Peut-on vraiment se protéger de la canicule ? Découvrez les 5 erreurs à éviter absolument !

Se protéger d'une canicule tient à cinq réflexes contre-intuitifs, pas à la liste habituelle « buvez de l'eau et fermez les volets ». Le ventilateur qui tourne dans une pièce à 36 degrés, par exemple, aggrave la déshydratation au lieu de rafraîchir.

Erreur 1 : faire tourner le ventilateur quand il fait trop chaud

Un ventilateur ne refroidit pas l'air, il le brasse. Sous 35 degrés dans la pièce, le courant d'air accélère l'évaporation de la sueur et soulage réellement. Au-delà, il souffle de l'air plus chaud que la peau : le corps continue de transpirer, perd de l'eau, et ne gagne presque rien. Le Haut Conseil de la santé publique le rappelle à chaque plan canicule, surtout pour les personnes âgées, chez qui la sensation de soif est déjà émoussée.

Ce qui fonctionne au-dessus de 35 degrés : humidifier la peau. Un brumisateur, un gant de toilette mouillé sur la nuque et les avant-bras, et là le ventilateur redevient utile puisqu'il évapore cette eau.

Erreur 2 : aérer au mauvais moment

Ouvrir grand dès le matin parce qu'il fait bon dehors, puis oublier de refermer à 10 heures, revient à remplir le logement d'air chaud pour la journée. La règle est mécanique : on n'ouvre que si l'extérieur est plus frais que l'intérieur. En pratique, entre 23 heures et 7 heures, en créant un courant d'air traversant. Le reste du temps, tout fermé, volets compris : un volet extérieur bloque le rayonnement avant la vitre, un rideau intérieur arrive trop tard.

Erreur 3 : la douche glacée

Elle soulage dix minutes, puis le corps réagit au choc en resserrant les vaisseaux périphériques : l'évacuation de chaleur ralentit et on ressort plus chaud qu'avant. Une douche tiède, autour de 30 degrés, refroidit moins vite mais tient. Même logique pour les boissons glacées.

Erreur 4 : confondre coup de chaleur et petite fatigue

Maux de tête, crampes, vertiges : c'est l'épuisement dû à la chaleur, et boire au frais suffit. Le coup de chaleur est autre chose : peau brûlante, parfois sèche, température corporelle au-dessus de 40 degrés, propos incohérents. Urgence vitale, on appelle le 15, on allonge la personne, on la mouille et on la ventile en attendant.

La canicule d'août 2003 a causé près de 15 000 décès en France, surtout chez des personnes de plus de 75 ans vivant seules. C'est de là qu'est né le registre communal des personnes vulnérables, tenu en mairie. S'y inscrire prend cinq minutes.

Le sport, les vêtements, et le reste

L'effort physique se déplace avant 8 heures ou après 21 heures. Le conseil courant de courir « en fin d'après-midi » tombe en plein pic, entre 15 et 18 heures, et le bitume restitue sa chaleur longtemps après le coucher du soleil. Côté vêtements, le coton et le lin amples laissent la sueur s'évaporer, ce qui est justement le mécanisme qui refroidit le corps. Transpirer est utile : c'est l'humidité piégée sous un tissu synthétique qui gêne.

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