Peut-on vraiment changer de fournisseur d'énergie quand on en a marre de payer trop cher ? Découvrez la vérité choquante !

Changer de fournisseur d'électricité ou de gaz est gratuit, se fait en dix minutes et ne provoque aucune coupure. Il n'y a pas de préavis, pas de technicien à recevoir, pas de compteur à remplacer : la vérité choquante, c'est qu'il n'y a rien de choquant.

Ce que vous changez, et ce que vous ne changez pas

Le contrat que vous signez ne porte que sur la fourniture, c'est-à-dire les kilowattheures et l'abonnement. Le réseau, lui, reste géré par Enedis pour l'électricité et par GRDF pour le gaz, quel que soit le nom sur la facture. Votre compteur ne bouge pas, votre installation non plus, et le numéro de dépannage reste le même. En cas de panne, vous appelez le gestionnaire de réseau, pas le fournisseur.

C'est ce qui rend l'opération banale, et c'est aussi ce que les fournisseurs historiques ont mis longtemps à dire clairement. Un client qui croit risquer une coupure ne bouge pas.

La démarche, concrètement

Munissez-vous d'une facture récente. Elle porte votre PDL en électricité ou votre PCE en gaz, un numéro à quatorze chiffres qui identifie le point de livraison, ainsi que votre consommation annuelle en kilowattheures. Ces deux informations suffisent pour comparer sérieusement.

Le comparateur du médiateur national de l'énergie, un organisme public, recense toutes les offres du marché et ne touche pas de commission sur les souscriptions. Les comparateurs commerciaux, eux, se rémunèrent au client apporté et ne classent pas forcément dans l'ordre que vous croyez. La différence mérite qu'on la connaisse.

Une fois l'offre choisie, vous souscrivez en ligne ou par téléphone, le nouveau fournisseur récupère le contrat et vous recevez une facture de clôture de l'ancien sous quelques semaines. Le basculement prend en général une vingtaine de jours.

Combien vous pouvez réellement gagner

Sur un foyer chauffé à l'électricité, l'écart entre l'offre la plus chère et la moins chère du marché se compte en centaines d'euros par an. Sur un petit appartement chauffé au gaz collectif, on parle plutôt de quelques dizaines d'euros. Faites le calcul sur votre consommation réelle, pas sur un profil moyen : c'est là que les comparateurs se trompent le plus souvent.

Côté gaz, le tarif réglementé de vente a disparu pour les particuliers le 30 juin 2023. Tous les contrats sont donc en offre de marché, et un prix repère mensuel publié par la Commission de régulation de l'énergie sert désormais de point de comparaison. En électricité, le tarif réglementé existe toujours et reste un choix défendable pour qui ne veut pas surveiller son contrat.

Les gestes qui pèsent plus que le contrat

Un contrat mieux choisi fait gagner quelques pourcents. Le chauffage, lui, représente environ 65 % de la consommation d'énergie d'un logement selon l'Ademe. Baisser le thermostat d'un degré retire à peu près 7 % sur cette part, ce qui pèse beaucoup plus lourd qu'un changement de fournisseur.

Le reste relève du bon sens et rapporte moins qu'on ne le dit : les LED consomment environ cinq fois moins qu'une halogène, les appareils en veille pèsent quelques dizaines d'euros par an dans un foyer bien équipé, et un programmateur de chauffage évite de chauffer une maison vide toute la journée. Utile, mais l'isolation reste le seul poste qui change durablement la facture.

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