Découvrez les adresses incontournables pour déguster des cocktails d'exception à Aix en Provence
À Aix-en-Provence, les trois meilleures adresses à cocktails tiennent dans un rayon de quatre cents mètres autour du Cours Mirabeau. On peut donc les enchaîner à pied, à condition de savoir laquelle ouvre quand.
Trois bars, trois ambiances, un seul quartier
Aix compte une quarantaine d'établissements qui servent des cocktails. Trois seulement travaillent réellement le sujet : sirops maison, glace taillée, cartes renouvelées. Faubourg 46 sur le Cours, La Cocina Negra dans le vieil Aix, La Maison Française côté Mazarin. Le triangle qu'ils dessinent se traverse en cinq minutes de marche, ce qui en fait l'un des parcours les plus courts de toutes les villes moyennes françaises.
Faubourg 46, la terrasse la mieux placée d'Aix
Au 46 Cours Mirabeau, sous les platanes, avec les fontaines à portée de vue. L'emplacement fait la moitié du travail, et c'est aussi ce qui explique que l'endroit fonctionne dès l'apéritif de fin d'après-midi, quand les autres bars dorment encore.
La carte
Elle bouge régulièrement, ce qui est bon signe. Trois valeurs sûres reviennent :
- Dark N' Stormy : Havana 7 ans, citron, ginger beer, sirop de sucre de canne.
- Mojito Variations : déclinaisons à la framboise, à la fraise ou au limoncello.
- Porn Star Martini : vodka Ketel One, fruit de la passion, vanille.
La sélection de whiskys et de gins internationaux vaut le détour pour qui préfère boire simple. Des mocktails figurent sur la même carte, au même niveau de soin, ce qui reste rare dans la région.
La Cocina Negra, la cave voûtée de la rue des Magnans
Deux cents mètres au nord du Cours, dans une rue étroite du vieil Aix. L'entrée ne paie pas de mine, la salle est en sous-sol, voûtée, éclairée au minimum. La référence assumée : les bars clandestins de la Prohibition américaine, un décor très repris depuis dix ans, mais qui fonctionne ici parce que la cave est authentiquement ancienne et non reconstituée.
Une carte qui change tous les mois
Le parti pris est courageux : rien ne reste plus de quatre semaines, hors classiques. Avec plus de 250 références de spiritueux derrière le comptoir, l'équipe a de quoi tenir le rythme. Le revers, c'est qu'on ne peut pas revenir chercher le verre qu'on avait aimé. Posez la question au barman plutôt que de lire la carte : c'est le genre d'endroit où la conversation vaut mieux que le menu.
Mezcaleros, la partie cuisine
Le restaurant intégré travaille la cuisine mexicaine, tacos et plats à partager, sur produits frais. La formule dîner puis cocktails dans la même cave évite de courir, et l'ambiance sonore reste assez basse pour qu'on s'entende parler, au moins jusqu'à minuit.
La Maison Française, les anciennes écuries du quartier Mazarin
De l'autre côté du Cours Mirabeau, entre la rue d'Italie et le quartier Mazarin, dans des écuries du XVIIe siècle transformées en salle à manger. C'est le lieu le plus habillé des trois, et le plus cher.
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Une cuisine signée, un bar qui suit
La cheffe Elodie Li construit une carte française de saison, avec des producteurs de la région. Le bar n'est pas une pièce rapportée : la carte des cocktails du soir a été pensée avec les plats, ce qui se sent sur les accords à base d'herbes et d'agrumes.
Trois usages dans la journée
- Le midi : bistrot, plat du jour de saison, service rapide.
- L'après-midi : salon de thé, pâtisseries et thés, entre 15 h et 18 h.
- Le soir : restaurant gastronomique et bar à cocktails, la formule la plus chère et la plus intéressante.
Le parcours logique va donc de la terrasse du Cours à la cave voûtée, puis aux écuries de Mazarin si la soirée s'étire. L'inverse marche moins bien : sortir de la Maison Française pour aller boire un verre en terrasse à minuit, c'est se tromper de tempo. Aix se boit dans ce sens-là, du plus clair au plus sombre.
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