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Le choix de l'essence compte beaucoup moins qu'on ne le raconte : à poids égal et humidité égale, le chêne et le peuplier libèrent presque la même énergie. Ce qui fait vraiment varier la facture, c'est l'unité de vente, la longueur des bûches et le taux d'humidité au moment de la livraison.

Le piège de la longueur de coupe

Un stère désigne un mètre cube de bûches de 1 mètre empilées. Dès qu'on recoupe, le tas se resserre et le volume apparent diminue : environ 0,8 mètre cube en bûches de 50 cm, 0,7 en 33 cm, 0,6 en 25 cm. Un vendeur qui annonce « un stère » en livrant du 33 cm dans un volume d'un mètre cube facture donc davantage de bois qu'il n'en donne, ou l'inverse selon la façon de compter.

La parade tient en une phrase à poser au téléphone : combien de mètres cubes apparents, pour quelle longueur de bûche, à quel prix. C'est le seul moyen de comparer deux devis. Le vrac livré en benne se mesure aussi en mètres cubes apparents, jamais en stères.

Les essences : densité, pas pouvoir calorifique

Les feuillus durs (chêne, hêtre, charme, frêne) pèsent plus lourd au même volume. Un stère de chêne sec avoisine 1 800 kWh, un stère de peuplier plutôt 1 100. On achète du volume, donc on achète bien de la densité, mais la combustion elle-même n'est pas « meilleure ». Le frêne et le charme s'allument plus facilement que le chêne, qui demande une braise bien installée.

Mesurer plutôt que croire sur parole

Le « bois sec » commercial est souvent du bois ressuyé un été, autour de 25 à 30 %. Un humidimètre à pointes coûte une quinzaine d'euros : on fend une bûche et on mesure au coeur, jamais sur la face extérieure qui a séché à l'air. Au-dessus de 23 %, la livraison finit sous abri jusqu'à l'hiver suivant plutôt que dans le poêle.

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