Découvrez les trésors culinaires de Vendée : les trois adresses incontournables pour une expérience gastronomique exceptionnelle

explorez les délices de la vendée avec notre sélection des trois adresses incontournables pour une expérience gastronomique inoubliable. savourez les spécialités locales dans des lieux d'exception et laissez-vous séduire par la richesse culinaire de cette région.

Trois tables étoilées se partagent la Vendée, et elles ne se visitent pas de la même façon : une sur une île coupée du continent à marée haute, une à cinq minutes de l'océan, une en centre-ville. Avant de réserver, regardez la carte et le calendrier.

Assiette dressée dans une salle de restaurant claire aux murs de bois

La Vendée n'est pas un département compact quand on parle de gastronomie. Entre Noirmoutier, au nord, et Montaigu, à l'intérieur des terres, il y a un peu plus de 80 kilomètres de route, et la traversée du Gois ne se franchit qu'à marée basse, deux fenêtres par jour. Un week-end gourmand mal préparé, c'est une réservation perdue parce qu'on a mal lu l'horaire des marées ou parce qu'on ignorait que la maison ferme trois mois l'hiver. Voici les trois adresses, avec ce qu'il faut savoir avant d'appeler.

La Marine, à L'Herbaudière : la table la plus haute de la région

Port de pêche avec chalutiers amarrés au petit matin sur une île atlantique

Alexandre Couillon a repris avec sa femme Céline un bistrot de port sur l'île de Noirmoutier, face aux chalutiers de L'Herbaudière. Le lieu a monté les marches une à une : une étoile, puis deux, puis la troisième au guide Michelin en 2023. C'est aujourd'hui la seule table trois étoiles de Vendée, et l'une des rares en France à s'appuyer autant sur un seul territoire, celui d'une île de 49 kilomètres carrés.

La cuisine part du quai. Algues, huîtres, maquereau, poissons de petits bateaux débarqués à quelques dizaines de mètres, et la pomme de terre de Noirmoutier, cette bonnotte primeur ramassée à la main en mai qui atteint des prix de vente indécents. La salle a gardé son air de guinguette relookée, tables en bois, poutres peintes, lumière blanche du port. Ne cherchez pas la carte : on y mange un menu, et le chef décide.

  • Nom : La Marine
  • Adresse : rue Marie Lemonnier, port de L'Herbaudière, 85330 Noirmoutier-en-l'Île
  • Téléphone : +33 2 51 39 23 09

Les Genêts, à Brem-sur-Mer : l'étoile la plus accessible

Le nom exact de la commune est Brem-sur-Mer, pas Brêmes : la confusion revient souvent dans les guides recopiés à la chaîne. Nicolas Coutand y tient une maison étoilée au Michelin, à quelques minutes de la plage de la Gachère et à une vingtaine de kilomètres des Sables-d'Olonne.

Sa cuisine tire vers la légèreté, avec des cuissons courtes et des jus plutôt que des sauces montées au beurre. Saint-Jacques marinée, topinambour cuit à la braise, cabillaud skrei au fenouil quand la saison norvégienne le permet, de janvier à avril. Côté sucré, la pomme au caramel et l'aiguille de sapin donnent le ton : on reste dans un registre végétal, sans surcharge. C'est aussi, des trois, la table où le premier menu du déjeuner en semaine reste le plus abordable.

  • Nom : Les Genêts
  • Adresse : 21 bis rue de l'Océan, 85470 Brem-sur-Mer
  • Téléphone : +33 2 51 96 81 59

La Robe, à Montaigu-Vendée : le bocage plutôt que l'océan

Montaigu se trouve à une trentaine de kilomètres au nord de La Roche-sur-Yon et à peu près à la même distance de Nantes, ce qui en fait la plus facile d'accès pour qui vient par l'A83. La commune a d'ailleurs changé de nom en 2019 : elle s'appelle officiellement Montaigu-Vendée depuis la fusion avec Boufféré, Saint-Georges-de-Montaigu et La Guyonnière.

Xavier Giraudet a travaillé en cuisine parisienne, notamment dans l'orbite de Pierre Gagnaire, avant d'ouvrir sa maison place La Révellière-Lépeaux. La carte tient sur une page et bouge souvent, ce qui est le signe le plus fiable qu'un chef achète en fonction de ce qu'il trouve et non l'inverse. Beurre d'algues, jus de truffe émulsionné, filet laqué au miel : la mer reste présente dans l'assiette, mais on est ici à 40 kilomètres de la côte, dans un bocage de fermes et de haies.

Faut-il enchaîner les trois ?

Sur le papier, oui : 80 kilomètres séparent les extrémités, une heure et demie de voiture. En pratique, trois menus dégustation en trois jours, c'est trop, et le troisième passe mal. Un aller-retour à Noirmoutier avec une nuit sur place, un déjeuner à Brem un autre week-end : la Vendée se mange en plusieurs fois.

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