'âge en premier. Le contour des yeux se traite avec un produit dédié, plus léger.

Qui peut la pratiquer, et à qui elle s'adresse

C'est un acte médical. Seuls un médecin, un dermatologue ou un chirurgien peuvent injecter en France ; une esthéticienne n'en a pas le droit, quel que soit le nom commercial donné à la prestation. Un salon qui propose des injections sans médecin est en infraction, et les accidents rapportés viennent presque toujours de là.

Les contre-indications se vérifient avant la première séance : grossesse et allaitement, infection cutanée en cours sur la zone, herpès en poussée, troubles de la coagulation ou traitement anticoagulant, maladie auto-immune évolutive, allergie connue à l'un des composants. Il faut aussi signaler tout traitement en cours au praticien.

Sur le calendrier, deux repères simples. Avant 30 ans, l'intérêt reste limité si la peau n'est pas franchement déshydratée : une bonne routine et une protection solaire quotidienne feront le même travail pour moins cher. Après 45 ans, le mésolift entretient bien la qualité de la peau mais ne répond plus seul au relâchement, et il s'associe alors à d'autres actes.

Ce qui compte autant que les séances

Aucune injection ne compense une exposition solaire sans protection, un tabagisme actif ou un sommeil de cinq heures. Une crème solaire indice 50 portée toute l'année sur le visage fait davantage pour la qualité du derme, sur dix ans, que n'importe quel protocole d'entretien. La mésothérapie prolonge un capital, elle ne le reconstitue pas.

Un dernier point de méthode, valable bien au-delà de l'esthétique : demandez un devis écrit, comparez le produit exact utilisé et non la seule promesse commerciale. Ce réflexe de comparaison technique vaut pour beaucoup d'achats, y compris quand il s'agit de choisir un type de panneaux solaires.

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Mésothérapie cellulite