Découvrez les adresses incontournables pour déguster des cocktails d'exception à Bordeaux

découvrez les adresses incontournables à bordeaux pour déguster des cocktails d'exception et savourez l'art de la mixologie à son apogée.

Trois des meilleurs bars à cocktails de Bordeaux se trouvent dans la même rue, longue de deux cents mètres à peine : la rue du Parlement Sainte-Catherine, en plein quartier Saint-Pierre. La ville du vin a concentré sa mixologie sur un mouchoir de poche.

Une rue, trois portes, trois ambiances

Verres à cocktail alignés sur un comptoir en zinc dans un bar bordelais

Le quartier Saint-Pierre est le plus ancien de Bordeaux, coincé entre la place de la Bourse et la rue Sainte-Catherine. Ses rues piétonnes se prêtent à la déambulation nocturne, et les bars s'y sont installés les uns à côté des autres plutôt que de se disperser. Résultat : on passe d'un cocktail signature haut de gamme à un pub rétro en traversant la chaussée. Pour une ville dont l'identité tient d'abord au vin, c'est une reconversion assez nette, et plutôt récente.

Le Point Rouge, 1 rue de Gironde : la seule vraie sortie du centre

Cocktail aux fruits rouges servi sur une table en bois

Cap au nord, dans les Chartrons, ancien quartier des négociants en vin devenu l'un des plus courus de la ville. Le Point Rouge assume le grand écart en tenant à la fois le bar à vin et le bar à cocktails. Les créations tirent vers le fruité : fruits rouges, fruits tropicaux, du gingembre pour la longueur. Les planches de charcuterie et de fromages accompagnent la carte, et des soirées DJ animent la salle en fin de semaine. Comptez 10 à 15 euros le verre.

Depuis Saint-Pierre, il faut vingt minutes à pied le long des quais ou un trajet de tram sur la ligne B. C'est le seul déplacement réel de ce parcours, et il vaut la peine si vous voulez voir autre chose que le triangle touristique.

  • Gin Fizz : gin, jus de citron, sirop de sucre, eau gazeuse.
  • Old Fashioned : bourbon, sucre, angostura.
  • Raspberry Pash : framboise, litchi, eau gazeuse.
  • Strawberry & Ginger : fraise, soda au gingembre, citron frais.

Symbiose, 4 rue du Parlement Sainte-Catherine : la comtoise qui s'ouvre

Devant, un bistrot d'apparence banale. Au fond de la salle, une horloge comtoise qui pivote sur une pièce plus petite et plus sombre. Symbiose est l'adresse la plus citée de Bordeaux dès qu'il s'agit de mixologie, et l'une des rares du Sud-Ouest à apparaître dans les classements nationaux. Le travail sur les infusions et les fermentations y est poussé, la carte change souvent, et les prix suivent : de 12 à 18 euros.

La salle du fond compte peu de places. Sans réservation un vendredi soir, vos chances tiennent à un désistement.

  • Symbiose : vodka, jus de pamplemousse rose, sirop de rose, tonic.
  • Smoky Old Fashioned : whisky fumé, sucre, angostura.

Papa Doble, 16 rue du Parlement Saint-Pierre : le daiquiri d'Hemingway

Le nom renvoie au daiquiri double et sans sucre que l'écrivain commandait au Floridita, à La Havane, et le bar en fait sa recette de signature. On est ici dans la rue voisine, à une minute de marche de Symbiose, dans une salle plus chaleureuse et plus bruyante. Tapas et plats à partager complètent les verres, entre 10 et 14 euros.

  • Papa Doble : rhum blanc, jus de pamplemousse, marasquin, jus de citron.
  • Espresso Martini : vodka, café, sirop de sucre.
  • Raspberry Mule : vodka, purée de framboise, citron vert.
  • El Habano : vieux rhum et whisky.
  • Tokyo Society : vodka, liqueur de nigori, citron frais.

Grizzly Pub, 7 rue du Parlement Sainte-Catherine : le repli sans réservation

Quelques numéros plus loin, le registre change complètement. Style rétro, bois et cuir, burgers et tapas, classiques bien exécutés et quelques créations maison. Les cocktails démarrent à 8 euros et plafonnent autour de 12, ce qui en fait l'adresse la plus accessible du secteur. C'est le genre d'endroit où l'on entre à quatre sans prévenir et où l'on trouve une table.

  • Mojito : rhum, menthe, sucre, jus de citron vert, eau gazeuse.
  • Cosmopolitan : vodka, jus de cranberry, jus de citron vert, triple sec.
  • Mai Tai : rhum blanc, rhum ambré, jus d'ananas, jus d'orange, grenadine. La recette d'origine de 1944 se limitait au rhum, au curaçao, à l'orgeat et au citron vert.
  • Piña Colada : rhum, jus d'ananas, lait de coco, tranche d'ananas.

Sip & Wonder, 15 rue du Hâ : le végétal, côté palais de justice

Petite précision géographique, souvent malmenée : la rue du Hâ ne se trouve pas dans le quartier Saint-Pierre mais à l'ouest de la rue Sainte-Catherine, près du palais de justice, sur l'emplacement de l'ancien fort du Hâ. Comptez une dizaine de minutes à pied depuis la place du Parlement. Le bar y travaille des produits locaux et de saison, avec une cuisine végétarienne et vegan assumée, et des cocktails entre 10 et 14 euros. C'est aujourd'hui l'une des rares adresses bordelaises où la carte des mocktails est traitée avec autant de sérieux que celle des alcools.

  • Green Garden : gin, jus de concombre, jus de citron vert, sirop d'agave.
  • Sweet Sunset : rhum épicé, jus d'orange, sirop d'épices.

Le Lucifer, 9 rue du Parlement Sainte-Catherine : la dernière porte de la rue

Troisième adresse de la même rue, et la plus tranchée. Décor gothique, lumière rouge, playlist qui va avec. Les cocktails sont audacieux, parfois trop, et les tapas suivent le mouvement. De 9 à 15 euros le verre. On aime ou on n'aime pas, mais l'endroit ne triche pas sur ce qu'il propose, ce qui est déjà une qualité.

Bordeaux n'a pas remplacé le vin par le cocktail, elle a ajouté une couche par-dessus, et la géographie le montre bien : les meilleurs bars se sont installés dans les rues des anciens négociants et du Parlement, là où l'on buvait déjà il y a deux siècles. La différence, c'est qu'on peut désormais y commander un whisky fumé à 2 heures du matin.

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