Assurance auto pour jeune conducteur : astuces pour faire baisser le prix

Astuces pour payer moins cher son assurance auto

La surcote appliquée à un jeune conducteur n'est pas laissée à l'appréciation des assureurs : le code des assurances la plafonne à 100 % la première année, 50 % la deuxième, 25 % la troisième, puis zéro. Savoir ça change la façon de négocier, et la façon d'attendre.

Cette majoration s'applique au conducteur titulaire du permis depuis moins de trois ans, ou qui n'a pas été assuré comme conducteur principal au cours des trois dernières années. Elle disparaît d'elle-même à condition de ne pas déclarer de sinistre responsable dans l'intervalle. Un seul accident responsable, et le compteur de la dégressivité repart à zéro pour l'année en cours : c'est le poste sur lequel un jeune conducteur perd le plus d'argent, bien avant le choix de la formule.

Ce qui se joue avant même le premier devis

Trois éléments sont fixés au moment où vous signez chez l'auto-école, et ils pèsent plus lourd que toutes les négociations ultérieures. La conduite accompagnée, d'abord, qui réduit la surprime et raccourcit la période probatoire du permis à deux ans au lieu de trois. Le choix du premier véhicule, ensuite. Le fait d'avoir été ou non déclaré conducteur secondaire sur le contrat d'un parent, enfin, ce qui construit un historique là où il n'y en avait pas.

Sur le véhicule, la logique des assureurs est mécanique : plus la puissance est élevée et plus la réparation coûte cher, plus la prime monte. Une citadine de sept ou huit chevaux fiscaux, courante, aux pièces disponibles, sera toujours moins chère à assurer qu'un coupé récent de même valeur. Notre dossier sur la première assurance auto pas chère détaille les modèles qui reviennent le plus souvent dans les devis les plus bas.

Payer moins sans réduire la couverture

Le réflexe consistant à rogner sur les garanties se retourne vite. Voici ce qui fait baisser la facture sans laisser de trou.

  • Le paiement annuel plutôt que mensuel, qui supprime les frais de fractionnement, souvent de 3 à 5 % de la prime. Si la trésorerie le permet, c'est la réduction la plus simple à obtenir. Un coup de pouce comme la prime exceptionnelle de rentrée peut servir à passer ce cap une bonne fois.
  • La mise en concurrence à l'échéance, puis la résiliation à tout moment après douze mois de contrat, prévue par la loi Hamon. Les écarts entre assureurs sur un même profil de jeune conducteur atteignent facilement plusieurs centaines d'euros par an, comme le montre notre comparatif pour choisir le meilleur assureur auto.
  • La franchise ajustée, à la hausse si vous avez de quoi absorber un sinistre, à la baisse sinon. Attention aux franchises majorées pour conducteur novice, souvent doublées les deux premières années et rarement mises en avant dans le devis.
  • Le stage de conduite post-permis, qui raccourcit la période probatoire et que certains assureurs prennent en compte.

Un dernier levier ne figure sur aucun contrat : la fatigue. Les jeunes conducteurs sont surreprésentés dans les accidents de nuit et de fin de semaine, et un sommeil de mauvaise qualité pèse autant qu'un verre de trop. Les remèdes de grand-mère contre les ronflements valent ce qu'ils valent, mais dormir correctement avant un trajet long reste la meilleure façon de garder son bonus.

Les formules qui conviennent à un début

Jeune conductrice assise au volant en train de signer son contrat d'assurance

Une idée fausse circule : l'assurance tous risques serait obligatoire sur un véhicule neuf. C'est faux. Seule la garantie responsabilité civile est imposée par la loi. En revanche, un organisme de crédit ou un contrat de location avec option d'achat exige presque toujours la formule tous risques par clause contractuelle, ce qui n'est pas la même chose qu'une obligation légale.

Pour une voiture d'occasion cotée trois mille euros, la formule au tiers avec vol et incendie suffit dans la plupart des cas. Le seuil de bascule se calcule vite : si la différence annuelle entre le tiers et le tous risques dépasse le quart de la valeur du véhicule, le tous risques ne se justifie plus.

Quand la voiture roule peu, moins de huit mille kilomètres par an environ, l'assurance au kilomètre devient intéressante. Le principe repose sur un forfait ou un boîtier de relevé, avec régularisation en fin d'année. Pour un étudiant qui rentre chez ses parents un week-end sur deux et prend le train le reste du temps, le calcul est vite fait. Et pour les déplacements ponctuels, louer une voiture à bas prix revient parfois moins cher que d'en posséder une.

Les garanties qu'on oublie de regarder

La responsabilité civile indemnise les autres, jamais le conducteur responsable de ses propres blessures. C'est la garantie du conducteur qui joue ce rôle, et son plafond varie du simple au décuple selon les contrats. Regardez aussi la couverture des passagers en cas d'accident si vous transportez régulièrement des amis.

La déclaration du conducteur principal mérite la même attention. Faire assurer par un parent une voiture que l'enfant conduit tous les jours porte un nom, la fausse déclaration, et un assureur qui la découvre après un sinistre peut annuler le contrat et refuser toute indemnisation. La question de l'assurance d'une voiture qui n'est pas à son nom a des réponses légales, à condition de déclarer les choses telles qu'elles sont. Être conducteur secondaire déclaré, c'est légal et souvent moins cher ; l'être en apparence seulement, c'est un contrat qui saute au pire moment.

Deux détails pour finir. Les accessoires de tuning doivent être déclarés : jantes, échappement, suspension modifient le risque et, non déclarés, sortent de la garantie. Et si le permis n'est pas encore financé, le CPF peut couvrir une partie de la formation, ce qui laisse un budget pour la première année d'assurance, celle qui coûte le plus cher.

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