Découvrez les joyaux culinaires de Haute-Savoie : les trois incontournables restaurants gastronomiques

plongez dans l'univers savoureux de la haute-savoie en découvrant les trois restaurants gastronomiques incontournables. savourez des plats raffinés préparés avec des ingrédients locaux de qualité, et vivez une expérience culinaire inoubliable au cœur des montagnes.

Deux des trois grandes tables de Haute-Savoie se font face sur la même rive du lac d'Annecy, à neuf kilomètres l'une de l'autre. La troisième est à Megève, une heure quinze de route plus loin. Cette géographie décide de votre week-end.

Le lac d'Annecy, l'adresse la plus dense de la région

Lac de montagne au petit matin avec sommets enneigés en arrière-plan

La rive est du lac d'Annecy concentre une densité de tables étoilées qu'on ne trouve nulle part ailleurs dans les Alpes du Nord. En quinze kilomètres de route, entre Veyrier-du-Lac et Talloires, on croise deux maisons à deux étoiles Michelin, installées presque les pieds dans l'eau. La route départementale qui les relie longe le lac, se resserre entre falaise et rives, et se bouche sérieusement les samedis d'été : comptez large si vous avez une table à 12 h 30.

Yoann Conte, à Veyrier-du-Lac

Salle de restaurant vitrée ouverte sur un jardin et un plan d'eau

La maison bleue posée au bord de l'eau à Veyrier-du-Lac est celle que Marc Veyrat occupait avant lui. Yoann Conte l'a reprise en 2010 et y tient deux étoiles. Sa cuisine puise dans le répertoire savoyard sans le muséifier : la rissole à la potée, la galette de sarrasin farcie au pormonier (cette saucisse aux herbes et aux légumes verts typique des vallées de Savoie), la tartelette aux graines de tournesol. La cuisine est installée au centre de la salle, ce qui change l'ambiance : on entend le service, on voit passer les assiettes, on est dans l'atelier plutôt que dans le salon.

  • Adresse : 13 vieille route des Pensières, 74290 Veyrier-du-Lac
  • Téléphone : +33 4 50 09 97 49

Jean Sulpice, à Talloires-Montmin

Jean Sulpice a fait ses armes en altitude, à Val Thorens, avant de descendre au bord du lac en 2017 pour reprendre l'Auberge du Père Bise, une institution ouverte dans les années 1900 et longtemps triplement étoilée. Le pari était risqué : succéder à une famille présente depuis quatre générations. La maison a retrouvé ses deux étoiles.

La matelote du lac, servie avec les poissons pêchés dans l'eau qu'on voit depuis la terrasse (féra, omble chevalier, perche selon les jours), résume l'intention. Le reste de la carte joue l'alpage, les herbes de montagne et un travail sur l'amertume qui ne plaira pas à tout le monde. La cave, elle, penche vers les vins de Savoie, une région viticole longtemps snobée qui a beaucoup progressé sur ses blancs de roussette et de chignin.

  • Adresse : 303 route du Port, 74290 Talloires-Montmin
  • Téléphone : +33 4 50 60 72 01

Une précision qui évite les erreurs de GPS : Talloires-Montmin est une commune nouvelle, née en 2016 de la fusion de Talloires et de Montmin. Montmin se trouve dans la montagne, à 700 mètres plus haut, sur la route du col de la Forclaz. Le restaurant, lui, est en bas, au bord du lac.

Megève, l'autre pôle, à une heure quinze de là

Megève n'est pas une extension du lac d'Annecy. Le village est à environ 70 kilomètres par la route, entre une heure et une heure et demie selon la circulation dans la vallée de l'Arve, et il faut y monter à 1 100 mètres d'altitude. Ce n'est pas un détour de fin de repas, c'est une deuxième étape.

Pour une grande table à Megève, la référence tient en un nom : les Flocons de Sel, où Emmanuel Renaut a décroché trois étoiles en 2012, sur la route du Leutaz, au-dessus du village. Cuisine de montagne assumée, herbes, poissons de lac, bois brûlé. Le village compte aussi plusieurs tables plus légères, en centre, où l'on mange bien sans réserver deux mois à l'avance.

Réserver, concrètement

Les deux maisons du lac ouvrent leurs réservations plusieurs semaines à l'avance et affichent complet les week-ends de juillet et août ainsi que pendant les vacances de février. Elles ferment aussi plusieurs semaines par an, généralement en novembre et en début d'année. Un déjeuner en semaine, hors vacances scolaires, se trouve souvent à quinze jours, et coûte sensiblement moins cher qu'un dîner du samedi.

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