Découvrez les perles culinaires du Bas-Rhin : les top 3 des restaurants gastronomiques

découvrez les délices du bas-rhin en explorant notre sélection des 3 meilleurs restaurants gastronomiques. savourez des plats raffinés et vivez une expérience culinaire inoubliable dans cette région riche en saveurs.

Trois tables du Bas-Rhin, trois niveaux de reconnaissance très différents et une addition qui va du simple au quadruple : avant de réserver, il vaut mieux savoir laquelle correspond à ce que vous cherchez.

Le département compte parmi les plus denses de France en cuisine distinguée, héritage d'une frontière déplacée quinze fois et d'une tradition d'auberges de campagne qui ont monté en gamme sans quitter leur village. On y dîne à quarante minutes de Strasbourg dans des hameaux de trois cents habitants, ce qui pose une question pratique que les listes d'adresses évacuent toujours : la voiture, le retour, et le verre de riesling qu'on aura ou non accepté.

La Merise, à Laubach : la campagne au plus haut niveau

Assiette dressée avec précision dans une salle d'auberge alsacienne aux poutres apparentes

Laubach est un hameau du nord du département, rattaché à la commune de Mertzwiller, ce qui explique le code postal en 67580 qui surprend ceux qui cherchent Laubach seul sur une carte. Retenez la rue, 7 rue d'Eschbach, et le nom des deux communes : les applications de navigation hésitent entre les deux.

Cédric Deckert y a construit l'une des cuisines les plus techniques de la région. Sa formation chez Jean-Georges Klein, à L'Arnsbourg, se lit dans l'assiette : le cappuccino de pomme de terre à la truffe proposé en supplément est un hommage assumé à son maître, dont c'était la signature. Le reste de la carte tourne autour des produits du Nord-Alsace, gibier des Vosges du Nord en saison, écrevisses, légumes du potager, avec un travail des jus et des amertumes qui n'a rien de décoratif.

Les trois menus, autour de 92, 125 et 165 euros, correspondent à trois durées de repas plutôt qu'à trois qualités. Le premier tient en deux heures, le dernier en occupe quatre. Le chariot de fromages affinés par Bernard Antony, le fromager de Vieux-Ferrette qui fournit une bonne partie des trois étoiles français, mérite les vingt et quelques euros de supplément.

L'auberge au Cheval Blanc, à Lembach : attention aux cartes recopiées

Façade fleurie d'une auberge de village dans les Vosges du Nord

Lembach se trouve au nord de Wissembourg, dans le parc naturel régional des Vosges du Nord, à quelques kilomètres du château de Fleckenstein et de l'ouvrage du Four à Chaux, l'un des grands forts visitables de la ligne Maginot. L'auberge tenue par Pascal Bastian y occupe un relais de poste du XVIIIe siècle, avec des chambres qui permettent de dîner sans reprendre le volant.

Un avertissement s'impose ici. Les listes de plats qu'on trouve associées à cette adresse mentionnent régulièrement du potjevleesch, de la carbonade flamande, un welsh au maroilles ou des endives au gratin. Ces plats appartiennent au Nord et à la Flandre française, à six cents kilomètres de là, et n'ont jamais figuré à la carte d'une auberge gastronomique alsacienne. Ce sont des fiches remplies automatiquement, recopiées d'un site à l'autre. La cuisine réelle de la maison s'appuie sur le gibier, la truite, le foie gras et les herbes du massif, avec des menus qui changent au fil des saisons.

Le point utile, en revanche, tient debout : la maison prend au sérieux les régimes particuliers, sans gluten et sans produits animaux compris, à condition de le signaler à la réservation et non en arrivant. Dans une cuisine qui monte ses fonds trois jours à l'avance, prévenir la veille ne sert à rien.

Les Funambules, à Strasbourg : toques et non macarons

Au 17 rue Geiler, dans le quartier de l'Orangerie, Guillaume Besson tient une salle d'une trentaine de couverts à quelques minutes du Conseil de l'Europe. La maison est reconnue par le Gault et Millau, avec trois toques depuis 2019. Elle n'est pas étoilée, et la confusion entre les deux systèmes revient sans arrêt dans les listes d'adresses.

La distinction n'est pas anodine pour le lecteur : à Strasbourg, une table à trois toques propose généralement un menu du midi entre 35 et 55 euros et un dîner autour de 80, quand une maison étoilée démarre nettement plus haut. Pour un premier repas de ce type, ou pour un déjeuner d'affaires, c'est souvent le meilleur rapport entre ce qu'on paie et ce qu'on découvre.

La carte joue sur des produits classiques traités sans détour : foie gras de canard avec une garniture de saison, filet de sanglier grillé au poivre, ananas rôti au rhum vieux avec une crème glacée au galanga. Le sanglier n'a rien d'anecdotique dans le Bas-Rhin, où les battues des Vosges du Nord alimentent réellement les cuisines de la région entre octobre et février.

Choisir selon l'occasion, pas selon le classement

Ces trois maisons ne se comparent pas. Laubach est une destination en soi, un dimanche midi qu'on organise un mois à l'avance et dont on parle pendant un an. Lembach ajoute la nuit sur place et la randonnée du lendemain vers Fleckenstein. Strasbourg permet de sortir un mardi soir sans cérémonie.

Un conseil qui vaut pour les trois : demandez le menu du déjeuner en semaine. Les cuisines sont les mêmes, les brigades aussi, la salle est plus calme et l'addition tombe fréquemment de moitié. Les Alsaciens le savent depuis longtemps, ce qui explique que ces services de midi se remplissent avant ceux du soir.

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