Quand est-ce qu'il faut partir à Bali ? : toutes les réponses

Quand est-ce qu'il faut partir à Bali ? : toutes les réponses

À Bali, la saison sèche va d’avril à octobre, mais les deux mois que tout le monde réserve, juillet et août, sont les plus chers et les plus encombrés de l’année. Les vraies bonnes fenêtres sont ailleurs : en mai, en juin et en septembre, quand le climat est déjà bon et la foule pas encore là.

Ce que le climat fait vraiment, mois par mois

Bali n’est pas un pays, c’est une île et une province d’Indonésie, à huit degrés au sud de l’équateur. Autant dire que la température n’y varie presque pas : 26 à 32 °C en plaine toute l’année, une mer entre 27 et 29 °C. Ce qui change d’un mois à l’autre, c’est la pluie, l’humidité et la houle.

La saison sèche s’installe en avril et tient jusqu’en octobre. La saison humide occupe novembre à mars, avec décembre et janvier comme mois les plus arrosés. Sur ces deux mois, il tombe souvent plus de 300 millimètres, contre une trentaine en août.

Le vrai critère n’est pas la pluie, c’est la foule

Voilà le point que les guides évitent. En juillet et en août, les vacances européennes et australiennes se superposent. Les prix d’hébergement montent de 30 à 60 %, les routes du sud saturent, et une liaison de vingt kilomètres entre Canggu et Seminyak peut demander une heure et demie. Le beau temps est réel, le confort de séjour beaucoup moins.

Mai, juin et septembre livrent une météo pratiquement identique avec un tiers de visiteurs en moins. Sur un séjour de deux semaines, la différence de budget se compte facilement en plusieurs centaines d’euros, et le temps gagné dans les transports en heures. Si je devais ne retenir qu’un seul mois, ce serait juin.

Rizières en terrasses vertes descendant vers une vallée à Bali
Rizières en terrasses, au cœur de l’intérieur balinais

Une erreur à corriger sur les randonnées

On lit régulièrement, y compris dans la version précédente de cet article, qu’il faudrait randonner à Bali entre novembre et avril. C’est exactement l’inverse. Cette fenêtre correspond à la saison des pluies : sentiers glissants, sommets dans les nuages, orages en journée sur les hauteurs. L’ascension nocturne du mont Batur, à 1 717 mètres, se fait pour voir le lever du soleil ; en janvier, vous grimpez trois heures dans la boue pour arriver dans le brouillard.

Les mois à retenir pour marcher sont juin, juillet, août et septembre. C’est la période où le ciel se dégage à l’aube et où le Batur, l’Agung et les crêtes de Sidemen donnent ce qu’ils promettent. Sur les hauteurs de Kintamani et de Bedugul, prévoyez une polaire : la nuit y descend sous 15 °C, ce qui surprend toujours ceux qui n’ont emporté que des tee-shirts.

Choisir sa côte selon la saison

Comme dans beaucoup d’îles tropicales, la météo se lit autant sur une carte que sur un calendrier. À Bali, les vents dominants basculent d’une saison à l’autre, et la façade abritée change avec eux.

  • Côte ouest et sud-ouest (Uluwatu, Padang Padang, Canggu, Balian) : conditions optimales de mai à septembre, quand le vent souffle de terre. C’est le terrain des surfeurs confirmés.
  • Côte est (Sanur, Nusa Dua, Keramas) : meilleure de novembre à mars, exactement quand l’ouest est agité. Les débutants y trouvent des vagues plus abordables.
  • Nusa Penida et Nusa Lembongan : traversées plus confortables en saison sèche, quand le détroit de Badung est moins formé. Les raies manta se voient toute l’année à Manta Point.
  • Nord et Amed : le versant sous le vent, plus sec que le sud, avec une mer calme et une plongée facile sur l’épave du Liberty à Tulamben.

Ce réflexe de raisonner par façade plutôt que par mois vaut ailleurs : on l’applique de la même manière pour arbitrer entre les deux côtes de la Martinique, où l’une prend les alizés pendant que l’autre reste calme.

La plongée a son propre calendrier

Le sujet mérite d’être séparé, parce que les conditions sous l’eau ne suivent pas celles de la surface. La visibilité est meilleure en saison sèche, entre mai et octobre. Le poisson-lune, le fameux mola mola, remonte des eaux profondes à Crystal Bay principalement de juillet à octobre, dans une eau qui peut tomber à 18 °C : une combinaison épaisse est nécessaire, ce que peu de textes précisent.

Pour le snorkeling en famille, Amed et Menjangan, au nord-ouest, restent les valeurs les plus sûres, avec une mer plate presque toute l’année. C’est un critère qui compte au moment de choisir sa base, au même titre que le confort thermique quand on prépare un séjour à Dubaï ou le régime des pluies à La Réunion.

