Découvrez 5 fruits délicieux commençant par la lettre H
Les cinq fruits en H ont un point commun gênant : mangés au mauvais moment ou au mauvais endroit, ils sont soit amers, soit insipides, soit carrément immangeables. Savoir quand les cueillir compte plus que la liste elle-même.
Le hachiya vous laisse la bouche râpeuse s'il est ferme. Du hovène, on mange la tige et pas le fruit. Le honeydew cueilli trop tôt n'a aucun goût et n'en prendra jamais. Voilà le vrai sujet, plus utile qu'un inventaire de saveurs exotiques.
Hassaku, l'agrume qu'il faut peler deux fois
Repéré au milieu du XIXe siècle sur l'île d'Innoshima, dans la préfecture d'Hiroshima, le hassaku est un hybride proche du pomelo. Peau épaisse jaune orangé, quartiers fermes qui se tiennent, jus modéré. Il se récolte en hiver mais se consomme surtout de février à avril, après quelques semaines de repos qui adoucissent son acidité.
La façon de le manger décide de tout. Si vous ouvrez un quartier et le mordez avec sa membrane, l'amertume domine. Il faut peler chaque quartier comme on le ferait d'un pomelo, ce qui prend deux bonnes minutes par fruit, pour ne garder que la pulpe croquante. Elle tient très bien en salade de fruits, justement parce qu'elle ne se délite pas.
Honeydew, le melon qui ne rattrape rien
Ce melon d'hiver a une écorce crème à jaune pâle, lisse, et une chair vert clair très juteuse. Il est peu calorique, autour de 36 kcal aux 100 g, et surtout composé d'eau, ce qui en fait un dessert d'été honnête.
Son défaut : cueilli avant maturité, il reste ferme et fade, et le laisser sur le plan de travail n'y changera pas grand-chose. Deux repères au moment de l'achat : l'écorce doit avoir perdu son aspect lisse et brillant pour devenir légèrement cireuse au toucher, et le point opposé au pédoncule doit céder sous une pression du pouce. Un melon parfaitement dur est un melon raté.
Hovène, on mange la tige
Le hovène, ou raisinier de Chine (Hovenia dulcis), est un arbre d'Asie de l'Est dont la curiosité tient à l'anatomie. Le fruit proprement dit est une petite capsule sèche sans intérêt. Ce que l'on consomme, c'est le pédoncule qui le porte : il gonfle en mûrissant, brunit, se tord, et prend un goût de poire séchée et de raisin de Corinthe.
On le mange cru, une fois bien brun, ou séché. En Corée et au Japon, il entre traditionnellement dans des infusions. Vous n'en trouverez pas chez le primeur : l'arbre est planté en France comme essence ornementale, et les fruits se ramassent au sol en automne.
Hachiya, le kaki qu'il faut attendre
Le hachiya est la variété de kaki la plus répandue au Japon et l'une des plus courantes en Europe sous le nom de kaki-pomme mal attribué. Allongé, orange vif, il se ramasse en octobre et novembre ferme, puis il faut le laisser mûrir une à deux semaines, éventuellement dans un sac avec une pomme, dont l'éthylène accélère les choses.
Une fois blet, il se mange à la cuillère, sucré comme un fruit confit, autour de 70 kcal aux 100 g avec une bonne teneur en fibres et en provitamine A. Il fait aussi d'excellentes purées pour les gâteaux, où il remplace une partie du sucre.
Et la cinquième, celle qui n'existe pas sous ce nom
Les listes qui circulent citent en cinquième position une baie rouge sombre appelée « heureki ». Ce nom ne correspond à aucune espèce répertoriée : c'est une déformation de huckleberry, la myrtille sauvage d'Amérique du Nord, que l'on ramasse dans le Montana, l'Idaho et l'Oregon.
Elle mérite sa place : plus acidulée et plus parfumée que la myrtille cultivée, elle résiste à la mise en culture, ce qui explique qu'elle se vende presque uniquement en confiture ou en sirop, et à un prix élevé. Si vous croisez le mot heureki ailleurs, c'est de celle-ci qu'il s'agit.
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