Fenêtres lorenove : pvc, alu et isolation renforcée

L'excellence des fenêtres Lorenove en France

Changer ses fenêtres se décide sur trois chiffres et un rendez-vous : le coefficient Uw, l'affaiblissement acoustique en décibels, le devis pose comprise, et la visite du technicien qui vient mesurer chez vous. Le reste relève du catalogue.

Lorenove est l'un des réseaux les plus visibles sur ce marché, avec une implantation dense en Île-de-France, dont un espace-conseil à Pontault-Combault, en Seine-et-Marne, à une vingtaine de kilomètres à l'est de Paris. Voici ce que la marque propose réellement, ce que ses gammes valent techniquement, et les points sur lesquels il faut la pousser dans ses retranchements avant de signer.

Une marque de réseau adossée à un industriel chartrain

Ne pas confondre Lorillard et Lorenove

La confusion revient dans presque toutes les présentations de la marque. L'entreprise Lorillard a été fondée en 1936 à Chartres, en Eure-et-Loir, comme menuiserie artisanale, avant de devenir un groupe industriel spécialisé dans la fabrication de menuiseries. Lorenove, elle, est le réseau de distribution et de pose destiné aux particuliers, créé cinquante ans plus tard, dans les années 1980. Lire que « Lorenove existe depuis 1936 » est donc un raccourci commercial.

Cette distinction a une conséquence concrète pour vous : le fabricant et le poseur ne sont pas la même entité. Les profilés sortent des usines du groupe, l'assemblage et la pose sont assurés par un concessionnaire local, indépendant ou intégré selon les villes. La qualité du produit est homogène, celle du chantier dépend de l'agence. C'est là qu'il faut regarder les avis, agence par agence, et non au niveau national.

Le réseau revendique plusieurs dizaines d'espaces-conseil répartis sur le territoire, avec une production réalisée dans des usines françaises. Pour l'est de la petite couronne et la Brie, c'est l'agence de Pontault-Combault qui couvre le secteur, celui de Roissy-en-Brie, Ozoir-la-Ferrière ou Émerainville compris : voir le site

Cinq familles de matériaux, cinq compromis

Le catalogue couvre le PVC, l'aluminium, le bois, le mixte bois-aluminium et un composite associant PVC et fibre de verre. Aucun de ces matériaux n'est meilleur dans l'absolu : chacun règle un problème et en crée un autre.

Ce que chaque matériau apporte, et ce qu'il coûte
Matériau Point fort Limite à connaître
PVC Meilleur rapport isolation/prix, aucun entretien, recyclable Profilés épais qui mangent la surface vitrée, tenue moyenne des teintes foncées, grandes dimensions difficiles
Aluminium Profilés fins, très grandes ouvertures, teintes stables, longévité de plusieurs décennies Isolation dépendante de la rupture de pont thermique, production énergivore, prix supérieur
Bois Bonne isolation naturelle, seul matériau souvent accepté en secteur protégé, chaleur visuelle Lasure ou peinture à reprendre tous les cinq à dix ans selon l'exposition, coût d'achat élevé
Mixte bois-aluminium Bois côté intérieur, capot alu côté extérieur : plus d'entretien de façade Le plus cher du catalogue, surcoût de 30 à 50 % par rapport au PVC équivalent
Composite PVC et fibre de verre Profilés fins pour un matériau isolant, davantage de clair de vitrage Gamme récente, moins de recul terrain, disponibilité variable selon les agences

Une affirmation entendue en showroom mérite d'être corrigée : le PVC n'isole pas mécaniquement 25 % mieux que l'aluminium. Un profilé aluminium à rupture de pont thermique récent, équipé du même vitrage, arrive à des valeurs très proches. L'écart réel se joue sur les gammes d'entrée, pas sur les gammes hautes.

Ce que valent les gammes PVC

Les menuiseries PVC du réseau annoncent, en triple vitrage, un Uw descendant à 1,0 W/m².K sur les gammes hautes, et un affaiblissement acoustique compris entre 28 et 41 dB selon le vitrage retenu. Ces valeurs sont dans la norme du marché, aucune ne relève de la performance exceptionnelle : les bons fabricants français et allemands se tiennent tous dans le même mouchoir de poche.

