Le compteur de mots : un outil indispensable pour les blogueurs

Le compteur de mots de Dicocitations

Un compteur de mots en ligne fait bien plus que compter : il mesure la longueur moyenne des phrases, le taux de répétition et le temps de lecture. Encore faut-il savoir lesquelles de ces statistiques servent à quelque chose, parce que l'une des plus mises en avant, la densité de mots-clés, ne vaut plus rien.

J'utilise le compteur de mots de Dicocitations depuis des années, sur des articles de blog comme sur des textes plus longs. Il est gratuit, sans inscription, et il affiche tout d'un bloc dès qu'on colle son texte. Ce qui suit n'est pas une présentation de l'outil, c'est un tri : ce que je regarde vraiment, et ce que j'ai appris à ignorer.

Ce que l'outil affiche

Le fonctionnement tient en trois gestes : on colle son texte dans la zone prévue, on lance le calcul, on lit les résultats. Aucune donnée n'a besoin d'être envoyée ailleurs, aucun compte n'est demandé. La première version de cet article, 444 mots, donnait ceci.

  • Nombre de mots total : 444
  • Nombre de mots uniques : 166, soit 37,39 %
  • Nombre total de caractères : 2739
  • Caractères sans les espaces : 2309
  • Temps de lecture silencieuse (300 mots/minute) : 1 min 29 sec
  • Temps de lecture à voix haute (130 mots/minute) : 3 min 25 sec
  • Nombre de phrases : 27

Résultats du compteur affichant nombre de mots, caractères et temps de lecture

Le taux de mots uniques est celui que je consulte en premier. En dessous de 30 %, le texte tourne en rond : les mêmes tournures reviennent, souvent parce qu'on a écrit trop vite ou qu'on a peur de perdre le lecteur. Au-dessus de 50 %, c'est l'inverse, le vocabulaire part dans tous les sens et la lecture fatigue. Entre les deux, on est tranquille.

Lisibilité : la longueur des phrases dit tout

Plus bas dans la page arrive un second bloc, moins connu et plus utile.

Bloc de statistiques de lisibilité avec longueur moyenne des phrases

Les chiffres de lisibilité

Nombre moyen de mots par phrase : 16,4
Nombre moyen de lettres par mot : 4,8
Taux de phrases longues : 3,7 %, soit 1 sur 27
Taux de phrases courtes : 92,6 %, soit 25 sur 27
Écart entre les deux taux : 88,9 %

Une moyenne de 16,4 mots par phrase reste confortable à l'écran. Au-delà de 25, le lecteur relit. Ce que la moyenne ne dit pas, en revanche, c'est la monotonie : un texte à 92 % de phrases courtes se lit vite mais sonne haché, presque télégraphique. Le bon rythme alterne, et cet écart de 88,9 % entre courtes et longues signale plutôt un déséquilibre qu'une réussite. C'est le genre de nuance qu'aucun score global ne saura donner à votre place.

Les mots les plus fréquents, et le piège de la densité

L'outil sort deux classements : tous mots confondus, puis hors mots vides. Le premier est sans surprise.

Les 10 mots les plus fréquents

  1. de (49 occurrences)
  2. mots (21 occurrences)
  3. un (15 occurrences)
  4. et (15 occurrences)
  5. la (13 occurrences)
  6. le (13 occurrences)
  7. les (11 occurrences)
  8. compteur (11 occurrences)
  9. a (10 occurrences)
  10. vous (9 occurrences)

Les 10 mots les plus fréquents hors mots vides

  1. mots (21 occurrences)
  2. compteur (11 occurrences)
  3. dicocitations (8 occurrences)
  4. outil (6 occurrences)
  5. texte (6 occurrences)
  6. nombre (5 occurrences)
  7. cet (4 occurrences)
  8. ameliorer (3 occurrences)
  9. article (3 occurrences)
  10. lisibilite (3 occurrences)

Graphique en barres des mots les plus employés dans le texte analysé

Le classement hors mots vides est le seul des deux qui apprenne quelque chose. Sur cet exemple, on voit tout de suite que le mot ameliorer et le mot lisibilite remontent alors qu'ils n'étaient pas au programme au moment de commencer : signe que le texte a glissé vers un autre sujet en cours de route. Le second classement sert donc à vérifier qu'on parle bien de ce qu'on croit. Si le sujet annoncé n'apparaît nulle part dans le haut de la liste, c'est que l'article a dérivé. Ça arrive plus souvent qu'on ne l'admet.

À quoi ça sert concrètement

La contrainte de longueur reste la raison la plus banale d'ouvrir un compteur : une note de synthèse plafonnée à 1 500 mots, un dossier universitaire, une candidature avec un nombre de signes imposé. Le décompte des caractères sans espaces vaut d'être vérifié, parce que les barèmes ne comptent pas tous de la même façon : une consigne en signes espaces comprises et la même en signes espaces non comprises peuvent différer de 15 à 20 %.

Le temps de lecture à voix haute est le chiffre le plus sous-estimé de la page. Pour une intervention, un discours ou l'enregistrement d'un podcast, il évite l'erreur classique du texte deux fois trop long préparé la veille. Le calcul repose sur 130 mots par minute, ce qui correspond à un débit posé ; si vous parlez vite, retirez un cinquième.

D'autres outils font la même chose avec plus ou moins de fioritures, et Un compteur de mots parmi ceux-là a droit à un banc d'essai détaillé ailleurs. Celui de Dicocitations a pour lui d'être direct : une zone de texte, un bouton, tout le tableau de bord affiché sur la même page, sans publicité intercalaire ni limite de caractères. C'est peu de chose, et c'est exactement ce qu'on demande à ce type d'outil.

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