Découvrez les adresses incontournables des bars à cocktails à Montpellier
Cinq des six meilleurs bars à cocktails de Montpellier tiennent dans un rayon de dix minutes à pied autour de l'Écusson, le centre médiéval de la ville. Une soirée entière peut donc se faire sans voiture, sans tram et sans jamais rebrousser chemin.
Un centre-ville taillé pour la marche
L'Écusson doit son nom à sa forme, un ovale de ruelles cerné par les anciens boulevards. Sa traversée la plus longue prend un quart d'heure au pas de promenade. C'est une configuration rare en France : à Bordeaux ou à Lyon, un enchaînement de trois bars impose souvent un trajet en transport. Ici, la contrainte est ailleurs. Les rues sont pavées, étroites, en pente par endroits, et le retour de nuit vers un parking se fait à pied de toute façon.
Le Papa Doble, 17 rue du Bras de Fer : le point de départ logique
Le nom vient du surnom d'Ernest Hemingway à La Havane, et du daiquiri double qu'il buvait sans sucre au Floridita. La maison assume la référence cubaine jusque dans son assiette. Décor contemporain, fauteuils profonds, tables en bois, une salle qui reste praticable pour discuter même en fin de semaine.
Les classiques y sont revisités sans être dénaturés, et des soirées salsa reviennent régulièrement. Les cocktails se situent entre 10 et 15 euros. La rue du Bras de Fer se trouve à trois minutes de la place de la Canourgue et à cinq de la Comédie, ce qui en fait un point de rendez-vous facile à expliquer à des gens qui ne connaissent pas la ville.
- Papa Mojito : rhum, menthe, citron vert et sirop de sucre.
- Daiquiri : rhum, jus de citron vert et sirop de sucre.
- Cuban Old Fashioned : rhum, sucre et bitter.
La Chistera, 2 bis rue d'Obilion : cinq minutes plus loin, deux tons au-dessus
Toujours dans l'Écusson, à quelques minutes de la place de la Comédie, La Chistera joue la carte festive : décoration colorée, volume sonore assumé, tapas et plats à partager. La sélection va des bières artisanales aux vins du Languedoc, et les cocktails restent entre 8 et 10 euros, ce qui en fait l'adresse la plus abordable de cette liste.
- Moscow Mule : vodka, citron vert et bière au gingembre. Certaines maisons ajoutent un trait d'angostura, absent de la recette d'origine.
- Mojito : rhum Havana Especial, menthe, citron vert et sucre.
- Long Island Ice Tea : rhum, vodka, triple sec, gin, tequila, citron vert et cola.
Le Parfum, rue de l'École de Pharmacie : la halte technique
À l'est de l'Écusson, près de la faculté de médecine, Le Parfum vise autre chose : lumière tamisée, service posé, carte de cocktails travaillés et cuisine soignée. Des dégustations de spiritueux y sont organisées certains soirs, sur inscription. Les prix montent, entre 12 et 18 euros, et cela s'entend dans le verre.
- Parfum Martini : gin, vermouth blanc et liqueur de rose.
- Fig Sour : bourbon, sirop de figue, jus de citron et blanc d'oeuf.
- Lavender Collins : vodka à la lavande, sirop de sucre et eau gazeuse.
Le Meltdown, 3 rue Collot : l'adresse à part
Direction Saint-Roch, à proximité de la gare, pour un bar orienté jeu vidéo et retransmissions sportives. Écrans, tournois, ambiance de salle commune. La carte mélange classiques, créations et une vraie offre sans alcool, entre 8 et 12 euros, avec des snacks à partager.
Ce n'est pas l'endroit où juger une technique de mixologie, et l'établissement ne prétend pas le contraire. C'est en revanche le seul de la liste où l'on peut passer trois heures sans que la conversation soit le sujet principal de la soirée. Compter une dizaine de minutes de marche depuis l'Écusson, en descendant vers la gare Saint-Roch : c'est le seul vrai détour de ce parcours, et il se justifie surtout un soir de match.
Le Barberousse, 2 rue du Petit Saint-Jean : le rhum et rien d'autre
Retour dans l'Écusson, à quelques dizaines de mètres du Papa Doble, dans une rue si étroite que la terrasse déborde sur les pavés dès les beaux jours. Décor de bateau pirate, rhums arrangés en rangs serrés, musique live certains soirs. L'endroit joue franchement la carte du bar à thème, et il le fait sans complexe. Les cocktails vont de 10 à 15 euros, à base de rhum pour la plupart, accompagnés de plats exotiques.
- Barberousse Mojito : rhum, menthe, citron vert et sirop de sucre.
- Tropical Punch : rhum, jus d'ananas, fruit de la passion et grenadine.
- Mai Tai : rhum, triple sec, sirop d'orgeat et jus de citron, dans une version simplifiée de la recette de Victor Bergeron.
Avenue Saint-Lazare : attention à l'homonymie
Le 11 avenue Saint-Lazare, au nord des boulevards, est l'adresse historique du Jardin des Sens, la table gastronomique des frères Pourcel, longtemps distinguée par le guide Michelin. C'est un restaurant, pas un bar à cocktails de quartier, et la carte des boissons y suit les tarifs d'une maison de ce rang. Le cadre, un jardin en pleine ville, mérite le détour, mais il faut y aller pour ce qu'il est : un dîner, pas une étape de tournée. Le quartier des Aubes, souvent cité à tort à ce propos, se trouve encore un kilomètre plus à l'est, de l'autre côté de l'avenue de Nîmes.
Choisir selon le type de soirée, pas selon la note
Ces adresses ne se classent pas les unes contre les autres, elles répondent à des envies différentes. Un anniversaire à dix se passera mieux à La Chistera ou au Barberousse. Un premier rendez-vous tient debout au Parfum, beaucoup moins au Meltdown. Le Papa Doble reste le compromis le plus sûr quand le groupe est mélangé et que personne n'a d'avis tranché. Dans les trois cas, la marche entre deux verres fait partie de la soirée : c'est l'avantage d'une ville dont le centre se traverse plus vite qu'on ne finit un cocktail.
Résumer cet article avec :
Partager :