Spa dans le jardin : lequel choisir entre le spa gonflable et le spa rigide ?

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Entre un spa gonflable à 500 euros et un spa rigide à 6 000, l'écart à l'achat saute aux yeux. Celui de la facture d'électricité en hiver, beaucoup moins, et c'est pourtant lui qui tranche.

Deux objets qui ne jouent pas le même rôle

Spa rond installé sur une terrasse en bois au bord d'un jardin, en fin de journée

Le gonflable est un bassin en toile PVC à parois alvéolaires, gonflé par le bloc technique lui-même. On le sort en avril, on le range en octobre, il occupe deux mètres de diamètre et se déplace à deux personnes une fois vidé. Le rigide est une coque en acrylique thermoformé montée sur châssis, isolée par de la mousse projetée, posée une fois pour toutes sur une dalle. Entre les deux, le semi-rigide propose une structure démontable et une isolation intermédiaire.

Cette différence de construction explique le reste : confort, consommation, durée de vie. Un gonflable tient trois à cinq saisons avant que la toile ne fatigue. Une coque acrylique entretenue dure quinze ans et plus.

Bulles ou jets : la nuance que les vendeurs entretiennent

Vue rapprochée de l'eau bouillonnante d'un spa avec les commandes du bloc technique

Un spa gonflable produit des bulles : un compresseur envoie de l'air par des trous percés en bas de paroi. C'est agréable, ça chatouille, ça ne masse rien. Les jets d'un spa rigide fonctionnent autrement : une pompe met l'eau sous pression et l'envoie sur des buses orientables, placées en face des trapèzes, des lombaires et des mollets. Là, il se passe quelque chose.

Si vous cherchez à soulager un dos qui souffre après une journée debout, le gonflable vous décevra, quel que soit le nombre de bulles annoncé au dos du carton. Si vous cherchez un bain chaud à partager le samedi soir, il fait exactement le travail pour dix fois moins cher.

L'hiver règle la question du budget

Un spa gonflable contient 700 à 900 litres derrière une toile de quelques centimètres. Sa résistance, limitée à 1 500 ou 2 000 watts sur une prise domestique, monte l'eau d'un peu plus d'un degré par heure, puis se bat en permanence contre le froid. En janvier, tenir 37 degrés coûte plusieurs dizaines d'euros par mois, et la plupart des fabricants déconseillent l'usage sous 4 degrés extérieurs.

Une coque isolée à la mousse projetée, sous sa couverture rigide, perd beaucoup moins. Elle consomme plus en valeur absolue parce qu'elle chauffe 1 200 litres, mais son coût par bain d'hiver reste nettement inférieur. Le gonflable est un objet d'été, le rigide un objet de toute l'année.

Le poids, l'argument que personne ne vérifie

On lit souvent que le gonflable convient mieux à un balcon parce qu'il est léger. C'est vrai du carton, pas du bassin en service. Neuf cents litres d'eau, plus quatre adultes, représentent près de 1 200 kg concentrés sur quatre mètres carrés. Un balcon d'immeuble courant est calculé pour 350 kg par mètre carré. On est donc à la limite, voire au-delà.

Sur une terrasse en bois sur plots, vérifiez l'entraxe des lambourdes. Au sol, une dalle béton ou un lit de sable damé sous bâche épaisse suffit, à condition d'être parfaitement plan : une bosse de deux centimètres déforme la paroi et use la toile à cet endroit.

L'entretien, une demi-heure par semaine dans les deux cas

L'idée que le gonflable s'entretient plus facilement ne résiste pas à l'usage. Son faible volume et sa filtration à cartouche font varier le taux de brome beaucoup plus vite : bandelettes deux fois par semaine, rinçage de la cartouche tous les trois ou quatre jours, remplacement mensuel. Un spa rigide se stabilise mieux, mais réclame un détartrage annuel des canalisations et une vidange tous les trois à quatre mois.

Reste le cas de ceux qui n'ont jamais essayé. Louer un gonflable une semaine en juillet, ou passer une soirée dans celui d'un voisin, apprend plus qu'une comparaison de fiches techniques : certains adorent, d'autres trouvent l'eau à 37 degrés étouffante au bout de vingt minutes.

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