Les meilleurs endroits pour pratiquer la pêche en float tube

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Un bon spot de float tube ne se choisit pas sur la beauté du plan d'eau mais sur son règlement : autour de Villefranche-sur-Saône, plusieurs gravières interdisent l'engin ou ne l'autorisent qu'une partie de l'année.

Ce que le float tube apporte, et ce qu'il coûte en confort

Pêcheur assis dans un float tube au milieu d'un plan d'eau calme au petit matin

Assis dans une bouée en U, les jambes dans l'eau, propulsé aux palmes, on accède aux zones qu'aucun lancer depuis la berge n'atteint : la bordure opposée envahie de roseaux, l'arbre noyé au milieu, la cassure à huit mètres du bord. Le tout se transporte dans un coffre de citadine et se gonfle en dix minutes.

En contrepartie, on est lent, bas sur l'eau, et dépendant du vent. La ligne de flottaison se situe au niveau du nombril, ce qui veut dire que le bas du corps reste immergé pendant toute la session. En novembre, sans waders néoprène corrects, une sortie de trois heures devient une épreuve.

Les gravières du val de Saône, le terrain de jeu le plus accessible

Étang de gravière bordé d'arbres, eau plate et berges enherbées

Le lac du Colombier, à Anse, est le plus simple à aborder. C'est une ancienne gravière, aux berges partiellement boisées, ce qui coupe le vent dominant sur une bonne moitié du plan d'eau. Les postes intéressants sont les bordures d'herbiers et les tombants d'extraction, souvent bien marqués sur ce type de site.

Le plan d'eau de Bordelan, à Villefranche-sur-Saône, est lui aussi une gravière en bord de Saône et non une rivière, contrairement à ce que l'on lit parfois. Cette précision compte pour un pêcheur en float tube : il n'y a pas de courant à gérer, mais l'eau se trouble vite après une crue de la Saône qui vient lécher le site.

Les Sablons, à Belleville-en-Beaujolais, fonctionnent selon un calendrier restreint, l'accès en float tube n'étant ouvert que sur une partie de l'année, du début de l'été à la fin décembre selon le règlement en vigueur. C'est le genre de règle qui change d'une saison à l'autre : appelez l'association gestionnaire plutôt que de vous fier à un forum de 2019.

Le lac des Sapins, à Cublize, une autre eau

À une trentaine de kilomètres à l'ouest, dans les monts du Beaujolais, le lac des Sapins de Cublize n'a rien d'une gravière. C'est une retenue en vallon boisé, plus profonde, plus fraîche, avec une base de loisirs et une zone de baignade dont il faut se tenir à distance. La partie pêche est délimitée et cette délimitation se respecte, surtout en juillet et août.

L'eau y étant plus froide et plus claire, les poissons se tiennent souvent plus creux qu'en gravière. C'est un plan d'eau où l'échosondeur portable fixé sur le float tube change vraiment la donne, ne serait-ce que pour trouver la cassure.

Les bordures de Saône et du Rhône

Sur les grands axes, le float tube devient un outil de bordure et rien d'autre. On longe les rives, les épis, les branches basses, en restant à quelques mètres du bord, et on ne traverse pas. La Saône et le Rhône sont des voies navigables : la circulation commerciale, les remous derrière un convoi et les zones interdites autour des écluses et des barrages ne se discutent pas avec une bouée gonflable.

Le bon créneau, ce sont les heures creuses du matin, quand le trafic est faible et que l'eau est plate. Un gilet de sauvetage à gonflage automatique n'est pas une précaution excessive dans ce contexte : plusieurs associations en font désormais une condition d'accès.

Le vent décide de la sortie, pas la météo

Un float tube offre une prise au vent considérable pour une propulsion aux palmes qui plafonne à deux kilomètres à l'heure. Au-delà de 20 km/h de vent établi, la dérive devient ingérable et le retour au point de mise à l'eau se transforme en effort sérieux. La règle simple : on part toujours face au vent, on rentre poussé par lui.

Trois vérifications avant de partir

La carte de pêche et la réciprocité, d'abord : elles ne couvrent pas automatiquement tous les plans d'eau privés ou gérés en dehors du réseau associatif. Le règlement du site ensuite, avec la question précise de l'autorisation du float tube et des horaires d'accès. Et enfin, prévenir quelqu'un de l'endroit et de l'heure de retour, ce que presque personne ne fait pour une sortie de trois heures à vingt minutes de chez soi.

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