Idées de plats à commander au restaurant tout en suivant un régime alimentaire
Au restaurant, le nom du plat compte moins que sa cuisson, sa sauce et son accompagnement. Trois questions posées au serveur au moment de commander pèsent davantage sur le bilan du repas que l'arbitrage entre poisson et volaille.
Les trois questions à poser avant de commander
Première question : comment le plat est-il cuit ? Grillé, vapeur, à la plancha ou rôti, on reste sur des cuissons sobres. Pané, frit, confit ou gratiné, on ajoute entre 10 et 20 grammes de matière grasse à l'assiette sans que rien ne le signale sur la carte.
Deuxième question : la sauce peut-elle être servie à part ? La demande passe presque toujours, et elle est redoutablement efficace. Une béarnaise ou une sauce au beurre représente couramment 150 à 250 calories par portion. Servie en saucière, on en prend la moitié sans y penser.
Troisième question : peut-on remplacer l'accompagnement ? Frites contre légumes de saison ou salade, c'est le levier le plus simple de tout le repas. Beaucoup d'établissements l'acceptent sans supplément, encore faut-il demander.
L'apéritif : la partie du repas la plus sous-estimée
Il faut corriger une idée répandue : le vin et la bière ne sont pas des boissons légères. L'alcool apporte 7 calories par gramme, presque autant que les lipides. Un verre de vin de 12,5 centilitres tourne autour de 90 à 100 calories, une pinte de bière blonde autour de 200. Un cocktail sucré grimpe à 250 ou 300. Le calcul est simple : deux verres à l'apéritif, c'est l'équivalent calorique d'une entrée entière.
Le jus de tomate, souvent présenté comme la solution, apporte peu de calories mais beaucoup de sel, ce qui pose problème dans un régime hyposodé. L'eau gazeuse avec un trait de citron reste l'option la plus neutre. Et les gougères ou les cacahuètes qui arrivent avec la commande pèsent plus lourd que la boisson : une petite coupelle d'arachides dépasse facilement 250 calories.
Entrées : ce qui tient au corps sans peser
Les crudités, un gaspacho, six huîtres ou une salade de fruits de mer conviennent presque toujours. La soupe a un intérêt supplémentaire : son volume ralentit la suite du repas, ce qui limite mécaniquement la quantité prise au plat.
Sur le fromage en entrée, une précision s'impose. La mozzarella est souvent citée comme un fromage maigre, ce qui est inexact : elle contient environ 16 à 20 grammes de lipides pour 100 grammes. Elle reste plus légère qu'un comté ou qu'un roquefort, qui dépassent les 30 grammes, mais ce n'est pas un aliment allégé. Une vraie option maigre serait la ricotta ou le fromage blanc, rarement présents sur les cartes.
Le plat : viser la structure, pas la privation
Une assiette équilibrée se compose grossièrement de la moitié de légumes, d'un quart de protéines et d'un quart de féculents. Poisson grillé, volaille rôtie sans peau, pièce de bœuf maigre, ou une assiette végétarienne à base de légumineuses : le champ est plus large qu'on ne le croit.
Les pièges se cachent dans les intitulés. « Crème de », « gratin de », « façon carbonara », « caramélisé » et « pané » signalent tous un apport de gras ou de sucre ajouté. Le risotto, souvent perçu comme un plat sage, est monté au beurre et au parmesan en fin de cuisson.
Ce qui compte vraiment sur la semaine
Un repas au restaurant ne compromet pas un régime. Ce qui compte, c'est la fréquence et ce qu'on mange autour. Si vous dînez dehors le samedi soir, allégez le déjeuner du dimanche plutôt que de sauter un repas la veille : arriver affamé au restaurant est la meilleure façon de commander trop.
Sur les régimes médicaux (sans gluten, sans lactose, diabète), prévenez au moment de la réservation plutôt qu'à table. Les cuisines s'organisent, à condition d'être informées avant le coup de feu.
Résumer cet article avec :
Partager :