Les top gadgets high tech indispensables pour votre voiture
Un kit mains libres à haut-parleur est autorisé au volant, une oreillette ne l'est plus depuis juillet 2015, et le téléphone tenu en main coûte 135 euros et trois points. Trier les gadgets connectés pour la voiture commence par cette frontière-là, pas par la fiche technique.
Le rayon high-tech auto mélange en effet trois choses très différentes : des équipements que la loi encadre précisément, des accessoires qui consomment sur une prise 12 V déjà chargée, et des boîtiers qui font gratuitement ce que votre smartphone fait déjà. Passons-les en revue dans cet ordre, parce que c'est celui qui vous évite une amende et un achat inutile.
Le kit mains libres, le seul montage encore légal
Un boîtier Bluetooth qui se clipse sur le pare-soleil, du type Parrot MINIKIT, reste dans les clous : le son sort d'un haut-parleur, pas d'une oreille. Ces modèles se couplent à deux téléphones simultanément, ce qui rend service quand on roule avec un portable pro et un personnel, et la reconnaissance vocale prend l'appel sans qu'on lâche le volant.
Sur une voiture postérieure à 2016, ce boîtier fait souvent doublon : l'autoradio d'origine gère déjà le Bluetooth mains libres, et le micro intégré au plafonnier capte mieux qu'un module posé à cinquante centimètres. Vérifiez donc ce que votre voiture sait déjà faire avant d'acheter. Sur un véhicule plus ancien, en revanche, un adaptateur Bluetooth vers l'entrée auxiliaire coûte une vingtaine d'euros et suffit largement.
La connexion à bord : le boîtier dédié ne se justifie que rarement
Le partage de connexion du smartphone transforme déjà le téléphone en point d'accès Wi-Fi pour les passagers, sans matériel supplémentaire et sans abonnement en plus. Un routeur 4G branché sur l'allume-cigare n'apporte quelque chose que dans deux cas : quand il embarque sa propre carte SIM, ce qui préserve la batterie et le forfait du conducteur, et quand il dispose d'un connecteur d'antenne externe, ce qui change réellement la réception dans les zones creuses.
Le reste du discours commercial autour de ces boîtiers tient de l'emballage. Un hotspot n'a pas de pilotes à installer, il expose un réseau Wi-Fi que les appareils rejoignent comme n'importe quel réseau domestique. Les points à regarder avant l'achat tiennent en trois lignes :
- le nombre d'appareils acceptés en même temps, souvent dix, parfois cinq sur l'entrée de gamme ;
- la présence d'une batterie interne, qui évite de couper le réseau à chaque arrêt moteur ;
- la bande passante réelle en 4G, très différente selon l'opérateur de la carte SIM insérée.
Avertisseur, caméra, radar de recul : ce qu'ils font vraiment
Les boîtiers de type Coyote ne signalent plus la position exacte des radars depuis 2012. La loi les a transformés en assistants d'aide à la conduite qui annoncent des zones de danger, sur une longueur variable selon le type de route. Leur alerte est même suspendue à la demande du préfet sur certaines opérations de contrôle, un dispositif renforcé en 2021. Ce qu'ils apportent aujourd'hui, c'est surtout l'information remontée par la communauté d'utilisateurs : accident, objet sur la chaussée, bouchon qui se forme derrière une côte.
La caméra embarquée relève d'une autre logique. Elle enregistre en boucle et conserve la séquence en cas de choc, ce qui pèse lourd dans un constat contesté. Son usage privé est légal en France ; la diffusion publique des images, elle, tombe sous les règles de protection des données, plaques et visages compris. Filmer pour se défendre, oui ; publier la vidéo sur les réseaux, c'est un autre sujet.
Le rétroviseur à écran et la caméra de recul
Ces kits ne remplacent pas le rétroviseur d'origine, ils se posent par-dessus avec des sangles élastiques. On installe d'abord la caméra à l'arrière, généralement alimentée par le feu de recul pour qu'elle s'allume au passage de la marche arrière, puis on l'appaire à l'écran. Sur les voitures neuves, la question ne se pose plus vraiment : la réglementation européenne de sécurité générale impose désormais une aide à la détection en marche arrière sur les nouveaux modèles.
Un conseil de pose qui vaut pour tous ces écrans : rien ne doit empiéter sur le champ de vision par le pare-brise. Un support ventouse planté au milieu de la vitre gêne davantage qu'il n'aide, et il est sanctionnable. La zone basse à gauche du volant, ou la grille d'aération centrale, sont de meilleurs emplacements.
Et pour les passagers arrière
Un support de tablette fixé à l'appuie-tête calme les disputes plus sûrement qu'un long discours, à une condition : que la fixation tienne. Un modèle à pince mal serrée devient un projectile en cas de freinage d'urgence, et une tablette de 500 grammes qui part à trente kilomètres-heure frappe fort. Choisissez une attache qui enserre les deux tiges de l'appuie-tête, pas une simple ventouse posée sur le dossier.
Le confort à bord ne se résume pas à l'électronique. Le comportement de la voiture compte au moins autant sur un long trajet, et le choix des pneus y pèse plus que n'importe quel boîtier connecté : notre comparatif sur les pneumatiques 4 saisons et leur intérêt réel détaille ce compromis. Un habitacle bien connecté sur des pneus usés, c'est un budget mal placé.
Résumer cet article avec :
Partager :