Les précautions à prendre lors du tourisme à Agadir

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Agadir n'est pas Marrakech : la ville a été entièrement reconstruite après le séisme de 1960, en damier, et n'a ni médina labyrinthique ni ruelles où l'on se perd. Les vrais risques d'un séjour y sont ailleurs, et ils sont assez faciles à énumérer.

Baie d'Agadir vue depuis la promenade, plage et immeubles blancs

Le 29 février 1960, un tremblement de terre de quelques secondes détruit Agadir et tue plus de douze mille personnes. La ville actuelle a été rebâtie plus au sud, sur un plan orthogonal, avenues larges et zones hôtelières séparées. Conséquence pratique : on s'y repère sans difficulté, et les scénarios d'insécurité qu'on associe aux vieilles villes marocaines ne s'appliquent pas ici. Les ennuis viennent du soleil, de l'océan et de la route.

L'Atlantique n'est pas la Méditerranée

Vagues et drapeau de surveillance sur une plage surveillée du sud marocain

La baie d'Agadir décrit une courbe de près de dix kilomètres, orientée sud-ouest, ce qui la protège de la houle dominante. On y nage sans problème quand le drapeau est vert. Mais l'eau reste fraîche toute l'année, autour de 18 à 21 degrés, et les courants de retour se forment vite dès qu'on s'écarte des zones surveillées. Taghazout et Tamraght, à une quinzaine de kilomètres au nord, sont des spots de surf réputés précisément parce que les vagues y sont sérieuses : ce ne sont pas des plages de baignade familiale.

  • Nagez dans les secteurs surveillés, entre les drapeaux, et pas ailleurs.
  • Si vous êtes emporté vers le large, ne remontez pas le courant de face : nagez parallèlement à la plage jusqu'à en sortir.
  • La surveillance des plages est saisonnière. Hors juillet et août, plusieurs postes sont fermés.

Les taxis, la route, les excursions

Les petits taxis d'Agadir sont oranges et circulent uniquement dans la ville. Le compteur existe et doit être enclenché : exigez-le au départ plutôt que de négocier une somme forfaitaire, vous paierez presque toujours moins cher. Les grands taxis, beiges, assurent les liaisons vers Taghazout, Tiznit ou Taroudant, et se partagent entre plusieurs passagers.

Pour l'aéroport Al Massira, à environ 25 kilomètres au sud-est du centre, comptez une trentaine de minutes. Louer une voiture demande de l'habitude : priorités floues, deux-roues nombreux, et des radars fréquents sur la route nationale.

Guides, vendeurs et fausses bonnes affaires

Les guides officiels marocains portent une carte professionnelle délivrée par le ministère du Tourisme et peuvent la présenter. Toute personne qui vous aborde spontanément près d'un hôtel ou à l'entrée du souk pour vous proposer une visite n'en a pas. Le procédé n'est pas violent, il est coûteux : on vous emmène chez un cousin coopérative, puis chez un autre, et la commission est incluse dans ce que vous achetez.

Même logique pour les excursions vendues sur la promenade vers la vallée du Paradis. Passez par la réception de votre hôtel ou par une agence installée, avec adresse physique et numéro de registre. La différence de prix est faible, celle d'assurance ne l'est pas.

Santé, eau, et qui appeler

L'eau du robinet d'Agadir est traitée, mais un système digestif non habitué réagit parfois aux différences de minéralisation. L'eau en bouteille capsulée coûte quelques dirhams et règle la question. Les jus pressés en terrasse et les fruits pelés devant vous ne posent pas de problème particulier ; les crudités lavées à l'eau du robinet dans des établissements approximatifs, davantage.

  • Police secours : 19. Ambulances et pompiers : 15. Gendarmerie royale, hors agglomération : 177.
  • La France dispose d'un consulat général à Agadir, utile en cas de perte de passeport.
  • Une assurance voyage couvrant le rapatriement sanitaire reste le seul poste sur lequel il ne faut pas économiser : les cliniques privées demandent le paiement à l'admission.

Reste le bon sens ordinaire : ne pas laisser un sac sur une serviette pendant qu'on nage, ne pas remonter seul une plage vide à minuit, garder une photo de son passeport sur son téléphone. Rien de spécifique au Maroc. Agadir est une station balnéaire tranquille, et les voyageurs qui rentrent contrariés le sont presque toujours pour un coup de soleil ou une arnaque à trente euros, pas pour autre chose.

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