Les destinations estivales incontournables au départ de Nantes en 2024

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À l'été 2024, huit villes européennes étaient joignables en vol direct depuis Nantes Atlantique, de Dublin à Héraklion. Voici ce que valait chacune et le temps qu'il fallait y consacrer.

Avion au décollage au-dessus d'une côte méditerranéenne en début de soirée

Partir de Nantes plutôt que de Paris fait gagner les trois heures de trajet vers Roissy et fait perdre en choix de destinations. Le tri ci-dessous ne classe pas ces villes par beauté, ce qui n'aurait aucun sens, mais par ce qu'elles réclament : nombre de nuits, budget sur place, tolérance à la chaleur.

Ce qu'il fallait régler avant de boucler la valise

Valise ouverte sur un lit avec passeport, carte d'embarquement et lunettes de soleil

Le parking de l'aéroport est le poste que les voyageurs oublient le plus souvent. Une semaine de stationnement à Nantes Atlantique se chiffre en dizaines d'euros, et le tarif au guichet, sans réservation préalable, est nettement plus élevé que le tarif réservé en ligne. Deux alternatives existent : la navette depuis le centre-ville, ou les parkings privés situés sur les communes voisines, avec navette incluse.

Sur les billets, la règle empirique tient toujours : les tarifs de juillet et août se figent vers la mi-mai, et le créneau intéressant se situe entre trois et cinq mois avant le départ. Sur les lignes saisonnières, celles qui n'ouvrent qu'en été, il n'y a pas d'effet dernière minute à espérer. Les avions partent pleins.

Dublin : un été qui plafonne à 20 degrés

Environ 1 h 30 de vol, et un climat qui reste la meilleure raison d'y aller en plein été. La moyenne des maximales dublinoises en juillet tourne autour de 20 degrés : quand le sud de l'Europe suffoque, la capitale irlandaise permet encore de marcher toute la journée. La ville se parcourt à pied, du Trinity College aux quais de la Liffey. La Guinness Storehouse reste l'attraction payante la plus fréquentée du pays, ce qui veut dire une file d'attente réelle : réservez un créneau horaire.

Trois nuits suffisent pour Dublin seule. Si vous louez une voiture, la côte de Wicklow au sud et les falaises de Howth au nord se font à la journée. Un avertissement de budget : Dublin est chère à l'hébergement, plus chère que Séville ou Faro à confort égal.

Séville : la question de la chaleur, franchement

Séville en juillet, c'est en moyenne 36 degrés de maximale, avec des pics au-delà de 40. Toute la journée n'est pas exploitable, et il faut organiser le séjour comme le font les Sévillans : sortie tôt le matin, sieste ou musée climatisé entre 14 h et 19 h, ville rendue vivable après le coucher du soleil. L'Alcazar et la cathédrale se visitent au premier créneau du matin, sans exception.

Si cette contrainte vous rebute, décalez le séjour en mai ou en septembre. Si elle ne vous fait pas peur, les tarifs d'hôtel s'effondrent l'été à Séville, à l'inverse du littoral, et le quartier de Santa Cruz se traverse le soir dans une ambiance qu'aucune autre saison ne donne.

Héraklion : la Crète se joue en deux temps

Environ 3 h 30 de vol, la plus longue liaison de cette sélection avec Istanbul. Héraklion sert surtout de porte d'entrée : le palais de Knossos se trouve à cinq kilomètres au sud de la ville, accessible en bus urbain, et la plupart des voyageurs enchaînent vers l'ouest, Rethymnon puis La Canée, ou vers le sud et la mer de Libye.

La Crète mérite au moins une semaine, et une voiture. L'île fait 260 kilomètres d'est en ouest, les routes de montagne sont lentes, et vouloir tout voir depuis Héraklion revient à passer ses vacances au volant. Choisissez un tiers de l'île, pas plus.

Istanbul : la ville qui demande le plus de jours

Sainte-Sophie, la Mosquée Bleue et le Grand Bazar tiennent dans le même quartier, celui de Sultanahmet, et se font en une journée dense. Le reste d'Istanbul, Beyoglu, Kadikoy sur la rive asiatique, les quartiers du Bosphore, demande quatre à cinq jours pour cesser d'être une carte postale. La traversée en ferry public vers la rive asiatique coûte le prix d'un ticket de transport et vaut toutes les croisières commerciales.

Zurich : rapide à atteindre, brutal au portefeuille

Une heure et demie de vol, et un choc de prix à l'arrivée. Zurich figure année après année parmi les villes les plus chères du monde, et un repas simple y coûte le double de son équivalent français. La bonne nouvelle : le lac est gratuit, les bains publics au bord de la Limmat aussi ou presque, et le réseau ferroviaire suisse met les Alpes à moins de deux heures.

Malte : petite, dense, et sans voiture si possible

L'archipel maltais fait 316 kilomètres carrés, soit à peu près la superficie de la métropole nantaise. La Valette, inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1980, se visite en une journée. Le reste du séjour se répartit entre Mdina, les falaises de Dingli, l'île de Gozo et la plongée, qui est probablement la meilleure raison d'y aller : les épaves et les grottes de Gozo sont accessibles dès le niveau débutant.

Faro : une porte d'entrée, pas une destination

La vieille ville de Faro se traverse en deux heures. L'intérêt de la ligne est ailleurs : l'aéroport dessert toute l'Algarve, de Lagos à l'ouest jusqu'à Tavira à l'est, soit une centaine de kilomètres de littoral. Les falaises ocre de la région de Lagos et de Carvoeiro sont ce que les gens ont en tête quand ils disent Algarve, et elles se trouvent à une heure de route de l'aéroport.

Édimbourg : le mois d'août y coûte le double

Le Festival Fringe s'est tenu du 2 au 26 août 2024, et pendant ces quatre semaines Édimbourg change de nature. Des milliers de spectacles, une ville saturée, et des prix d'hébergement qui doublent ou triplent. Si vous venez pour le festival, réservez en janvier. Si vous venez pour le château, le Royal Mile et les Highlands, venez en juillet ou début septembre : la même ville, moitié prix, et on peut marcher sur le Royal Mile sans jouer des coudes.

Aucune de ces huit destinations ne déçoit sur le papier. Ce qui gâche un été, ce n'est presque jamais le choix de la ville, c'est le décalage entre le nombre de nuits réservées et ce que la destination réclame. Trois jours à Istanbul frustrent. Une semaine à Zurich vide un compte en banque. Réglez cette équation avant de regarder les prix, le reste suivra.

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