Découvrez les joyaux culinaires d'Orléans : les 3 restaurants gastronomiques à ne pas manquer
Orléans n'est la capitale gastronomique de rien du tout, et c'est précisément ce qui rend ses bonnes tables intéressantes : elles ne vivent pas du passage touristique, mais d'une clientèle locale qui revient et qui compare.
Préfecture du Loiret et chef-lieu du Centre-Val de Loire, la ville a longtemps été traversée plus que visitée, coincée entre Paris à une heure de train et les châteaux de la Loire un peu plus loin. Sa scène culinaire s'est construite sans public captif. Trois adresses résument assez bien ce qu'on peut y attendre aujourd'hui, à trois niveaux de prix et pour trois occasions différentes.
Le Lièvre Gourmand, la table où l'on va pour l'audace
Installé face à la Loire, sur le quai du Châtelet, le Lièvre Gourmand est la maison qui prend le plus de risques dans la ville. Le chef Tristan Robreau y travaille une cuisine française nourrie de ses passages en Asie, avec des associations qui déroutent parfois à la première bouchée avant de tenir parfaitement à la troisième.
- Truite séchée et soba
- Turbot à la cardamome
- Endive rouge travaillée en amertume
- Ail thaï
C'est une carte courte, qui change au rythme des arrivages. Le format se prête au menu dégustation plutôt qu'au repas à la carte : venir en se laissant conduire donne une bien meilleure idée du travail de la maison que de piocher deux plats. Réservez, la salle est petite.
La Parenthèse, place du Châtelet, pour un déjeuner qui compte
À une centaine de mètres du quai, la place du Châtelet accueille La Parenthèse, tenue par David Sterne. La cuisine y est plus lisible qu'au Lièvre Gourmand : on reconnaît les produits, les sauces sont travaillées à la française, et le service tient la cadence sans donner l'impression de presser les convives.
- Tartelette d'escargots et œuf parfait
- Filet de canard rôti, sauce aigre-douce à l'orange
- Tatin de pêche caramélisée et glace maison
C'est l'adresse à retenir pour un déjeuner professionnel ou un repas de famille où il faut que tout le monde s'y retrouve. La formule du midi reste le meilleur rapport qualité-prix des trois, et la terrasse sur la place fonctionne dès les premiers beaux jours.
La Dariole, la cuisine française sans mise en scène
Dans le centre ancien, La Dariole occupe une maison à colombages qui vaut à elle seule le détour. Nicolas Hervé y sert une cuisine française de marché, sans esbroufe technique : des cuissons justes, des jus montés correctement, des produits de saison achetés en fonction de ce qui est bon cette semaine-là.
- Côte de cochon, pommes de terre et jus aux câpres
Un plat de ce genre, exécuté proprement, en dit plus long sur un cuisinier que dix assiettes à la pince à épiler. La salle est petite, l'ambiance familiale, et la terrasse à l'arrière permet de manger au calme malgré la proximité du centre. C'est le choix évident si vous voulez comprendre ce que la Loire et la Beauce mettent dans les assiettes locales, sans passer par un menu dégustation.
Ce qu'on mange à Orléans quand on sort de ces trois adresses
La ville n'a pas de spécialité aussi identifiable que la moutarde à Dijon ou la quenelle à Lyon. Ce qui circule sur les cartes vient du Val de Loire et de ses alentours : poissons de rivière, gibier en saison, fromages de chèvre du Berry et du Loir-et-Cher, vins d'Orléans et d'Orléans-Cléry, deux appellations petites mais qui existent, sans oublier les cotignacs, ces pâtes de coing en boîte de bois qui traînent dans les vitrines des confiseurs.
C'est peu spectaculaire, et honnêtement, c'est ce qui fait le charme du coin. On y mange bien sans avoir à se battre pour une table trois mois à l'avance.
Résumer cet article avec :
Partager :