Comment économiser des centaines d'euros sur vos factures d'énergie cet hiver ? Découvrez nos astuces !
Des centaines d'euros d'économies en un hiver, c'est possible, mais pas en empilant vingt petits gestes. La somme vient de deux ou trois décisions qui touchent au chauffage. Le reste, veilles comprises, se compte en dizaines d'euros par an.
Autant poser le tri tout de suite, parce que c'est là que la plupart des listes trompent leur lecteur. Le chauffage représente environ les deux tiers de la consommation d'énergie d'un logement français. L'eau chaude sanitaire arrive ensuite, autour de 10 à 15 %. Tout le reste, éclairage, électroménager, écrans, box, se partage la portion qui reste. Un geste qui n'agit pas sur le chauffage ne peut donc pas produire une économie à trois chiffres, sauf dans une maison très mal isolée où les rattrapages sont énormes.
Le thermostat, seul geste gratuit à fort rendement
La consigne conseillée par l'ADEME est de 19 degrés dans les pièces de vie et 17 degrés dans les chambres. Beaucoup de logements tournent en réalité deux à trois degrés au dessus, sans que personne ne l'ait décidé : un thermostat placé dans un couloir mal chauffé donne l'ordre de chauffer alors que le séjour est déjà à 22.
La programmation ajoute une seconde couche. Réduire à 16 ou 17 degrés pendant les heures de travail et la nuit couvre une plage horaire très large, et c'est cette durée qui fait la somme en fin d'année. Un thermostat programmable filaire coûte quelques dizaines d'euros et se rembourse en une saison. Le modèle connecté fait la même chose avec un téléphone : utile si les horaires changent souvent, superflu si la semaine est régulière.
L'eau chaude, le poste qu'on oublie
Un ballon électrique réglé à 70 degrés consomme nettement plus qu'un ballon à 55 degrés, et 55 reste au dessus du seuil sanitaire qui écarte le risque de légionelle. La vérification prend cinq minutes sur le thermostat du chauffe eau. Isoler les premiers mètres de tuyau à la sortie du ballon avec des manchons en mousse coûte une vingtaine d'euros et limite les pertes en ligne, surtout quand le ballon est dans un garage froid.
Ce que la veille coûte vraiment
Débrancher les appareils en veille est un bon réflexe, mais il faut donner l'ordre de grandeur : selon l'ADEME, les veilles représentent quelques dizaines d'euros par an dans un foyer moyen, pas des centaines. Une box internet allumée en continu compte souvent pour la moitié de ce total à elle seule, et beaucoup de gens hésitent à la couper la nuit.
Même remarque pour l'éclairage. Le chiffre des 80 % d'économie souvent avancé pour les LED se compare aux anciennes ampoules à incandescence, retirées de la vente en Europe depuis 2012. Face aux halogènes, disparues des rayons en septembre 2018, l'écart tombe plutôt autour de 75 %, et face à une fluocompacte il est faible. Si votre logement est déjà passé aux LED, il n'y a plus rien à gratter de ce côté.
Les travaux, quand le budget existe
Si un chantier doit être lancé, l'isolation des combles arrive en tête : c'est par le haut que part le plus de chaleur dans une maison individuelle, et le chantier reste parmi les moins chers au mètre carré. Les menuiseries viennent après, le changement de générateur en dernier. Remplacer une chaudière dans une passoire thermique revient à acheter un appareil plus gros pour compenser les fuites.
Avant d'engager quoi que ce soit, un professionnel certifié RGE est nécessaire pour prétendre aux aides publiques, MaPrimeRénov' et certificats d'économies d'énergie compris. Faites établir deux ou trois devis : sur un même chantier de combles, les écarts de prix entre entreprises dépassent souvent 30 %.
Le calcul honnête, au bout du compte, ressemble à ceci. Deux degrés en moins et une programmation sérieuse : de l'ordre de 100 à 150 euros sur une facture moyenne. Le ballon et les manchons : quelques dizaines d'euros. Les veilles et l'éclairage : quelques dizaines aussi. On arrive bien aux centaines annoncées, mais on voit clairement lequel de ces postes porte la somme.
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