Les précautions à prendre pour les touristes en voyage en Roumanie

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La première précaution à prendre en Roumanie concerne la route : le pays affiche l'une des mortalités routières les plus élevées de l'Union européenne, très au-dessus de la moyenne française. Le reste du séjour est nettement plus tranquille.

Route de montagne sinueuse traversant les Carpates roumaines

Le voyage ressemble pour le reste à n'importe quel séjour en Europe centrale. Les villes sont sûres, les gens accueillants, le coût de la vie reste très inférieur à celui de la France. La Roumanie est membre de l'Union européenne depuis 2007, elle est entrée dans l'espace Schengen pour les frontières aériennes et maritimes en mars 2024, puis pour les frontières terrestres au 1er janvier 2025. Votre carte d'identité suffit, et la carte européenne d'assurance maladie couvre les soins dans le secteur public.

Conduire dans les Carpates

Village roumain avec charrette tirée par un cheval sur la chaussée

Le réseau autoroutier reste court : quelques centaines de kilomètres, surtout autour de Bucarest et en Transylvanie. Partout ailleurs, vous roulez sur des nationales à deux voies où se croisent camions, tracteurs et parfois charrettes à chevaux, encore courantes dans les campagnes du Maramures et de l'Olténie. Les dépassements y sont audacieux. Comptez large : les 170 kilomètres qui séparent Bucarest de Brasov demandent facilement trois heures.

Deux routes de montagne attirent tous les visiteurs, la Transfagarasan et la Transalpina. Elles ne sont ouvertes qu'une partie de l'année, en gros de fin juin à fin octobre selon l'enneigement, et la préfecture ferme les tronçons d'altitude sans préavis. Vérifiez l'état d'ouverture le matin même plutôt que de faire trois heures de route pour trouver une barrière. En hiver, les pneus adaptés sont obligatoires dès qu'il y a de la neige au sol.

Les ours, un sujet qu'on prend à la légère à tort

La Roumanie abrite la plus grande population d'ours bruns d'Europe hors Russie, plusieurs milliers d'individus dans les Carpates. Les rencontres sur le bord de la Transfagarasan sont fréquentes, et elles ont fait des blessés graves. Ne vous arrêtez pas pour nourrir un ours, ne descendez pas de voiture pour la photo, c'est interdit et sanctionné. En randonnée, faites du bruit, ne laissez pas de nourriture sous la tente, et renseignez-vous auprès des refuges sur les zones fréquentées. Le secours en montagne se joint au 112, tout comme le Salvamont.

Argent liquide et distributeurs

La monnaie est le leu roumain, pas l'euro, malgré ce que promettent certains sites de voyage. Beaucoup de commerces refusent les paiements en euros ou appliquent un taux défavorable. Les cartes bancaires passent partout dans les villes, moins dans les villages et sur les marchés paysans, où le liquide reste roi.

Le piège classique se joue au distributeur : quand l'écran propose de débiter votre compte en euros plutôt qu'en lei, refusez systématiquement. Cette conversion dynamique vous coûte entre 5 et 12 % du montant. Refusez, laissez votre banque faire la conversion. Privilégiez aussi les automates adossés à une agence bancaire plutôt que les bornes indépendantes des zones touristiques, dont les frais fixes sont élevés.

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Taxis et transports urbains

À Bucarest, chaque taxi affiche son tarif kilométrique sur la portière. Les véhicules honnêtes tournent autour de 2 à 3 lei du kilomètre ; ceux qui stationnent devant l'aéroport Otopeni, à 17 kilomètres au nord du centre, en affichent parfois dix fois plus en jouant sur la virgule mal placée. Le plus simple est de commander via une application, largement utilisée sur place, ou d'emprunter les bornes officielles installées dans le hall des arrivées. Le train relie désormais l'aéroport à la Gare du Nord.

Dans le métro et les tramways, la vigilance vaut celle de n'importe quelle grande ville. Sac fermé devant soi aux heures de pointe, téléphone rangé. Le quartier de Ferentari, au sud de Bucarest, a mauvaise réputation et n'a de toute façon aucun intérêt touristique : personne ne s'y perd par hasard.

Santé, tiques et papiers perdus

Les forêts des Carpates hébergent des tiques porteuses de la maladie de Lyme et de l'encéphalite à tiques, une infection virale contre laquelle un vaccin existe. Si votre séjour comporte plusieurs jours de randonnée en sous bois, parlez en à votre médecin quatre à six semaines avant le départ. Sur place, pantalon long, répulsif sur les chaussures et inspection de la peau chaque soir, en insistant sur les plis et le cuir chevelu.

En cas de vol de papiers, l'ordre des démarches ne change pas : déclaration au poste de police le plus proche pour obtenir le procès verbal, puis contact avec l'ambassade de France à Bucarest, qui délivre un laissez passer permettant de rentrer. Une photo de votre passeport stockée dans votre messagerie accélère nettement les choses, et ne coûte rien à préparer avant de partir.

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