Créez votre propre cocktail Saint-Germain : une boisson rafraîchissante pour vos soirées estivales
Le Saint-Germain n'est pas une recette qu'on invente : c'est une marque de liqueur de fleurs de sureau, et le cocktail qui porte son nom tient en trois lignes. Tout le reste, la fraîcheur, l'équilibre, la longueur en bouche, se joue sur le ratio et sur la température de service.
La liqueur est née en 2007, sous l'impulsion de Robert Cooper, à partir de fleurs de sureau cueillies à la main au printemps. Elle titre autour de 20 degrés, ce qui en fait un produit doux, plus proche du sirop alcoolisé que du spiritueux. Son parfum, floral avec une pointe de litchi et de poire, sature vite : au-delà d'une certaine dose, il recouvre tout ce qu'on met avec. C'est la raison pour laquelle les recettes qui circulent en été sont si souvent décevantes, elles en mettent trop. La marque appartient au groupe Bacardi depuis 2013, ce qui explique qu'on la trouve aujourd'hui dans à peu près tous les rayons, y compris en grande surface.
Pourquoi ce cocktail marche mieux en fin de journée
Le sureau a une particularité : son parfum se lit très bien dans l'air tiède et beaucoup moins dans une pièce climatisée. Servi en terrasse vers 19 heures, quand la température retombe, le verre libère ses arômes au fur et à mesure que la glace fond. Servi à l'intérieur, en plein après-midi, il paraît souvent plat.
Deuxième point : la liqueur étant sucrée, elle appelle un vin sec. Un prosecco brut ou extra-dry fonctionne, un prosecco dry, malgré son nom, contient davantage de sucre résiduel et déséquilibre le verre. La mention figure en petit sur la contre-étiquette, elle vaut le coup d'œil au moment de l'achat.
La recette du Saint-Germain Spritz
Une seule version, celle qui sert de base à toutes les variations. Pour un verre :
- 40 ml de liqueur Saint-Germain
- 60 ml de prosecco brut, sorti du réfrigérateur au dernier moment
- 60 ml d'eau pétillante
- Des glaçons, jusqu'en haut du verre
- Une rondelle de citron ou une branche de menthe
Le geste, dans l'ordre :
- Remplissez un verre à vin de glaçons. Un verre plein fond moins vite qu'un verre à moitié rempli, la surface de contact avec le liquide tiède étant plus faible.
- Versez la liqueur directement sur la glace.
- Ajoutez le prosecco en inclinant le verre et en le faisant glisser le long de la paroi.
- Complétez à l'eau pétillante, en ajustant si vous voulez une boisson plus légère.
- Remuez une fois, de bas en haut, avec une cuillère longue. Deux tours suffisent.
- Garnissez au dernier moment, en claquant la branche de menthe entre les mains avant de la poser.
Le matériel utile, et celui dont vous pouvez vous passer
Le spritz se monte dans le verre, sans shaker. Ce qui sert vraiment au quotidien tient en trois objets :
- Un doseur gradué. Sur des volumes de 40 à 60 ml, l'estimation à l'œil se trompe couramment d'un quart, ce qui suffit à faire basculer le verre du côté trop sucré.
- Une cuillère à mélange, longue, pour atteindre le fond du verre sans agiter la surface.
- Un couteau d'office et une planche pour les garnitures.
Le shaker ne sert que si vous ajoutez du jus d'agrume frais, dans les variations ci-dessous. La passoire va avec le shaker, le presse-agrumes aussi. Quant aux glaçons, leur taille compte plus que leur nombre : de gros cubes fondent lentement et gardent le verre froid sans le noyer, alors que la glace pilée dilue en quelques minutes et transforme le spritz en eau parfumée.
Trois variations qui tiennent la route
Une fois le ratio de base acquis, on peut jouer sur l'un des trois composants sans tout casser.
- Version sèche : remplacez l'eau pétillante par un tonic amer et réduisez la liqueur à 30 ml. L'amertume compense le sucre du sureau.
- Version au gin : 30 ml de gin, 30 ml de Saint-Germain, 20 ml de jus de citron frais, secoués au shaker puis allongés à l'eau pétillante. Là, le shaker devient utile.
- Version sans alcool : sirop de fleur de sureau à la place de la liqueur, moitié moins de volume, allongé au raisin blanc pétillant et à l'eau gazeuse. Le résultat est franchement bon, à condition de doubler la dose de citron.
Ce que ce cocktail ne fera pas
Il ne remplacera pas un cocktail construit sur un spiritueux fort. Avec 40 ml d'une liqueur à 20 degrés et un peu de vin mousseux, on est autour de 6 à 8 degrés dans le verre, soit à peine plus qu'une bière. C'est précisément ce qui en fait une bonne boisson d'apéritif long, et une mauvaise idée si vous cherchez quelque chose de plus charpenté après le repas.
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