Sur le bruit, l'écart entre 28 et 41 dB est en revanche considérable, et c'est le poste le plus sous-estimé lors de l'achat. Le décibel étant une échelle logarithmique, 10 dB gagnés correspondent à un bruit perçu environ deux fois moins fort. Si vous habitez le long d'une départementale passante ou sous un couloir aérien, c'est ce chiffre qu'il faut négocier, en demandant un double vitrage asymétrique feuilleté acoustique plutôt qu'un triple vitrage standard, souvent moins performant sur les basses fréquences du trafic.

Personnalisation : ce qui se paie et ce qui ne se voit pas

Le PVC se décline en films acryliques imitant le veinage du bois ou l'aspect métallique, en coloris de masse et en finitions mates. Les formes spéciales existent, œil-de-bœuf, cintré, triangulaire, tout comme les modes d'ouverture, à la française, oscillo-battant, coulissant, fixe.

  • L'oscillo-battant mérite presque toujours le surcoût dans une chambre : il permet d'aérer sans laisser la fenêtre grande ouverte, y compris en votre absence.
  • Les teintes foncées sur PVC chauffent au soleil et travaillent davantage. Sur une façade plein sud, vérifiez la garantie du film et sa tenue dans le temps.
  • La grille de ventilation intégrée n'est pas une option de confort. Si votre logement est en ventilation naturelle ou en VMC simple flux autoréglable, la supprimer crée de la condensation en quelques semaines.
  • Le vitrage retardateur d'effraction feuilleté 44.2 se justifie en rez-de-chaussée sur rue, beaucoup moins à l'étage.

Certifications, garanties, aides : la partie contractuelle

Les menuiseries du réseau affichent les certifications habituelles du secteur, NF pour la conformité produit, QB pour les fenêtres, Cekal pour le vitrage isolant. Ces marques attestent que les performances annoncées ont été mesurées par un organisme tiers. Leur absence sur un devis est un signal d'alerte ; leur présence n'est pas un argument différenciant, tous les fabricants sérieux les détiennent.

Côté garanties, le réseau annonce jusqu'à 20 ans sur certaines gammes PVC, ce qui couvre les profilés, rarement la quincaillerie et les joints, qui s'usent plus vite. Lisez la ligne « pièces couvertes ». La pose, elle, relève de la garantie décennale du poseur, obligatoire, dont l'attestation d'assurance doit vous être remise avant le début du chantier.

La visite technique, moment décisif

Le réseau propose le déplacement d'un technicien-conseil sous 48 heures, avec relevé de cotes et devis gratuit. C'est le rendez-vous qui détermine la réussite du chantier, bien plus que le choix du profilé. Quatre points sont à trancher là, et ils doivent figurer sur le devis :

  • Dépose totale ou rénovation. La pose en rénovation conserve le dormant existant, coûte moins cher et va plus vite, mais réduit le clair de vitrage de 5 à 8 centimètres par côté. La dépose totale restitue toute la surface vitrée et permet de traiter l'étanchéité en tableau. Sur une pièce peu lumineuse, l'écart se voit.
  • Le traitement des points singuliers. Appuis de fenêtre, rejingots, coffres de volet roulant : c'est là que se logent les infiltrations et les ponts thermiques, pas dans le profilé.
  • Le sort des anciens volets. Un volet roulant existant conservé avec un coffre non isolé annule une partie du gain thermique obtenu sur la fenêtre.
  • La reprise des finitions intérieures. Plâtre, peinture, habillage : précisez qui les prend en charge, c'est la source de litige la plus fréquente en fin de chantier.

Reste la question du délai. Entre la signature et la pose, comptez généralement six à douze semaines pour une fabrication sur mesure, davantage en période chargée, de mars à juin. Un commercial qui promet trois semaines sur du sur-mesure vend soit du stock standard, soit une date qu'il ne tiendra pas. Faites inscrire le délai dans le contrat, ainsi que le montant de l'acompte, qui ne devrait pas dépasser 30 % avant le démarrage.

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