Les dix plus grands bateaux de croisière qui dominent les mers

découvrez les dix plus grands bateaux de croisière qui dominent les mers et l'expérience inégalée que propose MSC Cruises, une des compagnies maritimes les plus prestigieuses.

Classer les paquebots par leur longueur donne un palmarès flatteur mais faux : dans la marine marchande, la taille d'un navire se mesure au tonnage brut, pas au mètre ruban. Voici le vrai classement des géants des mers en octobre 2023, et ce que ces dimensions changent pour un passager.

Un navire de 360 mètres embarque de quoi remplir une petite ville. Cela se paie en temps d'embarquement, en escales limitées et en densité humaine sur le pont soleil. La question qui vaut la peine d'être posée n'est donc pas quel est le plus grand, mais à partir de quelle taille l'expérience à bord commence à se dégrader.

Les dix plus longs paquebots en service en octobre 2023

Le classement par longueur hors tout, tel qu'il circule le plus souvent, donnait la liste suivante à l'automne 2023 :

  1. Harmony of the Seas : 362,12 m
  2. Wonder of the Seas : 362,04 m
  3. Symphony of the Seas : 361,01 m
  4. Allure of the Seas : 360,05 m
  5. Oasis of the Seas : 360 m
  6. Ovation of the Seas : 348 m
  7. Quantum of the Seas : 347,70 m
  8. Spectrum of the Seas : 347,11 m
  9. Anthem of the Seas : 347,06 m
  10. Queen Mary 2 : 345,03 m

Neuf de ces dix navires battent pavillon Royal Caribbean International : les cinq premiers appartiennent à la classe Oasis, les quatre suivants à la classe Quantum. La dixième place fait exception. Le Queen Mary 2 n'a rien à voir avec Royal Caribbean : c'est un transatlantique de la compagnie britannique Cunard, propriété du groupe Carnival, conçu pour traverser l'Atlantique Nord en hiver et non pour faire des ronds dans les Caraïbes.

La différence se lit dans les chiffres. Le Queen Mary 2 affiche environ 148 500 unités de jauge brute pour ses 345 mètres, quand Wonder of the Seas en fait 236 900 pour 362 mètres.

Paquebot de croisière géant vu de trois quarts avant, à quai sous un ciel dégagé

Ce que la taille change réellement à bord

Un navire de la classe Oasis transporte entre 5 500 et 6 700 passagers, plus 2 100 membres d'équipage. Cela fait une population de petite ville qui doit embarquer, débarquer et manger dans une fenêtre de quelques heures. Les avantages sont bien réels : dix-huit ponts, plusieurs quartiers thématiques, un parc de restaurants qu'on ne fait pas le tour en une semaine, une stabilité en mer que les petits navires n'atteignent jamais.

Les contreparties le sont aussi. L'embarquement se compte en heures et non en minutes. Les restaurants de spécialités et les spectacles se réservent dès l'ouverture des ventes, faute de quoi il ne reste plus rien. Et surtout, ces navires ne peuvent accoster que dans un nombre limité de ports capables de les recevoir, ce qui explique pourquoi les itinéraires de la classe Oasis tournent autour des mêmes escales caribéennes, souvent des îles privées appartenant à la compagnie.

Un paquebot de 100 000 unités de jauge brute entre dans le port de Kotor, de Santorin ou de Bonifacio. Un paquebot de 230 000 non. La taille se paie en diversité d'itinéraire, et c'est le premier arbitrage à faire avant de réserver.

Où se situe MSC dans cette course

La compagnie italo-suisse ne figure pas dans le top dix par la longueur, mais elle a renouvelé sa flotte à un rythme soutenu au cours des années 2020. Son navire amiral à cette date, le MSC World Europa, livré en décembre 2022, mesure 333 mètres pour environ 215 900 unités de jauge brute et embarque jusqu'à 6 700 passagers. Il figurait alors parmi les cinq plus volumineux paquebots du monde, malgré ses trente mètres de moins que les Oasis.

Ce navire a une autre particularité : il fonctionne au gaz naturel liquéfié, ce qui réduit fortement les émissions de soufre et de particules par rapport au fioul marin classique. Le GNL reste un combustible fossile et le bilan carbone d'une croisière demeure lourd, mais l'écart avec un navire au fioul est mesurable. Autant le dire sans emphase : c'est une amélioration, pas une conversion écologique.

Côté vie à bord, MSC joue une carte européenne assumée, avec une cuisine méditerranéenne mieux traitée que chez les compagnies américaines et une clientèle plus internationale.

Choisir sa compagnie sans se laisser impressionner par les records

Si vous hésitez encore sur le type de vacances, la croisière a un argument que peu de formules peuvent revendiquer : le prix affiché inclut le logement, les repas principaux, les spectacles et le transport entre les escales. Une croisière MSC se compare donc utilement à ses concurrentes sur ces lignes-là plutôt que sur le nombre de ponts.

Le vrai critère de choix reste l'itinéraire. Un navire moyen qui fait escale à Dubrovnik, Kotor et Corfou offrira plus de souvenirs qu'un géant qui enchaîne trois îles privées. Les records de tonnage font de belles photos ; ils ne racontent pas ce qu'on a vu du hublot.

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