Partir en saison humide, une option sous-estimée

Novembre à mars n’est pas une période à écarter d’office. Les averses tombent le plus souvent en fin d’après-midi, elles durent une à trois heures, et les matinées restent largement exploitables. La végétation est à son sommet, les rizières de Tegallalang et de Jatiluwih sont vertes plutôt que jaunes, et les tarifs d’hébergement chutent parfois de moitié.

Les contreparties sont réelles : mer agitée sur l’ouest, déchets rapportés par les courants sur les plages du sud entre décembre et février, humidité pesante, et quelques inondations locales sur les zones basses. Le calcul se tient si vous cherchez des tarifs bas et une expérience moins fréquentée et si votre programme repose davantage sur les temples, les ateliers et la cuisine que sur les plages.

Février est le mois le plus calme de l’année en fréquentation. Pour un premier voyage, je le déconseille : la découverte d’une île se joue en extérieur, et enchaîner les journées sous les nuages laisse un souvenir tiède. Pour un deuxième séjour, en revanche, il a beaucoup à offrir.

Le calendrier religieux, l’autre horloge de l’île

Le calendrier balinais, le pawukon, tourne sur 210 jours. Les deux fêtes qui reviennent à ce rythme, Galungan et Kuningan, séparées de dix jours, transforment les villages : les penjor, ces hautes perches de bambou décorées, bordent les routes, les familles rentrent au village, et une partie des commerces baisse le rideau pendant deux ou trois jours.

Ce n’est pas une raison pour éviter ces dates, au contraire. C’est le moment où l’on voit Bali telle qu’elle vit, et non telle qu’elle s’expose. Il faut simplement prévoir des journées plus lentes, des restaurants fermés, et éviter de programmer une excursion à ce moment-là. Renseignez-vous sur les dates avant de figer un itinéraire, elles se décalent d’une année sur l’autre.

Que faire une fois sur place

L’intérieur mérite autant d’attention que la côte. Les temples de Tanah Lot, posé sur son rocher et accessible seulement à marée basse, d’Uluwatu au bord de la falaise et de Tirta Empul avec ses bassins de purification forment le trio classique. Les rizières en terrasses de Jatiluwih sont inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2012, au titre du système d’irrigation traditionnel appelé subak.

Ajoutez les marchés d’Ubud pour l’artisanat, les cascades de Sekumpul et de Tukad Cepung, la cuisine balinaise que l’on apprend en une matinée dans les ateliers de cuisine, et les plages du sud pour les journées sans programme. Voilà de quoi remplir dix jours sans jamais forcer, et c’est le genre de séjour qu’on retrouve dans nos comparatifs de destinations de voyage comme dans nos idées de road trip pour l’été.

Côté organisation, deux détails changent le confort du vol de quinze heures qui vous y amène : un bon oreiller de voyage et de quoi ranger ses papiers, sujet traité dans notre article sur le choix d’un carnet de voyage en cuir. Sur place, les déplacements se font en scooter ou en voiture avec chauffeur, et les mêmes réflexes que pour équiper une voiture pour un long trajet valent pour les traversées de l’île, y compris la question des repas à emporter en route. Pour l’aménagement intérieur du véhicule, nos repères sur où acheter des accessoires d’intérieur auto peuvent servir avant le départ.

Bali figure enfin en bonne place parmi les destinations de voyage de noces et parmi les voyages à offrir à un couple, à condition de viser mai, juin ou septembre. Ceux qui préfèrent le Pacifique compareront utilement avec la meilleure saison pour partir à Tahiti, et les amateurs de survols panoramiques retrouveront le principe décrit dans notre article sur le tour en hélicoptère au-dessus de New York.

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Caler ses dates sur l’activité plutôt que sur la moyenne des températures

La méthode la plus simple consiste à partir de ce que vous voulez faire, et à remonter au mois. Un séjour surf, un séjour plongée et un séjour temples ne demandent pas le même calendrier, même si la brochure les vend ensemble.

Pour ceux qui se demandent quand partir à Bali, la question à se poser d’abord est donc celle des activités. Octobre, par exemple, réunit une fin de saison sèche encore franche, une mer lisible et une fréquentation retombée : c’est un excellent mois pour la plongée et pour la pêche, avec des eaux claires et un temps stable. Novembre garde une partie de ces qualités, avec les premières averses en prime et des tarifs déjà en baisse.

Pour la marche et les activités de plein air, retenez plutôt la fenêtre juin à septembre, à l’inverse de ce qu’on lit souvent. Et si votre seule contrainte est le budget, visez février ou la première quinzaine de mars, en gardant un œil sur la date de Nyepi.

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