Avis sur Chomette : Impact de la plateforme pour les restaurateurs et professionnels de la restauration

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Chomette n'est pas une plateforme de gestion de restaurant : c'est un grossiste en équipement pour les métiers de bouche, avec un catalogue en ligne et des commerciaux sur le terrain. La confusion revient souvent, et elle change tout à la façon dont on s'en sert.

Un distributeur, pas un logiciel

Piles d'assiettes blanches et couverts alignés dans un entrepôt de matériel professionnel

Ce que vous trouvez chez Chomette : des assiettes, des verres, des couverts, des casseroles, du petit équipement de cuisine, des consommables. Ce que vous n'y trouvez pas : un planning d'équipe, un suivi de stock automatisé, un outil d'analyse de la clientèle. Certains descriptifs qui circulent en ligne attribuent ces fonctions à la maison, à tort. Pour la caisse et le back-office, il faut aller voir des éditeurs de logiciels, c'est un autre métier.

Cette précision n'est pas de la coupe de cheveux en quatre. Un restaurateur qui ouvre cherche en général deux choses au même moment, du matériel et un système de gestion, et il perd du temps s'il attend du premier ce que seul le second fournit.

Des couleurs des Halles à la vaisselle de restaurant

Verres à pied et carafes disposés sur une table dressée en salle

La maison a démarré au XIXe siècle dans le quartier des Halles, à Paris, en vendant des couleurs : peintures, pastels, encres. Le glissement vers l'équipement de cuisine s'explique par la géographie plus que par une stratégie. Le ventre de Paris était là, les restaurateurs venaient s'approvisionner dans le quartier, et un marchand bien placé finit par vendre ce que ses voisins lui demandent.

Les Halles ont déménagé à Rungis en 1969, l'entreprise est restée dans le métier de la restauration. Cette continuité explique une partie de sa clientèle actuelle : beaucoup de maisons travaillent avec elle depuis deux ou trois générations de patrons.

Qui achète, et quoi

Le fichier client ne se limite pas aux restaurants gastronomiques. On y trouve des sandwicheries, des bistrots, des hôtels, des bars et des discothèques, mais aussi des cuisines centrales de collectivités, des cantines scolaires, des hôpitaux, des maisons de retraite, des traiteurs et des organisateurs d'événements. Les besoins d'une cuisine d'hôpital et ceux d'un restaurant étoilé n'ont pas grand-chose en commun, sauf le fournisseur.

Côté marques, le catalogue met en avant des fabricants installés dans l'art de la table et le matériel de cuisine :

  • Guy Degrenne
  • Peugeot
  • Pillivuyt
  • Serax
  • De Buyer
  • Staub
  • Rak Porcelain
  • Villeroy et Boch

Notons au passage une coquille répandue dans les listes recopiées sur le web : Serax et De Buyer sont deux maisons distinctes, l'une belge et éditrice de design, l'autre coutelière et fabricante de poêles en fer dans les Vosges. Elles n'ont rien à voir l'une avec l'autre.

Le compte professionnel, là où ça se joue

Comme chez la plupart des grossistes du secteur, les tarifs réels s'obtiennent après ouverture d'un compte professionnel, avec un numéro SIRET. Le prix affiché en ligne n'est pas toujours celui que vous paierez : sur les commandes de volume, la remise se négocie avec un commercial, et c'est ce contact humain qui fait la différence entre deux fournisseurs au catalogue équivalent.

Les points à cadrer avant la première commande sont toujours les mêmes : le délai réel sur les références non stockées, les conditions de retour d'un produit qui ne convient pas, le franco de port, et le délai de règlement accordé. Un restaurant qui ouvre a besoin de payer à trente jours, pas d'avance.

Personnalisation et art de la table

La personnalisation intéresse surtout les hôtels et les maisons qui veulent une identité en salle : marquage à chaud sur les cartes, serviettes brodées, verrerie gravée, assiettes au logo. Ces prestations impliquent des minimums de commande et des délais plus longs que le stock courant, souvent plusieurs semaines. Elles se décident donc au moment du projet de salle, pas trois jours avant l'inauguration.

Sur le volet environnemental, l'offre suit ce que fait tout le secteur : matières durables, réduction des emballages, produits fabriqués en France mis en avant. Les fiches produits ne disent pas toujours d'où sort la porcelaine, et il faut parfois poser la question directement pour savoir si une référence est fabriquée dans l'Hexagone ou seulement distribuée par une marque française.

Ce que valent les avis en ligne

Les notes que l'on trouve sur les plateformes d'avis pour ce type de distributeur tournent autour de 4 sur 5, ce qui ne dit pas grand-chose : le volume d'avis est faible sur les fournisseurs professionnels, et un restaurateur satisfait ne prend jamais le temps d'écrire. Les reproches, quand ils apparaissent, portent presque toujours sur les délais de livraison et sur le service après-vente d'un appareil, rarement sur la qualité des produits.

Le meilleur avis reste celui d'un confrère du même format que vous, sur les mêmes références. Un traiteur et un bistrot de quarante couverts n'ont ni les mêmes volumes ni les mêmes exigences, et une note globale mélange les deux sans distinction.

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